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Articles récents

La deuxième vie

25 Mars 2018 , Rédigé par gentle13

" Par un beau midi de début d'été, le 28 juin 2012, j'ai émergé d'une sieste pour découvrir que le côté gauche de mon corps était paralysé et que toute la partie gauche du monde avait disparu. Au cours des dernières années, j'ai souvent raconté les épisodes marquants ayant précédé et suivi mon AVC –

les questions des amis, les échanges d'histoires avec des camarades d'hôpital m'amènent à évoquer des détails qui semblent les faire sourire et réfléchir. Écrivain, je me suis exposé à la question : "Pourquoi tu ne fais pas un livre de tout ça... ?' Ce récit s'est construit au coup par coup, fragments détachés au flot du temps et qui évoquent l'histoire d'un "coup' – je reprends le mot anglais de stroke qui me plaît plus que le froid et technique acronyme AVC. Le coup, c'est ce que tu prends sur la tronche, c'est aussi le coup d'État à la suite duquel le régime s'effondre... Nul besoin de lire ces fruits de mon écervellement dans l'ordre où ils sont présentés ; on peut les lire comme je les ai cueillis, faisant confiance au grand blagueur céleste pour que chacun s'y perde et s'y retrouve... "
Victime d'un AVC massif en 2012, Antoine Audouard a eu la chance de s'en sortir et de reprendre le fil de son existence. Dans ce livre, il raconte avec liberté et humour la " partie gratuite " qui lui a été offerte. Son récit est de ceux qui nous aident à ressentir tout le sel et la beauté de la vie.

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Le récit d'une reconstruction : Adelaïde Bon

25 Mars 2018 , Rédigé par gentle13

«  J’ai neuf ans. Un dimanche de mai, je rentre seule de la fête de l’école, un monsieur me suit. Un jour blanc.
Après, la confusion.
Année après année, avancer dans la nuit.
Quand on n’a pas les mots, on se tait, on s’enferme, on s’éteint, alors les mots, je les ai cherchés. Longtemps. Et de mots en mots, je me suis mise à écrire. Je suis partie du dimanche de mai et j’ai traversé mon passé, j’ai confronté les faits, et phrase après phrase, j’ai épuisé la violence à force de la nommer, de la délimiter, de la donner à voir et à comprendre.
Page après page, je suis revenue à la vie.  »

A. B.Quand ses parents la trouvent en pleurs, mutique, Adélaïde ignore ce qui lui est arrivé. Ils l’emmènent au commissariat. Elle grandit sans rien laisser paraître, adolescente puis jeune femme enjouée. Des années de souffrance, de solitude, de combat.
Vingt ans après, elle reçoit un appel de la brigade des mineurs. Une enquêtrice a rouvert l’affaire dite de l’électricien, classée, et l’ADN désigne un cambrioleur bien connu des services de police. On lui attribue 72 victimes mineures de 1983 à 2003, plus les centaines de petites filles qui n’ont pas pu déposer plainte.
Au printemps 2016, au Palais de justice de Paris, au côté de 18 autres femmes, Adélaïde affronte le violeur en série qui a détruit sa vie.
 
Avec une distance, une maturité et une finesse d’écriture saisissantes, Adélaïde Bon retrace un parcours terrifiant, et pourtant trop commun. Une lecture cruciale.
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Publié depuis Overblog

25 Mars 2018 , Rédigé par gentle13

Un premier roman québécois à l'humour noir irrésistible

" Ma mère se suicidait souvent. " Ainsi commence la confession pleine de verve d'un jeune adulte narrateur, qui ne se remet pas de la séparation d'avec sa mère alors qu'il avait 7 ans, et qui a vécu d'hôpital psychiatrique en famille d'accueil. Ses propos, sorte de code de survie en milieu hostile, d'un humour d'autant plus réussi qu'il semble involontaire, sont habités d'une rage contre ceux qui les ont séparés, contre ces humains qui ne le comprennent pas, tandis qu'il idéalise sa mère, devenue sa véritable obsession. Au bout du compte il pense l'avoir localisée à Sherbrooke. Mais saura-t-il se faire accepter par elle ?


D'où vient que le récit de cet homme sans pitié, accro aux jeux et à la pornographie, assassin d'animaux, manipulateur, violent, homophobe et raciste, arrive à toucher le lecteur ? David Goudreault, d'une écriture inventive, drôle et rythmée, réussit le tour de force de partager l'empathie poétique et toute en finesse qu'il a pour son héros. On rit des observations et pensées bancales du marginal, de ses références littéraires approximatives (il cite à tour de bras Platon, Shakespeare ou Coluche). On est touché aussi par la critique grinçante et juste que ce texte recèle contre un monde dur, hypocrite, qui abandonne à lui-même un enfant avec lequel il n'a jamais su communiquer.
Sous la carapace du jeune voyou, ce magnifique premier roman met à nu avec talent et sensibilité un cœur aimant qui ne sait simplement pas aimer.

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David foenkinos

25 Mars 2018 , Rédigé par gentle13

Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter pour devenir gardien de salle au musée d'Orsay.

Personne ne connaît les raisons de cette reconversion ni le traumatisme qu'il vient d'éprouver. Pour survivre, cet homme n'a trouvé qu'un remède, se tourner vers la beauté. Derrière son secret, on comprendra qu'il y a un autre destin, celui d'une jeune femme, Camille, hantée par un drame.

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Lagrande librairie

25 Mars 2018 , Rédigé par gentle13

On n'est pas sérieux quand on a douze, puis treize ans. On tombe amoureux. Raide dingue. Isabelle Samain. Son nom est un refrain, sa beauté, une chanson d'amour. On la guette. On se pâme. On fantasme. On la désire. On rêve de la toucher...
Qui ça, on ? Le confident de C'est aujourd'hui que je vous aime, se nomme " les hommes ", alias tous les garçons, alias François Morel.

On n'est pas sérieux quand on a douze, puis treize ans. On tombe amoureux. Furieusement amoureux. Raide dingue. Isabelle Samain. Isabelle Samain. Isabelle Samain. Son nom est un refrain, sa beauté, une chanson d'amour. On la guette à l'angle de la rue Alexandre-Vialatte et de l'avenue de la République. On se pâme. On fantasme. On la désire. On rêve de la toucher, de l'embrasser... de passer à l'acte (sexuel).
Qui ça, on ? Ici, pas de nous (trop banal), encore moins de je (trop pédant). Le confident de C'est aujourd'hui que je vous aime, par pudeur et par plaisir, se nomme " les hommes ", alias tous les garçons, alias François Morel.
Malicieux et tendre (comme à son habitude), l'artiste raconte les amours débutantes, celles balbutiantes et gau-ches, désespérées et hilarantes. Il raconte les premiers émois (de véritables tortures), les illusions perdues (et retrouvées), les désordres (amoureux) et le corps qui bouillonne (tout feu tout flamme).
Quand l'innocence se fait la malle, c'est dur de tourner le dos à l'enfance, de franchir l'adolescence, et de passer de l'autre côté du miroir, là où les adultes aiment (et baisent, eux).
À personne, personne, les hommes ne laisseront dire que c'est le plus bel âge de la vie. Oui, mais voilà, la vie va les surprendre...

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Mireille Calmel : le chant des sorcières

22 Mars 2018 , Rédigé par gentle13

Trois volumes pour vous enchanter.

1483, dans les hauteurs du Vercors. Non loin du château de Sassenage, la toute jeune Algonde, fille de l'intendante, se débat en vain pour échapper au torrent dans lequel elle est tombée. Malgré ses efforts, elle est emportée sous la montagne qu'on dit hantée par la fée Mélusine.

Tous Tous la croient perdue, et pourtant, le torrent la rejette sur une berge, blanche et glacée, mais vivante..

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Marek Halter

20 Mars 2018 , Rédigé par gentle13

Deux mille ans d'histoire d'une famille juive : de cette aube de l'an 70, où le scribe Abraham quitte Jérusalem en flammes, à ce jour de 1943, où l'imprimeur Abraham Halter meurt sous les ruines du ghetto de Varsovie. Cent générations qui, à travers les siècles et les événements, du Proche-Orient à l'Afrique du Nord et dans l'Europe entière, se sont transmis le " livre familial ", mémoire de l'exil, jusqu'à Marek Halter, le dernier " scribe " qui, aujourd'hui, recrée pour nous la grande aventure au cœur de l'Histoire...


Une œuvre exemplaire, chargée d'humanité et de vérité, où passent l'âme et les souvenirs d'un peuple.

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Philippe Claudel

16 Mars 2018 , Rédigé par gentle13

« Le dimanche qui suivit, différents signes annoncèrent que  quelque chose allait se produire.
Ce fut déjà et cela dès l’aube une chaleur oppressante, sans  brise aucune. L’air semblait s’être solidifié autour de l’île,  dans une transparence compacte et gélatineuse qui déformait  ça et là l’horizon quand il ne l’effaçait pas : l’île flottait au milieu de nulle part. Le Brau luisait de reflets de  meringue. Les laves noires à nu en haut des vignes et des  vergers frémissaient comme si soudain elles redevenaient  liquides. Les maisons très vite se trouvèrent gorgées d’une haleine éreintante qui épuisa les corps comme les esprits.


On ne pouvait y jouir d’aucune fraîcheur.
Puis il y eut une odeur, presque imperceptible au début, à  propos de laquelle on aurait pu se dire qu’on l’avait rêvée,  ou qu’elle émanait des êtres, de leur peau, de leur bouche,  de leurs vêtements ou de leurs intérieurs. Mais d’heure en  heure l’odeur s’affirma. Elle s’installa d’une façon discrète,  pour tout dire clandestine. »

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Joel Dicker

16 Mars 2018 , Rédigé par gentle13

30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers: le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres.
L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.


Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque.
Avant de disparaitre à son tour dans des conditions mystérieuses.
 
Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer?
Qu’a-t-elle découvert?
Et surtout: que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea?

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La famille Pivot : Père et fille

16 Mars 2018 , Rédigé par gentle13

Bernard Pivot, lecteur professionnel ("Apostrophes", Lire, JDD) et sa fille Cécile, ardente lectrice amateur, confrontent leurs raisons, plaisirs et manières de lire, leur usage des livres, dans des textes très personnels, joliment illustrés, où le public des librairies et des bibliothèques retrouvera ses émotions, et celui qui n'ose pas en pousser les portes découvrira stimulations et conseils. Un tonique et savoureux éloge des écrivains, des livres et de la lecture.

 

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