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L'histoire d'un soir suite et fin

17 Septembre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

Est si vous et moi ce soir nous reprenions le fil de "l'histoire d'un soir", avez vous compris qui le denier maillon d'une longue chaîne, savez vous qui est ce dernier personnage par qui la malédiction va s'achevée ? Rappelez-vous qui a jeté le sort et sur qui il a été jeté, rappelez-vous aussi qui a été souillée ce soir là ! C'est là que vous comprendrez la fin de l'histoire.
Gentle13


L'histoire d'un soir ou le paradoxe du temps

Le temps passe et tout s’arrête, le temps semble figé dans une sorte d’éternité, comme une statue qu’on immortalise pour en garder le souvenir.

Voilà le moment propice pour dire la vérité lui dit-il ! Quelle vérité demanda t-elle ! Que dois-je savoir que je ne sais déjà ?

Que je ne suis pas celui que tu crois, je suis celui qui vient hanter tes nuits, je suis dans tes rêves, je parcours tes souvenirs à la recherche de ton passé.

Mes rêves m’appartiennent s’indigna t-elle ! Je ne me souviens d’aucun d'eux et d’ailleurs tu n’apparais dans aucun d'eux.

C’est normal lui répondit-il dans un calme olympien, je suis toi. Je suis ton double car chacun de nous possède un double, le reflet de ton miroir n’est pas forcément l’image que tu crois être.

Mais de quoi parles-tu à la fin cria t elle.! La colère montait en elle, son visage s’empourpra, les veines de son front grossirent. Elle détourna une fraction de seconde son visage, il avait disparut, comme s’il n’avait jamais existé, elle se retrouva seule au milieu de nulle part. Un rire sardonique jaillit …Je te l’ai dis, je suis toi, tes rêves m’appartiennent, même tes souvenirs sont miens. Dorénavant c’est le reflet de mon visage qui apparaîtra dans ton miroir, tu auras disparu, tu n’existeras plus, ni morte ni vivante, tu erreras dans un espace confiné avec pour seule compagne la folie, ta folie, celle qui te guette depuis ta naissance et que tu te refuses à voir. Physiquement présente, c’est moi qui serai toi, ton âme et ton esprit seront fusionnés avec ce que je suis, tu seras devenue une présence désincarnée sans réalité propre, tu ne seras plus qu’une errance, plus qu’un souvenir. Même ta conscience ne sera plus. Et tu sauras alors qui je suis exactement !

Soudain un cri, un cri rauque qui surgit du fond de sa gorge, elle se lève trempée de sueur, la peur se lit sur son visage déformé par un rictus. Elle se réveille en sursaut, ouf ! Se dit-elle c’est juste un cauchemar. Elle se dirige dans la cuisine, elle sent que quelque chose a changé, elle ne saurait dire ce que c’est. Elle se verse un verre d’eau fraîche qu’elle boit d’une traite, chose qu’elle n’a jamais fait, elle sent ses attitudes changées, son comportement n’est plus le même, elle ne se reconnaît plus dans ses faits et gestes. Et là…Horreur absolue, c’est comme si la terre s’arrêtait de tourner, son monde basculait tout à coup, il y avait quelqu’un d’autre qui la regardait mais ce n’était pas elle. A qui alors appartenait le visage qu’elle voyait dans la glace, imaginez la surprise, la peur que cela peut engendrer. Le reflet qu’elle apercevait n’avait plus rien à voir avec le sien. Qui était cette personne qui était en face d’elle ? Ce n’était plus un cauchemar, c’était pire que ça c’était une malédiction qui prenait forme sous ses yeux incrédules, qu’avait-elle fait ? Qui était responsable de ça, elle, où fallait-il remonter plus en arrière dans le temps et jusqu’où ? Patricia sentait au fond d’elle-même un irrésistible changement mais pas seulement sur le visage non, c’était plus profond que ça, c’était son comportement entier qui se transformait, son apparence restait femme, son corps se modifiait, ses formes changeaient, elle qui était filiforme sans atout particulier, elle devenait quelque chose qu’elle ne reconnaissait pas du moins……

Vivait-elle un cauchemar dans son cauchemar, allait-elle se réveiller et reprendre le cours normal de sa vie. Dans sa tête tout s’embrouillait, puis tout lui devenait insensiblement étranger, son corps, cette salle de bain, cette maison, elle ne reconnaissait plus rien. Patricia s’approchât d’un cadre sur la bibliothèque du salon, elle représentait une photo de femme avec un enfant, à coté un autre contenant la photo d’un homme là encore mystère.

Dans ce passé très lointain en 1470 vivait un couple harmonieux, sans histoire, un couple comme tant d’autre, la femme à la maison le mari au travaille, c’était comme ça une institution qu’on ne pouvait pas changer qui remontait à la nuit des temps. Par une journée d’orage, sous une pluie battante, l’homme s’en alla travailler comme chaque jour. Ce jour là, il changea son trajet sans vraiment savoir pourquoi, il fit un détour par cette route dite « maudite » par les anciens du village qui pensaient qu’une malédiction fut jetée par une troupe de saltimbanque sur le maire du village pour avoir sali l’honneur d’une de leur fille et l’avoir ensuite lâchement abandonnée, avec pour cadeau un bébé. La malédiction remonte à cette époque, la mère de la fille, sorcière et guérisseuse, ne voulut rien entendre malgré les supplications du mari et de la famille, car le village employait certains saltimbanques pour des travaux pénibles. Peu payé, il pouvait gratuitement occuper le terrain vague de la commune le temps de leur passage. La mère du se résigner, mais au fond de son cœur et dans le plus grand silence elle ruminait sa vengeance, le prix de la trahison serait élevé, personne n’avait jamais agi comme ça envers elle ou sa fille, aucun homme ne se saurait avisé sachant qui elle était. La sorcière allait jeter un sort sur lui et sa famille jusqu’à la cinquième génération. Aucune des femmes à venir ne pourra enfanter, aucun homme qui naîtra ne pourra procréer. Mais le pire était qu’à un certain âge chez la femme s’opérera une transformation qui mènera irrémédiablement vers une mort dans d’atroce souffrance. Là seulement l’âme de la guérisseuse ainsi que celle de sa fille sera soulagée. Libérées du poids de sa vengeance la mère et la fille pourront enfin être libre dans cet ailleurs où la mort les aura conduites.

Voilà ce qui était entrain de se passer chez Patricia, la quatrième génération payer le prix. Mais elle l’ignorait, elle ne pouvait pas savoir ce qui s’était passé il y a fort longtemps dans un passé reculé, empreint de magie et de légende.. Patricia voyait s’opérer la transformation dans cette glace, elle voyait une chose qui la regardait, une chose qui n’avait plus rien à voir avec ce qu’elle était, elle devenait une sorte de monstre aux traits hideux déformés par un rictus qui lui barrait le visage d’un bout à l’autre, sa gorge enflait, son ventre brûlait, elle se tordait dans tous les sens tellement la souffrance amplifiait, elle n’était plus que douleur et laideur. Elle perdait la raison, sa conscience commençait à basculer dans la folie. L’énergie du désespoir étant aussi une force puissante elle eu un dernier sursaut, elle devait en finir, elle devait mourir. Seulement la chose qui était devenue elle, allait l’en empêcher, ce n’était pas le moment, cette chose devait retrouver les derniersmembres vivant de cette famille et les tuer à son tour après elle pouvait mourir, elle avait acquis cette conscience là durant cette transformation. Elle se devait donc d’agir la nuit à visage caché derrière un masque enveloppée dans un grand manteau qui la recouvrait entièrement, elle partit à la recherche de ces personnes, la conscience de la chose lui indiquerait le chemin. Après la malédiction sera levée, toute la famille sera morte.

En mars 2003 la police retrouva dans un terrain vague prés d’Aubigné- les- bois, le cadavre d’un homme dont l’identification fut difficile vu la dégradation du corps. Dans le même terrain vague où avait vécu une famille de saltimbanque 500 ans plus tôt.

Qui est cet homme là, quel rapport avec le destin de ces femmes ? Difficile à dire même pour moi. Partons donc à la recherche de l’identité de cet homme et de trouver le point commun qui pourrait le relier ne serait-ce déjà qu’à Patricia la dernière des femmes à avoir subie le terrible châtiment. Ce que je ne révèle pas dans cette histoire c’est ce que deviennent ces femmes avant de mourir, rappelez-vous ce que vous avez lu et vous comprendrez là où je veux en venir…Mais je vous réserve une suite à cette sombre histoire, une suite qui mettra votre imagination à l’épreuve, une suite où vous ne regarderez plus vos proches et vos voisins avec le même regard, une suite…..La malédiction est elle enfin levée, est-ce que la mort des dernières génération(mais les quelles de génération) a-t-elle apaisée la souffrance de la bohémienne dont l’honneur de sa fille fut souillée par le maire du village, comment savoir si une âme torturée par la vengeance trouve t elle enfin la paix… Qui peut se targuer de connaître tout à fait bien la personne avec laquelle il ou elle vit ? On croit souvent connaître mais que devient la certitude quand le doute s’installe ? Ne s’effrite il pas !!!

Sait on réellement ce qu’est devenue Patricia le soir où elle a vu son visage et son corps se transformer, quand elle s’est aperçue que son comportement changeait et qu’elle ne reconnaissait plus ni sa maison ni les gens sur les photos, ce qu’elle était disparaissait s’évanouissait comme si elle n’était plus elle ou mieux encore comme si elle n’avait jamais existé. A t elle eu la force de mettre fin à ses atroces souffrances en se tuant ? Non c’eut été trop facile de mourir comme ça. La chose qu’elle devenait s’emparât aussi de son mental elle fusionnait au fur et à mesure jusqu’à s’éteindre et disparaître dans les limbes à la frontière de la folie et de la réalité. Elle dansait au bord d’un abîme où elle allait tomber irrémédiablement...La chose l’empêcherait de mourir avant d’avoir accomplie l’ultime chose, le final, l’apothéose après cela elle pourrait se dissoudre dans l’éternité et retrouver son aspect originel. En finir totalement et détruire ce qui subsisté encore !

On sait seulement qu’elle disparut sans jamais laisser de trace, on supposât bien des choses, des théories aussi folles les unes que les autres car nul ne la vit sortir de chez elle, hormis un voisin qui crût voir une forme enveloppé dans un grand manteau et le visage recouvert d’un foulard qu’on sût après enquête qu’il appartenait à Patricia. Le pauvre fut au mauvais moment et au mauvais endroit il fut happé par la chose à son tour.

Elle savait où chercher, elle savait comme se diriger sans l’aide du regard, sa conscience englobait l’environnement où elle se trouvait, comme si elle scannait les lieux et les gens qu’elle rencontrait sur son passage : elle savait d’instinct. Le maire et ses descendants furent maudits et moururent tous d’étranges maux dont à l’époque on ne sut identifier car on avait jamais vu pareille horreur. Les autorités préfèrent classés cette affaire et même la rayée de tout procès verbal de sorte qu’on pût retrouver aucune trace des ces événements ni même les noms dans les registres d’état civil. Quoiqu’il en soit il en restait des vivants et la chose/Patricia le savait, il fallait les trouver. Qui sont ils ces survivants d’un monde qui n’existe plus, qui n’a même jamais existé, si les femmes ne peuvent enfanter et les hommes procréer ? Qui sont les parents de Patricia, qui sont les parents de cet inconnu trouvé mort sur le terrain vague ? Enfin de compte il en restait une de génération qu’il fallait absorber, dissoudre, volatiliser ce sera alors le dernier acte, la scène final avant de trouver le repos éternel

…/…

Les mois ont passés, un calme s’installe et qui ne laisse présager rien de bon, chacun vague à ses occupations l’esprit libre, tranquille mais ils ignorent la menace qui pèsent sur eux, comment d’ailleurs peuvent- ils bien s’en douter, qui peut imaginer ce qui va se produire à l’instant présent où je vous parle. Avril, Mai toujours rien de tangible juste un pressentiment, une odeur de moisissure se répand aux alentours sans que cela n’inquiète vraiment ; mais quand même…Un matin du mois de Mai alors que la ville se lève tout doucement et que le jour tarde un ombre se profile laissant cette odeur persistante traîner derrière elle, cette chose semble flotter, plus que marcher, au dessus du sol, encapuchonner, portant un grand manteau qui ne laisse rien voir de ses formes, erre dans les rues de la ville à la recherche de quelque chose qui nourrirait sa soif de vengeance : Les derniers descendants d’une famille, qui fort loin dans le temps ontété déshonoré par un membre honorable du village où les bohémiens avait élus domicile. Cette chose n’a pas complètement absorbé Patricia de sorte qu’une partie infime d’elle subsiste afin de retrouver trace de ses parents encore vivant, Patricia le sait car elle est en contact avec ses cousines qu’elle a rencontré par hasard en farfouillant dans ses papiers elle a retrouvé des photos, des dates de naissances, des noms qui lui sont familiers ainsi que des lieux, comme des flash qui lui reviennent en mémoire le temps d’un instant et de fil en aiguille a remonté à la source. Sans le savoir vraiment car la chose le lui en empêche, elle va permettre à la bête monstrueuse de retrouver les traces des derniers survivants. Le bal est ouvert et c’est elle qui mènera la danse finale. L’homme retrouver mort, le père des cousines, a subi le même sort : Mort horrible, visage tuméfié, traits déformés par l’incorporation de la chose en lui, la fusion d’un corps étranger brouille le système génétique qui s’affole et se détruit lui-même, une lente décomposition s’ensuit qui empêche souvent toute identification véritable. Là en l’occurrence on sut grâce au papier retrouvé sur lui son identité et par recoupement savoir qui était Patricia, fallait aller plus loin et plus vite car le temps n’était pas l’allié de la chose. Un soir du 4 juin 2003 à l’heure où les boutiques ferment et que la nuit s’installe petit à petit au détour d’une ruelle sortant d’un magasin de fringue la chose/Patricia tomba sur l’aînée des cousines et au remue ménage dans la conscience de Patricia la chose sut qu’elle avait enfin trouvé ce qu’elle était venue chercher du fond de l’enfer, des abîmes terrifiants où elle entraînerait de manière irrémédiable toutes les générations et ce jusqu’à la dernière. Dans son empressement à accomplir sa terrible vengeance savait elle réellement ce qu’elle faisait, n’était pas aveuglé au point de tuer sans vraiment savoir qui elle tuait
Dans son aveuglement, dans son désir d'assouvir cette vengeance afin de libéré son âme de ce poids, de ce fardeau qui pésait sur ces épaules depuis trop longtemps elle ne s'aperçut pas que par la même occasion elle mettrait fin à sa propre existence. Patricia dans un sursaut de consience que la chose lui laissa sut à ce moment précis que son tourment ainsi que celui de la chose allait bientôt se terminer, pour quelle raison me diriez-vous ? Pour la seule et simple raison que Patricia, les deux cousines et l'homme retrouvé dans le terrrain vague sont issus de l'enfant de la fille de la bohémienne, car dans dans sa fureur elle jeta un sort sur le maire et ses descendants mais pas sur sa propre fille. Ce qui fait que par la mort de ces dernières l'histoire même de cette famille de bohémien n'a jamais existé, puisque tous les descendants du maire fut tuaient, l'enfant de la fille de la bohémienne étant l'enfant du maire. Alors pourquoi ! Parce que on ne peut pas tuer ce qui n'a pas existé puisque la malédiction s'étendait à tous les descandants du maire y compris donc à l'enfant.

Le paradoxe du temps
Voila l'histoire se termine là j'espère que la fin ne vous paraîtra pas trop farfelue et que qu'elle restera compréhensible. Merci à vous toutes et tous de l'avoir suivie et commentez.
Amicalement

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L'Ecosse à l'honneur

17 Septembre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

A mon sens un petit chef d'oeuvre à lire et à avoir sous le coude, je pense que lorsqu' on a ouvert un livre pareil il doit être difficile de s'en défaire sans être pris dans les mailles du filet de l'auteur, un livre palpitant qui nous transporte en Ecosse : le pays des landes et des druides.
Mais je vous laisse découvrir par vous même ce court extrait qui vous donnera du moins je l'espère l'envi de vous le procurer. Peu importe l'endroit où l'on vit la littérature se vit, se lit sous toutes les latitudes, la poésie est un passe partout qui ouvre les portes du coeur de chacun d'entre nous. On a tous une sensibilité particulière mais chez certains elle est plus importante que chez d'autres.
Amicalement et comme toujours bonne lecture
http://www.encres-vagabondes.com


 
 

Desmond EGAN, Music et autres poèmes


 

À une quarantaine de minutes de Dublin, les arbres de Monasteverin qui se découpent contre le ciel abolissent le passage du temps. Est-ce un hasard si les choucas, ces oiseaux qui vivent si vieux, en ont fait leur domicile ?

paysage de visages tragiques
où le temps se fond en éternité
ce vaste mouvement gris
qui nous recouvre tous.

Desmond Egan parle ici de l'ouest de l'Irlande, mais Monasteverin est peut-être la première étape de ce voyage vers l'ultime péninsule de l'île. C'est ici que nous avons rencontré le poète, là où, depuis bientôt vingt ans, il est aussi le directeur artistique du Festival Gerard Manley Hopkins. Il en a fait un lieu vibrant où chercheurs et poètes du monde entier se retrouvent année après année dans une célébration de l'œuvre du grand poète victorien et de la poésie contemporaine. Pendant une semaine, c'est aussi l'occasion d'approcher la personnalité riche et exigeante de Desmond Egan et de mieux connaître l'œuvre de ce grand poète d'aujourd'hui. Né en 1936 à Athlone, en plein cœur de l'Irlande, il est l'auteur de plus d'une quinzaine de recueils, traduits en plusieurs langues et couronnés par de nombreux prix.

« Music et autres poèmes » est son dernier recueil paru en français. On y retrouve la multiplicité des tonalités d'un poète qui lit le monde dans un paysage. L'ultime péninsule de l'île dessine la limite entre l'homme et une béance qui est le domaine de flots secoués jusque dans leurs abîmes par une tempête incessante. Son regard est une leçon d'humilité en même temps que la possibilité d'un apaisement :

le genre de crique dont vous
pourriez vous souvenir à l'instant de la mort
ainsi que des haies pourpres
drapées de fuchsias plus haut sur la route
des montbretias orange incandescent
et vous partiriez consolé

Le monde que regarde Desmond Egan est l'espace d'une méditation où passé et présent se rejoignent. Penseur, le poète lit dans sa trame profonde le passage de l'homme, en remonte les sinuosités pour toucher enfin à ce qui fait son devenir :

les voix des collines
sont celles de nos parents
et de leurs pères
et de leurs pères encore

Desmond Egan déchiffre au front de l'horizon ce qui dépasse le temps, l'abolit dans ce qui est présence. Voyant, le poète est traversé par le passé qui n'a jamais cessé de loger dans ce paysage. Il entend un cri qui remonte les siècles, voit à l'infini les corps martyrisés d'un peuple irlandais dont la souffrance passée continue d'habiter ses enfants. Chaque pas posé en terre irlandaise fait jaillir le choc de la mémoire. Il n'est pas de fossé qui n'éveille au promeneur le souvenir de la grande famine. Desmond Egan écrit un monde dans un prisme où se croisent l'histoire et l'essentiel, ce qui en fait la mesure, en cerne l'irréductible. Il trace les frontières de granit que bat en vain l'océan et inscrit cette mémoire ineffaçable qui est le legs tragique de l'histoire. Il n'est pas de passé dans le présent car l'un et l'autre continuent d'être, à jamais entremêlés.

ne vieillissant pas quand nous vieillissons
nos grandes collines sont métaphore
mémoire de terre
silencieux memento

Desmond Egan pense le monde et l'éprouve en ce qu'il a de plus intime. Sa poésie revêt aussi le visage de tous les jours lorsqu'elle célèbre la mémoire de la petite Emear, sa robe à fleurs, ses poupées et son vélo. Le monde habite la falaise mais est contenu tout entier dans les pétales des coquelicots.

il semblerait petite fille
qu'eux
(les coquelicots) et toi soyez la beauté cachée du monde
ton être tendu tout entier vers ce flamboiement où tu joues
le temps de quelques
années humaines

Dans la simplicité apparente des mots du poète résonne aussi bien l'ampleur de la symphonie que la voix de l'instrument qui joue en solo un lamento discret et poignant.

« Music et autres poèmes » vient d'obtenir le Prix du Livre insulaire 2005 au salon international de l'Ile d'Ouessant.

Cécile Oumhani 

   






Desmond Egan
Music et autres poèmes







 
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Histoire d'un soir

1 Septembre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

Je reviens vers vous avec cette terrible "histoire d'un soir" que vous avez tous appréciés. J'avais déjà dans l'idée de la continuer mais je n'avais pas trouver l'inspiration pour la finir totalement et là subitement comme une météorite qui traverse le ciel d'été l'idée à surgit dans ma tête je me suis donc installé devant mon écran et laissé mon imagination et mes doigts faire le reste. J'espère que cela vous plaira autant que le début, je remets la fin du premier texte pour vous remettre en mémoire l'histoire pour situer le contexte.
Amicalement
Gentle13




En mars 2003 la police retrouva dans un terrain vague prés d’Aubigné-les-bois, le cadavre d’un homme dont l’identification fut difficile vu la dégradation du corps. Dans le même terrain vague où avait vécu une famille de saltimbanque 500 ans plus tôt.

 Histoire d'un soir

Qui est cet homme là, quel rapport avec le destin de ces femmes ? Difficile à dire même pour moi. Partons donc à la recherche de l’identité de cet homme et de trouver le point commun qui pourrait le relier ne serait-ce déjà qu’à Patricia la dernière des femmes à avoir subie le terrible châtiment. Ce que je ne révèle pas dans cette histoire c’est ce que deviennent ces femmes avant de mourir, rappelez-vous ce que vous avez lu et vous comprendrez là où je veux en venir…Mais je vous réserve une suite à cette sombre histoire, une suite qui mettra votre imagination à l’épreuve, une suite où vous ne regarderez plus vos proches et vos voisins avec le même regard, une suite…..La malédiction est elle enfin levée, est-ce que la mort des dernières génération(mais les quelles de génération) a-t-elle apaisée la souffrance de la bohémienne dont l’honneur de sa fille fut souillée par le maire du village, comment savoir si une âme torturée par la vengeance trouve t elle enfin la paix… Qui peut se targuer de connaître tout à fait bien la personne avec laquelle il ou elle vit ? On croit souvent connaître mais que devient la certitude quand le doute s’installe ? Ne s’effrite il pas !!!

Sait on réellement ce qu’est devenue Patricia le soir où elle a vu son visage et son corps se transformer, quand elle s’est aperçue que son comportement changeait et qu’elle ne reconnaissait plus ni sa maison ni les gens sur les photos, ce qu’elle était disparaissait s’évanouissait comme si elle n’était plus elle ou mieux encore comme si elle n’avait jamais existé. A t elle eu la force de mettre fin à ses atroces souffrances en se tuant ? Non c’eut été trop facile de mourir comme ça. La chose qu’elle devenait s’emparât aussi de son mental elle fusionnait au fur et à mesure jusqu’à s’éteindre et disparaître dans les limbes à la frontière de la folie et de la réalité. Elle dansait au bord d’un abîme où elle allait tomber irrémédiablement...La chose l’empêcherait de mourir avant d’avoir accomplie l’ultime chose, le final, l’apothéose après cela elle pourrait se dissoudre dans l’éternité et retrouver son aspect originel. En finir totalement et détruire ce qui subsisté encore !

On sait seulement qu’elle disparut sans jamais laisser de trace, on supposât bien des choses, des théories aussi folles les unes que les autres car nul ne la vit sortir de chez elle, hormis un voisin qui crût voir une forme enveloppé dans un grand manteau et le visage recouvert d’un foulard qu’on sût après enquête qu’il appartenait à Patricia. Le pauvre fut au mauvais moment et au mauvais endroit il fut happé par la chose à son tour.

Elle savait où chercher, elle savait comme se diriger sans l’aide du regard, sa conscience englobait l’environnement où elle se trouvait, comme si elle scannait les lieux et les gens qu’elle rencontrait sur son passage : elle savait d’instinct. Le maire et ses descendants furent maudits et moururent tous d’étranges maux dont à l’époque on ne sut identifier car on avait jamais vu pareille horreur. Les autorités préfèrent classé cette  affaire et même la rayée de tout procès verbal de sorte qu’on pût retrouver aucune trace des ces événements ni même les noms dans les registres d’état civil. Quoiqu’il en soit il en restait des vivants et la chose/Patricia le savait, il fallait les trouver. Qui sont ils ces survivants d’un monde qui n’existe plus, qui n’a même jamais existé, si les femmes ne peuvent enfanter et les hommes procréer ? Qui sont les parents de Patricia, qui sont les parents de cet inconnu trouvé mort sur le terrain vague ? Enfin de compte il en restait une de génération qu’il fallait absorber, dissoudre, volatiliser ce sera alors le dernier acte, la scène finale avant de trouver le repos éternel

 La malédiction sera t elle enfin levée

Les mois ont passés, un calme s’installe et qui ne laisse présager rien de bon, chacun vague à ses occupations l’esprit libre, tranquille mais ils ignorent la menace qui pèsent sur eux, comment d’ailleurs peuvent- ils bien s’en douter, qui peut imaginer ce qui va se produire à l’instant présent où je vous parle. Avril, Mai toujours rien de tangible juste un pressentiment, une odeur de moisissure se répand aux alentours sans que cela n’inquiète vraiment ;  mais quand même…Un matin du mois de Mai alors que la ville se lève tout doucement et que le jour tarde un ombre se profile laissant cette odeur persistante traîner derrière elle, cette chose semble flotter, plus que marcher, au dessus du sol,encapuchonner portant un grand manteau qui ne laisse rien voir de ses formes, erre dans les rues de la ville à la recherche de quelque chose qui nourrirait sa soif de vengeance : Les derniers descendants d’une famille, qui fort loin dans le temps à été  déshonoré par un membre honorable du village où les bohémiens avait élus domicile. Cette chose n’a pas complètement absorbé Patricia de sorte qu’une partie infime d’elle subsiste afin de retrouver trace de ses parents encore vivant, Patricia le sait car elle est en contact avec ses cousines qu’elle a rencontré par hasard en farfouillant dans ses papiers elle a retrouvé des photos, des dates de naissances, des noms qui lui sont familiers ainsi que des lieux, comme des flash qui lui reviennent en mémoire le temps d’un instant et de fil en aiguille a remonté à la source. Sans le savoir vraiment car la chose le lui en empêche, elle va permettre à la bête monstrueuse de retrouver les traces des derniers  survivants. Le bal est ouvert et c’est elle qui mènera la danse finale. L’homme retrouver mort, le père des cousines, a subi le même sort : Mort horrible, visage tuméfié, traits déformés par l’incorporation de la chose en lui, la fusion d’un corps étranger brouille le système génétique qui s’affole et se détruit lui-même, une lente décomposition s’ensuit qui empêche souvent toute identification véritable. Là en l’occurrence on sut grâce au papier retrouvé sur lui son identité et par recoupement savoir qui était Patricia, fallait aller plus loin et plus vite car le temps n’était pas l’allié de la chose. Un soir du 4 juin 2003 à l’heure où les boutiques ferment et que la nuit s’installe petit à petit au détour d’une ruelle sortant d’un magasin de fringue la chose/Patricia tomba sur l’aînée des cousines et au remue ménage fait dans la conscience de Patricia la chose sut qu’elle avait enfin trouvé ce qu’elle était venue chercher du fond de l’enfer, des abîmes terrifiants où elle entraînerait de manière irrémédiable toutes les générations et ce jusqu’à la dernière. Dans son empressement à accomplir sa terrible vengeance savait elle réellement ce qu’elle faisait, n’était pas aveuglé au point de tuer sans vraiment savoir qui elle tuait

…/…

 

Patiente, patiente, le temps n'a pas d'importance seule la vie compte. Le dénouement de cette sombre affaire arrivera à son terme, elle a en son temps fait couler beaucoup d'encre et suscité trop de question qui de toute façon sont restées sans réponses car ils n'avaient aucun moyen suffisamment élaborés pour résoudre cette affaire et comprendre de quoi les gens étaient morts. Morts dis-je ! Pas tous non, reste une souillure qu’il fallait laver mais je n’en dirais pas plus pour ménager un peu le suspense

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L'amour d'un ermite suite et fin

9 Août 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

Suite et fin de la légende du vieux sage, entre le mythe et la réalité il y a un abîme. Qui n'aimerait pas le franchir pour connaître un amour pareil ? Se librérer des entraves du temps, se détacher des contraintes matérielles, oublier ce que l'on est pour retrouver un jour au péril de sa vie celle que l'on aime que l'on a aimé et que l'on aimera au dela des mots et des contingences. L'amour c'est une alchimie, c'est un mystère il n'est subordonné à quiconque il frappe là où il veut et nul n'est à l'abri de la flèche de Cupidon quoiqu'il en soit je souhaite à tout un chacun de trouver l'amour...... L'amour total qui conduit sur le même chemin vers le même but. Merci à vous toutes et tous de suivre mes petites histoires.
Amicalement
Gentle 13




Tout seul dans la solitude un vieux sage, au visage buriné par l’expérience par un vécu riche en émotion, pleure. La tendresse et la détresse se mêlent se confondent dans le passé et le présent les larmes coulent et lui brouillent la vue mais qu’importe il revit les instantanés d’un amour perdu mais gravé en lui comme au fer rouge. Ecrire pour oublier le présent et faire qu’un avec le passé, son passé, cette partie de lui qui vivra à jamais. Perdu dans ses rêves et ses souvenirs, le temps passe et lui vieilli mais s’en soucis-t-il, le voit-il ? Il s’enferme, emmuré par des murs invisibles le vieux sage devient inaccessibles haut perchait dans son malheur sa souffrance devient folie il erre, il divague à la recherche d’un rêve d’une image d’un lieu où ils se sont aimé.  Que fait-il, que fera-t-il il ne sait pas il ne sait plus ! Il veux vivre pour sa mémoire, pour son souvenir mais mourir pour vivre avec elle là où la vie est éternelle, là où la souffrance n’existe plus, là où la l’Amour est plus fort que la mort.. Cette mort qu’il ne craint pas qu’il n’ait même pas envisagé car, elle, ne l’aurait pas voulue. Ecrire tout là haut sur la montagne magique où la neige éternelle ravit les regards des enfants émerveillés, le vieux sage part à la recherche des fantômes imaginaires de son passé. Plongé dans l’abîme froid et noir de la solitude il lutte pour ne pas sombrer dans le désespoir, celui conduit à l’irrémédiable folie, à l’abandon, celui qui ôte le goût et l’envie de vivre. Il chasse de sa tête, lourde par la fatigue, les pensées morbides qui l’envahissent. Il grimpe à travers la montagne à la recherche de ses images fugaces, des ses lieux, qui jadis, ils avaient tous deux arpentés bien des fois et qui à ses yeux sont devenus magiques, il erre toute la journée, il s’épuise. Avec une rage sourde il continue à avancer retrouvant les réflexes d’antan et les petits sentiers autrefois parcourus, quand soudain son pas ralenti, les battements de son cœur diminues, au bout du sentier une étrange lueur, est-ce une hallucination ? Confond il la vision d’un passé avec la réalité d’un présent qu’il ne peut envisager sans elle ? Sans comprendre pourquoi il avance comme un automate qu’on manipule avec des ficelles, il se dirige vers la lumière y entre et contemple avec étonnement l’endroit magique, de l’incroyable douceur du lieu, de la chaleur qui l’enveloppe.

…/…
Où est-il, il ne connaît pas cet endroit dans sa tête ses pensées s'embrouillent, se bousculent il ne parvient à y mettre de l'ordre...Quand soudain à quelques mètres de lui un paysage se dessine avec des contours et des reliefs précis, distinct. Puis sans qu'il y prenne garde comme par magie un déclic se fait dans sa tête tout lui devient famillier, son angoisse disparaît tout son être est envahi par un appaisement, une béatitude. Il n'en connaît pas la raison mais lui importe il est heureux ; sa tête se remplie de souvenir qu'il croyait avoir oublier. Des noms, des dates aussi vieilles que lui mais lui importe il est heureux, il est en paix dans ce lieu merveilleux...Quand apparaît  comme par enchantement sa bien aimée venue de nulle part : émouvant retrouvaille. Des larmes coulent il ne peut les retenir elles lui inondent le visage, n'ayant aucune crainte il avance vers elle troublé comme une jeune premier. Il est tout près d'elle, l'a regarde avec tendresse, avec amour comme dans les premiers jours de leur rencontre. Elle lui sourit son visage est baignée d'une lumière doré un amour divin émane de sa personne. Elle lui prend la main et l'entraîne avec elle
.../...
Combien de jours se sont écoulés ?  Il n'en sait rien peut être des mois mais en sa présence plus rien ne compte, aucune parole, aucun discours ils se comprennent et ne forment qu'un. Une communion de l'âme et de l'esprit qui n'a durée qu'un instant mais qui pour lui, lui a parût des siècles. Au confin de l'imaginaire la folie est au bout du chemin. Il fut découvert mort la main tendue vers un irréel bonheur avec sur son visage le sourire d'un homme qui à trouver la paix éternel. Il fut enterré à l'endroit même où l'avait rencontré deux montagnards : Eux n'oublierons jamais car c'est gravé en eux cette histoire magique d'un amour sans âge à travers le temps. Passé et présent se mélangent pour donner naissance à un rêve, une légende : La légende du vieux sage. Cela c'est passé il y a fort longtemps dans le temps que la date en est incertaine, si loin dans le temps que la mémoire s'efface ou plutôt se brouille.
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L'amour d'un ermite (2)

7 Août 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

Voici la suite sur "l'amour d'un ermite" vous avez apprécier et je vous en remercie. L'amour étant une alchimie qu'on n'a du mal à compr'endre qaund cela nous tombe dessus. L'amour n'a pas d'âge et pas de langage pas plus de frontière. L'amour se conjugue sous toutes les latitudes il est intemporel et nul ne peut dire quand il viendra frapper à la porte de son coeur et quand c'est le cas il est difficile d'y résister...
Gentle13



Tout seul dans la solitude un vieux sage, au visage buriné par l’expérience par un vécu riche en émotion, pleure. La tendresse et la détresse se mêlent se confondent dans le passé et le présent les larmes coulent et lui brouillent la vue mais qu’importe il revit les instantanés d’un amour perdu mais gravé en lui comme au fer rouge. Ecrire pour oublier le présent et faire qu’un avec le passé, son passé, cette partie de lui qui vivra à jamais. Perdu dans ses rêves et ses souvenirs, le temps passe et lui vieilli mais s’en soucis-t-il, le voit-il ? Il s’enferme, emmuré par des murs invisibles le vieux sage devient inaccessibles haut perchait dans son malheur sa souffrance devient folie il erre, il divague à la recherche d’un rêve d’une image d’un lieu où ils se sont aimé.  Que fait-il, que fera-t-il il ne sait pas il ne sait plus ! Il veux vivre pour sa mémoire, pour son souvenir mais mourir pour vivre avec elle là où la vie est éternelle, là où la souffrance n’existe plus, là où la l’Amour est plus fort que la mort.. Cette mort qu’il ne craint pas qu’il n’ait même pas envisagé car, elle, ne l’aurait pas voulue. Ecrire tout là haut sur la montagne magique où la neige éternelle ravit les regards des enfants émerveillés, le vieux sage part à la recherche des fantômes imaginaires de son passé. Plongé dans l’abîme froid et noir de la solitude il lutte pour ne pas sombrer dans le désespoir, celui conduit à l’irrémédiable folie, à l’abandon, celui qui ôte le goût et l’envie de vivre. Il chasse de sa tête, lourde par la fatigue, les pensées morbides qui l’envahissent. Il grimpe à travers la montagne à la recherche de ses images fugaces, des ses lieux, qui jadis, ils avaient tous deux arpentés bien des fois et qui à ses yeux sont devenus magiques, il erre toute la journée, il s’épuise. Avec une rage sourde il continue à avancer retrouvant les réflexes d’antan et les petits sentiers autrefois parcourus, quand soudain son pas ralenti, les battements de son cœur diminues, au bout du sentier une étrange lueur, est-ce une hallucination ? Confond il la vision d’un passé avec la réalité d’un présent qu’il ne peut envisager sans elle ? Sans comprendre pourquoi il avance comme un automate qu’on manipule avec des ficelles, il se dirige vers la lumière y entre et contemple avec étonnement l’endroit magique, de l’incroyable douceur du lieu, de la chaleur qui l’enveloppe.

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Où est-il, il ne connaît pas cet endroit dans sa tête ses pensées s'embrouillent, se bousculent il ne parvient à y mettre de l'ordre...Quand soudain à quelques mètres de lui un paysage se dessine avec des contours et des reliefs précis, distinct. Puis sans qu'il y prenne garde comme par magie un déclic se fait dans sa tête tout lui devient famillier, son angoisse disparaît tout son être est envahi par un appaisement, une béatitude. Il n'en connaît pas la raison mais lui importe il est heureux ; sa tête se remplie de souvenir qu'il croyait avoir oublier. Des noms, des dates aussi vieilles que lui mais lui importe il est heureux, il est en paix dans ce lieu merveilleux...Quand apparaît  comme par enchantement sa bien aimée venue de nulle part : émouvant retrouvaille. Des larmes coulent il ne peut les retenir elles lui inondent le visage, n'ayant aucune crainte il avance vers elle troublé comme une jeune premier. Il est tout près d'elle, l'a regarde avec tendresse, avec amour comme dans les premiers jours de leur rencontre. Elle lui sourit son visage est baignée d'une lumière doré un amour divin émane de sa personne. Elle lui prend la main et l'entraîne avec elle
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Patience mes fidèles lectrices et lecteurs, la fin est proche, vous n'avez plus longtemps à attendre. Je vous remercie de me suivre
Amicalement

Gentle13

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L'amour d'un ermite

5 Août 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

Je reviens vers pour vous conter une autre histoire qui c’est passée il y a fort longtemps que ma mémoire s’en souviens à peine. Dans un lieu reculé du Japon, ce pays que j’aimerais visiter avant de partir pour le voyage final, au pieds du volcan un vieux sage vit là seul retiré du bruit et hommes, il est tellement vieux que sa mémoire s’efface que sa peau est ridé comme un parchemin trop souvent lu mais lui n’a qu’une idée en tête revivre ses souvenirs et un en particulier qui reste vivace dans sa mémoire. Il se rappelle le contour d’un visage, un son cristallin qui ressemble à un rire, une odeur de fleur etc. Hachimi tel est le nom de ce personnage et c’est son histoire que je vais vous narrer bien que partiellement comme la précédente.

Gentle13

 

Tout seul dans la solitude un vieux sage, au visage buriné par l’expérience par un vécu riche en émotion, pleure. La tendresse et la détresse se mêlent se confondent dans le passé et le présent les larmes coulent et lui brouillent la vue mais qu’importe il revit les instantanés d’un amour perdu mais gravé en lui comme au fer rouge. Ecrire pour oublier le présent et faire qu’un avec le passé, son passé, cette partie de lui qui vivra à jamais. Perdu dans ses rêves et ses souvenirs, le temps passe et lui vieilli mais s’en soucis-t-il, le voit-il ? Il s’enferme, emmuré par des murs invisibles le vieux sage devient inaccessibles haut perchait dans son malheur sa souffrance devient folie il erre, il divague à la recherche d’un rêve d’une image d’un lieu où ils se sont aimé.  Que fait-il, que fera-t-il il ne sait pas il ne sait plus ! Il veux vivre pour sa mémoire, pour son souvenir mais mourir pour vivre avec elle là où la vie est éternelle, là où la souffrance n’existe plus, là où la l’Amour est plus fort que la mort.. Cette mort qu’il ne craint pas qu’il n’ait même pas envisagé car, elle, ne l’aurait pas voulue. Ecrire tout là haut sur la montagne magique où la neige éternelle ravit les regards des enfants émerveillés, le vieux sage part à la recherche des fantômes imaginaires de son passé. Plongé dans l’abîme froid et noir de la solitude il lutte pour ne pas sombrer dans le désespoir, celui conduit à l’irrémédiable folie, à l’abandon, celui qui ôte le goût et l’envie de vivre. Il chasse de sa tête, lourde par la fatigue, les pensées morbides qui l’envahissent. Il grimpe à travers la montagne à la recherche de ses images fugaces, des ses lieux, qui jadis, ils avaient tous deux arpentés bien des fois et qui à ses yeux sont devenus magiques, il erre toute la journée, il s’épuise. Avec une rage sourde il continue à avancer retrouvant les réflexes d’antan et les petits sentiers autrefois parcourus, quand soudain son pas ralenti, les battements de son cœur diminues, au bout du sentier une étrange lueur, est-ce une hallucination ? Confond il la vision d’un passé avec la réalité d’un présent qu’il ne peut envisager sans elle ? Sans comprendre pourquoi il avance comme un automate qu’on manipule avec des ficelles, il se dirige vers la lumière y entre et contemple avec étonnement l’endroit magique, de l’incroyable douceur du lieu, de la chaleur qui l’enveloppe.

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Juste un peu de patience, j'espère qu'elle vous plaira autant que l'autre et dont vous étiez nombreux à suivre. Je vous remercie donc de l'intérêt que vous portez à mes bog.
Amicalement
Gentle13

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Histoire d'un soir suite et fin

31 Juillet 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

Bonjour me re voilà après  un week end de trois jours  à Carro un petit port de pèche dans le sud  tout près de Martigues, de Carry le rouet et de  Sausset les pins. J'ai pris des photos que je mettrais en ligne sur http://passionpoesie très prochainement. Pour l'instant terminons cette histoire qui vous a  plu et j'en suis fort aise. Pour répondre à la question de juliette oui c'est Patricia  qui est l'avant dernière d'une longue génération à subir cette malédiction.
Merci de m'avoir suivit tout au long de cette histoire j'en ai une autre en réserve que je mettrais en ligne selon le même principe
Amicalement
Gentle13

Le temps passe et tout s’arrête, le temps semble figé dans une sorte d’éternité, comme une statue qu’on immortalise pour en garder le souvenir.

Voilà le moment propice pour dire la vérité lui dit-il ! Quelle vérité demanda t-elle ! Que dois-je savoir que je ne sais déjà ?

Que je ne suis pas celui que tu crois, je suis celui qui vient hanter tes nuits, je suis dans tes rêves, je parcours tes souvenirs à la recherche de ton passé.

Mes rêves m’appartiennent s’indigna t-elle ! Je ne me souviens d’aucun d'eux et d’ailleurs tu n’apparais dans aucun d'eux.

 

C’est normal lui répondit-il dans un calme olympien, je suis toi. Je suis ton double car chacun de nous possède un double, le reflet de ton miroir n’est pas forcément l’image que tu crois être.

Mais de quoi parles-tu à la fin cria t elle. La colère montait en elle, son visage s’empourpra, les veines de son front grossirent. Elle détourna une fraction de seconde son visage, il avait disparut, comme s’il n’avait jamais existé, elle se retrouva seule au milieu de nulle part. Un rire sardonique jaillit …Je te l’ai dis, je suis toi, tes rêves m’appartiennent, même tes souvenirs sont miens. Dorénavant c’est le reflet de mon visage qui apparaîtra dans ton miroir, tu auras disparu, tu n’existeras plus, ni morte ni vivante, tu erreras dans un espace confiné avec pour seule compagne la folie, ta folie, celle qui te guette depuis ta naissance et que tu te refuses à voir. Physiquement présente, c’est moi qui serai toi, ton âme et ton esprit seront fusionnés avec ce que je suis, tu seras devenue une présence désincarnée sans réalité propre, tu ne seras plus qu’une errance, plus qu’un souvenir. Même ta conscience ne sera plus. Et tu sauras alors qui je suis exactement !

 

Soudain un cri, un cri rauque qui surgit du fond de sa gorge, elle se lève trempée de sueur, la peur se lit sur son visage déformé par un rictus.  Elle se réveille en sursaut, ouf ! Se dit-elle c’est juste un cauchemar. Elle se dirige dans la cuisine, elle sent que quelque chose a changé, elle ne saurait dire ce que c’est. Elle se verse un verre d’eau fraîche qu’elle boit d’une traite, chose qu’elle n’a jamais fait, elle sent ses attitudes changées, son comportement n’est plus le même, elle ne se reconnaît plus dans ses faits et gestes. Et là…Horreur absolue, c’est comme si la terre s’arrêtait de tourner, son monde basculait tout à coup, il y avait quelqu’un d’autre qui la regardait mais ce n’était pas elle. A qui alors appartenait le visage qu’elle voyait dans la glace, imaginez la surprise, la peur que cela peut engendrer. Le reflet qu’elle apercevait n’avait plus rien à voir avec le sien. Qui était cette personne qui était en face d’elle ? Ce n’était plus un cauchemar, c’était pire que ça c’était une malédiction qui prenait forme sous ses yeux incrédules, qu’avait-elle fait ? Qui était responsable de ça, elle, où fallait-il remonter plus en arrière dans le temps et jusqu’où ? Patricia sentait au fond d’elle-même un irrésistible changement mais pas seulement sur le visage non, c’était plus profond que ça, c’était son comportement entier qui se transformait, son apparence restait femme, son corps se modifiait, ses formes changeaient, elle qui était filiforme sans atout particulier, elle devenait quelque chose qu’elle ne reconnaissait pas du moins……

 

.Vivait-elle un cauchemar dans son cauchemar, allait-elle se réveiller et reprendre le cours normal de sa vie. Dans sa tête tout s’embrouillait, puis tout lui devenait insensiblement étranger, son corps, cette salle de bain, cette maison, elle ne reconnaissait plus rien. Patricia s’approchât d’un cadre sur la bibliothèque du salon, elle représentait une photo de femme avec un enfant, à coté un autre contenant la photo d’un homme là encore mystère.

 

Dans ce passé très lointain en 1470 vivait un couple harmonieux, sans histoire, un couple comme tant d’autre, la femme à la maison le mari au travaille, c’était comme ça une institution qu’on ne pouvait pas changer qui remontait à la nuit des temps. Par une journée d’orage, sous une pluie battante, l’homme s’en alla travailler comme chaque jour. Ce jour là, il changea son trajet sans vraiment savoir pourquoi, il fit un détour par cette route dite « maudite » par les anciens du village qui pensaient qu’une malédiction fut jetée par une troupe de saltimbanque sur le maire du village pour avoir sali l’honneur d’une de leur fille et l’avoir ensuite lâchement abandonnée, avec pour cadeau un bébé. La malédiction remonte à cette époque, la mère de la fille, sorcière et guérisseuse, ne voulut rien entendre malgré les supplications du mari et de la famille, car le village employait certains saltimbanques pour des travaux pénibles. Peu payé, il pouvait gratuitement occuper le terrain vague de la commune le temps de leur passage. La mère du se résigner, mais au fond de son cœur et dans le plus grand silence elle ruminait sa vengeance, le prix de la trahison serait élevé, personne n’avait jamais agi comme ça envers elle ou sa fille, aucun homme ne se saurait avisé sachant qui elle était. La sorcière allait jeter un sort sur lui et sa famille jusqu’à la cinquième génération. Aucune des femmes à venir ne pourra enfanter, aucun homme qui naîtra ne pourra procréer. Mais le pire était qu’à un certain âge chez la femme s’opérera une transformation qui mènera irrémédiablement vers une mort dans d’atroce souffrance. Là seulement l’âme de la guérisseuse ainsi que celle de sa fille sera soulagée. Libérées du poids de sa vengeance la mère et la fille pourront enfin être libre dans cet ailleurs où la mort les aura conduites.

 

Voilà ce qui était entrain de se passer chez Patricia, la quatrième génération payer le prix. Mais elle l’ignorait, elle ne pouvait pas savoir ce qui s’était passé il y a fort longtemps dans un passé reculé, empreint de magie et de légende.. Patricia voyait s’opérer la transformation dans cette glace, elle voyait une chose qui la regardait, une chose qui n’avait plus rien à voir avec ce qu’elle était, elle devenait une sorte de monstre aux traits hideux déformés par un rictus qui lui barrait le visage d’un bout à l’autre, sa gorge enflait, son ventre brûlait, elle se tordait dans tous les sens tellement la souffrance amplifiait, elle n’était plus que douleur et laideur. Elle perdait la raison, sa conscience commençait à basculer dans la folie. L’énergie du désespoir étant aussi une force puissante elle eu un dernier sursaut, elle devait en finir, elle devait mourir. Seulement la chose qui était devenue elle, allez l’en empêcher, ce n’était pas le moment, cette chose devait retrouver le dernier membre vivant de cette famille et le tuer à son tour après elle pouvait mourir, elle avait acquis cette conscience là durant cette transformation. Elle se devait donc d’agir la nuit à visage caché derrière un masque enveloppée dans un grand manteau qui la recouvrait entièrement, elle partit à la recherche de cette personne, la conscience de la chose lui indiquerait le chemin. Après la malédiction sera levée, toute la famille sera morte.

 

En mars 2003 la police retrouva dans un terrain vague prés d’Aubigné-les-bois, le cadavre d’un homme dont l’identification fut difficile vu la dégradation du corps. Dans le même terrain vague où avait vécu une famille de saltimbanque 500 ans plus tôt.

 

Doit-on croire à une histoire pareille ? Difficile n’est-ce pas ! Et pourtant ceci est un fait réel, cette histoire c’est réellement passé comme elle est écrite

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Histoire d'un soir 3

27 Juillet 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

Avant de partir en  week end de trois jours je vous mets en ligne un troisième morceaux de mon histoire qui s'approche ainsi petit à petit de son dénouement. Et pour cela nous allons faire un voyage dans le passé 537 années se sont écoulées et les forces à l'oeuvre agissent avec toujours autant de force malgré le temps qui nous sépare du début de cette histoire. Vous regarderez peut être vos voisins, vos amis, les gens de passage d'un oeil différent.... Qui sait celui qui se cache dans chacun de nous, mais je tiens à préciser qu'il ne sachez dans l'histoire écrite d'aucun double de qui que soit, c'est quelque chose de totalement différent
Patiente, patiente la fin est proche.......
Gentle13

 

Le temps passe et tout s’arrête, le temps semble figé dans une sorte d’éternité, comme une statue qu’on immortalise pour en garder le souvenir.

Voilà le moment propice pour dire la vérité lui dit-il ! Quelle vérité demanda t-elle ! Que dois-je savoir que je ne sais déjà ?

Que je ne suis pas celui que tu crois, je suis celui qui vient hanter tes nuits, je suis dans tes rêves, je parcours tes souvenirs à la recherche de ton passé.

Mes rêves m’appartiennent s’indigna t-elle ! Je ne me souviens d’aucun d'eux et d’ailleurs tu n’apparais dans aucun d'eux.

 

C’est normal lui répondit-il dans un calme olympien, je suis toi. Je suis ton double car chacun de nous possède un double, le reflet de ton miroir n’est pas forcément l’image que tu crois être.

Mais de quoi parles-tu à la fin cria t elle. La colère montait en elle, son visage s’empourpra, les veines de son front grossirent. Elle détourna une fraction de seconde son visage, il avait disparut, comme s’il n’avait jamais existé, elle se retrouva seule au milieu de nulle part. Un rire sardonique jaillit …Je te l’ai dis, je suis toi, tes rêves m’appartiennent, même tes souvenirs sont miens. Dorénavant c’est le reflet de mon visage qui apparaîtra dans ton miroir, tu auras disparu, tu n’existeras plus, ni morte ni vivante, tu erreras dans un espace confiné avec pour seule compagne la folie, ta folie, celle qui te guette depuis ta naissance et que tu te refuses à voir. Physiquement présente, c’est moi qui serai toi, ton âme et ton esprit seront fusionnés avec ce que je suis, tu seras devenue une présence désincarnée sans réalité propre, tu ne seras plus qu’une errance, plus qu’un souvenir. Même ta conscience ne sera plus. Et tu sauras alors qui je suis exactement !

 

Soudain un cri, un cri rauque qui surgit du fond de sa gorge, elle se lève trempée de sueur, la peur se lit sur son visage déformé par un rictus.  Elle se réveille en sursaut, ouf ! Se dit-elle c’est juste un cauchemar. Elle se dirige dans la cuisine, elle sent que quelque chose a changé, elle ne saurait dire ce que c’est. Elle se verse un verre d’eau fraîche qu’elle boit d’une traite, chose qu’elle n’a jamais fait, elle sent ses attitudes changées, son comportement n’est plus le même, elle ne se reconnaît plus dans ses faits et gestes. Et là…Horreur absolue, c’est comme si la terre s’arrêtait de tourner, son monde basculait tout à coup, il y avait quelqu’un d’autre qui la regardait mais ce n’était pas elle. A qui alors appartenait le visage qu’elle voyait dans la glace, imaginez la surprise, la peur que cela peut engendrer. Le reflet qu’elle apercevait n’avait plus rien à voir avec le sien. Qui était cette personne qui était en face d’elle ? Ce n’était plus un cauchemar, c’était pire que ça c’était une malédiction qui prenait forme sous ses yeux incrédules, qu’avait-elle fait ? Qui était responsable de ça, elle, où fallait-il remonter plus en arrière dans le temps et jusqu’où ? Patricia sentait au fond d’elle-même un irrésistible changement mais pas seulement sur le visage non, c’était plus profond que ça, c’était son comportement entier qui se transformait, son apparence restait femme, son corps se modifiait, ses formes changeaient, elle qui était filiforme sans atout particulier, elle devenait quelque chose qu’elle ne reconnaissait pas du moins……

 

.Vivait-elle un cauchemar dans son cauchemar, allait-elle se réveiller et reprendre le cours normal de sa vie. Dans sa tête tout s’embrouillait, puis tout lui devenait insensiblement étranger, son corps, cette salle de bain, cette maison, elle ne reconnaissait plus rien. Patricia s’approchât d’un cadre sur la bibliothèque du salon, elle représentait une photo de femme avec un enfant, à coté un autre contenant la photo d’un homme là encore mystère.

 

Dans ce passé très lointain en 1470 vivait un couple harmonieux, sans histoire, un couple comme tant d’autre, la femme à la maison le mari au travaille, c’était comme ça une institution qu’on ne pouvait pas changer qui remontait à la nuit des temps. Par une journée d’orage, sous une pluie battante, l’homme s’en alla travailler comme chaque jour. Ce jour là, il changea son trajet sans vraiment savoir pourquoi, il fit un détour par cette route dite « maudite » par les anciens du village qui pensaient qu’une malédiction fut jetée par une troupe de saltimbanque sur le maire du village pour avoir sali l’honneur d’une de leur fille et l’avoir ensuite lâchement abandonnée, avec pour cadeau un bébé. La malédiction remonte à cette époque, la mère de la fille, sorcière et guérisseuse, ne voulut rien entendre malgré les supplications du mari et de la famille, car le village employait certains saltimbanques pour des travaux pénibles. Peu payé, il pouvait gratuitement occuper le terrain vague de la commune le temps de leur passage. La mère du se résigner, mais au fond de son cœur et dans le plus grand silence elle ruminait sa vengeance, le prix de la trahison serait élevé, personne n’avait jamais agi comme ça envers elle ou sa fille, aucun homme ne se saurait avisé sachant qui elle était. La sorcière allait jeter un sort sur lui et sa famille jusqu’à la cinquième génération. Aucune des femmes à venir ne pourra enfanter, aucun homme qui naîtra ne pourra procréer. Mais le pire était qu’à un certain âge chez la femme s’opérera une transformation qui mènera irrémédiablement vers une mort dans d’atroce souffrance. Là seulement l’âme de la guérisseuse ainsi que celle de sa fille sera soulagée. Libérées du poids de sa vengeance la mère et la fille pourront enfin être libre dans cet ailleurs où la mort les aura conduites.




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histoire 2

27 Juillet 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

 Comme promis je continue mon histoire d'un soir, en espérant les suites à venir vous plairont autant que la première partie. 
L'angoisse est là, le mystère s'épaissit il prend une fome différente, le vrai et le défaut, la vérité et le mensonge, la réalité et le l'illusion tout se mélangent tout s'effacent : plus ne rien ne sera comme avant. Rien n'est jamais acquis quand vous croyez posséder une chose vous êtes au contraire possédez par elle, ne vous fiez jamais aux apparences  car ce que vous voyez n'est pas forcément ce qui est... Le pire peut arriver à tout moment !!!


Le temps passe et tout s’arrête, le temps semble figé dans une sorte d’éternité, comme une statue qu’on immortalise pour en garder le souvenir.
Voilà le moment propice pour dire la vérité lui dit-il ! Quelle vérité demanda t-elle ! Que dois-je savoir que je ne sais déjà ?
Que je ne suis pas celui que tu crois, je suis celui qui vient hanter tes nuits, je suis dans tes rêves, je parcours tes souvenirs à la recherche de ton passé.
Mes rêves m’appartiennent s’indigna t-elle ! Je ne me souviens d’aucun d'eux et d’ailleurs tu n’apparais dans aucun d'eux.
 
C’est normal lui répondit-il dans un calme olympien, je suis toi. Je suis ton double car chacun de nous possède un double, le reflet de ton miroir n’est pas forcément l’image que tu crois être.
Mais de quoi parles-tu à la fin cria t elle. La colère montait en elle, son visage s’empourpra, les veines de son front grossirent. Elle détourna une fraction de seconde son visage, il avait disparut, comme s’il n’avait jamais existé, elle se retrouva seule au milieu de nulle part. Un rire sardonique jaillit …Je te l’ai dis, je suis toi, tes rêves m’appartiennent, même tes souvenirs sont miens. Dorénavant c’est le reflet de mon visage qui apparaîtra dans ton miroir, tu auras disparu, tu n’existeras plus, ni morte ni vivante, tu erreras dans un espace confiné avec pour seule compagne la folie, ta folie, celle qui te guette depuis ta naissance et que tu te refuses à voir. Physiquement présente, c’est moi qui serai toi, ton âme et ton esprit seront fusionnés avec ce que je suis, tu seras devenue une présence désincarnée sans réalité propre, tu ne seras plus qu’une errance, plus qu’un souvenir. Même ta conscience ne sera plus. Et tu sauras alors qui je suis exactement !


Soudain un cri, un cri rauque qui surgit du fond de sa gorge, elle se lève trempée de sueur, la peur se lit sur son visage déformé par un rictus. Elle se réveille en sursaut, ouf ! Se dit-elle c’est juste un cauchemar. Elle se dirige dans la cuisine, elle sent que quelque chose a changé, elle ne saurait dire ce que c’est. Elle se verse un verre d’eau fraîche qu’elle boit d’une traite, chose qu’elle n’a jamais fait, elle sent ses attitudes changées, son comportement n’est plus le même, elle ne se reconnaît plus dans ses faits et gestes. Et là…Horreur absolue, c’est comme si la terre s’arrêtait de tourner, son monde basculait tout à coup, il y avait quelqu’un d’autre qui la regardait mais ce n’était pas elle. A qui alors appartenait le visage qu’elle voyait dans la glace, imaginez la surprise, la peur que cela peut engendrer. Le reflet qu’elle apercevait n’avait plus rien à voir avec le sien. Qui était cette personne qui était en face d’elle ? Ce n’était plus un cauchemar, c’était pire que ça c’était une malédiction qui prenait forme sous ses yeux incrédules, qu’avait-elle fait ? Qui était responsable de ça, elle, où fallait-il remonter plus en arrière dans le temps et jusqu’où ? Patricia sentait au fond d’elle-même un irrésistible changement mais pas seulement sur le visage non, c’était plus profond que ça, c’était son comportement entier qui se transformait, son apparence restait femme, son corps se modifiait, ses formes changeaient, elle qui était filiforme sans atout particulier, elle devenait quelque chose qu’elle ne reconnaissait pas du moins……
 
Vivait-elle un cauchemar dans son cauchemar, allait-elle se réveiller et reprendre le cours normal de sa vie. Dans sa tête tout s’embrouillait, puis tout lui devenait insensiblement étranger, son corps, cette salle de bain, cette maison, elle ne reconnaissait plus rien. Patricia s’approchât d’un cadre sur la bibliothèque du salon, elle représentait une photo de femme avec un enfant, à coté un autre contenant la photo d’un homme là encore mystère.
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je vous laisse je vous dis à bientôt pour la suite, patiente et persévérence tout arrive à celui qui sait attendre.
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La femme encore et toujours

27 Juillet 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Bonjour une nouveauté que je viens de découvrir ce matin, sur panorama du livre, le site littéraire dont je me  sers pour vous présenter tous ces fameux ouvrages depuis la création d'anthologie. Encore un livre qui parle de femme me diriez-vous, je répondrais encore et toujours. Aragon disait que la femme est l'avenir de l'homme et il avait bien raison, car depuis le début des temps si l'homme s'acharne à reléguer la femme derrière les fourneaux ou à faire juste des enfants c'est que quelque part il a dû sentir que cet être là allait lui faire de l'ombre dans sa vie de tous les jours. Alors ouvrons enfin les yeux la femme ne se contentera pas de ce statut éternellement, elle a évolué au fil du temps elle s'est émancipé, elle est policier, médecin, avocat, sportive elle allie force et "faiblesse" pour nous laisser croire ce que nous voulons croire, que nous sommes "le sexe fort". Quelle ineptie ce concept là nous sommes l'un comme l'autre des êtres fait de chair et de sang avec des émotions, des sentiments des craintes des doutes, on rit on pleure. Alors en quoi sommes-nous si différent pour que certains d'entre nous les traitent ainsi ? Si quelqu'un connais la réponse qu'il me la donne je lui en saurais gré

Gentle 13




Les femmes qui écrivent vivent dangereusement Ou la voix périlleuse des femmes d’encre et de sang
lundi 14 mai 2007.
 
J’ai le plaisir de vous présenter un ouvrage qui vient de paraître chez Flammarion : Les femmes qui écrivent vivent dangereusement qui ne laissera personne indifférent. Les hommes (pour ceux qui oseront l’ouvrir) l’aborderont avec curiosité, parfois un sourire aux lèvres. Les femmes, par contre, entreront dans cet univers qui est, malgré les apparences, le plus souvent d’actualité.
Laure Adler et Stefan Bollmann : Les femmes qui écrivent vivent dangereusement
Laure Adler et Stefan Bollmann : Les femmes qui écrivent vivent dangereusement
Editions Flammarion,
Mais de quoi et de qui s’agit-il ?

Cette question révèle toute l’histoire de cette épopée humaine et de ses tentatives, par le truchement de l’expression écrite, d’exister autrement, peut-être même totalement.

"Je serai franc, dit un jour un romancier oublié à George Sand, une femme ne doit pas écrire... Suivez mon conseil, ne faites pas de livres, mettez des enfants au monde !"

La liberté des femmes connut des fortunes diverses au cours de ces deux millénaires qui nous précèdent. Il faut bien avouer que les hommes ont confisqué la parole à celles qui furent reléguées aux rangs d’épouses "aimante et soumises », de « servantes attentives et muettes », rarement au titre d’égal, sauf au Moyen-Age, qui est loin de ressembler à cet âge obscur que certains ont plaqué sur cette belle et riche époque. Laure Adler et Stefan Bollmann nous invitent à découvrir l’histoire d’une conquête : celle de l’écriture par des femmes d’exception.

En ce début de siècle où nous découvrons avec effroi et stupeur qu’une femme meurt tous les trois jours des mauvais traitements conjugaux, nous apprenons par ce livre que dans la société humaine, la répartition traditionnelle des tâches entre les sexes, écartait systématiquement les femmes de l’expression écrite même si la majorité d’entre elles savaient lire. Entre l’écriture et la lecture existe une marche interdite, celle d’une certaine liberté, donc d’un affranchissement.

L’emploi du temps d’une femme est, le plus souvent, chargé, aussi l’espace restant est-il toujours trop modeste pour une écriture véritable. Le fait de coucher sur le papier ses désirs, ses rêves, ses révoltes, tout ce peuple d’expressions personnelles, métamorphose la femme en écrivaine. Ce changement de statut ne pouvait que la mettre en danger.

A cette quête sociale s’ajoutait celle de l’authenticité, chemin périlleux par excellence où nombre d’artistes sombrèrent dans la folie, ou poussèrent la porte étroite du suicide.

Pour la plupart de ces « auteures », écrire était bien une exigence, un harcèlement quasi perpétuel, une activité envahissante qui se plaisait à ronger les membres de la nuit. Plus moyen d’échapper à ce grondement intérieur qui semble ébranler l’âme, au fur et à mesure que l’artiste se rapproche du feu inconstant de « sa » vérité.

Mais, écrire, n’est ce pas avant tout créer, par le truchement du Verbe, une langue nouvelle ? Espace magique où « l’inconnu » dialogue avec « l’auteure » et l’oblige à se dévoiler, à se dépouiller de tous ses masques et à les jeter dans le visage du vent. Se présenter « nue » au monde qui vous regarde et vous juge, n’est ce pas une manière de chercher et qui sait, de trouver, une place dans la société des hommes ? Comment ne pas sombrer dans la désespérance, comment échapper au piège du vertige ?

Mais n’est ce pas la question de « l’écriture » qui est ici posée avec sa langue, sa patrie, ses découvertes, ses terres vierges mais aussi ses abîmes, ses lieux maudits qui menèrent plus d’une artiste, devenue « sorcière » au châtiment du bûcher ! L’écriture n’incarne t-elle pas la tentation suprême : S’appartenir au-delà du regard de l’autre, de tous les autres ? L’écriture serait elle également cette « clef magique » et terrible qui permet d’accéder à l’univers intérieur d’où personne n’est revenu indemne, mais où l’on peut, une courte seconde, tutoyer la lumière !

Dans cet ouvrage, Laure Adler et Stefan Bollmann nous proposent une cinquantaine de portraits de femmes « d’encre et de sang », depuis le Moyen âge avec Christine de Pisan, Hildegard de Bingen en passant par Jane Austen, George Sand, les sœurs Brontë, sans omettre plus près de nous Virginia Woolf, Colette, mais aussi Françoise Sagan, Marguerite Duras et Marguerite Yourcenar. Vous découvrirez en fin de volume des « auteures » contemporaines comme Assia Djebar, Isabel Allende, Zeruya Shalev et Toni Morrison...

Ce livre magnifique où de nombreuses photographies jouent avec des textes clairs et vivants, permet d’entrer dans cet univers secret et fascinant de l’écriture à la conquête de la liberté.

Attention, lecteur, tu ne pourras plus refermer cet ouvrage sans avoir la tentation d’explorer les mondes infinis que nous ont légué ces femmes qui écrivent et qui vivent dangereusement.

L’invention de la vie "Pendant que j’écris ces lignes, je suis assise à ma machine à écrire dans une toute petite chambre de Paris, sur un siège en rotin, devant une fenêtre qui donne sur un jardin...Voici plus d’un an que je vis et travaille dans ce petit quartier désolé,(..) ce qui correspond sans doute à un besoin de simplicité, de réclusion temporaire, de nouveau départ avec le moins de choses possible auxquelles me rattacher. Au début des années 1970, quand Susan Sontag, dont la notoriété de critique avait déjà franchi les frontières de l’Amérique, se retira dans une petite chambre parisienne dans l’intention de découvrir sa voix d’écrivain, elle n’en n’était pas à sa première tentative de nouveau départ : à vingt six ans déjà, ayant achevé ses études dans de célèbres universités et divorcée de fraîche date, la jeune femme avait débarqué de New York, tenant son enfant par la main, avec peu de bagages et moins encore de dollars, pour se faire un nom dans la capitale de la culture pop.... Si New York et Paris sont devenus des lieux mythiques, c’est aussi parce que tout y paraissait possible, sans considération de sexe, même s’inventer une vie nouvelle et, ne fût-ce qu’un instant, réaliser le rêve de se créer soi-même et de vivre en n’obéissant qu’à ses désirs."

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