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Anne de Kiev

30 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Anne de Kiev

Histoire des Reines de France Dans l'histoire de la France, les femmes, et avant tout les reines, ont souvent régné sur le coeur et l'esprit de leur peuple, bien qu'elles n'aient pas toujours exercé le pouvoir. Pendant quinze siècles, certaines ont joué un rôle prépondérant en se montrant plus lucides, plus préoccupées du bonheur de leurs sujets, sinon plus attentives au rayonnement de la monarchie. Si les rois ont fait la France, on peut dire que les reines l'ont sans doute aimée davantage. Anne de Kiev La reine de France Anne de Kiev est une ombre de l'Histoire sur laquelle il est bien difficile de jeter quelque lumière ! Mariée en 1051 à Henri Ier, petit-fils de Hugues Capet, elle n'a laissé aucune trace dans les chroniques slaves et n'apparaît qu'en filigrane dans les archives françaises. Elle est pourtant l'ancêtre de presque tous les princes d'Europe et de nombre de célébrités, de Bernadette Chirac à Céline Dion ! C'est grâce à elle que Philippe est devenu un prénom royal, porté aujourd'hui par les souverains belge et espagnol comme par le mari d'Elisabeth II d'Angleterre. A une époque où l'Ukraine, confrontée au grand voisin russe, s'interroge sur son identité, la personnalité de la reine Anne acquiert un relief nouveau. Philippe Delorme s'emploie à le révéler, dans un récit qui, pour être rigoureusement historique, n'en prend pas moins les allures d'une épopée.

Anne de Kiev1 (également appelée Agnès), en ukrainien : Анна Ярославна (Anna Iaroslavna), est la fille de Iaroslav le Sage, grand-prince de Kiev et de sa seconde épouse, Ingigerd de Suède. Elle serait née à Kiev, selon certaines sources vers 1024, 1032 ou en 1036. Épouse de Henri Ier de France, elle fut reine des Francs de 1051 à 1060 et mère de Philippe Ier de France . Les manuels d'histoire l'ont longtemps appelée Anne de Ruthénie2, mais on trouve également Anne de Russie, Anne d'Ukraine ou Anne d'Esclavénie3.

Une ambassade de grande importance fut envoyée à Kiev pour y obtenir la main de la fille de Georges, prince de Kiev. Cette ambassade était conduite par Roger II de Châlons5 évêque de Châlons . Anne avait reçu une éducation soignée et connaissait le grec et le latin . Le consentement des parents obtenu, elle voyage par Cracovie, Prague et Ratisbonne. Appartenant, par sa confession, à l'Église des sept conciles, elle épouse à Reims en premières noces, le 19 mai 10516, le roi Henri Ier de France qui relève, quant à lui, de l'Église catholique romaine. Ces deux églises forment encore l'Église indivise, puisque cet événement a lieu avant le schisme de 1054. Ce mariage à Reims est l'occasion de grande festivités.

Ils ont ensemble quatre enfants :

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Constance d'Arles

29 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Constance d’Arles, dite aussi parfois Constance de Provence (née vers 986 à Arles - morte au château de Melun le 22 ou 25 juillet 1032), fille de Guillaume Ier (c.950-†993) comte d’Arles, et Adélaïde d'Anjou (†1026), est reine de France par son mariage avec Robert II.

Le mariage eut lieu vers 1003 avec Robert II Le Pieux1. Après que ce dernier fut contraint de se séparer de Berthe de Bourgogne. En effet, le roi de France vivait en concubinage avec Berthe de Bourgogne depuis qu'il avait répudié en 991 sa première épouse Rozala d'Italie. Le pape avait déclaré cette union illégale, et avait excommunié les deux amants. De plus, comme Berthe de Bourgogne ne peut lui donner d'enfant, Robert épouse Constance d'Arles.

Cependant, Constance est une étrangère chez les Capétiens et ses manières, son entourage et sa conduite en irritent beaucoup2. Elle est peu aimée à la cour à cause de ses intrigues et de sa cruauté — elle aurait aveuglé elle-même son confesseur accusé d'hérésie —, et Robert tente à plusieurs reprises de la répudier pour reprendre Berthe de Bourgogne comme épouse — n'ayant jamais cessé de l'aimer ni de la voir. En 1008, Robert II et Berthe se rendent à Rome et tentent vainement de faire annuler par le pape le mariage avec Constance, celle-ci étant soupçonnée d'avoir fait assassiner un favori du roi3. De ce fait, la cour se divise bientôt en deux camps : d'un côté pour Constance, de l'autre pour Berthe.

Constance donne néanmoins des enfants au roi, dont le futur Henri Ier, et Robert. Elle préfère Robert et veut qu'il règne, mais son époux choisit Henri pour lui succéder. À la mort du roi, elle va jusqu'à tenter de tuer Henri, mais la tentative échoue et il monte sur le trône. Robert devient quant à lui duc de Bourgogne.

D'après les écrits de ses ennemis tels Raoul Glaber ou Helgaud de Fleury, la troisième épouse de Robert II est décrite comme cupide, cruelle et ambitieuse. Un de leur témoignages raconte que Constance rejoint un maigre cortège des femmes à poigne de l'an mille et en rend son époux transparent. Selon Glaber, en effet, la reine "avait la main haute sur son mari". Fleury lui dépeint les accès de colères de Constance où il joue sur son nom "Constante et forte, Constance qui ne plaisante pas". Même son mari Robert qui n'aime pas son comportement met en garde un de ses amis en lui disant : "Ami Ogier, va-t'en d'ici, pour que Constance l'inconstante, mon épouse, ne te dévore pas."

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Adélaïde d'Aquitaine

29 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

c'est avec elle et son époux le sieur Hugues Capet que débute notre histoire de France

Adélaïde d'Aquitaine ou Adèle (ou Adélaïde de Poitiers) (vers 945 - 1004), reine des Francs, est la fille du comte de Poitiers et duc d'Aquitaine, Guillaume III dit Tête d'Étoupe et d'Adèle de Normandie, fille de Rollon.

Lors d'une trêve, elle sert de gage entre son père et le duc des Francs, Hugues Capet, qu'elle épouse vers 968.

En juin 987, après la mort de Louis V le Fainéant, dernier roi carolingien, l'assemblée des grands du royaume réunie à Senlis, élit Hugues Capet, roi de France, et Adélaïde monte sur le trône en tant que reine de France. Le dimanche 3 juillet suivant, à Noyon, elle est à côté de son époux quand celui-ci est sacré par Adalbéron l'archevêque de Reims. De leur union, naissent :

Animée par une grande piété, elle fit bâtir la chapelle du monastère de Saint-Frambault de Senlis. Le chroniqueur Helgaud de Fleury parle de sa solitude sur l'éducation de son fils à cause d'une maladie qui a failli l'emporter à l'âge de onze ans. Sauvé, elle confia l'éducation de son fils à Gerbert d'Aurillac, futur pape Sylvestre II1. Quand son mari meurt en 996, son fils Robert monte sur le trône à l'âge de 24 ans. Elle assistera aux démêlés matrimoniaux de son fils,qui épousera sa maîtresse Berthe de Bourgogne. Elle meurt en 1004.C'était une femme intelligente et pieuse.

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Emma de France

28 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Emma (894-934), princesse franque, fut successivement duchesse de Bourgogne (921-923), et reine des Francs (923-934).Emma est la fille de Robert Ier, roi des Francs, et de sa deuxième épouse, Béatrice de Vermandois.En 921, elle épousa Raoul, duc de Bourgogne, sacré roi des Francs le 13 juillet 9231 à l’abbaye Saint-Médard de Soissons. Leur seul enfant, Louis, né en 934, mourut la même année.

Ce qui intéressant avec Emma c'est qu'elle est la sœur de Hugues le grand qui fut lui le père de Hugues Capet, le premier de la longue lignée des capétiens à venir et qui ont fait de la France ce qu'elle est.

Les Capétiens sont une dynastie princière d’origine franque qui commence avec Hugues Capet, roi des Francs, et qui règne, notamment sur la France avec sa branche directe, de 987 à 1328. La dynastie se poursuit avec les branches collatérales des Valois, jusqu’en 1589, puis avec les Bourbons à partir de Henri IV jusqu'en 1848, avec une interruption pendant la Révolution française jusqu'en 1814. Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe Ier (maison d’Orléans) sont les derniers représentants de la dynastie capétienne.

Les Capétiens forment la troisième dynastie des rois de France (également appelée « troisième race »), après les Mérovingiens et les Carolingiens. Ils ont aussi régné sur d’autres états d’Europe (comme le Portugal, la Bourgogne, Naples, l’Espagne, la Hongrie, la Pologne, le Luxembourg…) et du monde (comme les Courtenay qui étaient empereurs de Constantinople, le Brésil). De plus, avec un seul degré de descendance féminine, presque toutes les dynasties princières européennes sont capétiennes (comme les Plantagenêt).

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Adélaïde de Frioul

28 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Adélaïde de Frioul

Aujourd'hui Adélaïde de Frioul

Adélaïde de Paris (ou Aélis), désignée aussi sous les noms d'Adélaïde de France, d'Adélaïde d'Adalard, est née entre 855 et 8601. Fille du comte palatin Adalhard de Paris, elle est la seconde épouse du roi Louis II Le Bègue, et la mère de Charles III le Simple.

Elle est l'arrière-petite-fille du comte Bégon de Paris et d'Alpaïs, fille du roi Louis le Pieux. Selon certaines sources beaucoup plus sûres et réalistes, Alpaïs ne serait pas la fille de Louis le Pieux, mais serait une fille illégitime de Charlemagne et de l'une de ses nombreuses concubines. Si Alpaïs n'est ainsi pas la fille de Louis le Pieux, Adélaïde est donc nièce de Charles le Chauve et cousine de son fils, Louis II le Bègue. Si Alpaïs est une fille illégitime de Charlemagne, Adélaïde est une demi-sœur de Charles le Chauve et tante de Louis le Bègue.

Charles II le Chauve la choisit comme épouse pour son fils, Louis II Le Bègue, alors que celui-ci a déjà été marié secrètement avec Ansgarde de Bourgogne depuis 862, et a déjà cinq enfants dont deux fils Louis et Carloman. Le roi Charles le Chauve parvient à faire répudier Ansgarde par son fils qui peut se marier avec Adélaïde en 875. Ce second mariage de Louis le Bègue était ce qu’il y avait de mieux en matière de consanguinité et c’est à cause de cela que le pape refusa2 de couronner Adélaïde lors du concile de Troyes le 7 septembre 878.

En 879, Louis le Bègue meurt à Compiègne, alors qu'il préparait une expédition punitive contre les comtes de Poitiers et du Mans, mais Adélaïde est enceinte, et donne la vie à un enfant mâle remettant en cause l'héritage des fils d'Ansgarde.

Le mariage d'Adélaïde est attaqué par Ansgarde de Bourgogne et ses deux fils, qui n'hésitent pas à l'accuser d'adultère. Au terme d'un long et difficile procès, Adélaïde finit par l'emporter et son fils Charles le Simple, né en 879, est reconnu comme enfant légitime et seul héritier de la couronne de Francie, d'autant plus que Louis III (882) et Carloman II (884) meurent tous deux sans postérité. Charles le Simple étant trop jeune pour régner, le royaume est alors confié à l'empereur Charles III le Gros, puis au comte Eudes Ier de Paris.

En 898, Adélaïde assiste à l'avénement de son fils Charles III le Simple et meurt à Laon un 18 novembre d'une année autour de 901.

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Béatrice de Vermandois

21 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Béatrice de Vermandois, née vers 880, morte après 931, était fille d'Herbert Ier, comte de Vermandois, arrière-petite-fille de Bernard roi d'Italie, lui-même petit-fils de Charlemagne.

Elle épousa en 895 Robert († 923), marquis de Neustrie, qui devint roi de France en 922. Ils eurent :

  • Emma, mariée vers 918 avec Raoul, duc de Bourgogne, puis roi de France.
  • Hugues le Grand, duc des Francs, qui fut le père d'Hugues Capet. C'est le début du règne des Capétiens, qui débute avec Hugues Capet et qui finit avec Charles IV le Bel, les deux derniers capétiens qu'on nomma les rois maudits parce qu'ils n'eurent aucune descendance.
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Ermentrude d'Orléans

21 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Ermentrude d'Orléans1 (27 septembre 830-† 6 octobre 869)2 est une reine franque de la dynastie carolingienne.

Fille du comte Eudes d'Orléans et d'Engeltrude de Fézensac, fille du comte Leuthard Ier de Paris, elle épouse Charles II le Chauve le 14 décembre 8423 à Quierzy-sur-Oise et fut couronnée le 25 août 8664 à l’Abbaye Saint-Médard de Soissons.

Il semblerait que son mari ait eu de son vivant pour concubine Richilde d'Ardennes, sœur de Boson V de Provence, roi de Bourgogne Cisjurane et de Provence, dont il fit sa seconde épouse par la suite.

Ermentrude se sépare de Charles en 867, mais non répudiée, se retire à l'abbaye de Hasnon où elle meurt le 6 octobre 8695.
Peu après sa mort, le roi Charles le Chauve épouse (sa concubine ?) Richilde d'Ardennes, le 12 octobre 869 mariage confirmé à Aix-la-Chapelle le 22 janvier 870 .

Des quatre fils d'Ermentrude, seul l'aîné, Louis II le Bègue, accéda au trône en 877. Charles, roi d'Aquitaine, mourut le 29 septembre 866, Lothaire le Boiteux, abbé de plusieurs abbayes, mourut à la fin de l'année 865, et Carloman, mourut en 876 de ses blessures, après avoir eu les yeux crevés sur ordre de son père pour s'être révolté.

On lui connait également cinq filles, Judith (reine de Wessex puis comtesse de Flandres), Rotrude (Rotrudi), Hildegarde (Hildegardim), Ermentrude (Hirmintrudis) et Gisèle (Gislam).

Ermentrude d'Orléans
 ép. Charles II dit le Chauve (cf. Généalogie des Carolingiens)
 │
 ├─Judith (v. 844-ap. 870) (cf. Généalogie des Carolingiens)
 ├─Louis II dit le Bègue (1er novembre 846 - † 10 avril 879), roi de France. (cf. Généalogie des Carolingiens)
 ├─Charles dit l'Enfant (v. 847-† 29 septembre 866  (cf. Généalogie des Carolingiens)
 ├─Carloman (?-† 876). (cf. Généalogie des Carolingiens)
 ├─Ermentrude (?-?). (cf. Généalogie des Carolingiens)
 ├─Hildegarde (?-?). (cf. Généalogie des Carolingiens)
 ├─Rotrude (?-?). (cf. Généalogie des Carolingiens)
 └─Lothaire le Boiteux (?-† 14 décembre 865), abbé de Saint-Germain d'Auxerre. (cf. Généalogie des Carolingiens)
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Clovis 1er

20 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Clovis 1er

Tout récemment je vous parlez de Basine de Thuringe mariée à Childéric 1er roi des Francs Saliens, ils ont plusieurs enfants dont un que l'histoire a particulièrement retenue sous le nom de Clovis1er, je fais une parenthèse, parce que cela me parait important de souligner certains faits et événements liés à cette époque.

Clovis Ier, en francique Chlodowig4,Note 1(prononcé probablement [xlod(o)wɪk] ou [xlod(o)wɪç]), en latin Chlodovechus, né vers 466 et mort à Paris le 27 novembre 5111, est roi des Francs saliens, puis roi de tous les Francs de 481 à 511.

Le règne de Clovis

La conquête du royaume de Syagrius

A 15 ans, Clovis est encore un jeune garçon imberbe lorsqu'il est hissé sur le pavois (bouclier) pour être proclamé roi des Francs à Tournai en 481. Le royaume est maigre et d'autres saliens contrôlent les régions voisines mais Clovis bénéficie de l'œuvre de son père Childéric. Très vite le jeune roi veut s'affirmer et refuse de partager son pouvoir comme son père l'avait fait. Il réunit les petites tribus avoisinantes et s'allie avec deux autres rois saliens (Ragnacaire et Chararic) afin de s'emparer du royaume de Syagrius ainsi que sa ville : Soissons. La guerre déclarée en 486, Clovis et ses troupes triomphent sur les Romains aux portes de Soissons. Syagrius vient alors se réfugier chez le chef des Wisigoths : Alaric, mais par peur de représailles, Alaric livre le chef romain à Clovis qui l'égorgea. Grâce aux rançons obtenues pour la libération de riches notables et au butin amassé lors de la conquête, il put former une armée permanente. Poursuivant sa marche victorieuse, il étendit le royaume des Francs jusqu'à la Bretagne et la Loire.

A ce sujet je vous conseille le livre de Laurent Theis

Le vase de Soissons, la pieuse Clotilde, la victoire de Tolbiac, le «courbe-toi fier Sicambre» et la colombe de Reims... Au fondement de la mémoire nationale, ces images ont installé Clovis comme premier roi très chrétien et père de la France. L'information que nous livre, presque seul, l'évêque Grégoire de Tours sur Clovis est pourtant bien incertaine. La date même de son baptême n'est pas assurée. C'est pourquoi, après s'être attaché à reconstituer ce qui, dans le parcours même du roi, est le plus vraisemblable, il fallait montrer comment s'est construite et a été utilisée cette figure de légende. Laurent Theis suit ainsi l'évolution d'un mythe qui s'enrichit au fil des lieux et des âges, et qui a fait de Clovis l'un des «lieux de mémoire» les plus populaires de France.

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Bertrade de Laon

18 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Bertrade de Laon

Voilà l'histoire à mon sens devient plus intéressante, nous allons faire connaissance avec les reines Carolingiennes, c'est femmes qui ont été mères et femmes de roi. Elles ont données naissance au grands roi que notre histoire a retenue dans les manuels scolaires et tous les livres et biographies historique.

Bertrade de Laon, ou Berthe de Laon, traditionnellement appelée Berthe au Grand Pied, née vers 720, morte le 12 juillet 783 à Choisy-au-Bac près de Compiègne 1, est une aristocrate franque de l'époque carolingienne, épouse de Pépin le Bref et mère de Charlemagne.

Il est attesté au XIIIe siècle par le poème d'Adenet le Roi, Li roumans de Berte aus grans piés 2.

L'origine pourrait être que Bertrade ait été affligée d'un pied-bot 3, bien que cela ne soit pas évoqué dans Li roumans… Il est possible aussi qu’il s’agisse de la reprise d’une légende très ancienne liée à une déesse germanique, Perchta, ce défaut étant attribué à d’autres reines réelles ou fictives nommées Berthe, ainsi qu’à plusieurs saintes chrétiennes et à la mythique reine Pédauque4,5. Pour Carlo Ginzburg, cette caractéristique d'« asymétrie déambulatoire » qu'on retrouve dans de nombreux mythes et légendes d'Europe et d'Asie signale un être qui fait le lien entre notre monde et l'autre monde 6. Antonio Pasqualino, reprenant cette idée, considère que décrire ainsi la mère de Charlemagne contribue à sacraliser la puissance de ce dernier 7.

Le mariage de Bertrade avec Pépin pose un certain nombre de problèmes.

La documentation contemporaine, étudiée par l'historien Léon Levillain10 (1870-1952), reprise ensuite par Christian Settipani11 cite Bertrade comme unique épouse12 de Pépin le Bref. Certains écrits indiquent cependant que Pépin a d'abord été marié avec Leutburgie ou Leutberga dont il aurait eu cinq enfants13, totalement inconnus par ailleurs. Cette légende de première épouse vient peut-être de Li Roumans de Berte aus grans piés, dans lequel l'auteur donne effectivement une première épouse nommée Leutburgie à Pépin.

La date de leur mariage a été sujette à discussion. Les Annales de Prüm mentionnent 743 ou 744 et les Annales de Saint-Bertin, écrites une centaine d'années plus tard, indiquent 749[réf. à confirmer]14. En tout cas, Pépin n'est alors que maire du palais.

La date de la naissance de Charlemagne15 a également été sujet de discussion. Selon Eginhard16, dans sa Vita Caroli, Charlemagne avait soixante-douze ans à son décès en 814. Mais il est apparu qu'il paraphrase la Vie des douze Césars de Suétone, ce qui rend son témoignage incertain. En 755, un clerc irlandais du nom de Cathuulf rappelle à Charlemagne que tout le clergé s'était mis en prière pour que le roi et la reine aient un enfant : cela suppose une naissance forcément légitime, pour que le clergé fasse une telle action et plusieurs années après le mariage. Les Annales Petaviani donnent la date de 747, mais elles précisent également que Charlemagne est né après le départ de son oncle Carloman pour Rome, évènement qui a eu lieu après le 15 août 747, car à cette date Carloman signe une charte en faveur de l'abbé Anglinus de Stavelot-Malmédy17. De plus, en 747, Pâques tombe le 2 avril et les chroniqueurs n'auraient pas manqué de signaler cette coïncidence. C'est pour ces raisons que la naissance de Charlemagne est probablement à dater du 2 avril 748, et le mariage de ses parents à 743 ou 74418.

Elle donne naissance à Carloman en 75119, l'année où Pépin le Bref devient roi des Francs après la déposition du dernier roi mérovingien Childéric III. Elle est couronnée avec son mari à Soissons20.

En juillet 754, lors du sacre de son époux à Saint-Denis21,14, elle reçoit la bénédiction du pape Étienne II, ainsi que Charles et Carloman.

Dotée d'un caractère doux et affable, Berthe est très active pendant le règne de son mari à qui elle donne souvent des conseils[réf. nécessaire]22.

Cependant quelques années plus tard, Pépin le Bref envisage de la répudier pour des raisons non connues, mais le pape s'y oppose23. Selon Settipani, Pépin voulait épouser une femme nommée Angla, fille de Theodrade19.

Berthe a inspiré le trouvère Adenet le Roi, qui écrit en 1270 Li Roumans de Berte aus grans piés. Dans ce poème en alexandrins, il est question d'une substitution lors du mariage de Pépin, qui est trompé et épouse une fausse reine, ressemblant étonnamment à sa promise Berte, princesse de Hongrie. Cette dernière est finalement reconnue grâce à la longueur de ses pieds.

« Berte au grant pié » est également citée dans la Ballade des dames du temps jadis de François Villon, dans la troisième strophe :

« La reine blanche comme lis,
Qui chantait à voix de sirène,
Berthe au grand pied, Biétris, Alis,
Haremburgis qui tint le Maine,
Et Jeanne la bonne Lorraine
Qu'Anglais brûlèrent à Rouen
Où sont-ils, Vierge Souveraine ?
Mais
où sont les neiges d'antan ? »

Le 21 octobre 2014, Rémi Usseil publie Berthe au grand pied, une chanson de geste moderne librement inspirée du poème d'Adenet le Roi (Les Belles Lettres)

Bonne lecture ami(es) lectrices et lecteur, j'espère que vous apprécierez ces instants de convivialité que j'affectionne particulièrement. Ça me permet de partager mes gouts littéraires avec vous

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Bathilde

16 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Bathilde (dite aussi autrefois Bauthieult, Bauteuch ou Baudour), née vers 630 et morte le 30 janvier 6801 à Chelles2, est une reine des Francs, épouse de Clovis II.

Les chroniques mérovingiennes (Chronique de Frédégaire et Liber Historiæ Francorum) disent très peu de choses sur Bathilde. La principale source biographique est une Vita sanctæ Bathildis anonyme, écrite dès la fin du VIIe siècle, peu après sa mort (dite Vita A). Une version remaniée de cette hagiographie a été produite au début du IXe siècle (la Vita B) : le remaniement porte sur le style, mais consiste aussi en l'ajout de détails dans le sens de l'exaltation du personnage. Ces Vies ont eu une postérité littéraire dès le Moyen Âge : on conserve une Vie de sainte Baltelt roine, en ancien français et en prose, datant du XIIIe siècle, et un Miracle de sainte Bauteuch du XIVe siècle. Bathilde apparaît aussi comme personnage dans des romans médiévaux comme Theseus de Cologne ou Ciperis de Vignevaux (XIVe siècle)

La Vita A, source primaire, est très succincte sur ses origines : elle vint en Gaule vendue comme esclave (« vili pretio venumdata »), et sa provenance est indiquée par les expressions « de partibus transmarinis » et « ex genere Saxonum » (§ 2). Cette dernière information est confirmée par le Liber Historiæ Francorumaccepitque uxorem de genere Saxonorum nomine Bathilde »). On en déduit qu'elle était originaire de l'Angleterre anglo-saxonne. L'hagiographe développe le thème religieux des petits et des humbles élevés aux honneurs par la Providence divine (« qui de parvis efficit magnos, immo qui de stercore elevat pauperem », etc.), ce qui fait penser à une origine très modeste du personnage. L'idée d'une origine plus illustre est glissée au passage parmi les ajouts de la Vita BClaro namque sanguine, licet alterius gentis serviret obsequiis »), mais rien n'est précisé. Dans la Vie de sainte Baltelt roine du XIIIe siècle, on passe à l'idée d'un lignage royal, dans un scénario romanesque : « Cheste dame fut nee de Sessoigne et estraite de roiale lignie, et fut en sa jonece ravie des mescreans ». Ce qui n'empêche pas l'auteur, peu gêné par la contradiction, de reprendre le même thème religieux que l'hagiographie : « Car il fait des petiz grans [...], si comme nous veons qu'il est aempli en ceste glorieuse roine ». En plus de l'invention d'un lignage royal, on note dans ce texte tardif une confusion entre les Saxons d'Angleterre et la Saxe continentale (Sessoigne, en anglais Saxony), qui au surplus, au VIIe siècle, n'était pas encore évangélisée.

Elle fut acquise comme servante, encore adolescente, par Erchinoald (ou Archambaut), maire du palais3,2, qui l'employait pour lui servir à boire dans sa chambre (« eam instituit ut sibi in cubiculo pocula porrigeret »). Selon la Vie, après la mort de sa femme, il voulut l'épouser, mais elle se déroba en se cachant. Quelque temps plus tard, elle épousa Clovis II, roi de Neustrie et de Bourgogne (peut-être en 6494,5). Quant à la logique de cette série d'événements, l'hagiographe est très vague et se contente d'un commentaire religieux : par sa pudeur et son humilité auprès d'Erchinoald, elle s'est rendue digne d'une élévation encore plus grande. Certains historiens pensent qu'Archambaut l'a présentée au jeune roi (ou à sa mère Nanchtilde) pour favoriser son propre rôle politique.

La Chronique de Frédégaire qualifie Bathilde de « reginam prudentem et elegantem ». Selon la tradition, elle aurait grandement influencé son époux pour qu'il mène le royaume d'une main ferme. D'après une légende apparue vers le XIIe siècle, dite des « énervés de Jumièges », elle le poussa à sanctionner durement ses deux plus jeunes fils qui s'étaient rebellés contre lui : les nerfs des jambes brûlés, ils furent abandonnés dans une barque sur la Seine, et recueillis à l'abbaye de Jumièges. Clovis et Bathilde auraient été présents lors de leur entrée à l'abbaye. Cette histoire est invraisemblable de bout en bout (leur fils aîné Clotaire III avait cinq ans à la mort de son père), mais elle fut insérée à la fin du Moyen Âge dans les Vies latines et françaises de Bathilde.

Elle eut cinq enfants, dont Clotaire III, roi de Neustrie et de Bourgogne, Childéric II, roi d'Austrasie, et Thierry III qui succède à Clotaire III2.

Voila pour les mérovingiens, nous verrons bientôt arriver les carolingiens qui débutera avec Berthe de Laon dite "Berthe au grand pied"

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