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Articles récents

Amour et amitié

5 Janvier 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

 

L’ombre qui chavire, la lumière qui s’installe

Plus rien n’a d’importance

De loin en loin l’écho de ta voix disparaît

Tu quittes enfin mon univers

 

Il faut tourner la page

Prendre un autre chemin

Changer de plume pour écrire une autre page

Oublier et ne rien faire d’autre qu’oublier

 

L’espoir c’est le temps qui vient

Le regret c’est le temps passé

Les remords c’est le temps oublié

Mais quoiqu’il arrive le monde continuera à tourner

 

On ne force pas le destin ; c’est lui qui s’impose à nous !

On ne force pas la chance ; elle est capricieuse !

Il faut laisser le temps faire son œuvre et vivre sans jamais désespérer. Au-delà du rivage il y a toujours une berge accueillante, une rive doré où le rêve devient réalité et où les désirs se matérialisent

Mais…Car il y a un mais et de taille si je puis dire c’est que tout dépend de nous et des choix que l’on fait, il suffit de rester à sa place et de saisir ce qui est à notre porté : L’humilité c’est la voix de la sagesse, c’est l’écho de la sérénité, c’est le marchepied vers la plénitude de notre être.

Aimer c’est être aimé, donner c’est recevoir. Nous ne devrions jamais oublier des mots aussi simples mais hélas ils ne sont que trop souvent bafoués….

 

Gentle13

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Les bonheurs inaperçus ou le voile des chemins

29 Décembre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Ce n'est pas une nouveauté, bien au contraire, mais je pense malgré tout qu'il est nécessaire que je vous présente l'auteur et son livre. On reste dans le domaine de la poésie et de la rêverie, domaine qui me tient à cœur depuis très longtemps déjà et qui n'est pas prêt de me quitter. Malheureusement je n'ai pas trouvé grands choses à vous raconter à son sujet
Gentle13

Les Chemins de Plume nous proposent, pour honorer la halte des vacances, un nouveau recueil de Claude Artès dont la couverture est signée Pascal Olivier Reynaud.

Claude Artes : Les Bonheurs inaperçus

 

Claude Artes : Les Bonheurs inaperçus

Vous qui allez remonter le temps par les chemins d’un repos bien mérité, n’oubliez surtout pas de vous munir de ce petit recueil d’un poète authentique. Son nouveau format qui pourrait rappeler celui d’Actes Sud, invite au voyage et à la rêverie. Quelques mots suffisent à planter le décor et Claude Artès connaît, depuis sa tendre enfance, le royaume des sentiments.

L’évasion passe aussi par la marche éternelle et somptueuse des paysages. La nature se pare, selon les saisons, de brumes ou de lumière, de masques sévères ou de fragiles sourires.

La terre murmure à l’aube d’un baiser et dans le silence, on peut entendre la douceur d’un rêve qui passe.

Le poète partage avec le lecteur son enthousiasme et soulève ici et là un monde inconnu où l’image se balance au dessus de la vie.

N’oubliez pas ce recueil, il sera le confident et la mémoire de vos heures forgées sur l’enclume farouche des rires de l’été.

"Simplement aimer ton sourire
Qui se reflète dans l’eau
Ecouter le vent aiguiser
Son cœur à la pierre de l’amour
Et redécouvrir ces parcelles
De bonheur simple
Collectionner tes rires

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Jean Marc La Frénière

25 Décembre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

J'ai découvert cet auteur il y a quelque temps et j'avoue avoir été enchanté par ce que j'ai découvert, j'ai d'ailleurs sur anthologie un lien qui vous conduire sur le site même de cet écrivain. Je vous laisse découvrir cet homme par le biais de son blog et lire tout ce qu'il l' a écrit. Bonne lecture
Gentle13



Les Editions Chemins de Plume nous offrent un petit bijou en faisant paraître le dernier ouvrage de Jean-Marc La Frénière Parce que.
Jean-Marc La Frénière : Parce que
Jean-Marc La Frénière : Parce que
Editions Chemins de Plume, EAN:9782849540541, 12 €
Ces textes poétiques interpellent l’arête friable de la curiosité ; c’est sans doute la raison pour laquelle le peuplier regarde par-dessus mon épaule ce livre étonnant qui parle de lui avec des mots simples comme la transparence de l’aube qui s’étire.

Il penche son visage et comme je poursuis ma lecture, il ose une feuille d’or ourlée de verdure. Elle se pose si doucement, si délicatement qu’aucun mot de la page ne remarque ce papillon végétal. Son souffle est si pur et son rêve si léger qu’il pousse notre conscience au-delà de cette ligne qui ferme le regard et dévore les formes qui osent la toucher...

Le poète bouscule notre regard sans cesse distrait par un obstacle appartenant au monde matériel. Il nous oblige à dépasser la vue étroite et minuscule du quotidien. Jean-Marc vit avec un loup, au milieu des vaches qui volent et de pierres qui pondent !... Alors, vous allez me dire que vous n’avez rien de commun avec cet énergumène ! Je vous réponds : bien au contraire. Ecoutez cet artiste qui "ramasse les virgules dans les armoires... et mange les pépins pour renaître pommier... " il vous mènera au pied de vous-même, car ses mots sont des épices aux vertus magiques. Le vent soulève la poussière, mais il n’oublie jamais d’emporter nos pas sur la colline silencieuse de la mémoire.

Cet ouvrage n’est pas seulement à lire, mais bien à vivre. Le lecteur se métamorphose en curieux qui hèle ou salue les images qui passent. Ces mots sont comme des baisers qui cherchent des lèvres pour s’enflammer, des yeux pour s’envoler, des visages pour s’enfouir dans la blancheur des rêves encore à naître.

C’est alors que tout bascule, tout change, le quotidien revêt ses habits d’apparat et l’homme invente la rencontre avec l’autre ; celui qui se cache dans le lit des mots, dans le regard de l’ombre assise contre le mur, dans la tendresse des fleurs légères et fragiles, dans cette encre qui s’accroche à la page et fige les secondes...

Jean-Marc La Frénière, en un style admirable, avec des mots discrets, des mots de tous les jours, nous saisit par le cœur et nous entraîne dans une écriture où le jour et la nuit ont un visage d’ange... Lecteur, ne résiste pas à cette invitation, elle bousculera tes frontières, déplacera tes murs et en échange t’offrira le royaume admirable qui exauce tous les vœux.

"J’ai trois épouvantails dans mon jardin, dont l’un à bicyclette. Je le soupçonne de pédaler jusqu’au village durant la nuit. Il a toujours des brins de paille en sueur et le chapeau de travers. En fait, ils aiment les oiseaux et ouvrent même la porte aux ratons laveurs. Sur le rang, mon jardin est le plus pauvre en légumes mais le plus riche en mots.

Plus loin, j’ai un étang plein de grenouilles, de nénuphars, de carpes japonaises et de cheveux de fée. Quelques canards et un héron s’y posent quelques fois. Il sert aussi de patinoire aux libellules du coin. Au premier flot du matin, la rosée me réveille et me sert le café sur le comptoir des yeux.

Le murmure des gnomes sous la galerie me sert de radio quand je me sens trop seul.

Entre le vent et le flanc des montagnes, il n’y a pas de murs mais des passages, des accalmies, des souffles. Les regards portent trop loin pour s’encombrer de choses. Il n’y a que mon loup qui collectionne les objets, les vieilles bottes à vache, les balles trop mordues, les os trop secs, les peines de croc, les cœurs cassés, la babiche des raquettes qu’il finit par manger. Elle lui sert probablement de brosse à dents. Sur tant d’espace nettoyé, je me repose dans mon songe. On y lave ses yeux, on danse sur des rivières infranchissables. J’habite la lumière où mes mots font un bruit de chevaux emballés.

De l’herbe pousse dans mes oreilles, de la luzerne dans mon nez. J’ai sur la tête un chapeau d’absolu percé par la misère, le bonheur et le temps.

Je compte les secondes en fragments d’infini. J’ai des lucioles dans les yeux, l’odeur des chevreuils sur le cuir des mots, de l’eau d’érable dans les veines. Je goûte la framboise au milieu du mois d’août, les cerises noires amères que picossent les pies, le cœur de pomme et le cormier quand arrive l’automne. Je suis une roche qui a pris la parole, un arbre qui se tait dans le chant des oiseaux, une rivière qui déborde sous la crue des saisons, une épine, une ronce en quête de tendresse."

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Henri Michaux ou l’intérieur du miroir

14 Décembre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Vous ai-je déjà parlé de cet homme là : Henri MICHAUX, me semble t-il que oui. J'ai fini il y a peu de temps "la vie dans les plis" un petit recueil de texte que j'ai trouvé particulièrement intéressant, de ce fait je reviens vers vous avec "l'intérieur du miroir" du même auteur et je pense que là encore le voyage paraît des plus captivant. Donc, laissez moi vous prendre par la main et vous faire traverser le miroir et suivre l'auteur là où il nous guide. Un monde poétique : un monde sans guère, sans violence, un monde bailsé de douceur et de tendresse où les armes non  plus raison d'être où seul les mots et les phrases dites où écrites ont de l'importance.
Gentle13


 
Comment peut-on concevoir un nouveau livre sur Henri Michaux après la biographie de Jean Pierre Martin ?
Robert Bréchon : Henri Michaux
Robert Bréchon : Henri Michaux
Edition Aden, Collection le cercle des poètes disparus 25 €
Robert Bréchon n’a pas écrit à proprement parler un autre livre, mais il a relevé le défi que lui lança, il y a environ un demi-siècle, Henri Michaux, lui même : montrer son oeuvre sans parler de sa vie ! De toute manière, ’je ne savais rien de lui’... Je devais tout tirer de ses textes... ’, alors, pour réaliser ce véritable exploit, Robert Bréchon ne possédait que trois repères sous la forme de trois dates : 1/ 1945 : la découverte de l’oeuvre. 2/ 1956 : la rencontre de l’artiste. 3/ 1959 : la publication du livre.

L’aventure commença vers la fin de la seconde guerre mondiale avec l’achat de « Panorama de la jeune poésie française » de René Bartelé, publié à Marseille en 1943. Un poème toucha tout particulièrement Robert Bréchon qui avoua, que 60 ans plus tard, ce poème « emportez-moi » le touche toujours autant.

Puis, ce fut la découverte en 1946, dans la collection « Poète d’aujourd’hui » chez Seghers, de Michaux. Il y eut, plus tard, Raymond Bellour qui donna un « Henri Michaux ou une mesure de l’être » paru chez Gallimard, mais aussi, les introductions des oeuvres complètes en trois volumes à la bibliothèque de la pléiade, toujours chez Gallimard.

Tout semblait dit... Il n’y avait plus, peut-être, qu’à souligner ou suivre la route déjà balisée... Mais relever un défi, est avant tout faire acte de création. Pour atteindre son but. Robert Bréchon eut recours à l’écriture. Une écriture qui, ne cherche pas l’effet, une écriture, qui connaît le chemin de l’âme toute simple, toute pure. Avec cet ouvrage, Robert Bréchon réalise une synthèse entre l’homme et son œuvre, tout en respectant l’un et l’autre, ce qui représente un véritable tour de force.

Seul Michaux, artiste peintre, demeure quelques pas en arrière, laissant à l’écrivain le rôle principal, car l’oeuvre picturale connaît une audience universelle encore à venir pour la prose et la poésie.

Michaux est-il un poète à part entière, un poète véritable ? N’est-il pas plutôt un pionnier du monde visible, mais également et surtout du monde invisible ? Mais, me direz-vous, devenir comme dans le Nouveau Monde, l’aventurier des grandes plaines, n’est-ce pas justement incarner « le poète » dans ce qu’il a de plus authentique et de plus sacré ?

Michaux a suivi la piste des hallucinogènes pour atteindre et pénétrer dans des univers fantastiques. De ces expériences mystérieuses, le poète nous a laissé une écriture qui sent la foudre et où les éclairs de la vie claquent à l’intérieur de chaque mot, comme autant de paroles inconnues qui nous traversent, nous bousculent, transfigurant le pas minuscule de notre quotidien. N’est-ce pas ainsi que l’artiste se métamorphose en mythe ?

Hors de tous les courants, de toutes les modes éphémères, Michaux, a refusé tous les honneurs, les décorations, car il considérait que ’l’écriture ne suit pas, elle précède’. Il ne faisait que poursuivre une direction qui depuis sa naissance, ’lui fait choisir sa voie singulière’. Le poète se défiait de tout ce qui pouvait limiter, clore, enfermer, sa marche dans le doux ronron hypnotique de la ’ routine’.

Michaux savait maintenir « cet état d’éveil » qui s’exprimait par une présence active. ’Nous dormons notre vie, nous passons à côté d’elle, nous sommes des somnambules, l’ambition du poète c’est de parvenir à ce niveau supérieur d’éveil qui est à l’éveil ordinaire ce que celui-ci est au sommeil’

’j’écris pour me parcourir...’. L’écriture semble bien à la recherche du poète. De cette chasse naît, derrière chaque mot vaincu, un nouveau personnage ! Aussi le poète incarne-t-il ce ’fameux point d’interrogation en marche’. ’À la mesure, au limité, on aboutit plus, quoi qu’on fasse alors, on est dans les ondes sans fin du démesuré. D’une façon, c’est un peu un retour...’

’L’homme est un enfant qui a mis une vie à se restreindre, à se limiter, à se voir limiter, à s’accepter limité. Adulte, il y est parvenu, presque parvenu. L’infini, à tout homme, quoi qu’il veuille ou fasse, l’Infini ça lui dit quelque chose, quelque chose de fondamental. Ça lui rappelle quelque chose. Il en vient.’, nous confie le poète dans le dernier volume de la saga mescalienne, « les Grandes Epreuves de l’Esprit ».

Robert Bréchon nous montre dans ce livre indispensable à une approche plus profonde peut-être de « cet artiste univers » entre prose et poésie, tout ce qui exclut l’enfermement, cette limitation plus ou moins consciente de soi-même. Michaux n’a cessé, par le biais de ses phrases mouvantes, tendues comme une coulée de lave, d’exprimer les malaises de ce Mystère qui nous entoure.

Cette quête multiple, jamais achevée, prouverait la présence d’un mouvement que l’homme doit saisir pour atteindre le seuil où se tient « le vivant ». Tout est en devenir, tout est donc à découvrir, au-delà de ce temps aussi insaisissable que ce monde à trois dimensions.

Le livre de Robert Bréchon s’achève par « quelques renseignements sur quatre vingt années d’existence, sorte de guide qui permet au lecteur de comprendre le cheminement de « cet artiste cosmique » que nous sommes encore loin de cerner.

Il faudra, sans doute, plusieurs générations, avant que nous appréhendions l’oeuvre dans son ensemble. L’ouvrage de Robert Bréchon ouvre une brèche, admirable et terrible, offrant à notre regard stupéfait l’étendue de notre éternité, non aux confins des galaxies, mais bien à notre porte, dans la fuite innocente du contenu de notre sablier.

"... Il y a une solidarité des créatures
Contre les abus de pouvoir du créateur
Si j’étais Dieu, j’aurais pitié du cœur des hommes,
Et des bêtes"

(mesure de l’homme -Henri Michaux)

"Le problème de la nuit reste entier. Comment la traverser, chaque fois la traverser tout entière ?
Que mes secondes sont lourdes ! Jamais je ne les aurais crues si lourdes. Instants éléphantiasiques.
Loin de tout, rien en vue et pourtant comme des bruits à travers un filtre.
J’entends des paroles ininterrompues, comme si sans cesse, on répétait : Labrador, Labrador, Labrador, Labrador,
Labrador, Labrador. Une poche me brasse. Pas de fond. Pas de porte, et moi comme un long boa égaré... Oh espace, espace abstrait (...) (...)
Fatigué de monter, vais-je descendre ? Mais je ne suis plus fatigué. Je ne sais plus rien de ce qui est de la fatigue. Je ne la connais plus.
Je suis grand. Je suis tout ce qu’il y a de plus grand. Le seul peut être tout à fait grand. Où sont les êtres ?..."

... ...

"Grand, j’aimerais aller vers plus grand encore, vers l’absolument grand. Je m’offre s’il existe. J’offre mon néant suspendu, ma soif jamais encore étanchée, ma soif jamais encore satisfaite. Tout convient : le lieu est vaste. Plus vaste. Plus de fermeture. Pas de témoins. Fais signe si tu existes, viens, me prenant comme insecte dans une couverture. Viens tout de suite. Ceux d’en bas tirent sur moi, cerf-volant dans le vent, cerf-volant qui ne peut résister, qui ne peut couper sa corde..."

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L'Amour

12 Décembre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

C'est l’histoire réécrite, c’est le souvenir d’un homme dont la mémoire tant doucement à s’effacer. La souffrance d’un passé tumultueux est chez lui résiduelle, elle stagne dans sa conscience comme une écharde, comme une blessure inguérissable. Il sait que cela est dangereux et qu’il peut il laisser sa vie mais vivre dans la souffrance est-ce vivre 

Ah l’amour !!!

Quelle mystérieuse alchimie, a-t-il enfin trouvé le remède qui lui fera oublier ses échecs passés sera-t-il enfin guéri de ces blessures ?

Apparemment il est en bonne voie, une porte se ferme une autre s’ouvre sur un avenir plus radieux.

Là voilà qui s’avance drapée de blanc.

Une étole sur les épaules

Un collier orne son cou

La pare de mille éclats.

 

Dans un ciel limpide

Une étoile parmi les étoiles

Elle scintille sans pareille

Au firmament de l’amour

 
Elle vient à ta rencontre

Belle en t'en couper le souffle

L'espoir renaît

En ce jour de printemps

Toi qui n'y crois plus te voilà subjugué par cette femme que tu n'attendais plus et qui  vient te tirer de ta solitude.
Voilà cupidon, le petit ange de l'amour, vient frapper à ta porte : Que compte tu faire ?

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olympia Alberti

11 Décembre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Bonjour, aujourd'hui je vous présente une nouvelle d'un auteur, que j'avoue ne pas connaître mais qui là encore mérite d'être connu. Donc je le soumet à votre sagacité et à votre amour du livre. Là encore voyage et rêve au rendez-vous dépaysement assuré pour les sédentaires que la vie, le boulot ect.. contraint à rester là où ils résident. Laissez vous aller au gré des pages, laissez vous imprégniez par les mots et les images.
Bonne lecture
Gentle13

1bis, rue Abou-Nawas ou le soleil des souvenirs
lundi 10 décembre 2007.
 
Les Editions Elyzad nous proposent le dernier livre d’Olympia Alberti 1bis, rue Abou-Nawas, « une véritable merveille ».
Olympia Alberti : 1 bis, rue Abou-Nawas
Olympia Alberti : 1 bis, rue Abou-Nawas
Editions Elyzad, EAN : 9789973580078, 13,90 €
Cet ouvrage nous transporte de l’autre côté de la mer, où les souvenirs, devenus impalpables, se mêlent à la lumière et dont la présence est devenue tellement physique que le lecteur pourrait presque les toucher.

D’où provient ce miracle ? Inutile de chercher bien loin ce qui crève les yeux. En effet, depuis qu’elle tient une plume, Olympia sait dompter les mots, les soumettre à sa volonté d’images, de rythmes et à sa profonde humanité.

Elle a le goût de l’écriture sonore qui évoque et bouleverse, qui vous saisit à bras le coeur. Elle noircit une page comme elle frotterait une lampe magique. Aussitôt « le bon génie » paraît et exauce les vœux de l’auteure qui, comme le vent, cherche à coiffer l’impossible de son bonnet de joie.

Ce livre est un journal d’âme. Il évoque des situations, des lieux avec une telle intensité que l’on sent les odeurs monter de la terre, les arbres danser sous la caresse du jour, mais aussi la poussière du chemin, la respiration de la mer et toute la simplicité de cette vie dont l’écho pénètre le lecteur d’une douce violence, comme les couleurs suaves et chaudes qu’entretiennent les comètes.

Le rêve est là, éveillé, comme sorti de son berceau, il marche, parle, s’agite, il cherche à capturer notre regard, sa présence devient familière comme le sable errant dans la rue Abou-Nawas, comme le jour dessine et rature les formes et les lignes, attachés à la course du soleil. Alors, quand on a vécu sous le feuillage des légendes, au milieu d’un éblouissement qui, sans cesse, entrebaille la porte du quotidien, il est presque impossible de vivre ailleurs, où les maisons se ferment, les rues se métamorphosent en moteurs bruyants aux chaussures de gomme et où les voisins se griment à l’abri de leurs volets mi-clos, cherchant à brouiller les heures en agitant le mirage d’un emploi du temps imaginaire.

L’éternité semble dormir là-bas, où « la grande bleue » incarne la liberté d’être et la joie de vivre avec le pain si chaud, si tendre, si vivant, si drôle. Ici, ce pain n’a plus de goût, il est devenu fade, triste, presque résigné sous sa croûte brune.

Alors, on rouvre la fenêtre, celle qui donne sur l’écriture, sur le voyage, celle qui possède la profondeur de l’infini où l’on puise l’eau pure et fraîche dans la paume d’un monde que l’on ne peut oublier. Il est devenu cette cicatrice qui semble coudre le cœur en son milieu, comme une frontière, et qu’un chagrin trop lourd ne manquerait pas de déchirer.

Peut-on réapprendre à vivre, comme on apprend à marcher ? Ici, le paysage est si différent. Ici, on dirait un décor qui chercherait des comédiens pour l’animer... Ici, on ne devient qu’une existence...

Il ne reste plus, pour se sauver du naufrage, que la création... Qu’elle entre, submerge, emporte tout sur son passage laissant la vie, plus vraie que la parole, surgir de la grisaille avec cette sincérité qui transporte les âmes au-delà de cette petitesse qui écrase les jours entre les doigts poisseux du quotidien.

Ce livre est une beauté qui se visite comme une révélation sous l’œil bienveillant de la lumière.

"J’écris pour les mains calleuses
Qui jamais ne toucheront mes livres
Pour les analphabètes
Et ceux qui ne croiseront jamais
Qu’au large de mes mots
J’écris pour ceux qui ont soif
Qui ont faim du seul pain
Qui leur manque
L’Amour
J’écris parce qu’ils ne le savent pas
Et qu’ils se trompent pour de l’argent,
J’écris pour essuyer le crachat
Des racistes à leur visage
J’écris là pour leur rendre
Un jardin -
Celui qu’ils m’ont pris
Sans le savoir"

"j’ai vécu au bord d’une plage de bleu et de sables lents à s’étirer. Les promenades m’y étaient moins solitude que commu- nion, parfois, avec le monde, ouverture au chant subreptice des êtres. Les claque- ments de vagues me firent souvent élargir le cercle de mes pas ; j’allais, plus loin, jusqu’aux jardins intérieurs, où des airs de flûtes cascadent et font leur fraîcheur. Un jour, je dépassai un mur délité bordant un jardin immobile : il semblait veiller à contenir un parfum, une histoire. Revenant des rosées d’une autre musique, je m’arrêtai. Le mur se craquelait, des plaques de sable séché s’en étaient exco- riées. Cette retenue précaire de terre ocre attirait ma paume : je la posai sur l’om- breuse pierre ameublie. Je n’attendais rien, j’étais."

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Jean Orizet :Le voyageur poète

30 Novembre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Une petite nouveauté sur anthologie. Rien que le titre donne envie d'aller voir, au grè des pages découvrir l'auteur et son univer, de savourer chaque mot et s'en delecter comme un breuvage qui appaise les tensions et ouvre la porte de la créativité poétique. "L'attrapeur de rêve" nous convie à un voyage alors suivons le, laissons nous guider et oublions, fut-se, qu'un instant nous tracasseries quotidiennes, brisons de ce fait le cercle de la monotonie et libèrons nous de l'ennuie.
Gentle13




L’attrapeur de rêves ou l’approche magique de l’éternel
lundi 19 novembre 2007.
 
Jean Orizet, Editeur, Poète et grand Voyageur a confié aux Editions Melis, un roman qui nous transporte vers cet ailleurs où tout devient possible : l’attrapeur de rêves.
Jean ORIZET : L’attrapeur de rêves
Jean ORIZET : L’attrapeur de rêves
Edition Melis, EAN : 9782352100072, 16 €
Au delà de nos jours, si souvent ordinaires et monotones, le poète nous propose ce que j’appelle "l’Eternelle Quête", celle qui jette le coeur par dessus l’épaule du regard, à la recherche de" l’autre ", cet autre qui représente, peut-être, la part la plus secrète et la plus précieuse de soi !

Cette aventure permet à Jean Orizet de nous faire partager le festin de ses voyages, de parcourir, en sa compagnie, le monde et de recueillir la parole des hommes qui bougent, aiment, torturent et qui parfois apportent le bonheur en se réconciliant.

Mais cette boule magnifique que nous appelons la terre, qui tourne sans fin dans l’espace, ne possède -t- elle pas, en ses fibres profondes, le berceau de nos rêves et les racines éternelles de notre devenir ?

Au début du roman, nous faisons connaissance avec François, journaliste, écrivain et avant tout poète, dont la jeunesse s’est épanouie au coeur même d’une bibliothèque fabuleuse où il apprit à déchiffrer les premières lettres de l’alphabet de l’âme.

Après chaque reportage, François aime particulièrement retrouver sa maison du Bois- Neuf. Elle est spacieuse et solitaire, adossée à la poitrine d’une nature sauvage. Son omniprésence permet à François de se ressourcer, peut-être même de frôler l’impalpable velours de ses désirs...

Cet artiste aime entrer dans la forêt et répondre à l’invitation de ses sentiers mystérieux que le promeneur ordinaire dédaigne toujours de peur d’égarer ses pas et sans se l’avouer de perdre "cette chose" qui bouge au fond de son être et qu’il n’a jamais su nommer.

François marche suivant l’invisible fil d’Ariane qui lui permet de franchir les" Portes d’Ivoire" sur le seuil desquelles s’enlacent les vibrations des mondes qui nous entourent et nous composent.

Lors d’une longue promenade, notre héros croise un homme dont les yeux sont la vivante réplique des siens. L’inconnu interroge le journaliste : "Excusez moi, Monsieur,savez vous comment se rendre au château des Brèches ?"François répond négativement, car il ignore l’existence même de ce ce château. L’inconnu remercie et s’éloigne. Quelques mètres plus loin, l’un et l’autre se retournent pour fixer cet "entretemps" suspendu au cou du sablier, avant de se fondre, chacun de son côté, dans cette nature qui retiendra le souvenir de cette rencontre à l’origine d’une aventure aussi extraordinaire que naturelle.

L’échange, banal et bref, a laissé dans le coeur de François, une cicatrice, celle du "premier regard". Cette scène devient la nourriture de choix d’un rêve dont l’épaisseur des images est telle, que le voyageur nocturne peut les frôler, les toucher, les respirer en un "ballet désir" qui ne quittera plus ses pensées. Au réveil, François n’aura plus qu’une idée en tête : retrouver l’inconnu qui "possède ses yeux" ! Le duo deviendra trio : Luciane, Arnaud et François. Cette triade chevauchera l’invisible coursier de leurs interrogations en traversant le labyrinthe de l’éphémère et de l’illusion.

Une histoire aux ailes de légende, à la crinière folle de l’épopée qui entraîne le lecteur dans un tourbillon où l’inéluctable bouscule le quotidien et ouvre une large brèche dans la chair de l’inconnu. Un livre de chevet dont la lecture ne s’achève jamais, car nous sommes, à un moment ou à un autre, un des personnages de ce roman qui cherche à rejoindre ses rêves !...

"Quelqu’un s’avançait vers lui. L’homme était grand, avait de l’allure : sa démarche, ses traits semblaient familiers. Ils se trouvèrent face à face et leurs regards se croisèrent. "Nous avons le même couleur d’yeux" se dit François. "Excusez-moi Monsieur, savez-vous comment se rendre au château des Brèches ? demanda l’homme. A cet instant, François eut l’impression que l’inconnu avait également noté la similitude des regards.
-  Non, je ne connais même pas l’existence de ce château, dit-il.
-  Merci, dit l’homme avant de s’éloigner. François reprit sa marche. Après quelques mètres il se retourna ; l’autre fit de même et de nouveau leurs regards se croisèrent. Puis chacun alla son chemin. De retour au Bois-Neuf, François se remémora la façon dont le promeneur était vêtu : pantalon et veste de toile couleur feuille morte, portés sur une chemise à petit carreaux de style anglais. Il inspecta sa penderie, trouva un ensemble de forme et de couleur proches, passa le tout et se planta devant une glace : l’inconnu était devant lui."

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prix goncourt

28 Novembre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

 Aujourd'ui, le nouveau prix Goncourt, j'espère que comme moi vous serez tenté de vous le procurer. Daprès ce que j'en ai lu le livre mérite d'être lu. Je n'en dirais pas plus parce que honnête j'en sais pas plus mais aussi pour ménager le suspense
Amicalement
Gentle13



Alabama song
mardi 20 novembre 2007.
 
Un nouveau regard sur un couple mythique des années 20.
Gilles Leroy : Alabama Song
Gilles Leroy : Alabama Song
Editions Mercure de France, EAN : 9782715226456, 15 €

Zelda et Scott Fitzgerald, deux noms synonymes de fêtes débridées, de beauté, d’argent et de littérature mais aussi - tels deux Icares ayant trop voulu se rapprocher du soleil - deux noms synonymes d’abus d’alcool, de scandale et de folie.

On a beaucoup écrit sur l’auteur de gatsby le magnifique et de Tendre est la nuit, sur sa langoureuse nostalgie et son obsession des histoires amours malheureuses où la femme ne dispense pas l’affection mais le dédain et brise les coeurs.

Mais Gilles Leroy a décidé ici de s’intéresser non pas à l’un des emblèmes de la littérature américaine du début du XXème siècle mais à son ’presque double’ féminin, son épouse Zelda.

En ressort un texte profondément intimiste où - par le biais de constants aller-retour dans l’histoire - on prend peu à peu conscience de la vie d’une femme qui voulut être libre à une époque où le rôle des femmes étaient d’être cantonnées à la gestion de la maison et des enfants et dont le grand malheur fut de tomber amoureuse d’un homme qui - loin de la libérer - va, bien au contraire, l’asservir et littéralement la vampiriser.

Un texte prenant et d’une grande sensibilité dont l’on ressort ému.

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La nuit surgit...Surprise (suite et fin )

21 Novembre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

 
Le monde renaitra dans un sursaut de courage et de fierté. L'aube d'une nouvelle humanité se lève et le goût de la victoire à une saveur  bien meilleur que l'amertume de la défaite.
Quand on croit que tout est perdu, l'espoir lui est là tapi au fond de chacun d'entre nous il attend toujours le moment propice pour se révéler à nous de manière inattendu et on ne sait jamais de quoi demain sera fait.
Soudain :

Voilà que surgit au détour d’une rue sombre une ombre maléfique qui de part son aspect repoussant même les animaux errant s’enfuient apeurés mais la forme n’en a cure elle poursuit son chemin sans prête attention à ce qu’il l’entoure. La nuit tombe tout doucement les lumières de la ville s’éteignent une a une pour laisser place à la nuit à l’angoisse et à la peur. Une peur irraisonnée, surnaturelle qui vous glace les os, une peur dont on ne connaît pas l’origine mais qui est tangible, palpable qui envahit chaque rue, chaque quartier de la ville qui s’insinue subrepticement dans les consciences. Rien ne sera plus jamais comme avant, pas de chemin de retour, le monde bascule sans qu’on puisse rien n’y changer et cela ne fait que commencer…

Un beau matin, alors que rien ne laissait prévoir ce qui allait arriver, il arriva sans cria gare et venant de nulle part comme s’il franchissait une porte. Une porte ? Oui ! Mais est-elle là avant ? Aux dire des anciens il n’y a jamais eu ni porte ni ouverture quelconque de côté ci, comment cela se fait-il ! Cela reste un mystère elle est apparue soudainement comme si l’espace se déchirait d’un seul coup donnant sur un espace inconnu et un temps différent du nôtre et puis plus rien tout redevient normal… quoique pas tout à fait. Le mal est là bien en place. Notre monde se modifie, le passé s’efface le présent se dissout et le futur n’existe plus, le mal agit en altérant les consciences humaines de manière irréversible.

Le matin suivant alors que la ville dort encore plongé dans les brumes matinales, un silence étrange se fait ressentir comme un présage néfaste, de quel danger est-il l’annonciateur ? Un silence anormal, un silence qui fait vous glace le sang comme si la ville était emprisonnée dans un bulle, dans un sas étanche où rien ne filtre, un silence privé d’air que l’écho en disparaît, un silence à la figure étrange aux yeux exigus, froid, pénétrant qui sonde votre âme avec un sourire sardonique et qui semble vous dire votre heure est proche. Vous avez alors le sentiment d’être seul au monde, d’être isolés coincés dans cette ville où les issues semblent bouchées par des murs invisibles, le moindre petit interstice colmaté par une pâte elle aussi invisible et pourtant l’air n’est pas raréfié. Ce n’est pas pour calmer votre peur bien au contraire cela l’intensifie, la décuple mais cependant vous êtes impuissant face à « ça ».

Soudain

Comme si quelqu’un appuyait sur un interrupteur le jour devient nuit, la ville est alors plongée dans l’obscurité, un noir sombre, profond presque envoutant…et la danse des ombres pouvait commencer, un ballet fantomatique sur une musique venue dont on ne sait d’où rythmait la cadence avec des instruments imaginaires. Personne ne comprenait ce qui se passait le temps, si on pouvait encore parler de ce concept, semblait arrêter, les aiguilles des montres étaient toutes figées sur la même heure comme si un horloger invisible les avaient toutes stoppée. Pendant ce temps la musique continuait elle augmentait crescendo, stridente et saccadée, comme si une armée de musiciens actionnaient tous les instruments en même temps. La danse des ombres battaient son plein, ça virevoltait dans tous les sens, une danse endiablée. Puis la musique baissant insensiblement de volume jusqu’à s’éteindre totalement les ombres se figèrent une lumière vive vint éclairer la scène macabre et c’est là qu’on vit pour la première fois cette ombre maléfique qui en écartant les bras avait imposé le silence et d’une voix gutturale dis ceci : Le temps des ombres est venu vous ne pouvez y échapper vous êtes  enfermé à l’intérieur du cercle et je suis le cercle à la croix tracée, le cercle de Pandore qui gouverne le monde des ombres.

Cependant

Rien n’est joué d’avance. Car s’il y a une part d’ombre il y a aussi une part de lumière. Les apparences sont souvent trompeuses, l’éternelle guerre entre le mal est le bien ne prendra fin quand le mal sera définitivement détruit. L’hiver s’estompe enfin. Au fin fond des lands écossaise, une terre oubliée des hommes, se trouve le remède final, la solution de tous les maux celle par qui la délivrance arrivera et mettra fin au règne des ténèbres. Celui qui croyait avoir fait main basse sur le monde d’ici bas n’est pas au bout de ses surprises car en face il a un adversaire des plus redoutable : la justice. Le bras armé de l’ordre et de la morale, le glaive de la vertu et de la probité. C’est dans le plus grand des silences et dans l’humilité qu’il a forgé son plan de bataille, c’est dans les monastères, dans les temples, dans les abbayes qu’il a réunis son armée, celle qui ira combattre le moine maudit, le moine déchu, qui ira détruire le cercle à la croix tracé. Aidé par les descendants des druides qui ont su conservé tout ce temps, dans des lieux bien cachés, tous les secrets qui, dans des temps reculés, ont permis la victoire sur les armées du Nord ces envahisseurs sanguinaires. Le chevalier blanc, sorte de lancelot des temps modernes, pour qui il préférable de mourir debout que de vivre l’échine courbé, ira à la tête de son armée livrait l’ultime bataille. Bataille quasi inégale, car le mal n’a  pas de scrupule il ne s’encombre pas de principe vertueux. Alors Dieu dit au chevalier blanc je serai ton bouclier tu useras des mêmes armes que ton adversaires ses ruses seront tes ruses Dieu dit encore ceci : Si un des tiens meure dix des leurs mourront, je t’insufflerais force et courage.

Le jour fatidique arriva enfin, après des lustres passés dans les ténèbres il était temps de livré bataille et délivré le monde de l’empreinte maléfique et d’effacer le sourire ironique et le rire sardonique du moine, de lui faire ravaler la poussière. Sur les terres écossaise eut lieu ce jour là l’ultime rencontre entre les forces du bien du mal et dans un dernier sursaut de courage les moines guerriers avec l’aide de Dieu mirent fin aux forces des ténèbres, on vit le ciel s’ouvrir et un grand éclair balayé le camp ennemi ainsi s’acheva le règne terrible  du cercle à la croix tracé. Le bien une fois de plus avait triomphé, on chercha sur le champ de bataille celui qui par son courage cela fut possible mais ne trouva trace du chevalier blanc, il avait disparut comme il était arrivé dans la plus grande discrétion, dans l’humilité il était là pour servir le monde et non pour être servi. On ne revît ni on entendit plus jamais parler du chevalier blanc de sorte qu’il en devient une légende voire un mythe pour les générations suivantes.

Mille ans s’était écoulé le monde vivait en paix les hommes finirent par comprendre que la guerre et l’asservissement des peuples n’engendrerait jamais quelque chose de positif mais qu’appauvrissement de l’esprit et du cœur, car dans la vie il faut donner pour recevoir.

Fin

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Au-delà du réel

18 Novembre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

Au-delà du réel
Ce qu'on voit n'est pas forcément ce qui est, ne vous fiez jamais aux apparences, les yeux ne voient que la surface des choses.

 

Quand il déambula dans la ville, il fut pris d’un malaise sa vue se troubla la gorge sèche il voulut ouvrir la bouche mais aucun son n’en sortit, ils étaient piégés. Il était là au milieu de la foule il ne comprenait pas ce qui se passait, incapable de penser à quoique se soit il tentant de mettre un pas devant l’autre mais le paysage se modifiait à chaque pas qu’il faisait, cela avait l’air irréel et pourtant…

La petite fille du pasteur qui le connaissait depuis sa naissance sut dès qu’elle le vit que quelque chose avait changé en lui mais elle fut incapable de dire ce que s’était. Elle avait ce don là, cette intuition elle n’avait qu’à regarder les gens et elle pouvait sentir, comme un animal, le danger qui en émanait.

Le fils du boulanger

La nièce du docteur ressentait la même chose, était-ce seulement les enfants qui pouvaient ressentir ce genre d émotion ?

Et pourtant cela l’était.

Il se réveilla en pleine nuit, trempé de sueur, sa femme dormait à côté de lui en toute confiance en toute innocence, ouffffff se dit il ce n’est rien d’autre qu’un mauvais rêve, un cauchemar et pourtant cela semblait tellement réel

Deux jours, deux semaines, deux mois le temps n’avait plus d’importance.

Tout ce qu’il faisait et qu’il disait n’avait plus aucun sens une minute semblait une heure, une heure un jour et ainsi de suite, il avait le sentiment d’être décalé depuis le jour où il eu ce malaise et cela ne faisait que s’amplifier. Mais le plus terrible dans l’histoire c’est qu’il se voyait où du moins son autre lui menait une vie tout à fait normal avec sa femme et son fils. Mais alors on est en droit de se poser la question qu’est-ce qui lui arrivait ? Qui était cet homme, que faisait-il chez lui à cette heure ci de la journée alors que lui même était sensé être au travail, il se voyait comme un spectateur qui regarde un film. C’est là qu’il s’aperçut qu’il vivait dans un monde totalement virtuel mais tout en étant le même qu’avant, quelqu’un avait pris sa vie, s’était substitué à lui, mais pourquoi ?
Gentle13

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