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La nuit surgit

16 Novembre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso


Soudain :

Voilà que surgit au détour d’une rue sombre une ombre maléfique qui de part son aspect repoussant même les animaux errant s’enfuient apeurés mais la forme n’en a cure elle poursuit son chemin sans prête attention à ce qu’il l’entoure. La nuit tombe tout doucement les lumières de la ville s’éteignent une a une pour laisser place à la nuit à l’angoisse et à la peur. Une peur irraisonnée, surnaturelle qui vous glace les os, une peur dont on ne connaît pas l’origine mais qui est tangible, palpable qui envahit chaque rue, chaque quartier de la ville qui s’insinue subrepticement dans les consciences. Rien ne sera plus jamais comme avant, pas de chemin de retour, le monde bascule sans qu’on puisse rien n’y changer et cela ne fait que commencer…

Un beau matin, alors que rien ne laissait prévoir ce qui allait arriver, il arriva sans cria gare et venant de nulle part comme s’il franchissait une porte. Une porte ? Oui ! Mais est-elle là avant ? Aux dire des anciens il n’y a jamais eu ni porte ni ouverture quelconque de côté ci, comment cela se fait-il ! Cela reste un mystère elle est apparue soudainement comme si l’espace se déchirait d’un seul coup donnant sur un espace inconnu et un temps différent du nôtre et puis plus rien tout redevient normal… quoique pas tout à fait. Le mal est là bien en place. Notre monde se modifie, le passé s’efface le présent se dissout et le futur n’existe plus, le mal agit en altérant les consciences humaines de manière irréversible.

Le matin suivant alors que la ville dort encore plongé dans les brumes matinales, un silence étrange se fait ressentir comme un présage néfaste, de quel danger est-il l’annonciateur ? Un silence anormal, un silence qui fait vous glace le sang comme si la ville était emprisonnée dans un bulle, dans un sas étanche où rien ne filtre, un silence privé d’air que l’écho en disparaît, un silence à la figure étrange aux yeux exigus, froid, pénétrant qui sonde votre âme avec un sourire sardonique et qui semble vous dire votre heure est proche. Vous avez alors le sentiment d’être seul au monde, d’être isolés coincés dans cette ville où les issues semblent bouchées par des murs invisibles, le moindre petit interstice colmaté par une pâte elle aussi invisible et pourtant l’air n’est pas raréfié. Ce n’est pas pour calmer votre peur bien au contraire cela l’intensifie, la décuple mais cependant vous êtes impuissant face à « ça ».

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Utopia ou le roman de l’absurde

14 Novembre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

Il est des jours, il est des nuits où je suis agacé par le manque d’inspiration, je voudrais tellement écrire quelque chose que les mots me manquent, ils sont bloqués quelque part hors de porter, insaisissable, à l’extérieur de ma conscience que je peine à les trouver pour les coucher sur le papiers et en faire le livre de toute une vie.

Comme un être privé d’un membre qui se refuse à l’avoir perdu et qui en fait n’existe plus que dans son souvenir, dans son imaginaire. Le réflexe pavlovien de tendre le bras pour saisir une chose est toujours là, mais la réalité est tout autre..

Oh ! Je n’en suis certes pas là, bien évidement et aucune comparaison n’est à faire mais malgré tout je souffre de ce manque, de ce souffle d’air vivifiant auquel je me raccroche désespérément pour ne pas sombrer dans les abîmes noirs et lugubres, d’être né sans talent particulier alors que je désire qu’une chose, je n’aspire qu’à ça, ça en devient presque une obsession, écrire le livre de toute une vie.

Comme je l’ai toujours dis et écris je ne suis pas écrivain, je ne suis pas poète, quand je parcours les sites littéraires et poétiques, je m’aperçois que je n’y connais pas grand-chose mais c’est comme un feu qui me dévore de l’intérieur je me refuse à admettre que je n’en serais pas capable alors je m’acharne, je m’escrime je griffonne par ci par là, de ci de là des mots, des bribes de phrase. En fait et c’est dérisoire parce que cela en devient une lubie, voire une utopie mais qui malgré tout exerce sur moi une attraction tellement forte qui m’empêche de raisonner honnêtement. Mais voilà je ne puis résister à l’envie, celle-ci me taraude, me vrille, m’empoisonne, m’emprisonne toute à la fois j’ai du mal à expliquer, à vous faire comprendre ce que je ressens, je vous présente en quelque ligne Utopia ou le roman de l’absurde

Voilà l’histoire un peu compliqué d’un homme qui voulait devenir écrivain, est-ce moi ? Non ! Quoique cela y ressemble fort mais bon, essayez de suivre

 

Le roman d’un pseudo écrivain.

 

Le pauvre Antoine coincé dans un monde qui n’est pas le sien, il erre à travers la vie, sa vie, perdu dans une époque qu’il ne connaît pas. A force de jouer aux apprentis sorciers et d’invoquer des forces qu’il ne maîtrisait pas, il finit par en payer le prix… Je vous laisse lire la suite de cette histoire un peu absurde, oui je trouve ! D’ailleurs les propos qu’il tient tendent à le prouver : Soliloque d’Antoine.

Je m’évade, je m’enfuie ailleurs, loin aussi loin que je peux de ce monde là. Mais hélas ! Je suis toujours rattrapé, alors au lieu de capituler, je redresse les épaules, je relève la tête et en guise de défi j’avance droit comme un « i », raide comme la justice, affronter la vie et ses conséquences.

Je ne suis rien qu’un simple rêveur, un utopiste qui crois aux princesses et au conte de fée. Je suis naïf dites-vous ? Je le reconnais volontiers mais cette naïveté me tient à l’abri. Je ne suis pas poète, je ne suis pas écrivain, je ne suis que l’ordinaire dans un monde extraordinaire qui a perdu toute commune mesure.

Je ne suis pas de ce temps, mon corps peut être mon esprit non ! Je suis d’un temps ou le verbe était courtois où la prose était galante. Je suis d’un temps où la pensée était noble, les aspirations souveraines, les désirs voilés d’une candeur puéril, presque enfantine où une promesse, un baiser volé tenait lieu de gage d’amour et de fidélité.

J’essai chaque jour qui passe de me résonner et de me dire qu’il faudrait qu’enfin je vive avec mon temps, que ces idées sont révolues, obsolètes, d’une époque qui n’existe plus et qui n’existera plus jamais. Mais rien n’y fait chaque matin je me lève et c’est comme si je revivais chaque matin le même jour sans que rien ne change. Le temps s’était arrêter le temps d’un instant, une fraction de seconde où il s’est retrouvé bloquait entre deux époques, le corps et l’esprit partagé, tiraillé qu’il en finissait par perdre la tête.

Tentative de poésie par Antoine…Je ne garantis pas le résultat mais voyons avant de juger. Déjà rien que le titre…Chute ai-je dit pas de critique !

Cauchemar

 

Alors je lis, alors j’écris

Mais pourquoi et pour qui ?

Ecris sur qui et sur quoi ?

Peu importe, je laisse mon imagination guider mes doigts sur le clavier.

 

Au première lueur de l’aube

Quand la nuit cesse, quand le rêve s’estompe

Laissant la place à la triste réalité

Je m’enferme alors !

 

Ma tour d’ivoire se ferme

La porte de mes pensées est close

Réfractaire au monde ambiant

Je me réfugie dans, où, je ne sais pas…Je  ne sais plus

 

Pas là où je dois mais là où je peux !

Le monde est une arène mais je ne suis pas gladiateur

Je ne suis qu’un enfant fragile

Qui ne comprend plus ce monde là

 

Vivre oui, mais en paix

Parler oui mais sans crainte

Ecrire oui mais sans peur au ventre

Car le monde est impitoyable à celui qui ose !

 

Liberté, liberté !!

Qu’est tu devenue ? Tu es toi aussi prisonnière

des hommes qui t’enchaînent au nom de valeur

qui ne sont pas les tiennes

 

Tel est le monde dans lequel nous vivons

Tels sont les hommes qui ont fait un tel monde !

Ne pleurez pas maintenant d’en payer le prix !

Est coupable celui qui commet comme celui qui laisse faire.

 

 

Gentle 13

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La nuit surgit...

12 Novembre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

Que dire que faire, pleurer sur sort ?

Non ! dit l’homme il suffit de baisser la tête, le regard fier le torse bombé tel est l’attitude à adopter, plus de regret plus de remord. Tu as fais un choix, sûrement pas le bon, maintenant tu dois t’y tenir même si tu en souffre. Tu as beau te cacher derrière un sourire et une bonne humeur. Un simple mur que tu dresses mais tu te mens … et tu le sais bien. Ceux qui te connaissent ne sont pas dupes !!!

 

Tel est le constat de l’homme solitaire, le pseudo écrivain qui s’inventait une vie ou plutôt qui la fuyait dans l’écriture pour s’échapper de ce labyrinthe où le conduit ses pas, ce dédale de l’impuissance littéraire où il s’est égarait depuis un certain temps.

 

Tel est le constat de l’homme solitaire

Ce vieux loup des villes qui erre à travers les rues pleines de bruit et de fureur, il cherche à s’évader à fuir la promiscuité, cet espace restreint qu’il l’enserre et qui le prive de la liberté d’écrire.

 

Le monde n’est pas assez vaste se dit il ! Fuir n’est pas la solution maugrée t il l’ultime décision à prendre est d’affronter ses démons, de voir la réalité telle qu’elle est. S’affranchir de ses faiblesses c’est faire un pas vers la guérison, c’est voir le bout du tunnel, voir l’horizon s’élargir et d’un seul coup d’œil embraser l’avenir.

 

Tel est le constat de l’homme solitaire ce personnage futile qui n’existe que dans mon imaginaire se dit il…Mais pourtant quelque part dans sa conscience il sent quelque chose qui pointe, qui tente de se frayer un passage, aussi étroit soit il, qui le conduirait à une sorte de délivrance, cette même délivrance qui le libérerait enfin du poids qui l’oppresse : Celle de l’incertitude où il se trouve écrire ou ne pas écrire se dit il. Il ne peut y échapper c’est plus fort que lui c’est un leitmotiv, une rengaine qui l’obsède et qu’il ne parvient  pas à chasser de son esprit.

Soudain :

Voilà que surgit au détour d’une rue sombre une ombre maléfique qui de part son aspect repoussant même les animaux errant s’enfuient apeurés mais la forme n’en a cure elle poursuit son chemin sans prête attention à ce qu’il l’entoure. La nuit tombe tout doucement les lumières de la ville s’éteignent une a une pour laisser place à la nuit à l’angoisse et à la peur. Une peur irraisonnée, surnaturelle qui vous glace les os, une peur dont on ne connaît pas l’origine mais qui est tangible, palpable qui envahit chaque rues, chaque quartiers de la ville qui s’insinuent subrepticement dans les consciences. Rien ne sera plus jamais comme avant, pas de chemin de retour, le monde bascule sans qu’on puisse rien n’y changer et cela ne fait que commencer….

Gentle13

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Un jour s’en va toujours trop tôt

8 Novembre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Un petite découverte ce matin que je viens de faire sur panorama du livre, il n'y qu'a lire et se laisser transporter au fils des mots, comme un courant qui dérive tout doucement et berce notre âme poétique. Là encore les mots nous touchent, une émotion vive que nous fait partagé l'auteur du livre. L'amour encore et toujours, l'amour toujours présent au quotidien et nul n'y échappe ; Quand il frappe à votre porte vous ne pouvez que succomber à son chame et laisser opéré la magie : Celle d'un soir ou d'un matin ou d'une fin après midi où tout en admirant un coucher de soleil il vous enlace et vous fait oublier les jours tristes, le passé perfide(homme femme) qui, un jour vous a trahie et  vous fait dire non à l'amour naissant. Cependant peu résiste à Eros à ce Cupidon farceur, qui sans vous demander votre avis, vous lance à nouveau dans la course effréné du bonheur. C'est ce que je souhaite à chacun d'entre nous que cet amour dure éternellement car la mort n'est que le commencement d'autre chose.
Gentle13

Maurice Carême (Wavre 12 mai 1899 - Anderlecht 13 janvier 1978) est un écrivain et poète belge de langue française.
  • Né à Wavre, d'un père peintre en bâtiment et d'une mère épicière, il y passe son enfance et Maurice Carême est nommé Maire à 19 ans.

En 1912 il écrit ses premiers vers de lois inspirés par une amie d'enfance. Il devient instituteur de métier en 1918, tout en continuant à écrire comptines et poésies. Après une période de futurisme (1928-1932), il revient à une poésie simple à destination de la jeunesse. En 1937, le poète s'installe à Anderlecht où il passera le reste de sa vie. Il habitera surtout Avenue Nelly Melba une maison dite "La Maison blanche" à Anderlecht qui est un musée.

  • Après s'être occupé de La Revue indépendante, Maurice Carême collabore à la revue Anthologie de Georges Linze puis entre à La Revue sincère (1922)
  • Élu « Prince en poésie » au Café Procope à Créteil en 1975 - une plaque commémorative apposée sur la façade le rappelle - , Carême a vu son œuvre traduite dans de nombreuses langues. Il est en particulier très apprécié pour son amour pour les enfants, un piano essentiel de son œuvre (mais non le seul). Récompensée par de nombreux prix littéraires, illustrée par de grands artistes, son oeuvre joint à la simplicité de la forme, l'expression d'une joie de vivre qui n'exclut pas une certaine gravité. Il a aussi traduit en français des poètes néerlandophones.[1]

Jeannine Burny qui fut la fidèle secrétaire et la muse inspiratrice de Maurice Carême, présidente de la Fondation, a commis un livre édité au Printemps 2007 intitulé "Le jour s'en va toujours trop tôt Sur les pas de Maurice Carême". Editions Racine (Bruxelles.

« Un jour s’en va toujours trop tôt » ou « L’amour entre les ailes de l’âme »
lundi 15 octobre 2007.
 
Les Editions Racine nous proposent un ouvrage remarquable de Jeannine Burny sur la vie d’un des plus grands poètes belges de notre temps : Maurice Carême.
eannice Burny : Le jour s’en va toujours trop tôt - Sur les pas de Maurice Carême
eannice Burny : Le jour s’en va toujours trop tôt - Sur les pas de Maurice Carême
 
Ce livre est bien plus qu’une simple biographie, il est, à la fois, le témoignage d’un amour absolu consacré à un homme et un hymne véritable à la poésie.

Aujourd’hui, nous savons que les poètes ne donnent leur nom et leur lumière que bien après leur trépas, la reconnaissance, toujours farouche, n’osant jamais affronter ni les jours de l’artiste, ni les exigences de l’édition.

Cet ouvrage m’apparaît donc comme un élément capital dans l’histoire de la poésie du XXième siècle. En effet, Jeannine Burny se livre tout entière dans ce livre de près de cinq cents pages.

Après une enfance, que je qualifierai de « difficile », la jeune fille rencontre l’Amour, avec ce A majuscule qui fait rêver l’adolescence. Cet amour a pour nom « Maurice Carême ». Il ne tardera pas à s’épanouir au milieu d’un quotidien presque monotone _ Cet ouvrage nous permet d’entrer dans cette intimité à la fois mystérieuse et presque banale d’un artiste qui subit également les contraintes d’une incarnation. C’est sans doute ce qui rend l’homme si proche de nous, ce frère de vie que nous croisons dans la rue sans le savoir et qui porte dans le secret de son être la magie de la création. Petit âme carnivore et merveilleux que l’artiste doit assumer au quotidien et qui dévore ses heures en les multipliant.

Nous découvrons tout cela et bien davantage dans la biographie de Jeannine Burny. Le visage de la plupart des acteurs de cette traversée des jours apparaît au milieu du livre sous forme de photographies. Documents précieux pour l’esprit qui peut ainsi fixer un visage sur un nom. N’oublions pas les poèmes qui comme des fleurs, souligne le récit, lui ajoutant cette foudre de lumière, tel un arc-en-ciel à la voûte des cieux !

Merci Jeannine pour cette biographie, elle fait aimer, découvrir le poète Maurice Carême, mais elle va encore plus loin, plus haut, plus fort, car elle rend accessible à tous les hommes, la poésie, source même des mondes. Un livre incontournable qui symbolise les deux ailes de l’âme.

"La table était à côté du lit. Maurice aimait créer tard dans la nuit. Je me couchais alors, ne pouvant détacher ma vue de son visage. Sa main se posait sur moi. Je sentais ses doigts s’arrondir en trois coussinets où se mêlaient volupté et douceur. L’autre main restée accrochée comme à regret à la feuille où s’ébauchait un poème. Nos regards s’entremêlaient, puis se dénouaient, tentant d’échapper au désir qui les rivait l’un à l’autre. Mais nous résistions jusqu’à ce que s’achève le texte commencé. Soudain, Maurice lançait son crayon sur la table. Comment avons-nous pu attendre ainsi avec cet amour lancinant qui tendait nos corps ? Son regard me déshabillait plus vite que ses doigts pourtant si habiles. La nuit était trop courte. Au matin, je sentais Maurice comme soulevé de lumière. Très vite, sa main se mettait à courir sur le papier qu’elle éclaboussait de mots. Ils se rangeaient en lignes régulières où parfois des blancs laissaient des traces immaculées. Je les savais éphémères et à la merci de l’inspiration qui y reviendrait pour en effacer toute trace."

"Déjà tout le soir bouge.
Tu vas te mettre nue
Sous les losanges rouges,
Nue et si ingénue.

Où est le bien, le mal ?
Voici que tout se mêle.
Nous entrouvrons l’enfer
Et entrons dans le ciel.

Le présent, le passé
Houlent comme des mers.
Nous passons, enlacés,
Dans une autre lumière.

Navire de haut bord,
Pourquoi nous croire encor
Sous ces losanges rouges ?
L’univers entier bouge."

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L'amour à la dérive 2

28 Octobre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

Il est des jours , il est des nuits
Quand la solitude s'installe et que l'oublie fait place aux souvenirs
les regrets et les remords s'évaporent
La vie continue de plus belle

Quand  l'ombre s'estompe et que l'éclatante lumière d'un jour nouveau apparaît mon cœur n'est plus triste j'ai repris goût au bonheur
Le temps n'a pas d'importance seule compte la vie tu restera un souvenir impérissable mais d'autres dans mon cœur prendront ta place
L'hivers n'est pas aussi froid qu'on croit quand l'espoir d'une rencontre réchauffe mon âme
Nid douillet aux allures d'un conte de fée, le moment est venu de tourner la page et de faire fi des temps passés !

La femme est l'avenir de l'homme disait le poète
je rends hommage à toutes les femmes
pour supporter ce que nous sommes
et pour ne pas être ce que nous devons être

Etre libre d'aimer et d'être aimer sans peur du lendemain
Car chaque jours doit être un jour nouveau
Oublions les rancunes, brisons les chaînes du ressentiment

Abîmes sans fond tu nous entraîne toujours plus bas

 

Ciel sans nuage

Azur limpide la route est tracée vers ailleurs plus doux, plus tendre où tes m’accueillent, ton sourire m’inonde de joie.

Mais….oui il y à un mais et de taille j’ai peur de ne plus savoir dire deux mots aussi simples que ceux là

« J t’aime »

Gentle13

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l'amour à la dérive

24 Octobre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

Le temps passe et l'oublie s'installe la vie fuie à tire d'aile comme une voleuse.
L'ombre de l'homme s'efface il a laissé passer sa chance
Figure d'ange tu t'insurge dans sa mémoire
Que lui veux tu ?
N'a t il pas assez souffert à cause de toi ?
Que tu assaille encore sa mémoire tant d'années après!
N'a t il pas payer le lourd tribu de son départ ?
Qu'il ne vit que par ton souvenir
Coeur brisé conscience anéantie
Tu as marqué son coeur au fer rouge
Grâce juvénile tu es au printemps de ton existence
L'automne de l'homme est passé voilà que s'annonce l'hivers
Mais l'homme ne se laisse pas abattre il ferme la porte au coup du sort
Il en sortira vainqueur comme le sphinx qui renaît de ses cendres
Comme dit la chanson "on n'oublie rien on vit avec"
Je n'ai ni oublié ton nom ni ton visage
Tu partiras avec moi pour le grand voyage.
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Les planches courbes

8 Octobre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Aujourd'hui je vais vous parler d'un grand poète français qui se nomme Yves BONNEFOY que beaucoup parmi vous connaissent déjà. J'ai lu ce petit recueil de poésie et je peux vous certifier que c'est  tout bonnement magnifique. Avant de vous laisser lire certains de ces écrits je voudrais vous présenter le personnage il est fascinant à plus d'un titre. Il serait ici fastidieux de vous énumérer sa bibliographie tant elle est nombreuse qu'il est plus simple d'insérer un lien qui vous permettra d'y accèder plus facilement.
Gentle13

http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Bonnefoy


Le père d'Yves Bonnefoy est ouvrier-monteur aux ateliers des chemins de fer Paris-Orléans, et sa mère est infirmière, elle deviendra plus tard institutrice. Il a une sœur aînée, prénommée Suzanne. Jeune, Bonnefoy passe à Tours des années mornes, pendant lesquelles il va souvent en vacances à Toirac, dans le Lot, chez ses grands-parents maternels ; lieu qu'il qualifiait de lieu d'exil: « le vrai lieu ». En 1936, la mort de son père bouleverse profondément sa vie. Il a alors 13 ans, et, désormais, il n'ira plus en vacances à Toirac, mais restera chez lui à étudier. Il effectue ses études secondaires au Lycée Descartes de Tours, passe un baccalauréat de mathématiques et de philosophie, puis s'inscrit en classes préparatoires à Tours (mathématiques supérieures et mathématiques spéciales). Il commence des études supérieures de mathématiques à l'Université de Poitiers, puis à l'université de Paris, où il s'installe en 1944. Depuis cette date, il effectue de nombreux voyages, en Méditerranée et en Amérique.

De 1943 à 1953, il abandonne l'étude des mathématiques, pour se consacrer à la poésie, la philosophie et l'histoire de l'art. Il se lie tout d'abord au surréalisme, ayant lu la Petite anthologie du surréalisme de Georges Hugnet, et après sa rencontre avec Christian Dotremont[1], avant de s'en détacher en 1947, critiquant la gratuité de l’imaginaire surréaliste. En plus du surréalisme, ses principales influences sont Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud, Stéphane Mallarmé et Gérard de Nerval, qui ont accompli selon lui « la véritable révolution poétique de notre modernité »[2].

Par ailleurs, Yves Bonnefoy est l'auteur de nombreuses traductions (principalement anglaises), notamment de Shakespeare. Depuis 1960, il est invité par de nombreuses universités, françaises et étrangères, et, en 1981, il est nommé à la chaire d'Études comparées de la fonction poétique au Collège de France, où il enseigne jusqu'en 1993. Son recueil Les Planches courbes, paru en 2001, est considéré comme un chef d'œuvre ; trois des sections de ce recueil figurent au programme des cours de littérature des classes de Terminale littéraire pour les années scolaires 2005-2006,2006-2007: Dans le leurre des mots, La Maison Natale et Les Planches courbes, section en prose (que l'auteur qualifie de récit en rêve) qui a donné son nom au recueil.

Les planches courbes "La pluie d'été
"
Les rainettes, le soir

Rauques étaient les voix
Des rainettes le soir,
Là où l'eau du bassin, coulant sans bruit,
Brillait dans l'herbe.

Et rouge était le ciel
Dans les verres vides,
Tout un fleuve la lune
Sur la table terrestre.

Prenaient ou non nos mains,
La même abondance.
Ouvert ou clos nos yeux,
La même lumière

Ou encore ceci tout aussi magnifique
"Une pierre"

Matins que nous avions,
Je retirais les cendres, j'allais emplir
Le broc je le posais sur le dallage,
Avec lui ruisselait dans toutes la salle
L'odeur impénétrable de la menthe.

                                    Ô souvenir
Tes arbres sont en fleurs devant le ciel,
              On peut croire qu'il neige,
Maisla foudre s'éloigne sur le chemin,
Le vent du soir répand son trop de graines

J'arrêtrais là car cela continue sur une centaines de pages, des couts poèmes sublimes à lire. Quand vous commencer vous êtes entraîné bien malgré vous à poursuivre cette lecture. Il est de la même étoffe que Jean-Michel MAULPOIX et Henri MICHAUX voilà des personnages de grandes qualités qui nous invitent à lire et à nous sortir des ornières de la vie quotidienne et/où le temps semble s'arrêter comme figé, un instant très brèf où on se plonge dans un univers de douceur et de tendresse. Là, la vie n'est plus diabolisé mais idéalisé voire divinisé. Un solfège poétique où les mots ne sont plus des armes mais des notes de musique.
Gentle13

 

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Yasmina KHADRA

5 Octobre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Laàencore un livre surprenant, connait on vraiment les gens avec qui on vit ? Il est dur et émouvant à la fois. Une vie qui du jour au lendemain bascule dans le chaos, dans l'incompréhesion. Le monde s'écroule sous ses pieds lui qui avait une vie bien rangée, un travail honorable, une femme qu'il aimé... Jamais il n'aurait pu imaginer ce qui allait lui arriver et comment d'ailleurs aurait-il pu ! Je vous conseille, si ce n'est pas déjà fait, de le lire.Vous ne serez pas déçue. Par la même occasion vous avez du même auteur "les sirènes de Bagdad"que je vais d'ailleurs attaquer tout affaire cessante. J'espère que le fait de partager mes lectures avec vous ne vous gêne pas trop si c'est le cas je vous prie de m'en excuser. Suivez le lien pour faire connaissance avec ce formidable auteur
Gentle 13

http://www.yasmina-khadra.com/



L’Attentat
La note evene : 5/5La note evene : 5/5
L’Attentat
d'Yasmina Khadra
[Littérature française XXIè]

Editeur : Julliard
Publication :7/9/2005

uplA="http://fr.se"; uplAZ="arch"; uplB=".yahoo.com/s"+"ear"+"ch?ei=IS"+"O-88"+"59-1&fr=cb-eve&me"+"ta=vl%3D&p="; uplX="L%27Attentat"; document.write('

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Amine, chercheur israélien d'origine palestinienne, a toujours refusé de prendre parti dans le conflit qui oppose son peuple à son peuple d'adoption et s'est entièrement consacré à son métier et à sa femme Sihem. Jusqu'au jour où un attentat se produit à Tel Aviv. Son ami Naveed, policier, lui annonce alors que Sihem a été tuée et qu'elle est en plus soupçonnée d'être la kamikaze.
Le sujet n'était pas évident. Pour aborder le thème des kamikazes israéliens, il fallait au moins l'audace de Yasmina Khadra - Mohammed Moulessehoul de son vrai nom ; rien à voir, donc, avec la femme qu'on aurait pu imaginer. L'auteur emmène son lecteur, passionné dès les premières lignes de ce roman époustouflant, dans les méandres de la conscience humaine. Et la conscience est ici double. Il y a d'abord celle d'Amine, cet éminent chirurgien d'origine arabe et naturalisé israélien, qui tente de comprendre. La question n'a de cesse de revenir : pourquoi ? Pour quelles raisons sa femme, cet être doux, dénué de haine et de mystère, s'est-elle fait exploser dans un restaurant, bondé d'enfants de surcroît ? Pourquoi ne lui a-t-elle rien dit ? Et comment lui, qui l'aimait tant, qui lui avait donné toute sa vie, n'a-t-il rien vu venir ? Dans sa quête éperdue pour approcher les raisons qui ont pu motiver un tel acte, Amine va devoir se frotter à ces hommes et ces femmes qui n'ont en tête que la cause palestinienne… au péril de leurs propres vies. Le récit est haletant, mené par une plume brillante et concise. L'auteur n'a aucun mal à nous tirer des larmes de chagrin et d'incompréhension, de compassion et de haine. Yasmina Khadra souhaitait devenir "une plume au service de la littérature, cette sublime charité humaine." Pari réussi.
Faustine Amoré

Les Sirènes de Bagdad
La note evene : 4/5La note evene : 4/5
Les Sirènes de Bagdad
d'Yasmina Khadra
[Littérature française XXIè]

Editeur : Julliard
Publication :17/8/2006

uplA="http://fr.se"; uplAZ="arch"; uplB=".yahoo.com/s"+"ear"+"ch?ei=IS"+"O-88"+"59-1&fr=cb-eve&me"+"ta=vl%3D&p="; uplX="Les+Sir%E8nes+de+Bagdad"; document.write('

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La descente aux enfers d'un jeune homme broyé par le terrorisme. Fuyant son village, dérivant jusqu'à Bagdad, il se retrouve dans une ville déchirée par une guerre civile féroce. Sans ressources, sans repères, miné par l'humiliation, il devient une proie rêvée pour les islamistes radicaux.
Yasmina Khadra écrit simplement. Calmement. Il plante le décor, s’installe et déploie l’intrigue. Il sait où il va. Il a quelque chose à prouver et pourtant, sa démonstration ne tire pas de conclusion. En aucun cas elle n’est empesée ni donneuse de leçons. Car derrière l’écriture maîtrisée point une colère sourde. Yasmina Khadra a beaucoup à dire. Et il sait comment empêcher qu’on lui coupe la parole. Il écrit dans l’urgence et avec autorité, tissant son discours dans la fibre même du récit. Le héros des ‘Sirènes de Bagdad’ court à sa perte comme aucun de ses contemporains occidentaux n’oserait le faire : au nom de la dignité. Il part en croisade pour défendre des valeurs piétinées, témoin de luttes de pouvoir qui le dépassent et nous concernent tous.
Il faut cependant concéder aux détracteurs de Yasmina Khadra (cela dit, qui ose aujourd’hui encore être défavorable à un discours de tolérance ?) un certain manichéisme quand il s’agit de camper les troupes américaines. Mais pour une poignée de GI qui font figure de brutes épaisses dans ce roman, combien de musulmans taxés d’intégrisme dans l’imaginaire collectif ? Et combien de terroristes sont-ils vus comme de simples coquilles vides au service de l’obscurantisme ? L’écrivain emploie toute sa sensibilité et sa fougue à démontrer comment un jeune homme lettré bascule vers la haine, comment un esprit lucide se sacrifie pour une question d’honneur, et comment une vie peut être balayée d’un simple coup de rangers.
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Kaled HOSSEINI

5 Octobre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Je viens de finir ce petit livre là et je peux vous dire que c'est un vériable chef d'oeuvre et le mot n'est pas trop fort vous pouvez me croire. Une histoire magnifique, une histoire émouvante qui ne laissera insenble personne. Je l'ai lu très vite, j'ai savouré chaque page j'ai voyagé en même temps que les deux personnages du livre d'un bout à l'autre, on vit au rythme du livre on partage les émotions, les craintes, les regrets et les remords. Mais je n'en dirais pas plus , je préfère vous laisser découvrir le livre par vous même et d'en tirer vos propres conclusions. Comme je dis toujours "Ecrire c'est parler tout bas" alors écoutons Hosseini en silence pour en apprécier chaque mot et découvrir un pays ravagé par la guerre et la bêtise de certains hommes qui s'arrogent le droit de vie et de mort sous couvert de la religion alors qu'ils ne font que la pervertir., mais là c'est un autre problème.
Bonne lecture
Gentle13


Les Cerfs-volants de Kaboul











Les cerfs volant de Kaboul


Editeur : Belfond
Publication :7/4/2005

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« Il vaut mieux être blessé par la vérité que réconforté par un mensonge »

Le roman se déroule entre Kaboul et San Francisco des années 70 à nos jours. Amir et Hassan sont frères de lait, et se vouent une amitié indéfectible. Cependant ils ont des existences bien différentes : le premier est le fils d'un riche commerçant, le second est le fils de leur serviteur. Mais Hassan subit une véritable ignominie sous les yeux d'Amir, qui reste pétrifié. Eté 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux Etats-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. Une voix au téléphone lui explique qu'il existe un moyen pour lui de se racheter. Mais ce moyen passe par une plongée au coeur de l'Afghanistan des talibans et de son propre passé.
Peindre d'abord, sur un papier de soie, un joli décor. Celui de l'Afghanistan du début des années 1970, avant l'invasion par les Russes, avant la guerre civile : un pays paisiblement multi-ethnique. Placer ensuite, dans ce décor, des personnages. Amir, l'enfant pachtoun, fils d'un riche commerçant. Et Hassan, son ami, son frère de lait, le fils hazara du serviteur de son père. Faire vivre ces personnages, en créer d'autres, les faire évoluer. Ajouter une trahison, une lâcheté, un mensonge. Décrire le départ, précipité, d'Hassan et son père, sous la pluie et les larmes. Puis l'exil, quelques mois plus tard, d'Amir et le sien, juste avant l'invasion. Installer ensuite les personnages aux Etats-Unis, faire croire qu'ils ont refait leur vie, et jouer avec les tons pastel. Puis, soudain, retourner le papier de soie, tremper son pinceau dans du brun, du gris, du noir : du très sombre. Et décrire l'Afghanistan, meurtrie, sous le joug des talibans : les lapidations, les mutilés contraints de vendre leur prothèse sur les marchés, les femmes frappées pour un seul mot, les enfants violés dans les orphelinats… Coller, sur le papier de soie les ficelles de l'intrigue, avec, par exemple, cet appel mystérieux qui demande à Amir de revenir en Afghanistan, pour expier sa faute de jeunesse. Ou la révélation sur la véritable identité d'Hassan. Avec ses cerfs-volants, Khaled Hosseini nous propose un condensé saisissant de l'histoire récente de son pays. Il nous dresse le portrait d'un homme rongé par le remords d'une trahison, et sa formidable soif de rédemption. C'est à la fois passionnant et bouleversant. Dommage que l'écrivain ait manqué parfois d'un peu de souffle pour faire monter encore plus haut ses cerfs-volants dans le ciel littéraire.
François Ménard
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L’égaré

30 Septembre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

 

Je me suis perdu au fils des mots, je croyais avoir trouvé une certaine liberté en écrivant mais bien au contraire je me suis emprisonné, je me suis ficelé. Aujourd’hui encore les barreaux de l’écriture sont là invisibles mais présent, ils pèsent sur ma vie comme un étau qui m’enserre. Je ne puis m’y résoudre et je ne voudrais m’en défaire, comme une obsession qui envahit ma tête et s’insère dans mon corps, d’où peut être l’expression "avoir un beau corps d’écriture" mais que dis-je ! Je m’égare dans le couloir de l’absurde, dans le labyrinthe du ridicule mais peu m’importe je fais ce que je peu, je fais avec ce que la nature m’a donné, les mots vont et viennent, se heurtent et s’entrechoquent, de temps en temps  ils s’alignent les uns aux autres et de temps en temps se repoussent parce qu’incompatibles entre eux. Je n’ai pas les moyens je n’en ai que l’envie, le désir de faire et de parfaire ce qui dort sur un support et qui ne verra sûrement jamais le jour.

Lire et écrire, cela me poursuit depuis maintenant un sacré bout de temps. Je passe du temps à griffonner des histoires que j’efface aussitôt parce qu’elles me semblent totalement loufoques

Lire et écrire j’en ai besoin pour vivre, les mots les phrases sont un espace nourricier auquel je m’abreuve pour nourrir mon intellect comme un feu qui couve qui faut alimenter pour pas qu’il s’éteigne.

C’est l’histoire qui se répète

C’est l’histoire d’un homme qui se cherche à travers l’écriture

C’est l’histoire d’un homme qui souffre et qui s’essouffle qui voit demain comme un défi, un combat à livrer pour ne pas sombrer dans les affres, dans le gouffre noir : cet abîme insondable de sa conscience au repos.

Cet homme fut un temps était prolixe, sa plume courrait sur le papier et rien se semblait l’arrêter, une écriture quasi automatique qui le dominait sans qu’il ne puisse l’empêcher. Mais il sait qu’il peut il sait qu’il est capable d’aller jusqu’au bout de son rêve lui manque simplement le courage de s’y mettre de s’imbriquer et de faire qu’un avec les mots, de faire qu’un avec les pleins et les déliés, les accents, les points virgules tout ce cortège qui font le charme d’un bon livre.

 

Je me consume dans le temps, je me désagrège dans l’espace, solidaire de l’un comme de l’autre, mon esprit plane au-dessus du monde.

 

Je vois à travers le monde les esprits malfaisants, les esprits malicieux, les âmes en peines et les esprits torturés.

 

Je voyage au-delà des mots, sur les ailes des oiseaux migrants, sur les phrases toutes faites qui ne résument rien, qui expliquent tout.

 

Voyageur infatigable je parcours le monde tel un ermite éternel qui plongeait dans sa solitude contemple les mots dans la splendeur de l’azur.

 

Avant que le soleil s’éteigne, que la lune disparaisse, que le monde s’engloutit dans les ténèbres, je préfère partir en fumée dans l’éclatante blancheur d’une éternité : Car qui n’a point d’espérance n’a point de vie.

 

La vie, la mort, l’amour une seule et même chose quelque soit le côté où l’on se trouve.

Le temps, l’espace porte ouverte sur l’autre coté du miroir, miroir sans tain où rien ne transparaît mais laisse deviné ce qui se cache derrière.

 

Rien !

 

Voilà l’unique Vérité. Rien de plus rien de moins autant vivre avec ça comme absolue certitude que notre monde, notre univers n’est en faite rien d’autre que le fruit d’un hasard compliqué où entre en jeu des forces qui dépassent notre entendement.

 

Rien !

 

Voilà l’unique Vérité, toute « révélation » n’est que pure exagération, car rien n’existe de plus faux qu’une contre vérité sur un Dieu qu’on trahi quand tout ne va pas comme on le voudrait.

 

Voilà quand le temps s’y prête, l’homme écrit l’homme pense, il vogue sur la vague de l’inspiration. Quand le sommeil le fuie quand l’ennuie le taraude il s’attable se cale dans son fauteuil prend sa plume et laisse son imagination vagabonder. Fixé sur son objectif il en oublie les heures plus rien ne compte plus rien n’a d’importance. Idée fixe, lubie, fuite ses mots tournent en boucle dans sa tête, au point qu’il n’en comprend pas la signification mais il sait que cela à un sens ne serait-ce qu’inconsciemment. Il vouera sa vie à sa quête, à son saint graal à lui. Le temps n’a pas d’importance seul compte la vie et rien d’autre il ne mourra que lorsque il aura achevé l’œuvre de sa vie quand il aura atteint le but ultime savoir réellement qui il est.

Un sacré travail qui l’attend, la connaissance de soi pour atteindre la conscience des autres, un travail de longue haleine qui mérite qu’on lui sacrifie une vie entière : Sa vie.

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