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Nantilde

16 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Nantilde ou plus exactement Nantechilde (également Nanthilde, Nanthechilde, Nanthildis ou Nantechildis, dite parfois de Bobigny) (v. 610 - 642), est une reine des Francs, la troisième épouse de Dagobert Ier.

C'était une concubine que Dagobert Ier épouse en 633. Dès 634, elle donne naissance à Clovis II.

Née entre 608 et 610, elle était de lignée de saxonne. Le Lexikon des Mittelalters la décrit comme ein Mädchen aus dem Dienstpersonal (« une dame de la Maison d'Austrasie »). Son haut-rang lui permet de favoriser ses parents : son frère Lanthegisel était un important propriétaire foncier en Limousin et une relation de Aldegisel.

Il se pourrait aussi qu'elle fut chargée de fonctions domestiques auprès d'une grande dame de la cour et qu'elle fut d'origine modeste, descendante d'un affranchi slave1. Dagobert répudia sa femme Gomatrude pour l'épouser en 633 à Clichy2.

Elle fut la mère de Clovis II, devenu par la suite héritier des trônes de Neustrie et de Bourgogne à la suite de la mort des premiers fils de Dagobert. Après la mort de ce dernier, le 19 janvier 639, elle se déclare régente avec Ega, maire du palais de Neustrie et un adversaire d'une partie de la haute-noblesse ralliée à la cause de Bourguignons qui siégeait à Meaux.

Pour réduire l'autonomie de la Bourgogne vis-à-vis de la couronne mérovingienne, elle marie sa nièce Ragnoberta à Flaocha et fait acclamer le maire du palais par l'élite de Bourgogne à Orléans en 642. Elle mourut à Landry[Où ?] en Bourgogne[réf. nécessaire] en 642 et son corps fut emporté à Saint-Denis. Sa mort fit tomber son fils sous l'influence de la haute noblesse.

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Les Mérovingiens

15 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Les Mérovingiens

Les Mérovingiens sont la dynastie qui régna sur une très grande partie de la France et de la Belgique actuelles, ainsi que sur une partie de l'Allemagne et de la Suisse, du Ve siècle jusqu'au milieu du VIIIe siècle.

Cette lignée est issue des peuples de Francs saliens qui étaient établis au Ve siècle dans les régions de Cambrai et de Tournai, en Belgique (Childéric Ier). L'histoire des Mérovingiens est marquée par l'émergence d'une forte culture chrétienne parmi l'aristocratie, l'implantation progressive de l'Église dans leur territoire et une certaine reprise économique survenant après l'effondrement de l'Empire romain.

Le nom mérovingien provient du roi Mérovée, ancêtre semi-mythique de Clovis. Mais qui était ce Mérovée dans l'histoire :

Mérovée (ou encore Merowig, Mérovech), né vers 412 et mort en juillet 457, est considéré comme le deuxième roi des Francs saliens. Son existence est entourée de tant d'obscurité que certains historiens en ont fait un roi légendaire1. Il aurait régné de 448 à 457.

Mérovée a donné son nom à la dynastie des Mérovingiens. Les rois mérovingiens n'ont jamais contesté son existence et se glorifièrent d'appartenir à sa lignée.Le nom de Mérovée peut se traduire « fameux au combat » ou « combattant réputé ». Il proviendrait du francique mare, méere « réputation », « message » et vech « bataille », « combat »2

Peu de documents attestent de l'existence de Mérovée. Grégoire de Tours dans ses Dix Livres D'Histoire lui concède une brève référence et en fait le descendant possible de Clodion le Chevelu : « Certains prétendent que de sa lignée est sorti le roi Mérovée [...] »3.

Une légende, relatée à une époque plus tardive — la chronique de Frédégaire4 (III, 9) en parle au VIIe siècle — entretient le doute quant à la réelle existence de Mérovée : sa mère, l'épouse du roi Clodion, déjà enceinte, fut séduite par une "bête de Neptune semblable au Quinotaure" alors qu'elle se baignait dans l'océan. Enceinte une deuxième fois, les deux sangs se mélangèrent pour donner naissance à une nouvelle dynastie dont les membres étaient investis de grands pouvoirs et d'une aura de magie et de surnaturel, caractéristique des Mérovingiens.

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Brunehaut

14 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Brunehaut

Brunehaut ou Brunehilde (en latin Brunichildis1), née vers 547 en Espagne wisigothique et morte exécutée en 613 à Renève (actuelle Côte-d'Or), est une princesse wisigothe devenue reine des Francs.

Brunehaut est la fille d’Athanagilde Ier, roi des Wisigoths, et de Goswinthe2. Étant princesse wisigothe, elle a été élevée dans la religion arienne.

Sa longévité lui a permis de jouer un rôle durant les règnes de son époux, de son fils et de ses petits-fils ; c'est sous le règne de son arrière petit-fils qu'elle est livrée à un roi ennemi et mise à mort.

Dans les faits, elle va régner sur au moins un royaume mérovingien (Austrasie et/ou Burgondie) pendant 33 ans. Elle est aussi célèbre pour sa rivalité avec une autre reine franque, Frédégonde.

Le VIe siècle en Gaule franque est marqué par les partages qui ont lieu à la mort de Clovis (511) et à la mort de Clotaire Ier, fils de Clovis (561).

En 511, quatre royaumes sont créés avec pour capitales : Reims, Soissons, Paris et Orléans, et Toulouse.

En 561, Clotaire, le seul survivant, qui a récupéré l'ensemble des royaumes, décède. Les quatre fils de Clotaire effectuent un partage analogue du royaume franc : Sigebert à Reims, Chilpéric à Soissons, Caribert à Paris, Gontran à Orléans, ce dernier royaume incluant maintenant le territoire burgonde (Burgundia, Burgondie, Bourgogne) conquis entre temps. Ils se répartissent de nouveau l'Aquitaine séparément.

Très vite, Sigebert déplace sa capitale de Reims à Metz ; Gontran déplace la sienne d'Orléans à Chalon.

À la mort de Caribert en 567, sa part est partagée entre les trois survivants : en particulier, Sigebert (Metz) reçoit Paris et Chilpéric (Soissons) Rouen.

Vers la fin du VIe siècle, apparaissent les deux nouvelles dénominations d'Austrasie pour le royaume de Metz et de Neustrie pour le royaume de Soissons et ses dépendances.

Voici un extraire du livre de M. Bruno Dumzil sur la reine Brunehaut

Au printemps 581, deux armées se préparent à s'affronter dans la plaine de Champagne. L'enjeu de la bataille est le contrôle de l'Austrasie, le plus grand des royaumes mérovingiens. Soudain, une femme en armes apparaît entre les lignes ennemies et exige des guerriers qu'ils mettent fin à leur querelle. Par ce fort belliqueux geste de paix, Brunehaut vient de faire son entrée dans l'Histoire.
Cette grande dame du VIe siècle souffre pourtant de la légende noire attachée à son nom. Trop souvent, son règne est décrit comme une suite de meurtres, de vengeances et de sacrilèges, dont le moteur aurait été une haine inexpiable envers sa belle-soeur Frédégonde. Quant à l'épouvantable supplice qu'elle subit en 613, on le donne généralement en modèle de la barbarie mérovingienne. Par-delà l'image d'Épinal, il est aujourd'hui nécessaire de revenir aux sources contemporaines. Le rôle du médiéviste est de relire ces textes, de les confronter avec les résultats des disciplines nouvelles, pour bâtir un récit plus attentif à la vérité historique ; peut-être moins «romantique», mais tout aussi vivant et trépidant.
Brunehaut retrouve alors sa véritable dimension, gigantesque, à la mesure d'un royaume qui s'étendait de la Bretagne à l'Adriatique et du Pays basque aux frontières du Danemark. Là, pendant près de quarante ans, cette «Barbare» oeuvra à la préservation de la civili­sation romaine. Sous son règne, l'autorité de l'État, le principe d'un impôt équitable et la littérature classique vécurent un été indien. Mais Brunehaut fut aussi une femme dépourvue de toute nostalgie. Sa pratique subtile de la justice et son usage des relations d'homme à homme - ou doit-on dire de femme à homme ? - font d'elle l'une des créatrices de la civilisation médiévale. Amie des papes et des moines réformateurs, elle rendit également possible l'évangélisation de l'Angleterre et contribua grandement à l'émergence de la chrétienté occidentale.
A la rupture entre Antiquité et Moyen Âge, entre passion pour le pouvoir et espoir permanent d'une existence paisible, Brunehaut est un personnage étrange et complexe, une figure qui mérite assurément d'être redécouverte.

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Frédégonde

14 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Frédégonde

Je découvre quant à moi ces reines mérovingiennes qui ont malgré tout contribué à notre histoire de France. Certaines sont plus importantes et ont laissé plus traces que d'autres.

Paysanne gauloise sans fortune, belle, intelligente et d'une farouche volonté, Frédégonde séduit Chilpéric, fils du roi franc Clotaire. En 568, elle devient reine de Neustrie. Mais elle doit mener une lutte implacable pour survivre et conserver, après le meurtre de son mari, le royaume à son fils, Clotaire II. Face à elle, sa belle-soeur, la reine Brunehilde (Brunehaut) d'Austrasie. Entre les deux régentes, le combat devient sans merci. Maltraitée par les historiens, Frédégonde n'avait pas fait l'objet d'une grande biographie. Reprenant toutes les sources disponibles, Anne Bernet trace le portrait d'une femme singulièrement forte, qui usa de toutes les armes à sa disposition pour défendre les siens. Sans scrupules mais avec une habileté et une détermination qui forcent l'admiration.

Frédégonde et son fils Clotaire II à la tête de l'armée contre Childebert. Grandes chroniques de France. Bibliothèque municipale de Lyon.

Les principales sources d'époque sont la chronique de Grégoire de Tours, Histoire des Francs, qui s'arrête en 591, celle de Frédégaire ainsi que la vie en prose de Radegonde de Poitiers et les poèmes de Venance Fortunat.

Frédégonde(Fried (paix) et Gund (bataille) est née vers 545 et morte en 597 à Paris et est reine de Neustrie après son mariage avec le roi mérovingien

La vie de Frédégonde se déroule dans le cadre territorial et politique issu du partage du royaume franc effectué en 561 à la mort de Clotaire, fils de Clovis et père de Chilpéric.

À la mort de Clovis, en 511, quatre royaumes avaient été créés avec pour capitales : Reims, Soissons, Paris et Orléans, l'Aquitaine étant répartie séparément. Dans les années 550, Clotaire, dernier survivant des quatre frères reconstitue l'unité du royaume franc, augmenté du territoire burgonde (Burgundia, Burgondie, Bourgogne) conquis entre temps.

En 561, les quatre fils de Clotaire effectuent un partage analogue à celui de 511 : Sigebert à Reims (puis Metz), Chilpéric à Soissons, Caribert à Paris, Gontran à Orléans (puis Chalon), ce dernier royaume incluant maintenant le territoire burgonde conquis entre temps. Ils se répartissent de nouveau l'Aquitaine séparément.

Gravure du tombeau de Frédégonde dans l'Histoire populaire contemporaine de la France, tome 1 de Charles Lahure.

À la mort de Caribert en 567, sa part est partagée entre les trois survivants : en particulier, Chilpéric (Soissons) reçoit Rouen et Sigebert (Metz) reçoit Paris.

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Audovère

14 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13 Publié dans #histoire

Audovère né vers et morte au mans en 580 était une reine franque, première épose de Chilpéric 1er roi de neustrie avec qui elle eut 5 enfants

  • Thibert (v.548-551 † 573), vaincu et tué par les ducs Godegisel et Gontran Boson alors qu'il dévastait la Touraine, possession de son oncle Sigebert Ier.
  • Mérovée († 577), marié à sa tante par alliance Brunehilde et tonsuré, puis tué sur ordre de son père.
  • Clovis († 580), assassiné sur l'ordre de sa belle-mère Frédégonde.
  • Basine, violée par les hommes de Frédégonde après la mort de Clovis, puis religieuse au monastère Sainte-Croix de Poitiers. Elle participa à la révolte des nonnes de Poitiers avec sa cousine Chrotielde, fille de Caribert Ier[4].
  • Childesinde, dont l'existence reste sujette à caution puisqu'elle n'est pas citée par Grégoire de Tours mais seulement par le Liber Historiae Francorum, un siècle et demi plus tard.
  • Le Liber historiæ Francorum, source relativement tardive (727) et au demeurant largement contestée, raconte comment Audovère fut manipulée par sa servante Frédégonde et répudiée à son instigation. En effet, profitant d'une absence du roi parti se battre en Saxe contre son frère Sigebert, Frédégonde aurait abusé de la naïveté de la reine en lui faisant tenir elle-même son sixième enfant Childesinde sur les fonts baptismaux. Audovère se serait ainsi rendue coupable de devenir marraine de sa propre fille et commère de son mari, ce qui aux yeux de l'Église lui interdisait le lit conjugual sous peine d'être accusée d'inceste. À son retour de guerre, Chilpéric, mis au courant par Frédégonde, aurait répudié Audovère pour ne pas être lui-même excommunié, et l'aurait envoyée dans un couvent de la cité du Mans[5].

    Cette anecdote haute en couleurs illustre dans ses grandes lignes le texte antérieur de Grégoire de Tours qui précise que Chilpéric fut contraint de renvoyer l'ensemble de ses épouses (légitime(s) et secondaires) pour pouvoir convoler avec la princesse wisigothe Galswinthe (vers 568).

    Audovère fut par la suite victime de la politique de Frédégonde dont l'objectif était l'élimination du premier noyau familial de son mari. D'après Grégoire de Tours, l'ancienne reine fut ainsi assassinée en 580 et deux de ses fils, Clovis et Mérovée, poursuivis et mis à mort sur ordre de Frédégonde. Quant à la princesse Basina, elle fut violée par les hommes de sa belle-mère afin d'être écartée de la succession royale, puis enfermée au couvent de Poitiers (dirigé par la reine Radegonde).

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Radegonde de Poitiers

13 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13 Publié dans #Histoire

Reprenons notre barque et remontons le fil des siècles, aujourd’hui je citerais la femme de Clotaire 1er fils de Clovis, devenue reine des Francs de par son mariage. Radegonde de Poitiers est née vers 520 en Thuringe, décédée le 13 août 587 à Poitiers à environ 67 ans, dans le monastère Notre-Dame. Fondatrice de l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers, elle a été canonisé et fêter le 13 Août.

Rescapée, en 531, d'un massacre où les Francs ont anéanti sa famille, Radegonde n'a que onze ans lorsque Clotaire 1er, déjà marié quatre fois, décide d'en faire son épouse. Elle use de sa beauté, de sa culture et de son intelligence pour exercer une influence sur cet homme cruel qui lui fait horreur. Mais, bouleversée après qu'il eut assassiné son frère, elle décide de mettre un terme à sa vie conjugale et se retire dans le monastère de Sainte-Croix, à Poitiers, où elle prend le voile. Tissant un vaste réseau diplomatique, elle en fait vite un centre de rayonnement intellectuel et spirituel européen. Par sa vie religieuse exemplaire, elle recueille l'admiration de ses contemporains qui lui donnent le titre de Mère de la patrie. Elle demeure comme l'une des plus grandes souveraines de France.

Radegonde est la fille de Berthaire (en), roi de Thuringe 1.

À la mort de Basin de Thuringe, son royaume est partagé entre ses trois fils : Badéric (en), Hermanfred et Berthaire. Il s'ensuit une guerre fratricide. Berthaire est d'abord assassiné par ses deux frères. Puis Badéric est victime d'une coalition entre le Franc Thierry Ier, fils de Clovis, roi de Metz, et Hermanfred. Radegonde est alors emmenée, à l'âge de trois ans, à la cour d’Hermann 2.

Mais Thierry Ier, exigeant une partie du royaume de Thuringe en échange de son soutien, forme une alliance avec son frère Clotaire, roi de Soissons. Ils vainquent l'armée thuringienne en 531rp 1. Avec son frère Hermanfred[réf. à confirmer], Radegonde devient, à onze ans, prisonnière de Clotaire, après tirage au sort4,5.

Légendes autour de la sainte

Le miracle des avoines, une légende apparue au XIVe siècle.

Clotaire, qui avait d'abord accepté la vocation de la reine, changea d'avis : il envoya une troupe à Saix pour la ramener à la cour. Lorsque les soldats s'annoncèrent en vue de Saix, Radegonde s'enfuit vers le Sud à travers un champ d'avoine que des ouvriers étaient en train de semer. C'est alors que se produisit le miracle des avoines, la sainte reine fit instantanément pousser l'avoine pour s'y cacher. Questionnés par les poursuivants, les moissonneurs, purent affirmer qu'ils n'avaient vu personne dans le champ depuis le temps où cette avoine avait été semée. À partir de ce moment, Clotaire lui laissa suivre son chemin vers une vie consacrée à la religion.

Sainte Radegonde entretenait de pieuses relations avec saint Junien, le saint patron des laboureurs du Poitou, lequel exerçait son sacerdoce à Marié-Lévescault (79). Ils s'étaient mutuellement promis de prévenir le survivant par l'envoi d'un messager, dès que l'un d'eux viendrait à mourir. La providence voulut qu'ils rendirent l'âme tous les deux au même instant, ce mercredi 13 août 587. Si bien que les deux messagers, engagés chacun pour porter avertissement à l'autre que l'un d'eux venait de décéder, devaient se rencontrer à mi-chemin en un lieu nommé Troussais, paroisse de Ceaux En Couhé (86)14.

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Clotilde de Burgondie

10 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13 Publié dans #Histoire

Clotilde de Burgondie

Aujourd'hui, une fois encore, nous allons remonter le cours du temps. Après Basine de Thuringe qui était la mère de Clovis. Je vous présente sa femme :Clotilde de Burgondie Clotilde2 (du germanique hlod, « gloire » et hild, « combat », né vers 474 ou 475 (on ne sais pas très bien) peut être Vienne Lyon ou encore Genève là encore peut de documentation pour nous guider, morte autour de 545 à Tour. Reine de France vers 413-27 novembre 511environ 18 ans. Elle a été canonisée vers 550 ou 560 ; l'Église orthodoxe et l'ancien martyrologe romain la fêtent le 3 juin (dies natalis), et l'Église catholique le 4 juin

Quelle place, dans la Gaule du Ve siècle finissant, une princesse pouvait-elle tenir ? Aucune, en principe, dans un univers entièrement dominé par la violence et la sauvagerie des hommes... Lorsque, à vingt ans, Clotilde, princesse burgonde et catholique, épargnée dans son enfance lors de l'assassinat de ses parents, accepte d'épouser le jeune roi pan des Francs, Clovis, elle est destinée à devenir le pion docile d'une vaste stratégie diplomatique où des souverains barbares ambitionnent de se tailler des royaumes. Mais elle refuse de jouer ce rôle. Restée fidèle au catholicisme, elle devient l'alliée de l'Eglise et conduit, malgré les épreuves, son époux à la foi de Rome, décidant ainsi du destin de la France. Veuve à trente-cinq ans, elle est confrontée aux haines, rivalités et meurtres qui minent sa famille. Elle se retire dans un monastère de Tours où elle finit sa vie, en 545, dépouillée de toute vanité terrestre

Les origines de Clotilde remonte fort loin dans le temps « Estonienne » par les Balthes et « norvégienne » par les Burgondes, elle faisait partie d'une famille royale des bords de la mer Baltique entrée dans un clan wisigoth lors d'une soumission des Estes aux Goths.

Elle est la fille du roi burgonde Chilpéric II, fils du roi Gondioc et frère de Gondebaud, Godegisile et Gondemar. Le nom de la mère de Clotilde n'est pas connu.

L'enfance et la jeunesse de Clotilde se déroulent à la cour burgonde sous les règnes de Gondioc, mort dans les années 470, puis de Chilpéric 1er, mort vers 480, puis sous le règne conjoint des quatre fils de Gondioc.

Deux d'entre eux, Gondemar et Chilpéric II, père de Clotilde, disparaissent durant les années 480, laissant la place à Gondebaud et Godegisile, seuls rois des Burgondes dans les années 490. Cette disparition de deux des frères est l'objet d'un certain nombre d'interrogations.

Bien entendu c'est juste un aperçu que j'ai pu trouvé sur le net, à vous d'aller chercher plus loin pour en savoir plus si vous êtes intéressé par le sujet. Je n'ai pas la prétention de vous apprendre quoique se soit mais juste mettre à l’honneur toutes ses femmes et reines oubliées par l'histoire de notre pays.

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Basine de Thuringe

8 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

L'histoire de France, une vieille histoire qui débute il y a fort longtemps. Des Mérovingiens aux capétiens les épouses ont aussi joué un rôle important dans l’histoire, au fur et à mesure nous verrons ces dames à l’œuvre, dans un monde très misogyne, elles ont su s’imposer dans divers domaines.

Basine de Thuringe, né vers 430 morte vers 481,elle régna vers 465 jusqu'à sa mort en 481. Première reine des Francs saliens connue, princesse de la ligue des Thuringe, devient par son mariage avec Childéric 1er la reine des francs saliens. Malheureusement on ne peut pas établir formellement l’origine de Basine car il y a peu de document qui témoigne de son existence.

Le premier historien à mentionner la reine Basine est l'évêque Grégoire de Tours qui raconte :

« Childéric, roi des Francs, s’abandonna à une honteuse luxure, déshonorant les femmes de ses sujets. Ceux-ci, s’indignant de cet outrage ; le détrônèrent (457). Ayant découvert qu’on en voulait même à sa vie, il se réfugia dans la Thuringe, laissant dans son pays un homme qui lui était attaché pour qu’il apaisât, par de douces paroles, les esprits furieux. Il lui donna aussi un signe pour qu’il lui fît connaître quand il serait temps de retourner dans sa patrie, c’est-à-dire qu’ils divisèrent en deux une pièce d’or, que Childéric en emporta une moitié, et que son ami garda l’autre, disant : Quand je vous enverrai cette moitié, et que les deux parties réunies formeront la pièce entière, vous pourrez revenir en toute sûreté dans votre patrie. Étant donc passé dans la Thuringe, Childéric se réfugia chez le roi Basin et sa femme Basine. Les Francs, après l’avoir détrôné, élurent pour roi, d’une voix unanime, Ægidius qui, ainsi que nous l’avons dit plus haut, avait été envoyé par la république romaine comme maître de la milice. Celui-ci était déjà dans la huitième année de son règne lorsque le fidèle ami de Childéric, ayant secrètement apaisé les Francs, envoya à son prince des messagers pour lui remettre la moitié de la pièce qu’il avait gardée. Celui-ci, voyant par cet indice certain que les Francs désiraient son retour, et qu’ils le priaient eux-mêmes de revenir, quitta la Thuringe, et fut rétabli sur son trône. Tandis qu’il régnait, Basine, dont nous avons parlé plus haut, abandonna son mari pour venir auprès de Childéric. Comme il lui demandait avec empressement par quel motif elle venait d’un pays si éloigné, on dit qu’elle répondit : J’ai reconnu ton mérite et ton grand courage ; je suis venue pour rester avec toi : sache que si j’avais connu, dans des régions au-delà des mers, un homme plus méritant que toi, j’aurais désiré d’habiter avec lui. Celui-ci, enchanté, l’épousa. Il en eut un fils qu’on appela du nom de Clovis. Ce fut un grand prince et un redoutable guerrier »1.

De ce chapitre, Godefroid Kurth estime que tout ce que l'on peut en retenir est que Childéric a épousé une thuringienne du nom de Basine, et que tout le reste relève du récit populaire

De son mariage avec Childéric 1er Basine a donné naissance à Clovis 1er nait vers 465 mort en 511est fut roi des francs.

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PHILIPPE LE HARDI EPOUSE MARIE DE BRABANT

8 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13 Publié dans #histoire

Veuf d'Isabelle d'Aragon depuis juillet 1271, Philippe III le Hardi songe à se remarier, d'autant qu'une nouvelle union lui permettrait de renforcer ses alliances. C'est ainsi que le 21 août 1274, il va épouser Marie, la soeur du duc Jean de Brabant.

Philippe III le Hardi a perdu sa première épouse, Isabelle d'Aragon, en juillet 1271, sur le chemin du retour de la huitième croisade. Quatre fils étant nés de cette union, le roi n'a aucune inquiétude à avoir sur l'avenir de la Couronne. Cependant il ne souhaite pas vivre seul et cherche à se remarier. Or il se trouve que le duc Jean de Brabant a une soeur, Marie. Cette jeune fille, qui va sur ses vingt ans est fort réputée pour sa beauté et sa grâce. De nombreux prétendants lui font une cour assidue, parmi lesquels les comtes de Flandre, du Hainaut et de l'Artois, qui se sont déclarés et ont demandé sa main à son frère.
D'autres seigneurs brûlent eux aussi en secret pour la belle Brabançonne : admis à la Cour de Bruxelles, mais moins puissants, ils ne se considèrent cependant pas d'aussi haut lignage pour être des partis convenables. Le comte de Namur fait partie de ces amoureux transis qui osent à peine lever les yeux sur Marie de Brabant. Jeune homme valeureux et de noble figure, il est l'un des plus ardents soupirants de la princesse. Et, contrairement à ses rivaux, il est aimé en retour.

Finalement, l'amour est le plus fort, et le comte de Namur ose demander la main de Marie de Brabant. Le duc Jean l'estime et souhaite lui être favorable. Si bien qu'il ne diffère sa réponse que d'une journée, le temps pour lui de connaître les intentions et les sentiments de sa soeur, qu'il aime tendrement et désire rendre heureuse. Soulagé, le comte de Namur attend la décision de son suzerain en toute confiance...
Mais, ce même jour, un ambassadeur de Philippe le Hardi, qui entretient alors des relations assez froides avec le duc de Brabant, arrive à la Cour de Bruxelles. Le roi de France l'a chargé d'offrir la paix au duc Jean et de conclure un traité dont la première condition sera son mariage avec Marie. Cette offre venant d'un des plus puissants souverains d'Occident est fort séduisante. Philippe le Hardi est un seigneur puissant, avec qui il est du plus haut intérêt de nouer une relation militaire, politique et matrimoniale. Le duc de Brabant est en outre extrêmement flatté d'être ainsi sollicité. Il reçoit l'ambassadeur du Capétien avec éclat et répond conformément aux désirs de Phiippe le Hardi. En de telles circonstances, il ne se préoccupe plus du tout des sentiments de sa soeur. Il ne songe pas un seul instant à la consulter, et c'en est fini des espoirs du comte de Namur. Les adorateus de Marie de Brabant ne peuvent que s'incliner devant la décision du prince et, devant un rival trop puissant, sont contraints de se retirer en silence. Le traité de paix et d'alliance est très vite conclu.
Peu après, la fiancée, ravalant ses larmes, quitte Bruxelles, accompagnée par l'ambassadeur de France, par les dames de sa cour et par une suite nombreuse et brillante.

Dès son arrivée à la Cour du Capétien, Marie de Brabant, bien qu'un peu mélancolique, charme tout le monde par sa beauté. Comme dans son pays natal, elle conquiert tous les coeurs. Philippe le Hardi tombe aussitôt vivement amoureux de cette jeune princesse de neuf ans sa cadette, à qui, après quelque temps, il parviendra à faire oublier le visage aimable du comte de Namur.
Les noces sont célébrées le 21 août 1274 dans la magnificence, le roi désirant que tous prennent part au bonheur du couple royal. A cette époque, la Cour de France est encore assez austère, et l'on n'y badine pas avec la fidélité conjugale : l'influence des moeurs méridionales, des troubadours et des "cours d'amour" ne se fera sentir que bien après le rattachement du Languedoc au royaume de France. La foule nombreuse assistant à la cérémonie, la pompe des célébrations, la magnificence et la longueur des réjouissances sont destinées à souligner le caractère exceptionnel des liens contractés par les époux et à contribuer à les faire respecter toute la vie. Le mariage est, au même titre que le baptême, un sentiment religieux nécessitant le libre consentement des époux, recueilli par le prêtre, et leur fidélité. Aussi, pendant toute la cérémonie et les fêtes, les religieux sont-ils constamment présents afin de prononcer de nombreux sermons et de bénir la chambre nuptiale.
Le 25 juin de l'année suivante, Marie de Brabant sera couronnée à la Sainte Chapelle du palais de l'île de la Cité et deviendra ainsi pleinement reine de France.

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les rois maudits

8 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13 Publié dans #histoire

Les quatre derniers rois capétiens Philippe IV le Bel, Louis X le Hutin, Philippe V le Long, et Charles IV le Bel, laissèrent dans l’histoire une image très négative.

Philippe IV le bel perdu ses trois fils en une douzaine d’année : Louis X mourut en 1316, Philippe V en 1322, et Charles IV en 1328, et comme aucun des trois n’eut de descendance mâle, la lignée capétienne s’éteignit avec le décès de Charles IV, ainsi naquît la légende des rois maudits

Dès le XIVe siècle, le destin tragique de Jacques de Molay inspire des auteurs. Boccace parle de lui dans son De casibus virorum illustrium (Des cas d'hommes illustres) comme parfait exemple d'homme modeste que la Fortune a porté au sommet et dont la chute fut d'autant plus spectaculaire. Cependant, c'est souvent la fin des Templiers et de l'ordre qui marque la littérature et en particulier le bûcher spectaculaire du 11 mai 1310 durant lequel 54 templiers sont brûlés[].

La légende la plus connue et la plus ancienne autour de Jacques de Molay concerne la malédiction qu'il est censé avoir lancée contre Philippe le Bel et les Capétiens. Selon l'historienne Colette Beaune, cette légende est née après un épilogue stupéfiant pour les contemporains de Philippe le Bel : comment le roi le plus puissant de la chrétienté, doté de trois fils, a-t-il pu voir s'achever sa dynastie et plonger son royaume dans la guerre de Cent Ans ? Dans les mentalités médiévales, comment expliquer la chute de cheval, l'adultère de ses brus, la mort précoce de ses trois fils si ce n'est par une raison surnaturelle ? La malédiction est cependant plus souvent attribuée à Boniface VIII, pape dont la mort est imputable à Philippe. C'est au XIVe siècle que la malédiction est clairement formulée. Paolo Emilio rédige par la suite une histoire de France pour le compte du roi François Ier où il met en scène la mort d'un Jacques de Molay maudissant le roi et le pape et les convoquant devant le tribunal de Dieu. Les historiens des siècles suivants reprennent son récit[].

Cette légende s'est maintenue jusqu'à la suite romanesque historique Les Rois maudits, rédigée par Maurice Druon entre 1955 et 1977. Cette suite et ses adaptations télévisées contribuent à populariser encore davantage Jacques de Molay et sa malédiction :

« Pape Clément !… Chevalier Guillaume !… Roi Philippe !… Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste jugement ! Maudits ! Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races ! »

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