Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
  le blog anthologie
Articles récents

femme je vous aime

17 Février 2007 , Rédigé par gentle Publié dans #texte perso

Qui sommes-nous, d'où venons-nous et où allons-nous ? Voilà la grande et éternelle question ! Ombre et lumière
Sagesse et folie
Bien et mal
Que sommes-nous venus faire sur cette terre ? Quelle en est la raison, qu'est-ce qui justifie notre présence ici bas ?
Naître, grandir, mourir quelle aventure incroyable à laquelle nous participons tous sans vraiment savoir pourquoi.
Nous mettons au monde des enfants et c'est la chose la plus intelligente que nous puissions faire, un cadeau inestimable : La vie
 
Vivre pour celle(celui) qu'on aime
Aimer l'autre pour ce qu'il est
Le poète à toujours raison
La femme est l'avenir de l'homme
La femme, une alchimie mystérieuse un être qu'on a du mal à comprendre non pas qu'il est complexe ou compliqué non loin de moi cette pensée absurde, cette idée saugrenue.
La femme est un tout auquel nous sommes soumis quoique nous en disons : C'est une vérité absolue.

Mi ange mi démon
Anima animus- La femme à un côté masculin l'homme un côté féminin, l'homme à trop souvent tendance à ignorer cet aspect là de sa personnalité on se demande bien pourquoi ?
Se sent il dévalorisé au point de l'occulter ? Pourtant ne sommes-nous pas  complémentaire, je ne parle pas d'égalité car le mot même est une insulte pour la femme, dans bien de domaine et dans certains elles excellent là où on échouent lamentablement.
Différence ne veut pas dire infériorité, la femme est notre alter ego c'est la partie sensible, intelligente de notre être sans ça on serait comme amputé ou privé de quelque chose d'indispensable comme l'air qu'on respire.

C'est un mets délicat qu'on ne mange pas mais qu'on déguste, qu'on savoure jusqu'au bout pour en apprécier  l'exquise saveur, ce parfum délicat qu'on subodore.

La femme pense nous agissons, elle est l'essence du moteur que nous sommes.

Sachons lire entre les lignes messieurs, ne soyons pas obtus. Sommes nous capable de comprendre ce qu'elle est, sommes-nous capable de savoir ce qu'elle pense vraiment au moment où elle pense, d'abord est-ce que cela nous intéresse ou le voulons-nous réellement ?

Sur l'échiquier de la vie elle tient une place prépondérante si ce n'est importante, elle agit souvent dans l'ombre pour ne pas faire juste d'ombre à celui qui se tient à côté d'elle : Homme politique, roi ou prince ou homme tout simplement, faut être juste et équitable et toujours remettre les choses dans son contexte je n'ai rien gagné en parlant comme ça, je suis comme un horloger qui remet les pendules à l'heure quand elle se dérèglent un peu trop.

La justice c'est la porte ouverte vers leur coeur, c'est le sauve conduit d'une vie harmonieuse où elle donne plus qu'elle ne reçoivent.
L'injustice c'est l'esprit étroit qui nous caractérise, hé oui....

Messieurs votre point de vue m’intéresse, n'hésitez pas à vous manifester si vous n'êtes pas d'accord, un blog est un lieu d'échange par excellence. Ce n'est pas une arène politique ni sportive ici c'est un espace de détente et de courtoisie. L'opinion de chacune et de chacun est important voir essentiel.
Lire la suite

Le plus grand poète

15 Février 2007 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

En fouillant sur le net, toujours curieux de nouvelle découverte, je suis tombé sur cet article consacré au plus grand poète encore vivant de notre monde poétique.Je  vous  laisse en compagnie d'Armando Uribe Arce qui en parle beaucoup mieux que moi. Anthologie  vous souhaite à toutes et à tous une excellente journée en sa compagnie et vous remercie de votre fidélité

Pour que vive poète et poésie : Au delà des mots et des images, ici  comme ailleurs, par delà les frontières la poésie est un langage universel qui traverse le temps et l'espace pour parvenir jusqu'à nous  dans son éclatante beauté, limpide, cristalline  comme une eau pure qui désaltère nos âmes fatiguées par la routine quotidienne qui nous enchaîne dans un monde materiel où on finit par oublier les vraies valeurs, chacun les siennes bien entendu. On ne peut servir qu'un Maître à la fois; Quel est le vôtre  ?

Gentle13


«Le poète vivant le plus important et le plus profond de toute la langue espagnole est
David Rosenmann-Taub.»

Il ne s’agit pas d’une vantardise à la chilienne: l’apport de notre pays dans le domaine poétique au XXe siècle est considérable. Mais ceci n’est en aucune manière supérieur à la poésie issue d’autres pays hispanisants ou à celle produite dans d’autres langues. Il n’y a pas de championnats dans la poésie, la culture ou l’esthétique. Pourtant on peut dire que la poésie de David Rosenmann-Taub, en raison de la qualité de son goût et du savoir dont elle fait preuve, est, en toute justice, sans égale; elle nous offre une beauté à la fois mesurée et impétueuse. Cette poésie est la manifestation d’une vie contemporaine tourmentée et émane d’un auteur majeur. Nous avons la chance qu’un tel poète soit parmi nous aujourd’hui.

Son œuvre est vaste, ne serait-ce qu’en nombre de volumes déjà publiés. Ses livres sont connus du public depuis cinquante ans; lui-même vient d’avoir soixante et onze ans. Connu du public? En fait, il est virtuellement inconnu. On l’ignore au Chili. Pourquoi ? Ça ne peut pas être retenu contre lui, mais ça en dit long sur l’incapacité du jugement chilien. Comment peut-on penser qu’il n’existe pas et que –pour les quelques personnes qui ont entendu parler de lui– il se réduise à une espèce d’invention littéraire ?

Qu’il soit d’un abord difficile n’explique pas cette navrante ignorance envers le plus accompli des poètes chiliens encore vivants. Où est-il ? Eh bien, dans ses œuvres et, physiquement, en Amérique du Nord sur la côte pacifique, où il continue à écrire en solitaire.

Gabriela Mistral a rencontré de l’antipathie au Chili : c’est pourquoi elle en est partie; elle n’a revu sa terre natale que très peu de fois et elle est morte à l’étranger. Cependant elle a obtenu, malgré des réticences, une certaine reconnaissance dans son pays de son vivant. David Rosenmann-Taub, aucune encore.

Il a vu le jour dans la rue Echaurren à Santiago du Chili, misérable capitale disloquée et incohérente, et c’est comme s’il n’était jamais né, malgré le fait que son premier livre, l’ineffable Cortejo y Epinicio (Cortège et Épinicie), ait été acclamé par un certain nombre de grandes voix chiliennes, telles que celles de Hernán Diaz Arrieta, Roque Esteban Scarpa, Hernán del Solar

Après la publication – par les remarquables frères Soria, de la maison Cruz del Sur- de ses deux ouvrages suivants, au début des années cinquante, personne n’a rien dit à leur propos. Cependant ses poèmes ont continué d’apparaître, inédits ou pas, soit dans des anthologies, soit dans une édition avec des gravures imprimées à la main par Taller 99. Dans les années soixante-dix, cinq livres phénoménaux ont paru aux éditions Esteoeste à Buenos Aires. L’un deux a été l’objet d’un article de Hernán del Solar, mais il est néanmoins passé inaperçu. Ce fut le seul écho que ces livres éveillèrent.

Qu’en est-il du Chili ? Dans quel pays sommes-nous pour qu’un poète dont la place est unique dans les lettres et dans l’esprit de ceux qui parlent, pensent et sentent en espagnol, soit laissé de côté, négligé, abandonné ? Pouvons-nous donc nous passer de lui, comme si nous étions riches en génie ?

Tout et le pire, se produit au Chili. Alors le Chili passera, dans la souffrance et sans gloire. Mais le vrai poète et sa poésie demeurent. Nous pourrions dire qu’ils sont impérissables, si nous ne savions qu’à la fin tout sera anéanti dans ce monde.

On entend la voix de David Rosenmann-Taub, écrasée par la douleur et l’amour, dans ses poèmes datant de plus de quarante ans. Lisez, si vous le trouvez, le dernier livre publié que nous connaissons de lui, El Cielo en la Fuente (Le Ciel dans la Fontaine), qui consiste en un seul divin poème métaphysique débordant d’un vin fatal déversé en de multiples stances.

Dans un autre livre, Los Surcos Inundados (Les Sillons Inondés) le poète parle d’un enfant, “dandún”, qui est en train de mourir.

« L’ombre de la mort au seuil s’arrête.
Oh dandún, oh dandún, ne regarde pas son visage.
(...)
L’ombre de la mort depuis le seuil s’avance.
Oh dandún, oh dandún, couvre-toi avec les draps.

Dans ses mains le noyau du burburbur : fenêtre
grande ouverte, amande qui crépite, pigeon sauvage,
briques, pas, roues (...)

L’ombre de la mort est tout près de ton lit.
Sois gentil, mon dandún, regarde plutôt l’aube.

(...)
Depuis le seuil le soleil, allongé comme un chien,
regarde le tranquille couvre-lit, descend jusqu’à ta poitrine
tranquille, avance vers ton visage pâlement tranquille
et dans tes yeux fermés met un reflet aveugle,
dans tes yeux fermés, terriblement ouverts. »

 Quand l’enfant est mort, un requiem est dit pour lui dans le poème suivant (p.80)

Il n’y a pas de poèmes plus violents que ceux-ci dans la poésie chilienne. Ni Gabriela Mistral, ni personne d’autre n’atteint ce degré d’abomination dans la douleur pathétique auquel arrive si pleinement David Rosenmann-Taub avec «griffe, désespoir» (les deux derniers mots du Requiem). Un autre poème dédié à un « enfant pourri » enveloppé «de langes de mousse» se trouve dans une berceuse de Cortejo y Epinicio.

Et pourquoi ne connaît-on pas David Rosenmann-Taub, n’entend-t-on pas parler de lui, ne le voit-on pas ? A cause de notre pêché spirituel à nous, chiliens, qui sommes habitués à mal vivre. Et par stupidité.

Si quelques personnes lucides lui survivent, elles se repentiront quand le poète ne sera plus là et quand personne ne sera plus capable de chanter “dandún”. Il se peut que dire ces choses avant qu’il ne soit trop tard ait quelque utilité.

Il se taira un jour celui qui parle maintenant et le rôle de cet article s’achèvera. Le silence demeurera. Perpétuel... Ah, non! Je veux croire que quelqu’un émergera d’un ventre des femmes de ce pays: celui-là saura.

David Rosenmann-Taub est le plus grand poète vivant de toute la langue espagnole. Il est la source des eaux vives dont parlait Yehuda Halevi il y a presque mille ans.

Ce n’est pas un poète pour enfants, ni pour enfantillages. On peut dire qu’il est plus profondément sérieux dans sa poésie, et peut-être dans sa vie mystérieuse, que Neruda, Mistral ou certainement Huidobro. Inutile de mentionner Parra ou même d’autres noms.
David Rosenman-Taub a la discrétion fière, et pourtant dépourvue de vanité, d’un grand poète qui compose, accumule ses écrits, et parfois publie, si l’occasion se présente: il faut le placer à part dans nos traditions bouleversées. Il ne se préoccupe pas de savoir si on pense à lui, ni de ce que l’on pense de lui. Parmi nous, aucun autre écrivain ne lui ressemble et, en même temps, il montre les caractéristiques primordiales qui ont fait de la poésie chilienne de ce siècle, une poésie véritable.

Il est, en définitive, à la fois ancré dans ce monde, et il vient de très, très loin. Et même, si j’ose dire, de l’au-delà.

Lire la suite

Mémoire défaillante

10 Février 2007 , Rédigé par gentle Publié dans #texte perso

La poésie aiguise les sens de l’homme

Le poète s’enivrera de vers car un jour viendra où la poésie…

La poésie s’effilochera

Sous la voute céleste les rimes s’élèveront et résonneront comme un écho,

Comme le son porté par l’air se répand de vallée en vallée,

ils se disloqueront comme fracassées par une main invisible.

Et puis un jour,

Eveillé par les bruits lointains de la guerre

Une guerre différente où les mots sont pires que les armes

Où les mots causent plus de souffrances que les armes

Enveloppés de rimes malsaines et malfaisantes

Jetés au gré des chemins ils pourrissent comme la poésie

Abandonnée par des poètes sans vergognes qui confondent

Les vers avec un libertinage de mot mielleux

Que reste-t-il de nos trouvère et troubadours d’antan qui allaient

Au hasard des chemins parfumant la campagne de strophes, parfait élixir d’amour

Qui troublé les demoiselles en quête de prince charmant

Qui emplissez d’émoi les dames d’expériences où les corps se tendaient vers l’inexorable amour de leurs vies

Que reste-t-il de cet amour courtois où la langue était légère où les mots s’envolaient gracieux comme des colombes

Le baiser ardent de l’amour était entretenu par la magie du verbe empreint d’une indicible volupté à conquérir les cœurs

Mais le charme s’évanouit à chaque siècle qui passe

 

L’homme s’affaire à de juteuse besogne

Brisant le cercle de la culture, se noyant dans le vice

Mer immonde où on oublie ses racines

Océan d’ineptie où l’intelligence se brise au creux d’une vague

Conscience sans âme pour (ceaux) et ceux qui vivent dans le mépris des règles et des lois

Siècles sombre où la lumière s’éteint peu à peu

Siècle de ténèbres où la guerre envahit le monde

Où la peur se lit sur les visages, où les vagues déferlantes de la mort se ruent à l’assaut des villes et des villages

Enfants sans âges pardonnent à tes ainés

Enfances brisés n’oublie jamais

L’homme est un animal féroce qui tue par plaisir

Que tout cela enfants de demain aiguisent ta réflexion, affinent tes jugements

Afin que l’irréparable ne soit plus jamais commis

Le passé a laissé des traces que ta mémoire ne les effacent pas

Contemple-le à travers une vitre aux verres armés

Afin qu’il ne ressurgisse et ne vienne hanter tes rêves futurs

Regard vide où l’amour s’est noyé dans les larmes amères

Petits cœur endurcis à force de souffrance et privations

Tu as été conçu dans l’amour

Tu es né dans l’horreur

Edifiant paradoxe, futile vanité

L’homme engendre la vie pour mieux la détruire

Lire la suite

De l’aube au crépuscule

9 Février 2007 , Rédigé par gentle Publié dans #texte perso

Ah l'amour n'est-ce pas la plus belle des choses, n'est-il pas  le moteur de la vie ? Bien évidemment me répondriez vous et vous auriez raison sans nul doute. Il est difficile de vivre sans et quand on l'a on fait tout son possible pour le détruire, par bêtise, par méchanceté. Quand la routine s'installe on ne voit plus l'autre on sait simplement qu'il est là, on n'a tellement l'habitude de le voir tout comme un meuble qui est posé là qu'on n'y fait même plus attention.
Ce n'est pas ça l'amour
L'amour c'est aimé l'autre pour ce qu'il est
C'est regarder dans la même direction
L'amour c'est le besoin de l'autre chaque jours qui passent.
L'amour est une belle chose très fragile qui peut se rompre à tout instant, pour un mot pour un geste.
Alors ne reste plus que les regrets et les remords une fois que l'amour s'est émoussé comme une fleur qui se fane par manque d'eau.
Ne reste plus alors que la tristesse et les larmes.
Mais ce n'est pas ça l'amour...
Gentle13
Nouveauté sur anthologie, à lire et relire, à consommer sans modération ni risque d'indigestion.


De l’aube au crépuscule de l’amour ou la métamorphose de la lumière
lundi 26 septembre 2005.
 
Les éditions Editinter viennent de faire paraître une œuvre d’une rare intensité où les sentiments sont mis à nus, telle une feuille embrasée de soleil.
Brigitte Egger-Béarn : De l’aube au crépuscule de l’amour
Brigitte Egger-Béarn : De l’aube au crépuscule de l’amour
Editinter, EAN
L’amour et l’urgence liés par la valse des jours dessine un étrange ballet sous nos yeux saisis par l’étonnement.

Il existe bien peu d’êtres capables de hisser aussi haut la bannière du cœur. Brigitte Egger-Béarn s’est mise tout entière dans cette poésie comme la perle dans la chair de l’huitre.

L’union de deux êtres exceptionnels donne peu à peu naissance à une pierre aussi rare que précieuse née d’une étincelle ou d’un grain de poussière. L’amour avec un A majuscule est avant tout alchimie.

Lorsque Pierre Béarn, chantre des hommes et sans aucun doute, le plus grand fabuliste du XX ème siècle, rencontra Brigitte, peut-être ignorait-il qu’il entrait dans la cathédrale de l’amour.

Brigitte nous convie à partager son histoire de femme passionnée, amoureuse d’un être exceptionnel. Sensible et généreuse, elle donnera tout, sans réserve aucune et sans fausse pudeur à l’homme, au poète, à l’artiste qui incarne son idéal. La vérité dans l’amour est le gage immortel de l’authenticité. Ce recueil ressemble à la fois à une confidence et une épopée.

Ces deux aspects ne sont ici pas incompatibles, mais complices.

Un vers souple, libre et musical traduit avec une sensibilité presque transparente, l’émotion qui vibre encore dans les veines de son auteur.

Le visage de cette intimité possède mille et une facettes. Sur le clavier des jours, quatre mains nous interprètent la vie dans ce qu’elle possède de plus précieux, de plus admirable. La magie de ces instants est d’autant plus extraordinaire que la mort rôde... comme une sauvageonne qui cherche à mordre, à chaque instant, ce bonheur si rare, forgé sur l’enclume même de la vie.

Tour à tour, découverte, hymne à la chair, cri d’angoisse, fusion du geste et de la parole, danse de l’âme au bord de la chute, ce recueil de Brigitte Egger-Béarn se métamorphose en un symbole, celui de la ténèbre où s’épuise la mort.

Un livre de chevet indispensable en ces temps où les sentiments ont disparu, chassés par la meute redoutable de la haute finance et de la rentabilité !

"Quelle hantise de la mort
impose à la fleur de jouir,
d’épanouir son bouton d’or
en défi à l’infamie
qui nous condamne à périr ?

A quel paradis prétendre
hors les bras de mon amant ?
Nos exploits se divinisent
en astres incandescents

Quels délires pourraient ravir
mes plus infimes secrets
que les nôtres ici-bas ?
Ma méduse est médusée
par nos chevauchées intimes,
nos galaxies en folie

Au ciel d’éternels regrets
quelles autres étoiles filantes
pourraient satisfaire mon attente
de promesses nébuleuses,
alors que ton corps me hante
de folles visions savoureuses
car lui SEUL peut me sauver ?

Ta chair est ma religion
ton goupillon est son centre,
et sa galaxie mon ventre
où tu oses mille choses
sacrées par leur déraison
en affamé de mon fruit

Et toujours je voudrais boire
à la source de ton puits
pour que nos souffles mêlés
puissent un jour triompher
de l’instant où la nature
subit le viol de rupture
tel un arbre qu’on abat"

Lire la suite

Utopia ou le roman de l’absurde

4 Février 2007 , Rédigé par gentle Publié dans #texte perso

Il est des jours, il est des nuits où je suis agacé par le manque d’inspiration, je voudrais tellement écrire quelque chose que les mots me manquent, ils sont bloqués quelque part hors de porter, insaisissable, à l’extérieur de ma conscience que je peine à les trouver pour les coucher sur le papiers et en faire le livre de toute une vie.

Comme un être privé d’un membre qui se refuse à l’avoir perdu et qui en fait n’existe plus que dans son souvenir, dans son imaginaire. Le réflexe pavlovien de tendre le bras pour saisir une chose est toujours là, mais la réalité est tout autre..

Oh ! Je n’en suis certes pas là, bien évidement et aucune comparaison n’est à faire mais malgré tout je souffre de ce manque, de ce souffle d’air vivifiant auquel je me raccroche désespérément pour ne pas sombrer dans les abîmes noirs et lugubres, d’être né sans talent particulier alors que je désire qu’une chose, je n’aspire qu’à ça, ça en devient presque une obsession, écrire le livre de toute une vie.

Comme je l’ai toujours dis et écris je ne suis pas écrivain, je ne suis pas poète, quand je parcours les sites littéraires et poétiques, je m’aperçois que je n’y connais pas grand-chose mais c’est comme un feu qui me dévore de l’intérieur je me refuse à admettre que je n’en serais pas capable alors je m’acharne, je m’escrime je griffonne par ci par là, de ci de là des mots, des bribes de phrase. En fait et c’est dérisoire parce que cela en devient une lubie, voire une utopie mais qui malgré tout exerce sur moi une attraction tellement forte qui m’empêche de raisonner honnêtement. Mais voilà je ne puis résister à l’envie, celle-ci me taraude, me vrille, m’empoissonne, m’emprisonne toute à la fois j’ai du mal à expliquer, à vous faire comprendre ce que je ressens, je vous présente en quelque ligne Utopia ou le roman de l’absurde

Voilà l’histoire un peu compliqué d’un homme qui voulait devenir écrivain, est-ce moi ? Non ! Quoique cela y ressemble fort mais bon, essayez de suivre

 

Le roman d’un pseudo écrivain.

 

Le pauvre Antoine coincé dans un monde qui n’est pas le sien, il erre à travers la vie, sa vie, perdu dans une époque qu’il ne connaît pas. A force de jouer aux apprentis sorciers et d’invoquer des forces qu’il ne maîtrisait pas, il finit par en payer le prix… Je vous laisse lire la suite de cette histoire un peu absurde, oui je trouve ! D’ailleurs les propos qu’il tient tendent à le prouver : Soliloque d’Antoine.

Je m’évade, je m’enfuie ailleurs, loin aussi loin que je peux de ce monde là. Mais hélas ! Je suis toujours rattrapé, alors au lieu de capituler, je redresse les épaules, je relève la tête et en guise de défi j’avance droit comme un « i », raide comme la justice, affronter la vie et ses conséquences.

Je ne suis rien qu’un simple rêveur, un utopiste qui crois aux princesses et au conte de fée. Je suis naïf dites-vous ? Je le reconnais volontiers mais cette naïveté me tient à l’abri. Je ne suis pas poète, je ne suis pas écrivain, je ne suis que l’ordinaire dans un monde extraordinaire qui a perdu toute commune mesure.

Je ne suis pas de ce temps, mon corps peut être mon esprit non ! Je suis d’un temps ou le verbe était courtois où la prose était galante. Je suis d’un temps où la pensée était noble, les aspirations souveraines, les désirs voilés d’une candeur puéril, presque enfantine où une promesse, un baiser volé tenait lieu de gage d’amour et de fidélité.

J’essai chaque jour qui passe de me résonner et de me dire qu’il faudrait qu’enfin je vive avec mon temps, que ces idées sont révolues, obsolètes, d’une époque qui n’existe plus et qui n’existera plus jamais. Mais rien n’y fait chaque matin je me lève et c’est comme si je revivais chaque matin le même jour sans que rien ne change. Le temps s’était arrêter le temps d’un instant, une fraction de seconde où il s’est retrouvé bloquait entre deux époques, le corps et l’esprit partagé, tiraillé qu’il en finissait par perdre la tête.

Tentative de poésie par Antoine…Je ne garantis pas le résultat mais voyons avant de juger. Déjà rien que le titre…Chute ai-je dit pas de critique !

Cauchemar

 

Alors je lis, alors j’écris

Mais pourquoi et pour qui ?

Ecris sur qui et sur quoi ?

Peu importe, je laisse mon imagination guider mes doigts sur le clavier.

 

Au première lueur de l’aube

Quand la nuit cesse, quand le rêve s’estompe

Laissant la place à la triste réalité

Je m’enferme alors !

 

Ma tour d’ivoire se ferme

La porte de mes pensées est close

Réfractaire au monde ambiant

Je me réfugie dans, où, je ne sais pas…Je  ne sais plus

 

Pas là où je dois mais là où je peux !

Le monde est une arène mais je ne suis pas gladiateur

Je ne suis qu’un enfant fragile

Qui ne comprend plus ce monde là

 

Vivre oui, mais en paix

Parler oui mais sans crainte

Ecrire oui mais sans peur au ventre

Car le monde est impitoyable à celui qui ose !

 

Liberté, liberté !!

Qu’est tu devenue ? Tu es toi aussi prisonnière

des hommes qui t’enchaînent au nom de valeur

qui ne sont pas les tiennes

 

Tel est le monde dans lequel nous vivons

Tels sont les hommes qui ont fait un tel monde !

Ne pleurez pas maintenant d’en payer le prix !

Est coupable celui qui commet comme celui qui laisse faire.

 

 

Gentle 13

Lire la suite

Dernier hommage

3 Février 2007 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

Un dernière fois pensons à lui et ne l'oublions pas, il est peut être mort physiquement mais il est toujours autant présent dans nos cœurs, nous n'oublierons pas sa petite silhouette de ces derniers temps, son cri d’espoir de cet hiver 1954 ou cet homme se dressait pour dire non à la pauvreté et aux manques de logements alors que beaucoup d’homme bien pensant et bien au chaud dormaient dans des drap de satin alors que d’autres dormaient dans la rue protéger par des cartons pour éviter d’avoir trop froid. Une série de livre pour le graver à tout jamais dans nos coeurs, car l'homme oublie vite aussi

Une dernière prière et une minute de silence pour cet homme de Dieu.

Armando



Hommage à l’Abbé Pierre : Théodore Monod & l’Abbé Pierre...
jeudi 1er février 2007.
 
En route vers l’absolu, où les réflexions de deux humanistes en quête de paix.
Entretiens avec Michel Bony : Théodore Monod & L’Abbé Pierre
Entretiens avec Michel Bony : Théodore Monod & L’Abbé Pierre
Editions Flammarion,
L’un est catholique, Abbé et défenseur de la cause des plus pauvres, l’autre est protestant, pacifiste convaincu, végétarien et

Théodore Monod et l’Abbé Pierre, un duo exceptionnel pour un livre d’exception dans lequel le plus aimé des religieux et le plus pacifiste des naturalistes-explorateurs échangent leur point de vue sur l’évolution de l’être humain au tournant du XXIème siècle.

C’est Michel Bony - homme de Lettres et comédien tout autant que photographe - qui eu l’idée en 1999 de réunir ces deux grandes figures du XXème siècle.

Entretiens avec Michel Bony, Théodore Monod & L’Abbé Pierre, Editions Flammarion - Code EAN : 9782082019675, Prix : 16,30 €

Béa (
email)


Hommage à l’Abbé Pierre
Hommage à l’Abbé Pierre : Mon Dieu...pourquoi ?
jeudi 1er février 2007.
 
Petites méditations sur la foi chrétienne et le sens de la vie.


Il n’y avait que lui pour oser...lui le fervent témoin de l’amour du Christ sur Terre, moine puis Abbé, était le seul qui aurait pu se permettre de questionner sa foi tout en demeurant un catholique fervent et respecté par l’Eglise.

Revenir sur ce texte, c’est retrouver toute la détermination, l’érudition et la profonde humanité d’un homme qui ne renia jamais sa part d’ombre mais su, au contraire - la regarder en face et la transcender.


Abbé Pierre avec Frédéric Lenoir : Mon Dieu...pourquoi ?
Abbé Pierre avec Frédéric Lenoir : Mon Dieu...pourquoi ?
Editions Plon,

 
 
 
 
 
L’Abbé Pierre ou le poème de l’âme
jeudi 1er février 2007.
 
Je ne connais rien de plus fort, de plus glorieux, de plus admirable que l’être qui tutoie la chute à chaque instant, les bras tendus vers la lumière. Ce miraculeux équilibre, sans cesse menacé, ne peut-il pas servir de symbole à l’existence de cet homme à la silhouette si menue et qui, durant plus de trois quart de siècle, a mené « l’insurrection de la bonté » en donnant à l’amour l’enfance de l’incarnation ?
l’Abbé Pierre
l’Abbé Pierre
Numéro hors série du "Pélerin" (Janvier 2007) - G.Bassignac/Gamma
L’Abbé Pierre ressemble à cette voix vive du ciel qui traverse la chair pour mieux atteindre le cœur, mais cette voix engendra les actes, car nous vivons dans un monde matériel où la souffrance, l’exclusion, les tortures, l’injustice, la cruauté, le racisme, les guerres, engendrent la disparition d’hommes et d’enfants par milliers. Fleuve terrible, grand fleuve sale et nauséabond qui prend sa source dans l’égout de notre égoïsme. Face à ce contact qui pourrait décourager les plus forts, l’Abbé Pierre nous confie cette pensée merveilleuse : « la vie, c’est apprendre à aimer ». Et la nuit, peu à peu, soulève ses paupières en laissant filtrer ici et là les premières ailes d’une aube encore à venir.

Le corps de cet homme libre, inclassable, fut souvent soumis à l’épreuve de la maladie. Il passera, de 1955 à 1958, vingt deux mois à l’hôpital et subira pas moins de six opérations chirurgicales. Cette existence marquée par des retraits nécessaires pour reprendre ensuite le chemin de la parole, de la rencontre, du combat comme pour retrouver son souffle avant de poursuivre la lutte, véritable corps à corps, avec ce diable qui se cache dans les replis de nos gestes... Il y a tant d’hommes à sauver, tant de mains tendues vers le désespoir, tant de cris de douleurs, tant d’agonies... que l’urgence hurla la vie de toutes ses forces, hurla l’amour pour que ces horreurs s’enfuient à jamais de la terre.

Avec cette lucidité incroyable, le 1er février 2004, face à 6000 personnes rassemblées sur le parvis du Trocadéro, il déclara : « C’est quand chacun d’entre nous attend que l’autre commence, qu’il ne se passe rien... Faire de petites choses n’est jamais ridicule, n’est jamais inutile. Mieux vaut notre petit geste, notre petite action, qu’un grand et beau rêve qui ne se réalise jamais, c’est en agissant que nous changerons le cours des choses... Ce n’est pas à nos gouvernants de nous dire comment être solidaires. C’est à nous de leur montrer la société que nous voulons. Ils comprendront.

Entre ceux qui ont perdu leur raison de vivre, parce qu’ils n’ont pas assez, et ceux qui ne trouvent plus leur raison de vivre parce qu’ils pensent avoir tout, il faut s’aider... Tout simplement pour que les humbles ne soient plus des humiliés. C’est cette action qui donnera sens à notre vie et rayonnement à notre nation ! »

Avec cet abbé qui opposa au permis de construire « le permis de vivre », qui sauva des milliers d’êtres à la dérive, à la lisière du désastre, l’homme du XXème a peu à peu pris conscience de la courbe de sa solitude tournée vers l’obscur et de cette bonté qui ne demandait qu’à éclore. Tout commença avec Georges, premier compagnon, qui tenta de se suicider : « Tu es horriblement malheureux, dit l’Abbé Pierre à cet ancien bagnard, et moi je ne peux rien te donner. Alors, est-ce que toi, tu ne voudrais pas me donner ton aide, pour aider les autres ? » Emmaüs est né de cette raison de vivre surgie au milieu du désespoir. Ne s’agit-il pas de cette résurrection qui métamorphose les ténèbres en lumière et le crime en pardon ?

L’Abbé Pierre n’a cessé de nous montrer le chemin qui permet à l’homme de se délivrer de lui-même en allant vers les autres. Sachons nous montrer digne de ce message, laissé par cet Etre d’exception en l’appliquant au quotidien, et nous retrouverons ainsi la seule voix capable de conduire les siècles à venir au pays de la fraternité dans la paix et l’amour retrouvés.

Mais écoutons l’Abbé Pierre : « Aimer, c’est, quand tu souffres, toi, l’autre, qui que tu sois, me dire que j’ai mal, et pas pour larmoyer, mais pour que tout ce que j’ai de force, se lève pour lutter avec toi, pour nous guérir ensemble de ce mal devenu le mien, parce qu’aimer c’est ma joie dans ta joie, ta joie dans ma joie et nous ensemble au service de la joie de tous, en commençant par les plus petits ». Ainsi cet homme de prière vit à jamais dans nos cœurs.

.

Lire la suite

Henri Grouès

27 Janvier 2007 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

En mémoire d'un grand homme, mort il y a peu de temps mais toujours présent dans nos coeurs.  Voilà un saint homme qui a voué sa vie au service des autres, nous ne pourront pas les oublier, lui comme un dénomé coluche, resteront à jamais gravés dans la mémoire collective des français. Pour en savoir plus sur l'abbé Pierre je vous convie à suivre le lien  ci dessous. Voir comment un homme a pu se substituer à l'état en agissant en tant que protecteur des pauvres et des plus démunis.

http://atheisme.free.fr/Religion/Abbe_pierre.htm



Henri Grouès, dit l’Abbé Pierre, né le 5 août 1912 à Lyon, mort le 22 janvier 2007 à Paris, est un prêtre catholique français, résistant puis député, fondateur en 1949 des Compagnons d'Emmaüs, une organisation caritative laïque destinée à aider les pauvres, les exclus et les réfugiés, et de la Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés pour les sans domicile fixe (SDF). Des sondages l'ont désigné dix-sept fois « personnalité préférée des Français » de 1989 à 2003. [1].


L'abbé Pierre

26/01/2007 16:45 Les humbles et les puissants remercient l'abbé Pierre

Cérémonie poignante, vendredi 26 janvier en fin de matinée, à Notre-Dame de Paris, où les plus démunis comme les autorités suprêmes de l’État et de l’Église ont rendu un dernier hommage au fondateur d’Emmaüs

Lire la suite

Il fallait que je le dise

22 Janvier 2007 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

Encore une découverte que je viens de faire, comme toujours je tiens à vous les faire partager là s'en est une aussi. J’irais pour ma part me le procurer afin d'en savoir un peu plus long et de découvrir qui se cache derrière ce livre. Le titre là encore est pour moi une invitation ce paradoxe entre parler ou se taire me fait supposer que le livre doit être intéressant à lire d'ailleurs une phrase plus bas le dis aussi :
A lire absolument et à méditer
Je n'en dirais pas plus, juste de quoi vous mettre "l'eau à la bouche" et vous donner l'envie de lire encore et toujours, mais comme tous les goûts sont dans la nature, chacun se fera son opinion et mes choix ne sont ou ne seront pas les vôtres. L'essentiel c'est la curiosité de découvrir autre chose qu'on n'a pas forcément l'habitude de lire ou de faire.
Mes amitiés à toutes et vous tous

Armando

Il fallait que je le dise ou le refus du silence
vendredi 30 septembre 2005.
 
Les éditions Chemins de Plume, toujours à l’affût d’une poésie active, profonde, de qualité, nous invite à découvrir, dans sa collection Jet d’Encre, le dernier ouvrage de Maïr Rancher.
Maïr Rancher : Il fallait que je le dise
Maïr Rancher : Il fallait que je le dise
Editions Chemins de Plume, EAN :
La poésie au XXI ème ne peut plus se contenter de descriptions ou de soupirs fades et convenus. Les mots doivent prendre la parole. En aucun cas, ils ne peuvent poursuivre leur petit bonhomme de chemin à l’abri des bouleversements climatiques, financiers et sociaux culturels que nous connaissons aujourd’hui et qui modifient, à la fois nos attitudes et nos existences au quotidien.

Maïr éclate, elle ne peut plus demeurer muette, à contempler sur son grand écran, le film d’une série B qui raconterait les actions folles et souvent suicidaires, ordonnées par des êtres atteints du syndrome inguérissable du pouvoir.

Lorsqu’elle a décidé d’écrire ce livre, Maïr a pris conscience de la marche d’abord lente puis de plus en plus sourde et vive du monde vers l’abîme. Course d’autant plus insensée que les richesses financières amassées, le plus souvent au prix fort du sang, n’aura plus aucune valeur face aux catastrophes engendrées par nos attitudes irresponsables.

En rejoignant les savants qui dénoncent les erreurs et tirent la sonnette d’alarme depuis 1950, le poète reprend le rôle qui est le sien : celui de transmettre mais aussi de dénoncer, de mettre en garde. Maïr est donc dans son rôle primordial d’artiste. Elle a choisi la voie la plus difficile qui existe.

N’est pas pour cela que la plupart de nos poètes contemporains préfèrent nous entretenir de toute autre chose, "oubliant" que nous sommes assis sur le couvercle d’un volcan qui s’éveille ?

L’horreur, sous toutes ses formes, les catastrophes, les attentats, les accidents, ne sont plus que des faits divers banalisés par les grands médias. On déjeune entre une épidémie, une prise d’otages ou un nouvel incendie criminel. Quoi de plus banal ? La mort n’a plus de visage, elle est "statistique" uniquement.

Pour nous ouvrir les yeux du cœur, pour nous faire comprendre ce qui se passe réellement, Maïr a décidé de prendre les mots à bras de corps les métamorphosant ainsi en messagers de la vie.

Face à tant de vérités, tant de dangers véritables, certains prennent le parti de rire, mais le rire dans ce cas précis n’est que le masque de la peur. Courageuse, jusqu’au bout de la plume, l’auteur nous entraîne au bord de ce quotidien qui risque de nous aspirer un jour ou l’autre.

Poésie libre et ardente, passionnée mais lucide, les poèmes, sans concession aucune, nous obligent à regarder puis à réfléchir.

Ces imprécations de Maïr brisent le faux silence derrière lequel se déroule notre existence au jour le jour et nous place devant le miroir d’une vérité que nous n’aimons pas entendre mais qui, si nous n’y prenons pas garde, risque de nous asservir pour peut-être aller encore plus loin.

En achetant ce recueil, vous pénétrez dans votre quotidien par une autre fenêtre, celle qui permet de prendre le recul nécessaire face à une situation préoccupante.

A lire absolument et à méditer.

Maïr Rancher, Il fallait que je le dise, Editions Chemins de Plume - EAN :

Extraits

"Peurs,
Peux-tu vivre
Et croire
Que tous ces cadavres ne parleront plus !
Peux-tu penser
Qu’il n’y aura jamais
Des tombes ouvertes
d’où surgiront
Mille corps décharnés
Aux yeux troués.
Ils n’ont pu supporter
Les fleurs, les couronnes
Ni surtout le silence
Où pieusement tu les contrains !

Cassant leur bière
Ils hanteront tes nuits
Ils cracheront
Leurs vérités
Pour réclamer
Leur survie
Dans tes paroles...
Poète
Ne rêve plus de luth
Mais lutte avec tes mots
Et reconstruis."

Victor Varjac
Lire la suite

Henri Michaux l'artiste

17 Janvier 2007 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

voilà un homme qui mérite un peu d'attention, un poète dont le talent pour écrire est incontestable et qui le fait d'une merveilleuse façon.  La preuve j'en parle encore au présent alors que l'homme nous a quitté, cela fait 22 ans déjà. Ayant en possession "la vie dans les plis" je peux en parler en connaissance de cause et je ne m'en prive pas pour vous faire découvrir un homme tel que lui. Henri Michaux 1899-1984 écrivain, peintre il manie aussi bien la plume que le pinceau, ce n'est pas d'après ce que j'ai vu ce qu'il a fait de mieux mais l'homme est talentueux. D'ailleurs en suivant les liens ci-dessus vous découvrir l'ensemble de son oeuvre pour vous faire une opinion. Lisez et lisez encore, prenez le temps de vous arrêter, faite une pause afin de vous aéré l'esprit .
Amicalement
Armando

 

/ né en 1972 à boulogne billancourt / études à rueil malmaison puis versailles / il commence à écrire des récits en 1985 / découverte de la poésie au lycée / abandon de la narration jusqu’en 2004 / 1990 : premières parutions en revue / études de lettres à l'université paris X puis paris III / il voyage : villes, regs, toits habitables, ports donnant sur l’atlantique / il se met à peindre à partir de 1994 / doctorat sur henri michaux / étude du fonctionnement des rêves / parallèlement, il enseigne trois ans à l’université paris X / 2002 : blanche par-dessus la mer / 2003 : premiers dons de la pierre / création de ce site / 2004 : onirocosmos (sa thèse) / le 2 août 2005, il visite la grotte chauvet / il s'essaie à la vidéo / 2006 : zones sensibles, un premier roman et sol pour l'enfoncement / il vit en banlieue parisienne / enseigne dans le secondaire /

/ 1979 / 1989 / 1990 / 1992 / 1994 / 2005 / 2006 / 2006 / 2006 / 2006 / 2007 /
 

 

 

 

   



Henri Michaux ou l’intérieur du miroir
dimanche 25 décembre 2005.
 
Comment peut-on concevoir un nouveau livre sur Henri Michaux après la biographie de Jean Pierre Martin ?
Robert Bréchon : Henri Michaux
Robert Bréchon : Henri Michaux
Edition Aden, Collection le cercle des poètes disparus,
Robert Bréchon n’a pas écrit à proprement parler un autre livre, mais il a relevé le défi que lui lança, il y a environ un demi-siècle, Henri Michaux, lui même : montrer son oeuvre sans parler de sa vie ! De toute manière, ’je ne savais rien de lui’... Je devais tout tirer de ses textes... ’, alors, pour réaliser ce véritable exploit, Robert Bréchon ne possédait que trois repères sous la forme de trois dates : 1/ 1945 : la découverte de l’oeuvre. 2/ 1956 : la rencontre de l’artiste. 3/ 1959 : la publication du livre.

L’aventure commença vers la fin de la seconde guerre mondiale avec l’achat de « Panorama de la jeune poésie française » de René Bartelé, publié à Marseille en 1943. Un poème toucha tout particulièrement Robert Bréchon qui avoua, que 60 ans plus tard, ce poème « emportez-moi » le touche toujours autant.

Puis, ce fut la découverte en 1946, dans la collection « Poète d’aujourd’hui » chez Seghers, de Michaux. Il y eut, plus tard, Raymond Bellour qui donna un « Henri Michaux ou une mesure de l’être » paru chez Gallimard, mais aussi, les introductions des oeuvres complètes en trois volumes à la bibliothèque de la pléiade, toujours chez Gallimard.

Tout semblait dit... Il n’y avait plus, peut-être, qu’à souligner ou suivre la route déjà balisée... Mais relever un défi, est avant tout faire acte de création. Pour atteindre son but. Robert Bréchon eut recours à l’écriture. Une écriture qui, ne cherche pas l’effet, une écriture, qui connaît le chemin de l’âme toute simple, toute pure. Avec cet ouvrage, Robert Bréchon réalise une synthèse entre l’homme et son œuvre, tout en respectant l’un et l’autre, ce qui représente un véritable tour de force.

Seul Michaux, artiste peintre, demeure quelques pas en arrière, laissant à l’écrivain le rôle principal, car l’oeuvre picturale connaît une audience universelle encore à venir pour la prose et la poésie.

Michaux est-il un poète à part entière, un poète véritable ? N’est-il pas plutôt un pionnier du monde visible, mais également et surtout du monde invisible ? Mais, me direz-vous, devenir comme dans le Nouveau Monde, l’aventurier des grandes plaines, n’est-ce pas justement incarner « le poète » dans ce qu’il a de plus authentique et de plus sacré ?

Michaux a suivi la piste des hallucinogènes pour atteindre et pénétrer dans des univers fantastiques. De ces expériences mystérieuses, le poète nous a laissé une écriture qui sent la foudre et où les éclairs de la vie claquent à l’intérieur de chaque mot, comme autant de paroles inconnues qui nous traversent, nous bousculent, transfigurant le pas minuscule de notre quotidien. N’est-ce pas ainsi que l’artiste se métamorphose en mythe ?

Hors de tous les courants, de toutes les modes éphémères, Michaux, a refusé tous les honneurs, les décorations, car il considérait que ’l’écriture ne suit pas, elle précède’. Il ne faisait que poursuivre une direction qui depuis sa naissance, ’lui fait choisir sa voie singulière’. Le poète se défiait de tout ce qui pouvait limiter, clore, enfermer, sa marche dans le doux ronron hypnotique de la ’ routine’.

Michaux savait maintenir « cet état d’éveil » qui s’exprimait par une présence active. ’Nous dormons notre vie, nous passons à côté d’elle, nous sommes des somnambules, l’ambition du poète c’est de parvenir à ce niveau supérieur d’éveil qui est à l’éveil ordinaire ce que celui-ci est au sommeil’

’j’écris pour me parcourir...’. L’écriture semble bien à la recherche du poète. De cette chasse naît, derrière chaque mot vaincu, un nouveau personnage ! Aussi le poète incarne-t-il ce ’fameux point d’interrogation en marche’. ’À la mesure, au limité, on aboutit plus, quoi qu’on fasse alors, on est dans les ondes sans fin du démesuré. D’une façon, c’est un peu un retour...’

’L’homme est un enfant qui a mis une vie à se restreindre, à se limiter, à se voir limiter, à s’accepter limité. Adulte, il y est parvenu, presque parvenu. L’infini, à tout homme, quoi qu’il veuille ou fasse, l’Infini ça lui dit quelque chose, quelque chose de fondamental. Ça lui rappelle quelque chose. Il en vient.’, nous confie le poète dans le dernier volume de la saga mescalienne, « les Grandes Epreuves de l’Esprit ».

Robert Bréchon nous montre dans ce livre indispensable à une approche plus profonde peut-être de « cet artiste univers » entre prose et poésie, tout ce qui exclut l’enfermement, cette limitation plus ou moins consciente de soi-même. Michaux n’a cessé, par le biais de ses phrases mouvantes, tendues comme une coulée de lave, d’exprimer les malaises de ce Mystère qui nous entoure.

Cette quête multiple, jamais achevée, prouverait la présence d’un mouvement que l’homme doit saisir pour atteindre le seuil où se tient « le vivant ». Tout est en devenir, tout est donc à découvrir, au-delà de ce temps aussi insaisissable que ce monde à trois dimensions.

Le livre de Robert Bréchon s’achève par « quelques renseignements sur quatre vingt années d’existence, sorte de guide qui permet au lecteur de comprendre le cheminement de « cet artiste cosmique » que nous sommes encore loin de cerner.

Il faudra, sans doute, plusieurs générations, avant que nous appréhendions l’oeuvre dans son ensemble. L’ouvrage de Robert Bréchon ouvre une brèche, admirable et terrible, offrant à notre regard stupéfait l’étendue de notre éternité, non aux confins des galaxies, mais bien à notre porte, dans la fuite innocente du contenu de notre sablier.

"... Il y a une solidarité des créatures
Contre les abus de pouvoir du créateur
Si j’étais Dieu, j’aurais pitié du cœur des hommes,
Et des bêtes"

(mesure de l’homme -Henri Michaux)

"Le problème de la nuit reste entier. Comment la traverser, chaque fois la traverser tout entière ?
Que mes secondes sont lourdes ! Jamais je ne les aurais crues si lourdes. Instants éléphantiasiques.
Loin de tout, rien en vue et pourtant comme des bruits à travers un filtre.
J’entends des paroles ininterrompues, comme si sans cesse, on répétait : Labrador, Labrador, Labrador, Labrador,
Labrador, Labrador. Une poche me brasse. Pas de fond. Pas de porte, et moi comme un long boa égaré... Oh espace, espace abstrait (...) (...)
Fatigué de monter, vais-je descendre ? Mais je ne suis plus fatigué. Je ne sais plus rien de ce qui est de la fatigue. Je ne la connais plus.
Je suis grand. Je suis tout ce qu’il y a de plus grand. Le seul peut être tout à fait grand. Où sont les êtres ?..."

... ...

"Grand, j’aimerais aller vers plus grand encore, vers l’absolument grand. Je m’offre s’il existe. J’offre mon néant suspendu, ma soif jamais encore étanchée, ma soif jamais encore satisfaite. Tout convient : le lieu est vaste. Plus vaste. Plus de fermeture. Pas de témoins. Fais signe si tu existes, viens, me prenant comme insecte dans une couverture. Viens tout de suite. Ceux d’en bas tirent sur moi, cerf-volant dans le vent, cerf-volant qui ne peut résister, qui ne peut couper sa corde..."

Lire la suite

Eloge à la nuit

15 Janvier 2007 , Rédigé par gentle Publié dans #texte perso

Que vais-je faire, je ne sais plus vraiment ! Le temps manque, l'inspiration s'enfuie à tire d'aile. D'ailleurs elle ne me demande pas mon avis, à mon grand désespoir dirais-je ! Qui puis-je,  rien Hélas !  On ne peut lutter contre son destin, c'est lui qui décide de nos existences.

 

 

C'est la nuit, quand tout est calme, quand le monde s'assoupit quand les consciences s'éteignent enfin, alors je suis en paix. Les images vont et viennent, les mots se pressent à la porte de mon imagination.

La nuit, le mouvement se fige, plus rien ne bouge le temps est suspendu au dessus de l’abîme noir. Rien n’est plus pareil, les ombres et les lumières jouent à cache cache sans qu’il n’y ai un véritable gagnant au bout du compte. Mais ce n’est pas vraiment important, l’essentiel c’est d’écrire le roman de toute une vie, c’est finir en apothéose, c’est connaître un moment de gloire même fugace.

La nuit fait place à l’utopie, au rêve, à l’instant magique où je ferme les yeux et laisse faire mon imaginaire. Là tout est possibles, tout est facile les mots se bousculent et s’alignent d’une manière différente sans que j’intervienne d’aucune façon. Qu’importe, j’aime ce moment je me sens libre parce que je suis libre, allégé de la lourdeur de la journée empêtré dans les vicissitudes routinières qui me font penser à autre chose de plus concret, de plus matériel parce qu’il faut vivre chaque jour qui passe.

Voilà pourquoi j’aime ce moment, quand on est seul, quand plus personne vient dicter nos faits et gestes, quand on est débarrassé de l’œil indiscret, inquisitoire de ceux qui nous entourent, qui ne nous laissent guère de répit, qui aurais-je tendance à dire, nous vampirisent parce qu’ils sont incapables de penser et d’agir par eux même. Alors vous subissez ces instants tant bien que mal en languissant que cette fichue journée se termine afin de regagner votre havre de paix.

Là je suis tranquille, quand je rentre chez-moi et que je ferme ma porte en laissant dehors le bruit et les cris. Là devant mon écran, la télé en sourdine qui me tient compagnie, un livre sur le bord du bureau rien ne me manque vraiment, je trouve mon équilibre et sans être tout à fait égoïste je suis bien, je suis en paix. La fatigue me gagne, l’esprit en repos je me couche, mes yeux se ferment, ma conscience sombre dans un sommeil profond où j’oublie ce monde et ces tracas, ces ennuis quotidiens, ces malheurs journaliers. J’ignore où je vais et ce que je fais, j’ignore qui je rencontre et qui je deviens dans ces moments là.

Le matin survient, l’espoir renaît, la vie est là belle, intransigeante, répétitive où le hasard se mélange à la certitude. Car rien n’est définitif, tout peut subvenir à n’importe quel moment, et comme nul ne peut dire de ce que demain sera ne préjugeons de rien, vivons simplement avec ce que la vie nous apporte. Pour conclure je dirais qu’il ne faut jamais désespérer car on ne sait jamais de quoi demain sera fait !

Armando

Lire la suite
<< < 100 110 111 112 113 114 > >>