La nuit surgit...
Que dire que faire, pleurer sur sort ?
Non ! dit l’homme il suffit de baisser la tête, le regard fier le torse bombé tel est l’attitude à adopter, plus de regret plus de remord. Tu as fais un choix, sûrement pas le bon, maintenant tu dois t’y tenir même si tu en souffre. Tu as beau te cacher derrière un sourire et une bonne humeur. Un simple mur que tu dresses mais tu te mens … et tu le sais bien. Ceux qui te connaissent ne sont pas dupes !!!
Tel est le constat de l’homme solitaire, le pseudo écrivain qui s’inventait une vie ou plutôt qui la fuyait dans l’écriture pour s’échapper de ce labyrinthe où le conduit ses pas, ce dédale de l’impuissance littéraire où il s’est égarait depuis un certain temps.
Tel est le constat de l’homme solitaire
Ce vieux loup des villes qui erre à travers les rues pleines de bruit et de fureur, il cherche à s’évader à fuir la promiscuité, cet espace restreint qu’il l’enserre et qui le prive de la liberté d’écrire.
Le monde n’est pas assez vaste se dit il ! Fuir n’est pas la solution maugrée t il l’ultime décision à prendre est d’affronter ses démons, de voir la réalité telle qu’elle est. S’affranchir de ses faiblesses c’est faire un pas vers la guérison, c’est voir le bout du tunnel, voir l’horizon s’élargir et d’un seul coup d’œil embraser l’avenir.
Tel est le constat de l’homme solitaire ce personnage futile qui n’existe que dans mon imaginaire se dit il…Mais pourtant quelque part dans sa conscience il sent quelque chose qui pointe, qui tente de se frayer un passage, aussi étroit soit il, qui le conduirait à une sorte de délivrance, cette même délivrance qui le libérerait enfin du poids qui l’oppresse : Celle de l’incertitude où il se trouve écrire ou ne pas écrire se dit il. Il ne peut y échapper c’est plus fort que lui c’est un leitmotiv, une rengaine qui l’obsède et qu’il ne parvient pas à chasser de son esprit.
Soudain :
Voilà que surgit au détour d’une rue sombre une ombre maléfique qui de part son aspect repoussant même les animaux errant s’enfuient apeurés mais la forme n’en a cure elle poursuit son chemin sans prête attention à ce qu’il l’entoure. La nuit tombe tout doucement les lumières de la ville s’éteignent une a une pour laisser place à la nuit à l’angoisse et à la peur. Une peur irraisonnée, surnaturelle qui vous glace les os, une peur dont on ne connaît pas l’origine mais qui est tangible, palpable qui envahit chaque rues, chaque quartiers de la ville qui s’insinuent subrepticement dans les consciences. Rien ne sera plus jamais comme avant, pas de chemin de retour, le monde bascule sans qu’on puisse rien n’y changer et cela ne fait que commencer….
Gentle13