Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
  le blog anthologie
Articles récents

Botticelli

9 Décembre 2006 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

Nouveauté sur le panaorama du livre un site exemplaire pour les littéraires et les poètes. N'hésitez pas à vous s'y rendre vous ne serez pas déçus du voyage.
Armando
 
Le Basilic et la Turquoise : Botticelli, vivre Ou l’alchimie de la passion
mardi 5 décembre 2006.
 
Biographie ? Roman historique ? Visage poétique ? Le dernier ouvrage d’Olympia Alberti est une merveille inclassable qui nous parle de la vie, la vie dans ce qu’elle possède de plus noble et de plus élevé.
Olympia Alberti : Le Basilic et la turquoise Botticelli, vivre
Olympia Alberti : Le Basilic et la turquoise Botticelli, vivre
Les Petites Vagues Editions, EAN : 9782915146295, 18 €
Botticelli vous connaissez ? Sans doute, mais jamais le parcours d’un artiste ne fut accompagné par une plume si légère et si admirable.

Je pourrais presque dire que l’auteur revient peu à peu à la source même de la poésie. Ses mots dénudent nos clichés, bouleversent nos habitudes. Olympia Alberti ouvre nos yeux. Nous entrons dans la vie, la véritable, celle dont le chant s’accomplit dans le cœur, tel un émerveillement sans cesse recommencé. Oui, la beauté existe sur cette planète, elle est en chacun de nous, impatiente, pressée de nous prendre par la main, car nous cherchons de l’autre côté du monde ce qui anime nos destins et qui palpite si près de nos lèvres !

Le coup de génie d’Olympia est de nous avoir transportés au XVème siècle, dans une famille modeste pour assister à la naissance de Sandro di Mariano Filipapi Botticelli (dit Sandro) et de nous permettre de suivre au-delà des chemins battus, la vie intérieure de cet artiste qui fut à la fois peintre, dessinateur et graveur.

C’est alors que l’auteur nous révèle toute sa palette. Son écriture nous élève jusqu’au sommet des jours où l’écorce du monde caresse la lumière.

Nous apprenons que le père de Sandro est tanneur. Ce métier rude et ingrat subjugue notre futur artiste. Des mains de ce père qu’il admire, jaillissent l’immortalité. Ces peaux vouées à la pourriture, à la disparition sordide se transforment, presque par magie, en gardiens des mots superbes et merveilleux qui peuvent se moquer de la cruauté du temps.

Les gestes de l’ouvrier se métamorphosent en une danse mystérieuse où le tanneur devient alchimiste, qui grave l’éternel sur les pages des hommes. Pour Sandro, c’est un ravissement qui entre dans sa chair et qui l’accompagnera toute son existence, comme une odeur qui joue dans la forêt des rêves.

Nous suivons alors Sandro qui s’ouvre peu à peu à la vie et à ce monde qui l’entoure. On devine déjà les lignes de force qui, bien qu’au seuil de l’adolescence, esquissent déjà le paysage et le sentier de l’artiste futur.

Olympia nous parle de ce qui bat au plus profond de cet être exceptionnel : la Création. Nourrie du passé, elle sculpte le présent sans perdre de vue l’avenir. Elle est à la fois l’innocence et le tourment, la confiance et le piège, l’écho de nos cris et le souffle pur de l’âme.

Cet ouvrage représente l’alphabet de la passion où l’on devine, au-delà des insomnies, le chant, à peine voilé, de l’aurore d’une œuvre qui prend, peu à peu, la mesure de son créateur. Le silence demeure dans l’ombre de nos voix, mais il contient le germe du Verbe, toujours à naître. Au-delà d’un simple biographie, Olympia Alberti pose clairement la question qui hante tous les artistes : La création est-elle un tourment ? une lumière ? les deux à la fois ? Mais qui parle de l’acte créateur, ne peut éviter le divin. A-t-on le droit, le pouvoir de négliger les dons reçus à la naissance et qui se révèlent pas à pas au cours de premières années ? Doit-on accepter le doute et son cortège d’ailes noires ? Faut-il offrir au monde sa nudité intérieure pour que sa vision porte le visage de la lumière ? La peinture devient alors chair, mouvement, écho de cette respiration qu’impose le don de soi. Pour ce livre sensible et profond, Olympia a trempé sa plume dans l’artère du Verbe.

Ces mots sont de véritables êtres vivants, qui nous parlent et nous entraînent bien au-delà d’une littérature banale. Nous sommes en présence d’un « Maître-Livre » où tous les sentiments touchent le lecteur jusqu’au fond de l’âme, car chaque phrase frôle et parfois bouscule... nous sommes face à la Création, car le talent de l’écrivain est de pousser celui qui tourne les pages, sur le devant de la scène et de lui dire, mot après mot ce qui traverse l’artiste pour atteindre la vision de l’œuvre que lui murmure l’ange et que ses mains tentent, en vain, de reproduire !

Ajoutons que cet ouvrage est magistralement illustré par des calligraphies et aquarelles de Colette Ottmann. Cette collaboration prolonge notre plaisir tout en nous maintenant sous le charme de l’écriture et de la couleur. Avec cet ouvrage, vous allez découvrir les mots secrets de la vie, mots qui tressent l’amour en échelle d’âme pour atteindre le coeur ! A offrir et à découvrir, absolument !

"Il prend conscience que pour faire signe, il faut voir, recevoir et donner, consentir à l’empreinte du pas résilié d’or. L’âme ne travaille t-elle pas l’être, comme un levain, jusqu’au visage ? Ne devient-on pas ce que l’on éprouve ? Il voudrait tellement mériter la vision, enfin, le frôlement dense et chuchotant, près de sa joue, il voudrait encore et encore ce froissement si proche de son oreille qu’il éprouve alors la sensation que cela nait à l’intérieur de lui-même. Va-t-il bientôt traduire en triomphe pour le regard cette suffocation de tourterelle, près de son cœur ? Il veut rendre la beauté, en la gardant - et il ne faut rien garder : il sait que là est la souffrance. Lâcher prise, lâcher, la donner toute. Ainsi ne serait-elle pas un peu à lui ? S’il pouvait devenir le geste pur de ce qu’il pressent, transmuer cette énergie d’amour en harmonie, faire lever des aurores dans des vies en prison, il ferait là œuvre de ... poète. Il faudrait des siècles pour le lire, il serait inépuisable, comme un livre d’aube..."

Lire la suite

Michaux : écriture et peinture

28 Octobre 2006 , Rédigé par gentle 13 Publié dans #anthologie

Connaissez vous Henri MICHAUX, écrivain peintre 1899-1984, les plis dans la vie un petit recueil de poésie qui se livre avec plaisir ou bien encore Jean Michel MAULPOIX une histoire de bleu là encore une pure merveille à lire et à consommer ssans modération
Gentle13

Henri MICHAUX (1899-1984) �crivain - Peintre

"J'�cris pour me parcourir. Peindre, composer, �crire : me parcourir. L� est l'aventure d'�tre en vie".

"N�, �lev�, instruit dans un milieu et une culture uniquement du � verbal �1
je peins pour me d�conditionner"

Henri Michaux
Passages, Gallimard 1963, p. 142

Henri Michaux
�mergences-R�surgences, Skira,1993 p.9
1 - et avant l'�poque de l'invasion des images


� Souvenirs d�Henri Michaux �, un documentaire de Romain Verger (16 min). Ce projet, qui devait �tre beaucoup plus ambitieux, n�a pas obtenu de subvention du C.N.C. et n�a donc pu �tre men� � son terme. De nombreux intervenants devaient initialement t�moigner mais nous nous sommes arr�t�s apr�s quelques interviews, faute de cette aide � la cr�ation. J�ai souhait� n�anmoins exploiter � ma fa�on les quelques prises que nous avions faites, malgr� leur qualit� in�gale, pour �viter que les t�moignages qui nous �t� confi�s ne se perdent. Romain VERGER

www.rverger.com/henrimichaux.html


       Achet�s pour un prix tr�s modeste, je les lis avec curiosit� d'abord, int�r�t ensuite et je me prends � aimer Un certain Plume ou les dessins d'Arbres des Tropiques.
      C'est dix ans plus tard qu'� l'occasion de l'exposition Henri Michaux �uvres choisies 1927-1984 au Mus�e Cantini � Marseille, que je rencontre pour la premi�re fois sa peinture. C'est une v�ritable r�v�lation !
      D�s lors, ma passion pour Henri Michaux n'a cess� de s'entretenir � la lecture de ses po�mes, � la contemplation de ses peintures, fonds noirs, encres, acryliques ou dessins mescaliniens...
      Puis l'id�e d'un site consacr� � Henri Michaux prends corps en moi. Sur le Web, s'il existe bien des pages le concernant, il n'y a rien pour le moment qui recense ses �uvres litt�raires ou picturales. L'envie de partager ma passion me fait avancer rapidement et en septembre 2002, je franchis le pas et cr�e un site enti�rement consacr� � Henri Michaux : www.henri-michaux.net 
      Malheureusement, je mets la charrue avant les b�ufs : au lieu de me renseigner aupr�s des ayants-droits, des �diteurs, pour avoir les autorisations n�cessaires, je cr�e ce site et je demande, apr�s, les autorisations...
      Je ne m'�tonne pas trop de recevoir un refus poli des �ditions Gallimard pour mettre maquettes des livres, tables des mati�res, etc. et encore moins des ayants-droits me demandant de faire en sorte que ce site, qui est tr�s personnel, ne puisse pas appara�tre comme un site officiel... qui va peut-�tre voir le jour bient�t.
      Le site www.henri-michaux.net dispara�t donc au profit de ces pages
enti�rement consacr�es � Henri Michaux sur mon site personnel de g�n�alogie www.boutin-jl.net 
      Je n'ai aucune autre pr�tention que de faire partager cette passion pour Henri Michaux, �crivain peintre
Lire la suite

Daniel Gelin

6 Juillet 2006 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

Tout le monde connaît cet homme en tant qu'acteur, le connaissait vous en tant qu'écrivain? Je viens de découvrir sur panorama du livre un recueil qu'il a écrit et qui se nomme "Passeports délayés"un journal initme que Daniel GELIN nous livre en toute simplicité. Laissez-vous bercer par la douceur de ces mots. C'est un réel plaisir de découvrir ces quelques lignes qui nous touchent profondément, qui nous happent au passage et nous laissent à la fois sur notre faim.
Biographie(s)

Acteur français. Au long d'une carrière commencée en 1930, il avait tourné sous la direction de cinéastes aussi divers que Max Ophuls, Alfred Hitchcock, Jean Delannoy, Jean Cocteau, Abel Gance ou Raoul Ruiz. Figure majeure de Saint-Germain-des-Prés dans les années d'après-guerre, il était devenu dans ses dernières années jardinier et poète. Après avoir étudié au cours Simon puis dans la classe de Louis Jouvet au conservatoire, Daniel Gélin fait ses débuts au cinéma dans Miquette et sa mère, de Jean Boyer, en 1939, il a alors 18 ans. Au fil des années il sait préserver cette impression d'extrême jeunesse. On le voit dans L'Assassin habite au 21, d'Henri-Georges Clouzot, mais c'est Rendez-vous de juillet, de Jacques Becker, qui fait de lui le jeune premier de l'après-guerre. Il y a pour partenaire Danièle Delorme, qu'il épouse et avec qui il partage l'affiche à plusieurs reprises. Le comédien se fait réalisateur (une expérience qui restera unique) pour Les Dents longues, un film sur le journalisme qui réunit le couple. Il retrouve Becker pour Edouard et Caroline, et tourne un des tableaux de La Ronde d'Ophuls aux côtés de Danièle Darrieux ; alors qu'ils n'ont que quatre ans de différence, il incarne toujours, en 1950, le très jeune homme confronté à une femme expérimentée. Dans ces années, il tient son rang dans le milieu germanopratin, une époque qu'il a évoquée dans son album Comme on s'aimait à Saint-Germain-des-Prés, égrenant ses souvenirs de Gréco, Vian ou Sartre. Il joue d'ailleurs le rôle de Barine dans l'adaptation des Mains sales pour le cinéma. Son statut de jeune premier l'amène à jouer dans des films aussi variés que les grandes fresques historiques de Guitry (Si Versailles m'était conté, Napoléon, dans lequel il incarne Bonaparte) de nombreuses productions italiennes, des polars à la française, sous la direction de Gilles Grangier ou Denys de La Patellière. En 1956, il joue dans la seconde version de L'Homme qui en savait trop, que réalise Alfred Hitchcock. Il participe à plusieurs superproductions internationales des années 1960, Le Jour le plus long, de Ken Annakin, produit par Daryl Zanuck ou Paris brûle-t-il ? de René Clément. Alors qu'il a participé au Testament d'Orphée, de Cocteau, l'un des parrains de la nouvelle vague, il reste à l'écart de l'émergence de ce mouvement, se contentant d'une collaboration avec Claude Chabrol pour La Ligne de démarcation. En 1965, il incarne le mari de Micheline Presles dans la série télévisée Les Saintes Chéries, récemment rééditée en DVD, parfait écho de la prospérité des « trente glorieuses ». Ce rôle lui redonne, tout comme à sa partenaire, une popularité qui rappelle celle de l'immédiat après-guerre. La suite de sa carrière suit un cours vagabond, partagée entre films commerciaux comme Les Marmottes d'Elie Chouraqui et des collaborations amicales, apparition dans La Cité de la peur, avec l'équipe des Nuls de Canal+ ou dans Coup de jeune de son fils Xavier Gélin, récemment disparu. Il était également le père du comédien et réalisateur Manuel Gélin ainsi que des actrices Maria Schneider et Fiona Gélin. Daniel Gélin avait également publié plusieurs recueils de poésie, des souvenirs (A bâtons rompus) et un manuel de jardinage. Il est décédé à Paris, en France le 29 novembre 2002 à l'âge de 81 ans.

Luciano Mélis a souvent « la main heureuse ». Aujourd’hui, il nous propose un recueil qui contient l’âme d’un artiste que nous pensions connaître, Daniel Gélin. Il ne suffit pas, en effet, de voir un homme évoluer même devant les caméras, pour prétendre l’avoir rencontré. Celui qui nous enchanta, durant des décennies, possédait plusieurs visages. Le temps dépose sur notre corps, cette poussière fine, presque magique, qui transforme peu à peu nos gestes et nos traits.
Daniel Gélin : Passeports délayés
Daniel Gélin : Passeports délayés
Mélis Editions
Daniel Gélin a toujours aimé la nature, cette confidente mystérieuse qui emporte nos paroles intérieures et pose sur nos blessures le baume de l’espace. C’est ainsi que, chemin faisant, le comédien prit, de plus en plus souvent, la main du jardinier.

Ce nouveau statut lui permit de converser avec des heures nouvelles et libérées. Le cadran semblait plus vaste et la pensée, tel un papillon survolant une armée de bleuets et de coquelicots, put investir tout à son aise les fleurs de son choix.

Cette respiration permit à l’artiste d’approcher les mots par le « côté jardin » ! Sa fille Lydie nous confie dans sa préface qu’avec l’âge, Daniel « aimait de plus en plus les mots écrits et lus ». Le comédien passa de la scène à la plume, des textes conquis par la voix, au silence de l’encre qui s’épanouit sur la feuille blanche.

Dès les premiers vers, le lecteur sent la marche des mots. Le comédien a légué au poète le rythme de la phrase... La respiration de l’image... Le geste silencieux du soupir... La sensibilité de l’artiste a poursuivi le chemin, sans cesse recommencé, de la création...

Ce recueil est un véritable journal intime qui nous fait pénétrer dans le « jardin secret » de celui que nous pensions avoir reconnu. Les mots de Daniel Gélin ont eux aussi plusieurs visages et nous pouvons relire 10 ou 20 fois un poème, il ne sera jamais tout à fait le même. En nous échappant, il nous permet de nous trouver. Ces poèmes ont un parfum de mirage qui envoûte le lecteur au-delà du labyrinthe espiègle du livre. La magie de ce poète se trouve dans l’indicible, juste entre deux images qui se métamorphosent chaque fois que nous les approchons.

Ne nous y trompons pas, Daniel Gélin offre de la grande poésie, celle qui noue les âmes, autour de cette page, celle qui, au déclin du jour, permet aux anges de nous visiter, celle dont le regard, à l’affût aux confins de l’image, nous attrape le cœur et lui ouvre les yeux !

Dans la forêt de l’existence, cet artiste a suivi le chuchotement de la rivière invisible qui raconte aux hommes l’histoire incroyable des saisons qu’il traverse. Alors le chant de la sagesse, comme une récompense, s’élève et le poète de nous confier : "Tant de patience pour devenir un homme Mais tant de Dieu dans le corps d’un enfant" (p63)

Cette belle édition est illustrée par Misha dont les traits sonnent comme des silhouettes, des présences ou des interrogations... Le tout prolongeant l’image du mot, par un geste d’ombre. Ce livre est le témoignage d’un artiste qui, au-delà de cette parole et de ce jeu de comédien, permet de pénétrer dans le temple sacré que, ni le temps ni l’oubli ne saurait franchir.

"Les tempes d’Éluard
battaient dans l’été bleu.
Et midi s’attardait malgré l’ombre amicale.
J’étais perclus de joie d’oiseau libre et d’amour.
J’aimais comme jamais _ même l’air ressenti.
J’étais fou des étoiles et fidèle à chacune.
Je pressentais mes nuits _ dans les houles des filles.
Je rêvais de mourir, à force de trop vivre.
Chacune des ruelles _ m’était couloir intime
d’un paradis présent _ et où j’invitais Dieu.

Sachant se prélasser, il écoutait la mer.
Et nous étions d’accord sur toute chose rare.
Si la peur m’habitait, elle était ravissante.
Pas plus seul qu’un noyé _ dissous dans l’océan.
Devenu l’océan _ et son ciel chaviré
et plus pur que le feu
qui brûlait mes poèmes
ne voulant nulle trace
même au cœur d’un rocher..."

Lire la suite

Victor Varjac

30 Juin 2006 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

Voila un nouveau site sur lequel je fais mes recherches pour alimenter Anthologie le blog de référérence de http://passionpesie.over-blog.com. Je vous laisse découvrir et apprécier à sa juste valeur le site dun poète moderne Victor Varjac.
Gentle

Le panorama du livre la culture et notre première nature

Evénements de juin 2006

jeudi 1er juin 2006 par Gilbert Lugara
Festival du livre de Nice du 9 au 11 juin sur la promenade des anglais et les jardins Albert 1er de 10h à 19h  >>>

Mémoires Millénaires

jeudi 1er juin 2006 par Béa
Un concept original pour un guide des sites préhistoriques de la région PACA : le coup de coeur de la librairie.  >>>

Narcisse noir

jeudi 1er juin 2006 par Béa
Un roman troublant et dépaysant sur le choc des cultures et sur la découverte de soi...  >>>
logo ARTICLE 264
Les assassins du président
logo ARTICLE 265
Comme une tombe
logo ARTICLE 259
Le pays des marées
logo ARTICLE 257
Le temps où nous chantions

Aussi :

 

Légendes de la table ronde, Tome 2 : le cerf blanc

jeudi 1er juin 2006 par Béa
Une BD qui nous plonge avec bonheur au coeur des légendes celtes...  >>>

Aussi :

Tout savoir sur le football

jeudi 1er juin 2006 par Béa
En cette période de coupe du Monde, il est temps de réviser ses classiques.  >>>

Aussi :

Meilleures ventes de mai 2006

jeudi 1er juin 2006 par Béa

Dans la catégorie ’fiction’ :

1 Dans les bois éternels de Fred Vargas
2 La touche étoile de Benoît Groult
3 Les arcanes du chaos de Maxime Chattam
4 La défense Lincoln de Michael Connelly
5 People or not people de Laurent Weisberger

Dans la catégorie ’essai’ :

1 La Tragédie du président. Scènes de la vie politique 186-2006 de Franz-Olivier Giesbert
2 Voyage au pays du coton. Petit précis de mondialisation d’Eric Orsenna
3 Apprendre à vivre. traité de philosophie à l’usage des jeunes générations de Luc ferry
4 Les mosquées de Roissy de Philippe de Villiers
5 Le dessous des cartes de Jean-Christophe Victor et Virginie Raisson et Franck Tétart

Quatre dernières semaines

Tous les services du Panorama

samedi 17 septembre 2005 par François Boddaert
Services aux entreprises, aux bibliothèques, aux collectivités, aux enseignants, aux auteurs, aux éditeurs... Francois BODDAERT vous invite à découvrir les "plus" du Panorama du Livre.  >>>

Aussi :

Lire la suite

Émile Nelligan

9 Juin 2006 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

Bonjour à vous et bienvenue sur e blog anthologie de gentle. Le blog poétique qui vous présentera les auteurs connus, le blog qui merttra en avant les auteurs les moins connus mais qui ont autant de talent que ceux dont ont parlent le plus souvent. Il existe de nombreux site sur le web qui traite de poésie et de littéraure partant de ce principe je n'ai que l'embarras du choix pour créé des articles et mettre en évidence leur poèmes, leurs écrits aussi bien leur biographie afin d'en savoir un peu plus sur leur vie et leur parcours.
Aujourd'hui j'irais traîné mes guêtres du côté du canada avec un jeune auteur qui s'apelle Emile Nelligan 1879-1941, toujours vivant dans le coeur des passionnés, souvenir vivace qui reste gravé dans la mémoire de tout pays. Vous avez un résumé de ce qu'il a fait durant une période determiné qui se situe entre 16 et dix neuf ans, autant de talent pour finir interné c'est triste tout de même.
Armado

L'oeuvre d'Émile Nelligan compte quelque 170 poèmes, sonnets, rondeaux, chansons et poèmes en prose. Ce qui est étonnant, c'est qu'il a écrit tout cela entre les âges de seize et dix-neuf ans. Il avait publié seulement vingt-trois poèmes avant son internement, mais, en 1904, grâce à la diligence de son ami Louis Dantin et à l'aide de sa mère, 107 poèmes ont été publiés dans Émile Nelligan et son oeuvre, avec une préface de Dantin. Trois autres éditions ont été publiées en 1925, 1932 et 1945. En 1952, Luc Lacourcière a publié une édition complète des poèmes de Nelligan intitulée Poésies complètes : 1869-1899, contenant les 107 poèmes rassemblés par Dantin et d'autres poèmes, écrits par Nelligan avant son hospitalisation, qui avaient été envoyés à des amis ou retrouvés parmi ses papiers. Cette édition a été réimprimée plusieurs fois, la dernière en 1989.

Bannière : Archives de poésie canadienne


Émile Nelligan (1879-1941)

Un choix de ses poèmes

Photo d'Émile Nelligan
Ma pensée est couleur de lumières lointaines,
Du fond de quelque crypte aux vagues profondeurs.
Elle a l'éclat parfois des subtiles verdeurs
D'un golfe où le soleil abaisse ses antennes.

En un jardin sonore, au soupir de fontaines,
Elle a vécu dans les soirs doux, dans les odeurs;
Ma pensée est couleur de lumières lointaines,
Du fond de quelque crypte aux vagues profondeurs.

Elle court à jamais les blanches prétentaines,
Au pays angélique où montent ses ardeurs,
Et, loin de la matière et des brutes laideurs,
Elle rêve l'essor aux célestes Athènes.


Ma pensée est couleur de lunes d'or lointaines.
Lire la suite

Jean Marc

7 Juin 2006 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

Juste un petit aperçu de ce que vous trouverez en lisant cet auteur. Je suis tombé sous le charme d'une écriture sublimé par la passion du verbe. D'ailleurs à ce propos Victor Varjac en parle beaucoup mieux que moi, alors je lui laisse la place pour qu'il vous donne l'envie d'aller plus loin et de découvrir le personnage, d'aller le débusquer dans sa tanière avec son loup
Armando


 
Dans ce recueil, la poésie se fait chair, se fait femme, se fait éternelle. Elle peuple chaque vers d’une présence si réelle que le sang frappe à l’artère des mots. L’amour de Jean Marc La Frenière brise le sablier infernal et soulève le temps au-dessus de sa roue. Tout se fige à l’ombre encore frémissante. Céline éblouit le paysage et semble réinventer chaque geste du quotidien. Elle est le présent mais aussi le futur. L’un et l’autre tournent dans l’arène du passé, couvrant chaque image d’ecchymoses. La caresse semble si proche du corps du poète que le lecteur peut réellement sentir le frôlement d’une main, le déplacement d’un corps, respiration au pays du souvenir.
Victor Varjac
 Jean-Marc La Frenière : L’autre Versant
Jean-Marc La Frenière : L’autre Versant



" Quand je ferme les yeux
c’est encore toi qui rêves derrière mes paupières.
Je n’irai plus pour toi dévaliser la mer
ni faire le marché dans les plis du soleil.
Je n’irai plus pour toi fleurir le nid du cœur
ni ramasser des oeufs qui gisent en débris.
Je reste seul debout sous le mépris du temps
avec ta mort stupide qui enfle dans mon coeur.
Couvert d’ombre et de larmes
je n’y suis pour personne.
Je ne frappe plus aux portes
pour réveiller les hommes.
Mes mains ne servent plus
qu’à chercher ta présence.
Mes mots ne servent plus qu’à dire ton silence.
Tout ce qui manque au monde
y manque plus encore.
Je me perds de vue
comme un vêtement sans corps."
Lire la suite

Anthologie francophone

11 Mai 2006 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

Un autre référence d'où passionpoesie puise son inspiration poétique depuis le début de son blog, je vous livre sans détours mes goûts, mes références, mes passions. Un lieu d'échange et de convivialité venez voir débattons sans crainte. La toile appartient à tous, celui qui se donne la peine de chercher trouve. Je reconnais avoir tout le temps nécessaire pour effectuer ces recherches, la journée quand je suis au travail ou même la nuit quand le sommeille me fuie. Je flâne, je muse, j'erre au travers du net de l'actualité au fait insolite du sport à la littérature j'essai de dénicher l'info, la perle inconnue ou peu connue, de sortir de l'ornière les hommes qui peinent à se sortir du lot malgré le talent qu'ils ont. Souvent certains sont reconnus non pas de leur vivant mais souvent après leur mort et là c'est triste je trouve. Nous avons eu nombre d'exemple de poètes qui sont dans ce cas.
Armando




Poésie sur la Toile
   
 
 
 
Poésie sur la Toile : Sommaire
 
 
L'homme ne peut impunément renier le meilleur de lui-même.
Il existe en lui une soif que ni plaisirs ni confort ne parviennent à désaltérer.
La poésie, nous en sommes persuadés, le peut.
Elle est un langage qui va plus loin que le langage.
Elle féconde la solitude.
Elle relie en profondeur l'homme à l'homme et l'âme de l'homme à l'univers.
Elle nous restitue nos richesses intérieures et nous révèle nos dimensions cosmiques.
 
 

L'idée de faire un site ayant pour thème la Poésie nous est venue quand nous avons saisi l'importance de ce formidable moyen de communication et de diffusion de l'information et de la connaissance qu'est le Réseau Internet.
L'idée du Site «Poésie sur la Toile» [http://www.anthologie.org] a pris alors naissance au mois de septembre 1999 avec cette idée de faire au mieux pour favoriser le développement de la Poésie francophone au sein du réseau Internet et promouvoir ce grand genre littéraire.

Notre première activité est de réunir, sous la Rubrique intitulée «Anthologie francophone», les poètes les plus célèbres et leurs oeuvres, en se limitant pour cela aux Oeuvres du domaine public et représentatives de la culture poétique de langue francophone du XIIe siècle à l'année 1930.

Notre deuxième activité est de réunir sous la Rubrique intitulée «Amitiés Poétiques» un «Annuaire» de liens pointant sur des sites ayant pour thématique principale la poésie.

Mise à Jour du site le 01/05/2003
Optimisé pour les navigateurs IE 5.0+ & NS 4.7+
© Poésie sur la Toile, 1999 - 2003 - Tous droits réservés -
 
Télécharger Acrobat Reader pour visualiser et imprimer les documents au format PDF
Lire la suite

poésie française

5 Mai 2006 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

Nouveauté sur Anthologie, un autre site de référence où je puise selon mon humeur les poèmes que je mets sur le net, j'espère que se nouveau blog vous intéressera autant que les autres.

 

http://poesie.webnet.fr/

 

Celui ci aussi est bien construit vous y trouverait de quoi nourrir votre soif de curiosité, votre sens de l'histoire sera satisfait. Avec plus de 6000 poèmes vous trouverez sûrement un poème, un poète qui saura capter votre attention et enchanter votre âme. Cliquez sur "vos poèmes" pour accéder au site complet afin de commencer votre recherche. Je vous en dis pas plus je vous laisse le soin de découvrir ou de redécouvrir. Je vous souhaite une bonne balade.

 

Armando

 

Bienvenue sur le site Poésie française créé par Webnet, société de conseil et d'ingénierie e-business. Vous aimez la poésie, nous aussi. C'est pourquoi nous avons sélectionné plus de 6000 poèmes de langue française, du Moyen Âge au début du XXème siècle.
 
Lire la suite

Joachim du Bellay

5 Mai 2006 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

J'ai découvert aussi sur le net un site très complet et très documenté sur la poésie toute époque confondue. Vous y trouverez les auteur français, les classiques du XVI au XX siècles mais aussi les auteurs français contemporains.

Le site est très bien conçu, les oeuvres, les biographies, les liens qu'à lalettre.com met à votre disposition pour pouvoir vous repérer et trouver ce que vous  cherchez.

Une mine d'information, un véritable trésor où vous pouvez naviguer sans cesse à la recherche d'un auteur, d'un texte, d'un lien qui vous guidera sur la toile poétique et littéraire de notre univers. Vous qui aimez lire et écrire vous avez là de quoi calmer votre soif de culture. Vous aurez une idée, un aperçu de ce que pouvez trouver sur se site. C'est pour un site de référence, une bible littéraire où je plonge sans crainte, sans risque de me fourvoyer sur un terrain inconnu, de lien en lien vous vous échappez de votre monde, vous comtemplez de votre fauteuil les plus grands auteurs que la terre aie porté en son sein. Je vous invite donc au grand voyage.
Armando
Joachim du Bellay (1522-1560)

"Du Bellay est le maître des images nocturnes dans la légèreté du ciel d'Anjou. Il paraît soudain écrasé par le monde, sa froideur et ses ruines; il nous dit comme Musset, ses illusions déçues et comme, Musset, toujours, il se réveille le fouet à la main. Du Bellay est noble : il passe le front penché et le visage baigné de larmes à l'ombre des forêts centenaires et, tout à coup il jette autour de lui des regards irrités. De tous les poètes du XVIème siècle, il est celui qui se tient le plus prêt du mystère et s'en va d'une allure souple et dédaigneuse, vers le lointain rivage où les mortels ordinaires ne pourront jamais aborder."

Kléber Haedens
Une Histoire de la Littérature française
Grasset 1970

 

dubellay3.jpg (4179 octets)

Joachim du Bellay est né au château de La Turmelière, en Anjou, en 1522. Il est originaire d'une famille de cardinaux, de diplomates et de gouverneurs. Orphelin de père et de mère avant qu'il n'ait 10 ans, il est confié à la tutelle de René, son frère aîné. Ce dernier le néglige. Si l'on en croit les propres affirmations de Joachim du Bellay, il a une enfance triste, solitaire à la Turmelière dans le manoir paternel. Il devient un adolescent fragile qui apprend à se recueillir dans la solitude des forêts et à rêver sur les bords de la Loire.

Comme l'évoque Kléber Haedens dans Une Histoire de la Littérature française, il est un jour d'été déterminant dans la vie de du Bellay, celui où, dans une auberge, sur les bords de la Loire, il rencontre Pierre de Ronsard. Celui-ci est fin, élégant, et parle avec aisance. Les deux jeunes hommes ont une vingtaine d'années. Ils ont des parents et amis communs. Après avoir rêvé l'un et l'autre à une carrière militaire, ils ont du renoncer tous deux pour cause de surdité précoce. Pierre de Ronsard écrit des vers et veut devenir un grand poète. Il explique à du Bellay, qu'il rentre à Paris, au collège de Coqueret, où il étudie les auteurs anciens. Joachim avoue qu'il compose des poèmes, lui aussi. Ronsard convainc du Bellay de venir avec lui. Au collège de Coqueret, ils auront Jean Dorat, un brillant helléniste comme professeur. Ronsard et du Bellay forment alors un groupe d'amis, qui prendra en 1549 le nom de Brigade avant d'adopter en 1553 celui de la Pléiade. Ce groupe souhaite définir de nouvelles règles poétiques. Ils décident de publier un manifeste que du Bellay sera chargé d'écrire : La Défense et Illustration de la langue française. Ce livre, animé d'un souffle énergique mais un peu hautain, se veut l'acte de fondation de la poésie française. Aventure courageuse, qu'il mèneront avec intelligence, talent, et aussi ironie.

Puis du Bellay publie un recueil d'une cinquantaine de sonnets, l'Olive. Ces sonnets "à la manière" de Petrarque, connaissent un grand succès.

Malgré des problèmes de santé, du Bellay accompagne son oncle le cardinal Jean du Bellay à Rome pour une mission diplomatique. Cet exil de quatre ans commencera dans l'enthousiasme. Mais Rome qu'il avait tant magnifié dans ses rêves, le décevra. De retour à Paris, en 1558, il publie Les Regrets, un recueil de 191 sonnets (dont le célèbre : "Heureux qui comme Ulysse"), en alexandrins. Sa santé se détériore. Sourd et malade, il meurt le 1er janvier 1560 à 37 ans.

Lire la suite

Une histoire de bleu

4 Mai 2006 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

Une histoire de bleu

"On pourrait imaginer que quelqu'un écrivît une histoire du bleu"

Rainer Maria Rilke

Paru en 1992 au Mercure de France, ce recueil de proses lyriques consacrées à la couleur bleue a été régulièrement réédité. Il est reparu courant 2005, préfacé par Antoine Emaz,  dans la collection de poche Poésie/Gallimard. Il a par ailleurs fait l'objet de de plusieurs traductions intégrales ou partielles

"Le bleu ne fait pas de bruit"

"Le bleu ne fait pas de bruit. C'est une couleur timide, sans arrière-pensée, présage ni projet, qui ne se jette pas brusquement sur le regard comme le jaune ou le rouge, mais qui l'attire à soi, l'apprivoise peu à peu, le laisse venir sans le presser, de sorte qu'en elle il s'enfonce et se noie sans se rendre compte de rien." (...)
Ce qu'il y a d'intéressant c'est que ce livre a été traduit en Japonais et en Américain ce qui laisse à penser que ce recueil de poésie a marqué les esprits et c'est inscrits dans le temps et l'espace comme une oeuvre incontournable qu'il ne faut pas manqué à lire.
Gentle
BELLE AME

Extrait de La Matinée à l'anglaise 

de Jean-Michel Maulpoix , éd. Seghers, 1982.


Ame.

Le plus fragile et désiré de tous les mots. Le plus muet de la langue. J'ai creusé dans ma voix de minuscules pierres blanches.

Il s'est tu doucement, tachant la nuit de son incandescence. Je bavarde sa nostalgie.

Vide de sens, voici un mot que maintenant l'on peut écrire. Et je ne souhaite écrire que des mots pareils à celui-là: mots-fossiles, on ne doit surtout pas les comprendre. Bout à bout, ils feraient de précieux colliers. Isolément, ils sont les alliances de l'aléatoire et scellent un amour sans objet, un amour sur parole.

Ame, anima, souffle vital.

Anemos, le vent. Anémone, fleur qui s'ouvre au vent. Animal, être animé. Inanis, vain, dénué de souffle vital. Ame, mon haleine.

Nudité et nullité de la parole: il faut y atteindre.

 Un minuscule mot important. Juste de quoi ouvrir la bouche et la refermer, ayant vite expiré un peu de ce silence qui fait une tache invisible sur les lèvres.

 Ame: le commencement d'amour.

Les âmes mortes. La bonne âme. L'âme damnée. L'âme sœur. Comme une âme en peine. En mon âme et conscience. A fendre l'âme... L'âme est fastidieuse et périssable.

 Un bonnet d'âme.

 Ce mot me creuse la tête; c'est aussi le nom de l'inas souvissement. Ame: ce que l'écriture invente.

 Mot-lisière, mot-orée, mot du commencement de nulle part. Mot d'amandier; neige du printemps et du grand âge. Ce mot-œuf n'éclora pas.

 Il importe à toute ma vie d'ignorer si l'âme est mortelle ou immortelle. Le poème: bonheur de l'ignorance.

 Ame: l'horizon quand il neige.

 Ame: un petit hérisson, un oursin (bulle de savon, bille, œil de verre, hérissés par le désir).

 


© Jean-Michel Maulpoix



Lire la suite
<< < 100 110 111 112 113 114 > >>