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  le blog anthologie
Articles récents

Mots de sources

14 Mai 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Je reviens aujourd'hui sur un poète que vous avez apprécier parce que proche de la nature et de l'âme humaine, voici pour vous un extrait tiré de"mots de sources". Il m'est difficile de rester insensible à une telle prose les mots me touchent au plus profond de moi et exhale un parfum de nature où on entend le chant des cigales. Les mots sont simples et à la fois ont une force prodigieuse parce qu'ils ont la capacité de nous transporter vers un ailleurs imaginaire, la voix du poète nous guide à travers les images qu'il nous suggère et qui font vibrer en nous notre sensibilité. Tel est le but de la poèsie, telle est la voie du poète : Nous guider sur le chemin afin d'éviter les écueils que la vie nous reservent.

Armando

                                    
             
         
                     
Je souffle par ta voix
     
                
sur des forêts de brume
    
             
Le soleil sur tes yeux
          
            
se lève un rire aux joues
       
          
c'est toi qui guide
               
              Clickez pour fermer
        
mon premier verbe
     
         
comme un oiseau vif
   
               
qui s'évade
  
       
Je cueille ta main
          
      
au bord du gouffre
        
    
où nous allons songer
      
   
Et passe sur ton nom
           
     
une odeur de rivière
         
           
J'aimerais voir ton corps
       
              
s'ébattre à sa manière
      
  
extrait de "Mots de Source"
         

 

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Le berger poète

12 Mai 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

 
Bonjour, aujourd'hui nous allons faire dans la ruralité, Bruno Gabelier est un berger poète, hélas je n'ai pas d'autres informations à vous fournir sur cet homme hormis qu'il soit berger et que c'est remarquable poète qui vit dans un endroit magnifique de la côte d'azur, que d'ailleurs je recommande à tout ceux qui peuvent s'y rendre car le lieu est superbe à visiter. Fromager ou poète il a l'art de nous mettre l'eau à la bouche, de faire saliver nos papilles gustatives et nourrir notre âme d'une prose toute simple et dont les mots s'imprègnent en nous et nous transporte dans cet îlot de verdure où la nature est souveraine et le berger est roi. Arrêtez-vous ne serait-ce qu'un instant, abreuvez-vous aux sources claires et limpides, reposez-vous à la fraîcheur d'une clairière et laissez vos yeux admirer le paysage, laissez votre esprit vagabonder là où il lui plaira d'aller et pour finir laissez votre émotion parler, permettez lui de s'exprimer librement et de voir au delà du voile des apparences et que la vie en finalité est faîte de toute petites chose qui accolées les unes aux autres s'appelle le bonheur.
 
Gentle13
"Dans un cadre magnifique, je suis Berger à la ferme des Courmettes... mais, tous les jeudi, je viens à Saint-Paul de Vence !"
         
              Les chèvres dans les prés des courmettes                                                                                                      
Qui est Bruno ?..est-ce un
berger qui écrit des vers...ou un
 
 
Poète qui fabrique du fromage ?
Un Berger qui accompagne son troupeau et arpente les chemins, puis se transforme de retour à la ferme en fromager...
Un Poète talentueux dont les textes parfumés et colorés vous transportent dans les collines et sur les chemins "des Balcons de la Côte d'Azur"... Découvrez ses mots dans différents recueils publiés...
 
                                                         
                                Sous les cîmes, Fenêtre ouverte, Te souviens-tu, Mots de source
 
Gouttes d’Elle ou l’esquisse imprévisible d’un regard
mercredi 1er juin 2005.
 
Les éditions de Bergier nous proposent un ouvrage original et coloré, dynamique et sensuel, où les formes s’unissent, à chaque page avec les mots.
Bruno Gabelier : Gouttes d’Elle
Bruno Gabelier : Gouttes d’Elle
Editions du Bergier,
Ouvrons ensemble ce recueil et voyageons sur les feuilles où s’endorment les images, où le corps de la femme se métamorphose tantôt en silhouette, tantôt en nymphe, parfois en muse inaccessible.

Après Les mots de source (Coll. de Bergier) et La rive avide, Bruno Gabelier nous entraîne dans un paysage où le verbe a un visage, celui de l’émotion. Comment ne pas succomber sous le charme de cette musique au rythme capricieux, qui provoque mais qui sait aussi bercer nos peurs, adoucir nos chagrins et perdre nos incertitudes.

Le poète a rompu nos amarres et nous descendons le fleuve de la parole et du vent.

Elle est là, toujours à portée de regard, à fleur d’imagination, elle s’empare du moindre geste, de l’esquisse même d’un sentiment.

Entre lune et soleil, larmes et sourire, la femme ouvre la maison de l’amour. Qu’il est doux ce mouvement de l’espace où la poésie de Bruno Gabelier enlace les dessins de Pascal Baudot.

Un livre et chevet avec lequel on oublie la blessure des tempêtes et le chagrin des naufrages.

A lire lorsque le ciel éperdu cherche "le chemin des rêves".

"De toi
il y a le cœur
le vent fauve sur les plaines
l’arrogance des couleurs
Où sont tes collines
et l’eau que tu offres ?
Du mouvement dans les jambes
de la robe jusqu’au bleu du ciel
je te vois un peu là où j’imagine."


Épanchement d’émois
vagues de gouttes extraites
du fond touché
mots labourés et semés
cueillis par des gestes soufflés
de brises et de tempêtes

J’écris par nature
les pieds campés au sol
avec le si accro
ché à l’oreille
et la main qui frôle l’encre
après la peau les yeux

la vie est belle, belle
Elle n’est pas parfaite et c’est tant mieux

Peindre les portes
agir, participer au mouvement
de la montagne, de la mer,
aux gestes des rues, aux visages
Recevoir, prendre et donner

Derrière les mots, il y a la voix
Derrière le sable, il y a le silence
Et devant... toi...
tu abreuves tes muscles et tes forêts

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Matthias Vincenot

5 Mai 2007 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

Anthologie vous souhaite la bienvenue sur son blog en vous présentant ce matin la découverte d'un jeune homme dont le talent n'est plus à faire, je pense, d'après le peu que j'ai lu, qu'une pause s'impose le temps de faire un peu sa connaissance à travers ces quelques lignes, à 21 ans et déjà la reconnaissance d'un public aimant la poésie et la littérature, je vous livre un extrait d'un de ses livres "la vie le vent" parut chez LANORE en 2006
Amicalement
Armando

Matthias Vincenot

 

Matthias VINCENOT
21 ans
Poète, étudiant à la Sorbonne
Élu au Conseil d'Administration et membre de la Commission Culturelle de l'université Paris-Sorbonne (Paris IV)
Membre du P.E.N. Club français (Poètes Essayistes Nouvellistes)

Auteur de cinq recueils de poèmes publiés aux éditions Lettres du Monde :
Un autre ailleurs (février 1998)
Un détour vers le rêve (novembre 1998)
Funambule (novembre 1999)
La vie, en fait... (novembre 2000)
Escapades (mars 2002)


Matthias VINCENOT,  a publié trois livres aux éditions
   
  LETTRES DU MONDE 1


    Extraits de presse

    Préface du livre funambule

Un autre ailleurs
Matthias Vincenot
Février 1998

Un détour vers le rêve
Matthias Vincenot
Novembre 1998

Funambule
Matthias Vincenot
Novembre 1999


Extrait de la quatrième de couverture
: Avec La vie, le vent, l’auteur poursuit son œuvre poétique. Dans ce nouveau recueil, il saisit les instants fugaces. L'aventure est peut-être à côté, et des vents multiples apportent le désir ou le trouble, révèlent parfois la mélancolie ou la solitude. « Légère et profonde », comme l'a qualifiée Andrée Chedid, son écriture touche juste. Ainsi que le lui a écrit Jean L'Anselme : « Aucun doute pour moi, tu montres le chemin à ceux de demain. »

Poème du mois

De Natura, etc.

J’aime me promener dans la forêt humide
Où le vent a laissé à travers les feuillages
Qui frémissent au gré des humeurs passagères
Une fleur s’épanouissant

Je m’y sens par moments comme au cœur d’une fable
Car on dit tant de choses, au sujet des forêts
J’y approche souvent des mystères insondables
Qui vont s’épaississant

J’aime me promener dans la forêt sauvage
Aux chemins escarpés, mais aux mousses légères
Qui savent s’écarter, quand les plus intrépides
Vont s’y aventurer

N’écoutez jamais dire que toutes se ressemblent
Chacune a son mystère, et des trésors cachés
Juste un souffle de vent pour que les feuilles tremblent
Dans leur fragilité

La forêt dont je parle, mes rêves s’y dessinent
J’en aime les parfums, les passages secrets
J’y connais mieux le monde, le monde à l’origine
Etait une forêt

Extrait de La vie, le vent (Lanore, 2006).

poète
      Matthias Vincenot
         
     
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Beranrd SIMEONE

3 Mai 2007 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

Une nouveauté toujours grâce à la collaboration de jubelle, anthologie vous présente Bernard SIMEONE, quelqu'un je découvre trop tard mais dont les écrits resteront à jamais gravés dans le cœur de ceux qui l'ont connu. Un amoureux de la langue et des belles lettres, la littérature n'a pas de frontière elle n'est l'apanage d’aucun  pays, ni espace ni temps, elle est libre et intemporelle elle va où elle veut au gré de ses humeurs et de ses envies elle choisie les êtres (homme comme femme elle n’est pas sexiste) selon ces critères mais on n’est jamais déçus de ses choix sont toujours remarquables : Voilà juste un extrait tiré de « cavatine »Personnellement j’aime le style, cette manière d’écrire qui nous transporte aussitôt dans l’univers de l’écrivain on n’est  pris dans un tourbillon de mot et on se laisse prendre par la lecture comme envoûtait, presque hypnotisait par la puissance créatrice de l’auteur. Je vous laisse enfin savourer dans la quiétude c’est quelques phrases prisent au hasard… mais existe il vraiment ?

« Le treizième quatuor serait, croyait-il, son dernier. Une suite de danses, populaires ou savantes, détournées de leur but, déchiquetées, prétexte à jeux cruels et courses d’ombres. Une constellation en miettes. Ironique, effaré, lui, le grand sourd, a pris ainsi la mesure du chaos. »

Ou encore, là on entend la musique résonné à nos oreilles :

« Cette nuit, dans le garage, le mouvement lent de son quatuor, la cavatine, cavare, creuser, où certains ne voient que musique assourdie, presque sans grâce, semble écrit par l’espace lui-même qui s’incurve. Là l’écoute, qu’à Comacchio je croyais inaudible, peut s’entendre. Là je voudrais être, demeurer. Pas innocent, pas irréel, pas la proie d’une illusion : juste, au juste niveau. Quand la densité n’a pas besoin de preuve. »



 

Bernard Simeone


Né en 1957 à Lyon, Rhône. Décédé en 2001
Vivait dans le Rhône

roman, nouvelle, poésie, récit, essai

Après des études de médecine dans sa ville natale et d'histoire de l'art à Paris, Bernard Simeone se consacre entièrement à l'écriture, à la traduction et à la critique littéraire depuis 1983. En 1987, il a créé avec Philippe Renard la collection de littérature italienne "Terra d'altri" des éditions Verdier. Parallèlement à son œuvre personnelle, qui comprend des recueils poétiques, des nouvelles, des récits et des textes critiques, il a traduit une cinquantaine d'ouvrages italiens de prose et de poésie.
Critique à "La Quinzaine littéraire" et à "L'Indice" (Turin), il collabore à de nombreuses revues en France (La "NRF", "Les Temps modernes","Le Bulletin de la Lettre internationale", "Europe") et à l'étranger (Belgique, Canada, Italie, Suisse, etc.). Il a été traduit en italien, roumain, bulgare, anglais, espagnol et danois.
Il conçoit les divers aspects de son travail comme complémentaires, attaché toutefois à la rigueur formelle de chacun d'entre eux. Le rapport au génie des lieux est fondateur de sa poésie comme de ses proses, et le dialogue entre les langues occupe dans sa création une place importante. Écrivant en français (parfois en italien), il se considère comme un auteur de culture italienne (sur les plans artistique et littéraire) et allemande (sur les plans littéraire et musical). B.S., rédigé en 1999.






 

L’adieu de Bernard Simeone

 

     Il ne savait pas, malgré le cancer qui le maltraitait et dont il espérait sortir, que ce livre, écrit à l’âge de quarante-deux ans, serait son dernier. Bernard Simeone mariait avec bonheur deux carrières, solidement arrimées l’une à l’autre par un savant amour de la langue italienne : une carrière de traducteur, de passeur transfrontalier d’écrivains1, grâce à laquelle il a introduit dans notre langue entre autres Franco Buffoni, Valerio Magrelli, Gesualdo Bufalino, Cesare Viviani, et une carrière d’écrivain, dans laquelle le fascinant récit titré Cavatine tient la place de dernier et de plus haut moment. Jamais l’art de Simeone n’est allé aussi loin dans l’exploration littéraire de la mémoire ; on devine bien ce que ces pages ont dû lui coûter à écrire, la peau de l’âme. Mais on le savait déjà : cet auteur était un écrivain singulier dont le timbre de phrase se reconnaît entre mille.
     Le lecteur ouvre la première page du livre comme on pousse la porte d’un mystérieux cabinet, sans savoir qu’il va être, au sens premier, ravi : rapté et enchanté par ravissement. Il pénètre dans un livre d’envoûtement, qui approche page après page les lisières de la folie, où, sous le signe de la ville de Turin, se développent et s’entrelacent, ainsi que dans une composition musicale, les thèmes de la mémoire, de l’amour et de la mort. La musique d’ailleurs accompagne tous ces thèmes : tantôt elle reste au second plan, comme entendue de loin, tantôt elle surgit au premier plan, s’imposant, devenant alors un personnage central. Une trame permet à Bernard Simeone de filer son récit : un critique musical, le narrateur, s’enferme dans un garage de tôle de la banlieue lyonnaise, à deux pas du périphérique, des cités inhumaines et des vies délabrées, pour écouter d’affilée l’Intégrale des quatuors à corde « du grand sourd », Beethoven. Seize quatuors, et la grande fugue, qui peut passer pour le dix-septième. Cette écoute va aspirer sa mémoire dans une sorte de trou noir, basculement dans un univers où le passé vient occuper le présent, s’y installer comme en sa demeure, et torturer la conscience de questions insolubles.
     Les quatuors, tout de même que s’ils posséderaient le pouvoir de susciter des spectres, ramènent dans le présent une autre vie : « Ma vie de Turin, voilà vingt ans, était une autre vie ». Un à un les quatuors donnent le ton des paragraphes du livre, accompagnant les méandres de l’amour, de la solitude, et de la mort, ils sont, ces quatuors, un véritable charme sorcier qui aspire le passé, lequel cependant ne pouvant être maîtrisé, dompté, va submerger l’esprit du narrateur. La ville et la femme se confondent : pour le suggérer, la prose de Simeone se fait poésie, prose/poésie de la ville, des rues, des places, des maisons, des dealers, des hôtels, de l’hôtel où s’est tué Pavese, prose/poésie de Turin, de l’âme de Turin. Qui, au fond, habite le narrateur ? Qu’est-ce qui le hante ? Quels sont ces fantômes qui, à la faveur des quatuors du « grand sourd » joués par Richter, s’agitent au fond de lui ? La femme, ou Turin ? Ou autre chose, la mort peut-être ? La femme et la ville au gré des pages semblent ne faire qu’un, pouvoir s’échanger l’une contre l’autre, pouvoir passer l’une dans l’autre.
     « La mort viendra et elle aura tes yeux », écrivit Cesare Pavese. Le souvenir de Pavese, de ses turinoises déambulations, de la façon dont il mit fin à ses jours, du lieu où il décida de passer de l’autre côté, rôde dans la mémoire du narrateur, aux côtés de la ville et de la femme ; son évocation est attachée à la topographie de Turin – qui est aussi la topographie d’un amour perdu, noire carte du Tendre et de Thanatos –, à laquelle se livre ce singulier musicologue. La mort de Pavese : « Lui, dans sa chambre de l’hôtel Roma, piazza Carlo Felice, le 27 août 1950, ne s’est plus contenté d’une traversée prétendue. » Existe-t-il un rapport entre la mort de Pavese, et celle de la femme aimée ? Certains êtres cherchent dans la mort un passage, une « traversée ». Le trajet entre la mort de Pavese, et celle de la femme, deux traversées, s’impose : « Comme pour elle dans les collines, à son corps défendant, alors que depuis dix ans elle courtisait dans l’héroïne un autre passage. Courir toutes les fugues possibles, de la plus sereine à la plus destructrice, et mourir dans ce que le rapport de police nomma choc frontal, comment ne pas y voir une logique absurde ?»
     « Choc frontal » martèlent les autorités, la voiture contre le camion dans un virage des collines – accident, suicide déguisé dû à la drogue, autre chose, comment savoir ? Le narrateur n’a pas assisté à la mort, la femme et lui étaient séparés depuis des années. C’est une mort absente, impossible à cerner, une mort absente à laquelle il ne cesse de penser pourtant, obstinément présente par cette absence. La mort est venue au narrateur, sans le tuer, elle est venue se lover en lui, la mémoire ayant été son véhicule : la mort est venue, et elle a les yeux de la femme jadis aimée. C’est la musique qui, réveillant la mémoire, hallucinant la conscience, révèle les yeux de la mort.
     Le titre du livre nous avait prévenus : Cavatine, c’est-à-dire, courte pièce vocale, devenu sous la plume de cet écrivain, court récit musical. D’une étrange beauté, parcouru par une magie funèbre et musicale, le texte de Bernard Simeone est à lire et à écouter d’un même geste : lire comme un livre, écouter comme une suite de quatuors à cordes, écouter ce qu’on lit, lire ce qu’on écoute.
     La mort et la musique. Comment la mort vient-elle ? est une question qui traverse Cavatine. Sinistre passage du narrateur à l’auteur, du livre à l’existence : aujourd’hui, au plus brûlant de cet été 2001, la mort est venue à l’auteur, et elle avait les yeux de la maladie. Musique : le dernier article paru du vivant de Simeone, quelques jours avant son trépas, aura été composé dans l’entrelacement des thèmes de la musique et de la mort, et ce dans Les Temps Modernes : « Devenir musique. Fantaisie autour de La mort d’Anton Webern de Gert Jonke 2 ».

     1. Bernard Simeone, Lecteur de frontière, Vénissieux, Éditions Paroles d’Aube, 1998.
     2. Les Temps Modernes, n° 613, mars-avril-mai 2001.

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Poète de nos jours

1 Mai 2007 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

Ce soir et grâce à Jubelle, dont voici le blog que je trouve très bien d'ailleurs http://beaudroit.com/  que je tenais à remercier pour les choix des poètes vivant de nos jours qu'elle m'a donné. Donc aujourd'hui je vous présente Yves BONNEFOY et un extrait "du leurre" qu'il a écrit en 1975. Je ne connaissais pas du tout mais j'apprécie l'homme, le poète et le peintre. Vous avez qu'à vous laisser guidé pour en découvrir un peu plus sur lui
Amicalement
Armando




LE LIVRE - LA POETHEQUE

La Poéthèque

 

Poète

poète
      Yves Bonnefoy
         
       
         
biographie
      Yves Bonnefoy est né à Tours le 24 juin 1923 d'une mère institutrice et d'un père employé de chemin de fer. Il poursuit des études de mathématiques et de philosophie à l'université de Poitiers puis à La Sorbonne où il reçoit notamment l'enseignement de Gaston Bachelard. Il est, dès l'adolescence, profondément marqué par la lecture de Baudelaire, Rimbaud et Mallarmé puis, plus tard, par sa rencontre avec André Breton et les surréalistes.
Ses premiers textes (La révolution la nuit, Les deux sœurs et Troisième convoi) paraissent en 1947 dans des revues à petit tirage. Son premier recueil poétique Du mouvement et de l'immobilité de Douve est publié en 1953.
L'écriture poétique d'Yves Bonnefoy va de pair avec son travail de traducteur commencé en 1951 avec la traduction de textes de Shakespeare (Henry IV, Jules César, Hamlet, Le conte d'hiver...).
Des ouvrages publiés (Un rêve fait à Mantoue en 1967 et Rome 1630 en 1970) témoignent de son intérêt marqué pour l'art de la Renaissance et l'art Baroque, découverts au cours de voyages en Méditérannée.
De 1966 à 1972, il participe à la revue L'Éphémère. Après avoir été professeur d'université, il est élu en 1981 au Collège de France.

Biographie sur le site des éditions Le Temps qu'il fait http://www.letempsquilfait.com/Pages/Auteurs/Bonnefoy/Bonnefoy.html

Biographie-bibliographie complète sur le site de la Bibliothèque nationale de France : http://www.bnf.fr/pages/biblios/bonnefoy.htm

         
quelques parutions
      Poèmes II
L'arrière-pays
Les planches courbes
Poèmes I (1953-1975)
         
bibliographie
      Poèmes(1953-1975), CD, poèmes dits par l'auteur, éd. Thélème, 2003. (Photo ci-dessus, extraite du livret).
  • Palézieux, Skira, 1994, rééd. La Dogana 2000
  • La communauté des traducteurs, Presses universitaires, 2000
  • Baudelaire : la tentation de l'oubli, BNF, 2000
  • La journée d'Alexandre Hollan, le Temps qu'il fait, 1995
  • Cahier Yves Bonnefoy, le Temps qu'il fait, 1997
  • La vie errante suivie de Une autre époque de l'écriture, Mercure de France, 1988, rééd. Gallimard en 1997
  • Lieux et destins de l'image, Seuil, 1999
  • Théâtre et poésie, Mercure de france, 1998
  • Zao Won-ki, La Différence, 1998
  • Scherzo, Scherzo, 1997
  • Portraits en Provence, Equinoxe, 1996
  • Jouve, poète, romancier, critique, Lachenal et Ritter, 1995
  • Dessin, couleur, lumière, Mercure de France, 1995
  • La petite phrase et la longue phrase, La Tilv, 1994
  • Rue traversière et autres récits en rêve, Gallimard, 1992
  • Alechinsky, les traversées, Fata Morgana,1992
  • Remarques sur le dessin, Mercure de France, 1993
  • Début et fin de la neige, Mercure de France, 1991
  • Alberto Giacometti. Biographie d'une œuvre, Flammarion, 1991
  • Entretiens sur la poésie, 1972-1990, Mercure de France, 1990
  • Sur un sculpteur et des peintres, Plon, 1989
  • La vérité de parole, Mercure de France, 1988 rééd. Gallimard en 1995
  • La vérité de parole, Mercure de france, 1988
  • Là où retombe la flèche, Mercure de France, 1988 Récits en rêve, Mercure de France, 1987
  • Ce qui fut sans lumière, Mercure de France, 1987
  • Poèmes, Mercure de France, 1986
  • Sur de grands cercles de pierre , Thierry Bouchard, 1986
  • Gilbert Lely, Thierry Bouchard, 1979
  • Toute l'œuvre de Mantegna, Flammarion, 1978
  • Le nuage rouge, Mercure de France, 1977, rééd. en 1999
  • L'Arrière-Pays, Skira, 1972, rééd. en 1992
  • Rome, 1630: l'horizon du premier baroque, Flammarion, 1970 / rééd. en 1994 et en 2000
  • Un rêve fait à Mantoue, Mercure de france, 1967
  • Rimbaud, Le Seuil, 1961
  • Ubac, Maeght, 1955 réd. en 1964 et 1965
  • L'improbable, Mercure de France, 1959, rééd Gallimard, 1992
  • Peintures murales de la France gothique, Paul Hartmann, 1954
  • Du mouvement et de l'immobilité de Douve , 1953
  •          
    extrait
          (...) Mais toujours et distinctement je vois aussi
    La tache noire dans l’image, j’entends le cri
    Qui perce la musique, je sais en moi
    La misère du sens. Non, ce n’est pas
    Aux transfigurations que peut prétendre
    Notre lieu, en son mal, je dis l’espoir,
    Sa joie, son feu même de grappe immense, quand
    L’éclair de chaque nuit frappe à la vitre, quand
    Les choses se rassemblent dans l’éclair
    Comme au lieu d’origine, et les chemins
    Luiraient dans les jardins de l’éclair, la beauté
    Y porterait ses pas errants... Je dis le rêve,
    Mais ce n’est que pour le repos de mots blessés.

    Dans le Leurre du seuil, 1975
             
    événements actualité
          Lecture / Rencontre avec Yves Bonnefoy
    Lecture d'Yves Bonnefoy
    Journées de poésie de Rodez
    Yves Bonnefoy - Poésie et peinture
    Yves Bonnefoy - Assentiments et partages
    Yves Bonnefoy, L'Ordalie
    Lecture - rencontre avec Yves Bonnefoy
    Lire la suite

    Alain Lefeuvre

    30 Avril 2007 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

    Je vous parle souvent et peut être trop de poètes qui sont mort de nos jours, j'ai malheureusement des difficultés en trouver des vivants et ce n'est pas faute d'écumer le web le jour comme la nuit.  Il est difficile  de faire l'apologie d'un poète ou d'un écrivain de son vivant, pourquoi faut-il qu'ils soient reconnus souvent après leurs morts ? En espérant que je n'ai pas cité cet auteur dans des pages antérieures

    L'auteur dans son livre rend un vibrant hommage à la femme quand il parle d'elle comme étant une nymphe,  non pas comme d'un objet de tous les désirs mais plutôt comme étant un univers de plaisir. Mère, amante ou femme elle est la figure de proue de notre vie, tout tourne autour d'elle, un parfum un sourire un geste. Je vous laisse en sa compagnie découvrir ces quelques vers pour apprécier la qualité et la force du verbe, la magie des mots concentrés en peu de ligne. Le poète nous fait voyager à travers son univers, à travers ses émotions, ses rires, ses larmes on ne peut rester indiiférent quoiqu'il en soit. Il ouvre notre coeut et notre esprits à un rythme différent en un battement d'aile il nous transporte vers un ailleurs plus coloré plus vivant que notre routine où nous voyons tout en noir.

    Amicalement

    Poésie
    Un coeur noir dans la lumière
    mercredi 1er juin 2005.
     
    Les Editions de l’Age d’Homme nous réservent, pour cet été, une véritable surprise en publiant l’œuvre poétique posthume du grand Poète Lefeuvre illustrée par Mario Mercier : le Coeur noir.
    Mario Mercier, lithographie
    Mario Mercier, lithographie
    Né à Paris d’un père comédien et d’une mère poétesse, Alain Lefeuvre a traversé notre époque telle une comète.

     

    Comment dissocier l’homme du poète tant l’existence de l’un animait la vie de l’autre ?

    Celui qui m’appelait affectueusement "son fils spirituel", a caché, pendant prés de quarante années, sa poésie. Son métier de journaliste, dans lequel il excellait, lui permit de pousser toutes les portes. De la richesse à la misère la plus sordide, il fut traversé par un fleuve d’images. Son extrême sensibilité lui réclamait autre chose que des articles. Il lui fallait dire, dénoncer, crier, hurler... jusqu’à l’épuisement cette honte, cette révolte, ce doute, qui furent ses compagnons de voyage. Alors, il écrivit, il écrivit sans relâche, sans concession aucune. Chaque nuit, il laissa sa douleur et sa vie sur le papier.

    Comment ne pas déborder d’amour face à tous ces anges crucifiés ? Le poète imagine un nouveau ciel où les jours ne seraient plus obscurs, où les enfants pourraient s’ébattre dans la joie et où les femmes nimbées de soleil apprivoiseraient l’amour dans les troubles de la chair.

    Mais la vie du poète s’épuise et la fièvre pas à pas, cherche son cœur comme le pêché du premier homme. Alors dans l’âme d’Alain se glisse le visage de l’enfant qu’il fut. De ce "voyage tendresse", naît la vision de sa mère qui se penche, au balcon d’un passé si proche, que le poète pourrait presque l’embrasser.

    Le temps surpris, ne tourne pas la tête et Alain touche les souvenirs, les plaies des jours et les tourments cachés. Les souvenirs n’ont pas de fissures et ne connaissent pas l’oubli. Ils ressemblent à des fleurs éternelles que l’existence bouscule sans parvenir à les effacer. La fêlure du corps prépare sa violence et rampe dans l’artère jusqu’au but suprême.

    L’artiste ne craint pas ce cérémonial car la mort ne peut disperser le pain de son œuvre. C’est l’heure de l’interrogation suprême... Non, encore un instant, une mise en garde, un cri plus vaste que la conscience pour jeter à la face des lâches, le massacre de l’enfance. Mais, il n’est plus temps, hélas, de mettre le poing dans la gueule des meurtriers. La fièvre appelle la douleur et le sang coule dans le délire.

    Encore un mot... sur la beauté, la nymphe, la femme, toutes les femmes, lascives et pulpeuses comme des pièges sublimes où s’épanouissent la caresse et l’extase. Il faut partir, oui mais pour quelle destination ?

    "Je suis mort déjà tant de fois
    que vienne enfin la déchirure !
    Seigneur, conserve-moi la foi
    visse ta clé dans ma serrure !"

    Mais c’est encore l’image maternelle qui apparaît au seuil du départ.

    "Mes os vomissent le saindoux
    vierge souveraine et démente
    au parfum d’œillet et de menthe
    berce-moi sur ton cœur si doux..."

    Ainsi, jusqu’au bord de la chute, jusqu’à l’ultime seconde, le poète secrétera la lumière flamboyante du verbe, comme un tourment de l’âme pour rappeler aux hommes qu’ils verrouillent leur ciel avec les crocs empoisonnés qui poussent derrière leur visage.

    Le Cœur Noir, ce nouveau recueil d’Alain Lefeuvre, en forme de testament, illumine nos êtres d’un espoir qui transfigure la mort et porte le vivant message d’une poésie visionnaire et tragique, plus forte que le temps.

    Alain, poète, choisira, sans hésiter, d’être rebelle pour dépecer ces marchands d’armes et tous ceux que Satan habille d’ombre et de fer. Alors il jette les mots, qui tour à tour se métamorphosent en constellations... en miracles, en injures, en cailloux et qui frôlent ou caressent La Grande Roue du monde sur l’axe du Mystère.



     

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    Claude ARTES

    27 Avril 2007 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

    Aujourd'hui Claude Artès, qui est-il, d'où vient il ? Partons ensemble alors à sa recherche ! Hélas je n'ai pu trouver aucune information sur ce poète, ce qui signifie que cet homme là est encore vivant et que nous aurions, peut être, la chance de lire d'autres ouvrages de lui. Mais pour faire sa connaissance commençons par ce livre et ces quelques vers qu'il nous livre et que pour ma part j'ai apprécier le style. J'espère qu'il en sera de même pour vous. Pas de fioriture les mots sont simples, ils expriment de façon clair et précises les émotions que l'auteur fait passer dans son livre. Une belle déclaration d'amour que nous livre Claude ARTES dans les "bonheurs inaperçus"
    Amicalement
    Gentle13




    Les bonheurs inaperçus ou le voile des chemins
    vendredi 1er juillet 2005.
     
    Les Chemins de Plume nous proposent, pour honorer la halte des vacances, un nouveau recueil de Claude Artès dont la couverture est signée Pascal Olivier Reynaud.
    Claude Artes : Les Bonheurs inaperçus
    Claude Artes : Les Bonheurs inaperçus
    Editions Chemins de Plume,
    Vous qui allez remonter le temps par les chemins d’un repos bien mérité, n’oubliez surtout pas de vous munir de ce petit recueil d’un poète authentique. Son nouveau format qui pourrait rappeler celui d’Actes Sud, invite au voyage et à la rêverie. Quelques mots suffisent à planter le décor et Claude Artès connaît, depuis sa tendre enfance, le royaume des sentiments.

    L’évasion passe aussi par la marche éternelle et somptueuse des paysages. La nature se pare, selon les saisons, de brumes ou de lumière, de masques sévères ou de fragiles sourires.

    La terre murmure à l’aube d’un baiser et dans le silence, on peut entendre la douceur d’un rêve qui passe.

    Le poète partage avec le lecteur son enthousiasme et soulève ici et là un monde inconnu où l’image se balance au dessus de la vie.

    N’oubliez pas ce recueil, il sera le confident et la mémoire de vos heures forgées sur l’enclume farouche des rires de l’été.

    "Simplement aimer ton sourire
    Qui se reflète dans l’eau
    Ecouter le vent aiguiser
    Son cœur à la pierre de l’amour
    Et redécouvrir ces parcelles
    De bonheur simple
    Collectionner tes rires
    Garder en écharpe ces moments
    Passés à tes côtés
    Et au cœur des églises
    Laisser le silence et le calme
    Se poser sur les heures..."

    Claude Artes, "Les Bonheurs inaperçus", Editions Chemins de Plume -

    Victor Varjac
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    Poésie et poète Russe

    24 Avril 2007 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

    Aujourd'hui la Russie  est à l'honneur, anthologie vous propoose une ballade dans l'univers de Sergue Essenine, toujours à tittre posthume parce que même là ils sont présent imposant par leur manière d'écrire et par le message qu'ils laissent à travers leurs écrits. Toujours des grands moments quand on lit ce genre d'oeuvre. L'homme à du talent c'est indéniable. Bonne lecture et bonne journée à toutes et à tous qui prenait sur votre temps pour venir me rendre visite. Meci beaucoup
    Gentle13

    Sergueï Essénine.
    Sergueï Essénine.

    Sergueï Alexandrovitch Essénine (en cyrillique Сергей Александрович Есенин, également transcrit sous la forme Essenine ou Serge Essénine ou même Esenin) est un poète marquant de la Russie du vingtième siècle. Né le 21 septembre 1895 (le 3 octobre selon le calendrier grégorien adopté en Russie dès février 1918), il mit fin à ses jours le 28 décembre 1925 à Léningrad.



    Journal d’un poète ou la mémoire d’une âme errante
    vendredi 1er juillet 2005.
     
    Heureuse initiative, cette parution bilingue du journal d’un poète aux éditions de la Différence de Sergueï Essenine. Qui peut aujourd’hui décrire le visage de cette comète russe, si mal connue en France ?
    Sergueï Essenine : Journal du poète
    Sergueï Essenine : Journal du poète
    Editions de la Différence,
    Poète sans aucun doute, mais aussi en ce début du XXème siècle, véritable âge d’or de la poésie, paysan, malfrat, vagabond des mots...

    Cet éternel adolescent n’est pas sans nous rappeler l’image de Rimbaud parcourant "de ses souliers blessés". Le long serpent des routes qui menait à la Capitale. Un jour de Printemps 1915, Sergueï entre dans St Pétersbourg, la ville trépidante et magique.

    En quelques mois à peine, cet ange aux yeux d’infini, à la démarche aérienne qui semble incarner la Russie ancestrale dont les steppes portent les racines, fait chavirer le tout Pétersbourg.

    Sergueï fait paraître en 1916 son premier recueil Radounitsa que l’on pourrait traduire littéralement par "temps d’allégresse."

    Les années qui suivent matérialisent, comme le chant de la terre dont il semble porteur, sont irrésistible ascension, mais la lumière possède toujours son pendant de ténèbres et cette admirable réussite littéraire et poétique s’accompagne d’une vie tapageuse. Le poète quitte sa terre natale pour suivre la belle danseuse américaine Isadora Duncan.

    La rupture de ce couple en vue ramènera le poète dans son pays en 1921. A son retour, Sergueï fut littéralement porté en triomphe comme l’enfant prodige. Ses faits et gestes devinrent des modèles jusqu’à son suicide en 1925 qui déclenchera de véritables vocations pour la mort.

    Une foule immense assiste à ses obsèques, les poètes se bousculent autour de leur idole et quelques temps plus tard, une amie du disparu s’immolera sur sa tombe.

    Dans ce journal, livre de bord où les poèmes nous coûtent la vie d’un artiste à la fois sensible et furieux, sans cesse entre le choix et l’abandon, les rires et les pleurs, nous retrouvons les racines même de la lumière chevauchant l’étalon de la mort.

    Fragile équilibre d’une âme errante qui sillonne les routes à la recherche du mirage inconstant du destin.

    Trois mois avant son suicide, le poète épouse la petite fille de Léon Tolstoï, Sophie.

    Les poèmes de ce journal dessinent au fil des pages, la silhouette attachante et terrible d’un artiste à la recherche d’un verbe au delà du monde, pour éteindre le feu de son âme dévastée.

    Ce recueil est plus qu’un témoignage, il représente le drame intérieur d’un homme dont les vers incarnent l’indicible langage des cœurs assoiffés près des puits recouvert par le voile absurde et cruel du quotidien.

    Le présent ouvrage s’achève par trois documents pris sur le vif et quelques photographies du poète et de ses proches.

    "...La lune est morte.
    A la fenêtre point l’aube bleue.
    Ah ! nuit de misère !
    qu’as-tu encore manigancé, ô nuit !
    Je suis là, en haut-de-forme.
    Personne.
    Je suis seul...
    devant le miroir brisé... "

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    Jean MALRIEU

    19 Avril 2007 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

    Pour vous mesdames, messieurs mes fidèles lectrices et lecteurs depuis le début de mon aventure sur les blog, je vous présente ,au cas où comme moi cet écrivain vous le connaissez pas ou peu, Jean MALRIEU. Pour ma part je découvre avec plaisir  même si c' est à titre posthume, en fait un je rends par la même occasion un hommage à la poésie, aux poètes même s'il ne sont pas très renommés. Justement le but étant de mettre en évidence des hommes peu connus mais dont les écrits nous parviennent pour notre plus grand plaisir et ce grâce à des hommes comme Victor VARJAC dans le panorama du livre un site exceptionnel que j'ai trové en furetant sur le net

    Armando

    Retrouvailles avec un poète disparu


    poète
          Jean Malrieu
             
    biographie
          (1915-1975)
    Né en 1915 à Montauban. Il suit des études de droit et devient instituteur. Militant du parti communiste, il crée Action poétique avec Gérald Neveu, en 1951, dans lequel il livre quelques poèmes politiques. Ses premiers poèmes paraissent dans Lettres françaises et dans Les Cahiers du Sud. Poète de l’amour, de l’espoir, il célèbre la vie avec des paroles simples qui font entendre des valeurs humaines universelles.

     

     

    Poésie
    Jean MALRIEU Ou "Le temps déchiré de l’amour"
    mercredi 1er juin 2005.
     
    Le Cherche Midi, toujours quêteur authentique et pur, vient de publier l’œuvre poétique (1935-1976) de Jean Malrieu sous le titre énigmatique et admirable Libre comme une maison en flammes.
    Jean Malrieu : Libre comme un maison en flammes
    Jean Malrieu : Libre comme un maison en flammes
    Le Cherche Midi, EAN : 9782749103193, 25 €
    Jean Malrieu est né à Montauban le 29 août 1915. Ses parents sont originaires de Bourret dans le Tarn et Garonne.

     

    Les premières années seront un enchantement qui se poursuivra pendant l’adolescence. Il était cet enfant dont les yeux "sont pleins de choses naturelles."

    Au seuil de l’âge adulte, il confiera : "je mourrai usé car je laisse un peu de moi sur toutes choses... il faut que je sois toujours en adoration pour ne plus souffrir de moi." Cette réflexion constitue la ligne même de son destin : "je veux me perdre dans l’absolu de l’amour".

    Justement voici venu le temps de la découverte, de l’amour et de la fraternité. Jean rencontre Georges Herment. Ce sera le début d’une grande amitié qui aura pour support l’initiation du jeune homme à la poésie contemporaine et au jazz. Notre poète en herbe se voit pour la première fois publié dans le revue "jazz Hot" par Hugues Parnassic. Nous sommes en 1935, Jean à tout juste 20 ans.

    Ce sera le début d’une activité artistique et littéraire particulièrement intense. Il correspond à présent avec Cocteau et Max Jacob. Il écrit des poèmes naturellement : Automne, le Pain des cages, les chances réelles, mais également de la prose. Notons Aller et Retour qu’il dédit à Marie Thérèse Brousse, (qui deviendra Lilette, puis son épouse en 1938). Lilette taquine la muse et publiera quelques poèmes dans la revue de Jean, "Action Poétique", puis dans les "Cahiers du Sud".

    Ce sudiste se rend à Paris pour commencer des études de droit... qui ne peuvent ni lui convenir, ni le satisfaire.

    1936, il accomplit son service militaire. Il se tourne vers le front populaire et prend position en faveur des républicains espagnols.

    Il est mobilisé durant l’hiver 39/40, la drôle de guerre. Une fois la défaite consommée, il rejoint sa famille à Montauban.

    Son écriture poétique oscille entre la féerie et le désespoir. Il fait paraître en 1942, une brochure, s’appuyant sur les notes de son père Histoire de Montauban et de ses cantons.

    Pour survivre, il occupe différents emplois. Il deviendra pour un temps vélo-taxi, puis obtiendra un poste d’instituteur qui le mènera dans plusieurs villages du Tarn et Garonne.

    La Grande Roue de la vie, toujours en marche voit disparaître ses parents, juste avant la naissance, en 1943, de son fils Pierre.

    Il poursuit sa route poétique avec notamment Les lavandières ou le cœur du moment. Cet ouvrage ne sera édité qu’en 1979.

    A la libération, il adhère au Parti Communiste. Il apprend que sa sœur et son beau frère sont morts en déportation. Le souvenir de cette sœur chérie, accusée du crime de résistance, ne le quittera plus.

    Le poète traverse alors une période chaotique ou la pendule intérieure s’emballe. La boussole du coeur semble avoir perdu ses repères.

    En 1948, nous le retrouvons à Marseille où il enseigne aux enfants qu’il aime tant. Les conditions matérielles sont précaires et l’équilibre instable. Il écrit un roman Avec armes et bagages (qui paraîtra en feuilleton dans la revue Europe en 1952).

    1950 sera l’année décisive. Elsa Triolet le publie dans Les Lettres Françaises et ce n’est autre qu’Aragon qui le présente. Il participe aussi à la revue de Jean Ballard "Les cahiers du Sud" jusqu’à la disparition de cette dernière en 1966.

    Son isolement prend fin lorsqu’il crée avec des amis et Gérald Neveu, l’Association des Poètes de Marseille. La revue s’appelle "Action Poétique". Il continue de militer pour le Parti et confie à cette presse, des poèmes de circonstances.

    En mars 1953 paraît son premier livre Préface à l’amour, qui reçoit le Prix Apollinaire. Il rend visite à André Breton et collabore aux publications surréalistes.

    Mai 1956 marque l’époque d’une crise, la plus importante sans doute et la plus douloureuse de son existence. Lilette le quitte pour quelques mois : "j’ai perdu, je n’ai pas su vivre, je n’ai pas su aimer. Quel épitaphe !"

    Après l’intervention soviétique en Hongrie, le poète prend ses distances avec le Parti Communiste.

    La mort de Gérald Neveu, en février 1960, l’atteint profondément. Il s’active autour des œuvres de son ami. Il les préfacera, les fera connaître. (Fournaise obscure en particulier). Il lui consacrera un volume dans la collection "Poète d’aujourd’hui" en 1974.

    En 1964, l’infarctus lui fait toucher les deux doigts de la mort, mais le poète n’a pas achevé sa ligne de lumière.

    Vesper sera le dernier ouvrage écrit à Montauban. Il achète alors une maison où il passera ses vacances. Ce havre de paix situé à Penne de Tarn lui inspirera Penne d’Albigeois à travers l’histoire, texte écrit avec son fils Pierre (1969).

    Les poèmes se succèdent sans interruption. La vie poétique coule, comme une source, du diamant de sa plume. 1973, Vesper reçoit le Prix Artaud. Il publie ensuite Le nom secret, suivi de la Vallée des Rois. Puis survient la réédition de Préface de l’amour augmentée d’Hectares de soleil, Le château cathare etc. En 1970, pour que vive intensément le poème avec Yves Broussard, il fonde une revue, à Marseille "Sud". Sa devise est une phrase de Joë Bousquet : "Révolte de l’homme du midi qui veut être la chair de son chant".

    En 1975, il quitte l’enseignement. Depuis son infarctus, l’homme se sent fatigué, vidé, mais il ne s’écoute pas. La poésie est une amante vorace qui brûle ses pas plus sûrement que la braise.

    Après un hiver plus pénible que les précédents, le poète se découvre, avec le Printemps, une occupation nouvelle. Il devient le guide du Château de Bruniquel, un village voisin.

    Hélas, il n’a guère le temps d’occuper ce nouveau poste, car il est piqué par une tique.

    Il ignore ce qui le fait souffrir et qui l’affaiblit davantage. Notre poète rassemble le peu de force qui lui reste pour signer à Toulouse Le plus pauvre Héritier.

    Il est conduit, peu après cette dernière parution en public, à l’Hôpital de Montauban. Le poète s’éteint à l’aube. Nous sommes le 24 avril 1976.

    Sur la tombe de Jean, on peut lire :

    "Même le temps est accepté, ce provisoire des merveilles".

    Lilette le rejoindra vingt ans plus tard en 1996.

    "un homme est toujours sauvé par sa vie" nous dit le poète, mais son œuvre nous le restitue à tout jamais.

    Si Jean Malrieu écrivait beaucoup et rapidement, "sous la dictée des voyageuses", j’invite tous les amoureux du verbe à venir se plonger dans les 500 pages de cet ouvrage magnifique, où les mots "font de l’or sous la langue".

    "Cette plainte merveilleuse de l’âme, c’est l’amour.
    Ecoute-la. Je n’ai point d’âge, mais, nourri d’épices, chargé de sel, couvert d’humus, empli de choses à naître,
    Je suis maître de moi comme d’un navire et mon corps est un voilier d’avril, de vice, d’impudeur.
    J’ose aimer et je délire.
    Notre d’amour sent le lys et le soufre.
    Désir rauque, fouette-moi de tes ronces.
    Je lutte avec toi dans la broussaille.
    Cherche-moi. Trouve-moi.
    Les herbes giclent vert.
    Nous sommes un printemps au monde,
    Acharnés comme des lutteurs au dessus de la mort."

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    Inspiration

    15 Avril 2007 , Rédigé par gentle Publié dans #texte perso

     

    Maintenir un blog en vie n’est pas une mince affaire,  je me rends compte chaque jours qui passe, pour le rendre attractif. Il faut toujours trouver quelque chose de nouveau et d’accrocheur : Un texte, une image, un livre une poésie peu importe je dirais mais quelque chose qui parle au lecteur et l’incite à revenir encore et toujours et là je sens un malaise un vide je m’essouffle et perd du terrain, j’ai peur de lâcher prise et d’abandonner cette aventure qui m’a tant passionné parce que cela m’a permis de vous connaître à toutes et à tous. Un blog avant tout est un espace d’échange, un lieu de convivialité où chacun de nous aime à venir se détendre, apprendre, découvrir où chacun de nous aime à donner son avis sur un article, un livre, un dessin etc.

     

    En panne d'inspiration, le vague à l'âme me saisi et me jette à terre telle une marionnette de chiffon. Je ne peux lutter contre cette attraction au désespoir qui me gagne sans que j'en connaisse la cause mais je lutte pieds et poings contre cette gangrène qui veut me faire plier pour m'assujettir et me déposséder de mon âme poétique. Je sortirais vainqueur de cette bataille car je me refuse à abdiquer devant la fatalité, je ne sombrerais pas dans l'oublie sans combattre (la phrase n’est pas de moi-même mais tiré d’un film que j’ai bien aimé : (Indépendance day) même s'il y a des destins auxquels on ne peut échapper. Et le mien me semble t il c’est l’anonymat un endroit clos, sombre et froid, dans lequel je suis enfermé et dont je ne puis en sortir. Les mots dans ma tête vont et viennent on se tournent autour sans jamais se trouver, tantôt ennemis tantôt amis un jours ils m’assaillent un jour ils me fuient mais ils sont là tapis dans un coin de ma conscience attendant un déclic quelconque pour jaillir comme un djinn trop longtemps comprimé dans sa bouteille et se mettre à la disposition de son maître.

     

    Peut être que ce texte vous paraîtra absurde peut être pas mais je pense chaque mot que j’écris et chaque mot est pesé à l’aune de ma conscience il est décortiqué marqué au fer rouge débarrassé de tout sentiment d’inutilité pour révéler sa vraie nature car les mots ont une âme ils vivent et meurent selon si on les emploient ou pas. Les mots ne sont pas tendres quand ils sont justes. Une bouteille à la mer qui parcourt l’océan des mots pour arriver jusqu’à vous et toucher votre âme.

    Le temps des mots est révolu si l'action ne lui emboîte pas le pas
    La vie est là devant nous belle, ardente et désirable, commettons le pêché d'y croquer comme Eve l'a fait dans la pomme.

    Ne nous résignons pas, nous sommes les artisans de notre vie, de notre bonheur ou malheur selon les choix que nous faisons et chaque pas vers la connaissance de nous même nous approche de la victoire finale : Etre détaché des valeurs matérielles qui corromps notre esprits et nous lie au monde infernal du matérialisme.

     

     Ne perdons pas le sens des réalités et des priorités l’essentiel dans la vie c’est l’être et non la matière qui ne doit servir que de moyen et non de fin en soi : La matière en question c’est l’argent ce fléau qui empoissonne notre existence quand on n’en manque et nous pousse à l’excentricité quand on n’en à trop.

     

    Juste milieu ou te situe tu ?

     

    Nul et partout, ici comme ailleurs à toi de me trouver, je ne vais pas non plus te mâcher tout le travail ! Répondit il d’un ton détaché et sans aménité, le ton froid et dur comme les trottoirs de nos villes ou dorment et meurent nombre d’entre nous. Est coupable celui qui commet comme celui qui subit ; La vie est une arène où l’homme combat l’homme gladiateurs des temps modernes où la passion laisse la place à l’argent.

    Vanité des vanités tout n’est que vanité.

     

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