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Le baptême de Clovis

17 Septembre 2015 , Rédigé par gentle13

Le baptême de Clovis

Le roi Clovis, l'information que nous livre grégoire de Tours sur ce personnage est fondamentale mais incertaine tout de même, la ate de son baptême n'est pas sûre Mais que sait on réellement de ce roi là ? :

reine Clotilde à Saint-Martin de Tours.

Le baptême de Clovis
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Réalité

14 Septembre 2015 , Rédigé par gentle13

A trop s’écouter on finit par ne plus écouter les autres, sommes nous autant égocentrique que cela ? Je pense que oui !!!

La solitude est une compagne à laquelle je me suis habitué il y a longtemps déjà. Je me suis aperçu que ce n’était pas un lourd fardeau à porter mais juste un léger voile qui rend la vie plus ou moins facile selon les circonstances. Et vous qu’en est-il ?

« Le temps guérit tout…sauf la vérité ». Le temps est un pansement, c’est un baume apaisant qui calme les douleurs, il cicatrise les blessures et met parfois un voile sur nos souvenirs les plus marquants, ceux qui nous ont fait le plus souffrir et qu’on veut par conséquent oublier. Mais la vérité, elle, ne se cache derrière aucun voile elle est comme l’air qu’elle respire omniprésente.

« Le silence pare les sots d’intelligence l’espace d’une minute » mais d’un autre coté un vieux sage hindoue disait : que le meilleur usage qu’on puisse faire de la parole est de se taire Alors que faire ?

Cependant,

il y a des mots qui cajolent, qui caressent, qui cautérisent :

C’est la liberté qu’ils prennent quand ils sont libertins, ils sont sulfureux quand ils sont passionnés et exigeants quand ils sont autoritaires : les mots ne pas tendre quand ils sont justes, ils ne font jamais plaisir mais l’honnêteté est à ce prix. Les mots tus sont comme des pensées qui s’envolent et qui meurent de n’être point dit.

J’ai rêvé tant de fois d’être quelqu’un d’autre que moi-même. Y suis-je parvenu ?

J’ai rêvé tant de fois que j’écrirais un livre qui resterait dans les mémoires des hommes. Y parviendrais-je ?

Je rêve, c’est tout ce dont je suis capable… Mais enfin que dis-je là ! Je suis ce que je pense, mais qui suis-je alors ?

« La routine est la gouvernante de l’inspiration » je glane par ci par là quelques mots, phrases et idées, oh rien d’extraordinaire quoique par moment oui et je trouve dans ce que je lis des phrases auxquelles j’ai déjà pensée mais que je n’aurais pas formulé de la même manière par exemple dans le « jeu de l’ange » je vous livre la troisième phrase : « c’est par les traces d’encres laissées derrière lui, que l’individu que l’on croit voir n’est qu’un personnage vide et que la vérité se cache toujours derrière la fiction » je dois avouer en toute modestie que ce genre d’idée me ressemble quelque peu.

Je m’arrêterais là, pourtant il y a tant à dire et redire que j’en finirais plus d’écrire : Ce que je vois me sidère, ce que j’entends m’exaspère. La fiction à ce mérite là, nous faire rêver, nous faire sortir de ce quotidien qui nous colle à peau.

Par soucis d’honnêteté envers ceux qui me lisent, les phrases entre guillemets ne sont pas de moiRalité

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Honneur et Patrie

14 Septembre 2015 , Rédigé par gentle13

On est en 2012 année de l’oracle ZHOR, le persécuteur de la croix. Le sang a rougie la terre de la vallée, les morts ont enterrés les morts et les vivants pleurent.

La vallée disparaît dans la pénombre. Le seul éclairage qui subsiste est celui de la lune quoique partiellement cachée par les nuages qui s’amoncellent.

Comme à chaque fois cela n’annonce rien de bon, pour les anciens les nuages qui couvrent la lune, est un mauvais présage. Le Grand ZHOR est en colère. Il dit en étendant les bras comme pour envelopper l’univers : « Tu dois conquérir et régner ou perdre et servir »

Il est dit, dans les tablettes retrouvées au fond d’une grotte sur les contres forts de la montagne sacrée, qu’un grand malheur surviendrait ….Lorsque le Grand ZHOR concentrera en un seul pouvoir les quatre bases d’où toutes choses ont pris vit. C’est la coexistence des contraires qui lui permet d’exister. Et le jour est proche, ZHOR le sait, il a vu l’histoire se dérouler : La peur et la soumission, malheur et douleur

Mais aujourd’hui il est mort…

De la souffrance est née l’espérance

De la médisance est née la bienveillance

Mais il est temps maintenant, les mois et les années ont défilés sans que là bas rien ne change vraiment, de la coopération à la corruption il n’y a eu qu’un pas que certains ont franchis allégrement en tirant sur des hommes désarmés

Il est temps maintenant qu’ils rentrent, trop de sang versé trop de larmes amères. Ils se sont engagés, certes, mais pas forcément pour mourir sur une terre étrangère loin des leurs. Bravoure honneur et devoir était leur crédo

Protéger et servir ne font pas d’eux de la chair à canon…

Il est temps maintenant au nom de la REPUBLIQUE une et indivisible qu’ils rentrent mais VIVANT.

Il est temps de fêter dignement leur retour avec tous les égards et éloges qui leur sont dus.

Il est temps de quitter ses terres inhospitalières où ils se font lâchement assassiné.

Plus de sonnerie aux morts mais une MARSEILLAISE retentissante pour marquer leur retour.

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Rumeurs et chuchotements

14 Septembre 2015 , Rédigé par gentle13

Que puis-je dire, que puis-je faire ? Il a rouvert la blessure fermée il y déjà bien longtemps !

Il y a longtemps que je ne suis plus venu que je n’en reconnais plus les lieux, et pourtant…

SOUVENIR

Des gouttes de sueurs perlent sur son front, la peur se lit sur son visage, les ombres menaçantes pèsent désormais sur sa vie. Plus d’échappatoire il est tant d’agir le temps presse et joue contre lui. Le souvenir d’un passé lointain resurgi dans sa mémoire, des gestes qu’il croyait avoir oublié reviennent par automatisme

REVE

Un cri perce la nuit, un cri qui vous déchire les tympans et vous fait froid dans le dos. Celui qui se croit à l’abri se trompe lourdement car nulle part vous l’êtes et nulle part vous le saurez.

REALITE

La nuit j’écris, je lis, je veille

La nuit je m’oublie je laisse la part d’ombre qui est en moi faire son chemin

La nuit je vis quand le monde s’endort, la conscience en éveille, je vois et j’entends ce que le commun ne perçoit pas. Un esprit libre qui plane au dessus du monde, un monde triste, sombre, emprisonné par les mauvaise pensées et actions commises.

RUMEUR

La nuit est inspiratrice, instigatrice, les bruits les sons sont étouffés, on entend un faible bavardage un chuchotement presque comme pour ne pas réveiller le dormeur, la nuit ce n’est pas ce qu’on dit qui compte mais ce qu’on pense derrière ses persiennes. Car la nuit vous change, vous transforme en quelque chose d’autre qui ne vous ressemble pas la journée : Plus d’inhibition, on transgresse plus aisément les lois et les libertés sous le couvert de l’anonymat : la nuit vous n’êtes plus le bon et gentil garçon obéissant aux lois et contraintes d’une vie professionnelle mais un prédateur qui part à la chasse aux proies trop naïves et imprudentes qui se laisse happées par les lumières artificielles et l’alcool qui grise…

Mais attention ce ne sont que des rumeurs, des on-dit tout juste des racontars de la part de gens mal attentionnés et malveillant. Faut pas non plus écouter tout ce qu’on dit, vous savez comme ça se passe les gens parlent pour souvent se rendre intéressant pour combler un manque où je ne sais quoi !

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Alphonse de Poitier

14 Septembre 2015 , Rédigé par gentle13

Alphonse de Poitier

Un personnage dont on parle peu mais qui à marqué son époque, j'ai lu le livre il est excellent et bien documenté. Un personnage important du moyen âge que les livres d'histoire ne parle jamais ou alors très peu et pour cause...

Résumé Biographie historique de ce chevalier et chef militaire, frère de saint Louis. Il se montre brillant lors de la reconquête du Poitou qu'il rend florissant, et lors de la croisade d'Egypte. Il devient l'un des plus grands seigneurs de France avec un territoire englobant le Poitou, une partie de l'Auvergne et le comté de Toulouse. Le comte Alphonse de Poitiers a eu bien du mal à se faire une place dans l'Histoire entre son frère aîné le roi Louis IX, regardé de son vivant comme un saint, son frère cadet, Charles d'Anjou, roi de Sicile, dévoré d'ambition et sa mère Blanche de Castille à l'étouffante personnalité. Les historiens du règne de Saint Louis l'ont ou à peu près ignoré, ou au mieux, présenté comme un administrateur tatillon et grippe-sous, parce que nous avons, par hasard, conservé l'essentiel de ses livres de compte et de son énorme correspondance administrative. Il mérite mieux que cette image peu sympathique. Il fut un chevalier émérite et un chef militaire compétent et courageux comme il le montra lors de la reconquête de son comté de Poitou et plus tard, lors de la croisade d'Égypte, mais aussi un jeune homme amateur de chasse et de belles fêtes et un protecteur éclairé des lettrés de son temps. Devenu le seigneur le plus richement possessionné de France grâce à son apanage comprenant le Poitou et une partie de l'Auvergne, et à son mariage avec l'héritière du comté de Toulouse, il resta néanmoins inébranlablement fidèle aux intérêts de son frère, le roi Louis.

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Les rois maudits

9 Septembre 2015 , Rédigé par gentle13

Les quatre derniers rois capétiens Philippe IV le Bel, Louis X le Hutin, Philippe V le Long, et Charles IV le Bel, laissèrent dans l’histoire une image très négative.

Philippe IV le bel perdu ses trois fils en une douzaine d’année : Louis X mourut en 1316, Philippe V en 1322, et Charles IV en 1328, et comme aucun des trois n’eut de descendance mâle, la lignée capétienne s’éteignit avec le décès de Charles IV, ainsi naquît la légende des rois maudits

Dès le XIVe siècle, le destin tragique de Jacques de Molay inspire des auteurs. Boccace parle de lui dans son De casibus virorum illustrium (Des cas d'hommes illustres) comme parfait exemple d'homme modeste que la Fortune a porté au sommet et dont la chute fut d'autant plus spectaculaire. Cependant, c'est souvent la fin des Templiers et de l'ordre qui marque la littérature et en particulier le bûcher spectaculaire du 11 mai 1310 durant lequel 54 templiers sont brûlés[].

La légende la plus connue et la plus ancienne autour de Jacques de Molay concerne la malédiction qu'il est censé avoir lancée contre Philippe le Bel et les Capétiens. Selon l'historienne Colette Beaune, cette légende est née après un épilogue stupéfiant pour les contemporains de Philippe le Bel : comment le roi le plus puissant de la chrétienté, doté de trois fils, a-t-il pu voir s'achever sa dynastie et plonger son royaume dans la guerre de Cent Ans ? Dans les mentalités médiévales, comment expliquer la chute de cheval, l'adultère de ses brus, la mort précoce de ses trois fils si ce n'est par une raison surnaturelle ? La malédiction est cependant plus souvent attribuée à Boniface VIII, pape dont la mort est imputable à Philippe. C'est au XIVe siècle que la malédiction est clairement formulée. Paolo Emilio rédige par la suite une histoire de France pour le compte du roi François Ier où il met en scène la mort d'un Jacques de Molay maudissant le roi et le pape et les convoquant devant le tribunal de Dieu. Les historiens des siècles suivants reprennent son récit[].

Cette légende s'est maintenue jusqu'à la suite romanesque historique Les Rois maudits, rédigée par Maurice Druon entre 1955 et 1977. Cette suite et ses adaptations télévisées contribuent à populariser encore davantage Jacques de Molay et sa malédiction :

« Pape Clément !… Chevalier Guillaume !… Roi Philippe !… Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste jugement ! Maudits ! Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races ! »

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L’histoire de France

8 Septembre 2015 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

L’histoire de France, notre histoire qu’on en dise. Une vieille histoire qui commence il y a fort longtemps.

Un passé tumultueux, orageux. Une ombre oppressante qui pèse de tout son poids sur notre présent et notre avenir. Un souvenir qui nous hante et nous poursuit depuis la nuit des temps. Nous sommes les artisans de ce monde-là, dans le bien comme dans le mal. Nous en portons encore les stigmates, généalogie et hérédité se mélangent étroitement et nous avons en nous les gènes de nos ancêtres tout comme leurs qualités et leurs défauts. Nous ne pouvons y échapper.

L’histoire est une leçon dont on n’a tiré aucun enseignement, avec le temps on aurait dû apprendre ou tout du moins…comprendre.

Même pas ! Pensez-vous sut été trop bien.

C’est l’histoire des hommes, de l’arrogance et de la bêtise de certains qui ont confondu orgueil et préjugés avec sagesse et prévoyance. Mais je ne veux pas brosser de notre histoire un tableau trop noir. Il y a eu des avancées significatives dans de nombreux domaine.

Interlude

J’ai suivis la voie du milieu je suis arrivé nulle part, je n’étais peut être pas prêt pour ça.

J’ai rebroussé chemin je suis revenu de nulle part, quel est le sens de la vie, quelle est la raison pour laquelle nous sommes nés, pourquoi naître s’il faut mourir ?

Que de questions existentiels mon ami !

Ne peux-tu pas te contenter de vivre tout simplement sans te torturer le cerveau inutilement !

Ben non, que veux-tu je suis ainsi né !

J’en reviens à notre histoire, celle de l’homme à travers le temps, l’histoire de ces grands hommes, roi comme président, qui se sont succédé du moyen âge jusqu’à nos jours et qui ont laissé des traces, visibles encore de nos jours. Mais je constate une chose, l’homme n’a guère évolué dans sa mentalité. Son état d’esprit s’est acclimaté aux conditions qui leur ont été imposés par le progrès scientifique industriel et médical. Fallait survivre et s’adapter à un monde de plus en plus technique qui fait de l’homme un produit plus qu’un être humain fait de chair et de sang. C’est l’ère du robot qui a supplanté l’homme dans beaucoup de domaine. Il n’a aucune contrainte d’ordre physique contrairement à nous. Ni faim ni froid ni soif ni fatigue, pas d’émotion rien qu’une machine programmé pour effectuer une tâche donnée.

Hélas…. Jusqu’au jour où un bing crush (un bing bang à l’envers) viendra tout remettre en question…

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Les femmes et la loi salique

8 Septembre 2015 , Rédigé par gentle13

Les Reines et les Aristocrates

En 481, à l'arrivée de Clovis, (son ancêtre Mérovée a donné le nom à la Dynastie des rois Mérovingiens) roi des Francs saliens (la loi salique est un code civil et pénal dont une disposition exclue les femmes de la succession à la terre et a été interprété plus tard de façon à les évincer de la couronne de France) Clothilde, princesse burgonde, son épouse, persuade son mari de reconnaître le vrai Dieu et de renoncer au culte des idoles.

En 751, lors du sacre de Pépin 1er, premier roi carolingien, son épouse, Berthe (mère de Charlemagne) est couronnée également. A la mort de son mari, elle exerce des responsabilités politiques.
Le droit de propriété est autorisé, au sein de la famille, aux femmes si il n'y pas d'héritier mâle.

Sous le règne de Charlemagne, (747-814), son épouse s'occupait des affaires domestiques et du service royal. Dans le capitulaire De Villis qui traite de l'autorité dévolue à la Reine. L'empereur décrète la création d'écoles dans les monastères pour enseigner à tous ceux « qui, avec l'aide de Dieu, sont capables d'apprendre ». Il donne lui-même l'exemple en fondant l'Ecole palatine pour ses propres enfants et ceux de ses courtisans. Certaines femmes nobles ou religieuses reçoivent une éducation assez poussée.
A noter que cet empereur eut, comme des rois prédécesseurs ou quelques successeurs… plusieurs épouses et plusieurs concubines, ce que l'Eglise désapprouva toujours sans lblâmer, les Prélats reconnaissant aussi la prostitution comme un phénomène social de ce bas monde. Il n'est pas rare qu'eux-mêmes aient des concubines. Des synodes successifs vont interdire aux clercs de vivre avec des femmes, le but étant de transformer le clergé en un corps de célibataires.

En 870, le Capitulaire de Quierzy autorise le partage entre frères et sœurs. En l'absence du roi, la Reine est chargée d'organiser et d'administrer le domaine. Dans l'aristocratie, les femmes ont le droit d'agir dans les activités publiques.

Sauf en l'absence de leur époux, la femme noble ne compte guère dans l'univers violent, agressif, essentiellement viril des châteaux ; son sort est lié à la terre, seule garantie du pouvoir. Elle est une monnaie d'échange pour les seigneurs qui désirent accroître leurs biens et assurer une descendance. Les fillettes sont promises dès leur naissance à des hommes souvent bien plus âgés qu'elles. Dès le plus jeune âge elles quittent l'univers maternel.

Au IXème siècle, les couvents servent de plus en plus à isoler les femmes considérées comme indésirables, socialement dangereuses ou simplement improductives. Avant la sainteté, la richesse constitue le critère majeur d'admission.

Du milieu du Xè siècle à la moitié du XIIème une femme non mariée peut signer des actes et agir en son propre nom (les sceaux représentaient le droit de propriété légalement valable). Au nord de la Loire, les femmes, dans l'Aristocratie, utilisent fréquemment les sceaux, mais celles de moindre noblesse, encore plus, en leur nom. Elles sont donc plus indépendantes. Aliénor d'Aquitaine, épouse de Louis VII, roi de France puis d'Henri II, roi d'Angleterre est une femme dont le pouvoir s'est exercé auprès de l'Eglise et en politique.

En l'absence de leurs époux, les femmes mariées étaient chefs de famille et maîtresses de maison, propriétaires terriennes, châteleines, propriétaires d'églises. Elles pouvaient participer aux assemblées tant laïques qu'écclésiastiques, exercer leur pouvoir dans le commandement militaire, le droit de justice et d'autres domaines car il n'y avait pas de barrière pour les en empêcher

Les veuves détiennent leur pouvoir jusqu'à la majorité de leurs fils. Si elles sont menacées dans leurs droits, elle se réfugient dans les couvents. Les jeunes filles qui refusent un mariage arrangé contre leur gré font de même.

Annette Lafoucade

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Charlemagne

7 Septembre 2015 , Rédigé par gentle13 Publié dans #mes livres

Charlemagne

Jean Favier est un médiéviste français, né à Paris le 2 avril 1932 et mort le 12 août 2014 (à 82 ans)1 à son domicile parisien.

Après des études secondaires aux lycées Buffon et Henri-IV il est élève de l'École nationale des chartes, où il rédige une thèse intitulée Un conseiller de Philippe le Bel : Enguerrand de Marigny et dont il sort major et archiviste paléographe en 1956. Il devient membre de l'École française de Rome.

Il est d'abord conservateur aux Archives nationales de 1958 à 1961. Agrégé d'Histoire en 1961 il est nommé professeur au lycée d'Orléans pour l'année 1961-1962. Il obtient rapidement un poste d'attaché de recherche au CNRS qu'il occupe de 1962 à 1964.

Il soutient en 1967 sa thèse de docorat ès lettres sur Les finances pontificales à l'époque du grand Schisme d'Occident.

Il suit d'abord une carrière d'universitaire comme maître de conférences à l'université de Rennes (1964-1966), comme professeur à l'université de Rouen (1966-1969), puis à Paris, comme directeur d'études à l'École pratique des hautes études (1965-1997) et enfin professeur à l'université de Paris Sorbonne en 1969. Jusqu'en 1997 il y enseigna la paléographie médiévale.

Parallèlement à sa carrière d'enseignant-chercheur, il occupe des fonctions de premier plan dans l'administration de la Culture. En 1975 il est nommé directeur général des Archives de France (assumant aussi directement la direction des Archives nationales) fonctions qu'il occupe durant une période exceptionnelle de 19 ans, de 1975 à 1994, marquée par la promulgation d’une nouvelle Loi sur les Archives, la construction de très nombreux bâtiments d’archives tant à Paris que dans les Départements, et une activité internationale très importante. Puis, de 1994 à 1997, il est le premier président de la Bibliothèque nationale de France.

Il est membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres à partir de 1985 et président de la Commission française pour l'UNESCO. Il dirige la Revue historique de 1973 à 1997.

Publié en 1978 après de nombreuses publications savantes, son Philippe le Bel le fait découvrir d'un large public et inaugure une longue série de publications essentiellement aux éditions Fayard où il dirige aussi, de 1992 à 1995 une Histoire de France en six tomes dont il rédige le second tome intitulé Le Temps des principautés. De l'an mil à 1515.

En 1993, il publie un Dictionnaire de la France médiévale, fruit de quinze ans de travail, qui permet de découvrir en près de mille pages dix siècles d'histoire.

Jean Favier était conservateur du château de Langeais, dans le Val de Loire, conseiller de la Fondation pour l'innovation politique et membre du club Le Siècle.

C'est aussi un homme de radio, animant en particulier sur France Inter l'émission Question pour l'Histoire. De 1984 à 1987 il est administrateur de TF1.

Il était marié depuis 1956 avec Lucie Favier.

Successeur des Césars, Charlemagne dont la personnalité fut multiple, aura influencé la politique de la France et de l’Europe bien au-delà de son règne. Jean Favier brosse ici le plus magistral des portraits de l’Empereur. De l'héritier de l'Empire romain à l'empereur à la barbe fleurie, de l'inventeur de la Couronne de France à celui de l'école, l'Histoire donne bien des visages à Charlemagne ; il est souvent difficile de distinguer la part du mythe et de la réalité. Aussi Jean Favier a-t-il consacré une partie entière de son ouvrage au personnage construit par les siècles. Le grand médiéviste s'attache d'abord à replacer le personnage dans son contexte historique, analysant minutieusement la société dont il est issu. Il brosse également un portrait fouillé de ce souverain dont l'action était toute entière tournée vers un seul but : l'unité politique et religieuse de l'Occident chrétien. Sous le mythe, on découvre un homme raffiné, épris de poésie latine, lisant le grec, artisan d'une renaissance intellectuelle qui n'aura pas d'équivalent avant longtemps. Du système monétaire à l'Église, pas un domaine n'a échappé à son ardeur réformatrice que ses conquêtes ont étendue à un énorme empire : tous les éléments d'une légende étaient réunis, le temps a fait le reste.

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Pharamond

7 Septembre 2015 , Rédigé par gentle13

Je laisse à chacun le choix de se faire sa propre idée, pour ma part, honnêtement, je ne sais pas quoi en penser, entre réalité et légende ou se trouve la vérité?

Pharamond ou Faramond est le nom qui fut donné durant le Moyen Âge et l'Ancien Régime au premier roi des Francs et ancêtre des Mérovingiens.

Ses qualités de roi des Francs et d'ancêtre mérovingien sont depuis rejetés par la critique historiqueNote 1 et son historicité est également mise en doute. Il est considéré depuis lors comme un personnage essentiellement mythique1.

Le nom Faramond, qui renvoie aux racines franciques "fara" et "mund", signifiant respectivement "tribu" et "protection", peut signifier "protecteur de la tribu" voire "protecteur du pays". Selon l'historienne Anne Lombard-Jourdan, ce nom ou ce surnom pourrait coïncider avec la fonction symbolique d'ancêtre mythique et de figure tutélaire assignée au premier roi des Francs2. Compte tenu de l'origine germanique du prénom, l'orthographe Faramond est préférable.

Critique sur l'historicité du personnage

Après l'avènement de l'historiographie moderne (fin XIXe siècle), sa parenté avec les Mérovingiens a été reconnue comme légendaire. La raison en est la suivante : l'auteur du Liber Historiæ Francorum résume les six premiers livres de Grégoire de Tours en y ajoutant vingt et une informations3,4. Il ne connaît donc pas l'histoire du Ve siècle puisqu'il n'utilise qu'une unique source3. Il est donc fortement improbable qu'il puisse découvrir, trois cents ans après, un personnage de la généalogie des Mérovingiens alors que Grégoire de Tours lui-même n'a pas réussi avant lui5. L'auteur du Liber semble avoir puisé le nom de Pharamond dans une généalogie écrite au début du VIIe siècle3.

Voici ce que dit l'historien belge Godefroid Kurth à son sujet dans son Histoire Poétique des Mérovingiens en 1893 :

« Le Liber Historiae nous fait assister au même travail de combinaison arbitraire, et à la même intrusion de l'apocryphe. Les Francs sortis de Sicambria avec leurs princes Marcomir, fils de Priam, et Sunno, fils d'Anténor, s'établissent dans la Thuringie, que notre auteur, naturellement, place sur la rive droite du Rhin. Après la mort de Sunno, ils décident de n'avoir qu'un roi, comme les autres nations, et ils choisissent Pharamond, son fils. L'auteur, pour ne pas nous laisser d'inquiétude au sujet de la manière dont Marcomir prit cette élimination, a la précaution d'ajouter qu'elle s'était faite sur son conseil : Marchomiris quoque eis dedit hoc consilium. Tout cela sent l'officine littéraire, et contredit d'ailleurs formellement le récit de Grégoire de Tours : il faut choisir entre les données de celui-ci et les inventions de l'interpolateur lettré. D'aucune manière, il n'est permis de voir dans ces dernières un supplément d'information puisé à la même source traditionnelle; si nous en exceptons le nom de Pharamond, dont il sera reparlé plus loin, tout le reste est étranger à la tradition orale des Francs. »

— Page 105-106

« Celle [la généalogie] du Liber a-t-elle plus de valeur ? Ce qui la rend tout aussi suspecte, c'est le double et imaginaire lien de filiation établi, d'abord entre Marcomir et Sunno d'une part et Priam et Anténor de l'autre ; puis entre Marcomir et Clodion par l'intermédiaire de Faramond. Mais, s'il en est ainsi, que devient la personnalité de ce dernier ? Est-il purement et simplement inventé pour fournir un anneau de plus à la chaine un peu trop courte qui fait de Clodion un arrière-petit-fils de Priam ? Cela est peu probable : l'invention proprement dite, consistant à créer de toute pièces un nom imaginaire pour les besoins de la cause, ne peut guère être supposée chez des écrivains aussi simples que nos chroniqueurs mérovingiens, et je ne consentirai à l'admettre qu'à bon escient. Mais alors faudrait-il supposer que c'est la tradition populaire qui a fourni Faramond ? Cela aussi me parait invraisemblable, car comment supposer que Grégoire de Tours qui a puisé également à la tradition populaire, aurait repoussé ce nom s'il l'y avait trouvé, lui qui s'est donné tant de peine pour faire remonter aussi haut que possible la lignée des ancêtres de Clovis ? Reste une dernière supposition : Faramond est un nom que l'auteur de Liber Historiae a trouvé dans quelque autre série de récits francs, et qu'il a cru pouvoir considérer comme un roi, pour des motifs que nous ignorons, mais qui sont sans doute aussi futiles que les précédents. Faramond, si je ne me trompe, a une royauté de même aloi que Marcomir et Sunnon, et, probablement, n'a pas été inventé plus qu'eux. En fixant dans sa généalogie fallacieuse ce nom nomade et obscur, l'humble chroniqueur du VIIIe siècle était bien loin de se douter de la fortune prodigieuse dont il lui serait redevable dans la suite, puisque Sa Majesté Faramond I a depuis lors ouvert l'histoire des dynasties qui ont régné sur le beau pays de France, et que, récemment encore, un orateur académique, parlant au roi des Belges, le citait parmi une des gloires nationales ! Hélas ! Le trône de Faramond est désormais renversé comme tant d'autres, et, après avoir régné pendant douze siècles dans les écrits des historiens, le premier roi des Francs est convaincu de ne devoir son titre séculaire qu'à l'erreur d'un moine neustrien de Saint-Denys, qui écrivait au fond de son couvent, en l'an de grâce 727, une chronique remplie de fables et de légendes ! »

— Page 135-136

On voit, par cette seconde citation, que Godefroid Kurth n'affirme pas la non-existence historique d'un Faramond, mais seulement sa qualité de roi des Francs et d'ancêtre des Mérovingiens.

La légende

Pharamond élevé sur le pavois par Pierre Révoil.

Présenté pour la première fois comme un roi des Francs dans une généalogie anonyme du début du VIIe siècle, cette affirmation est reprise à nouveau en 727 dans le Liber Historiae Francorum. Il y est dit qu'il est le fils de Marcomir et le père de Clodion le Chevelu. Il fut donc par la suite, longtemps considéré comme le premier roi Mérovingien. Les historiens le faisaient régner au début du Ve siècle, aux alentours de 420.

Présenté comme le fils de Marcomir, Faramond, fut élu roi car, affirment les Grandes Chroniques de France : "les Français voulaient avoir un roi comme les autres nations".

Le Liber Historiæ Francorum composée vers 660 présente Faramond comme un législateur et comme l'initiateur de la loi salique. Les Gesta Regum Francorum au VIIIe attribuent de nouveau un rôle de législateur à Faramond. Au XIIe siècle, Sigebert de Gembloux consacre dans sa Chronographia un long paragraphe à la loi salique6 : c'est sous le règne de Faramond que fut rédigée la loi salique par quatre conseillers du roi : Wisogast, Arogast, Salegast, Widogast.

Son existence répond au besoin qu'eurent les Francs puis les Français de conforter leur conscience nationale par celle d'un premier roi. Il était donc naturel que les manuels d'histoire de France commencent avec Faramond ou que les actes publics l'évoquent, ce dont témoignent de nombreux faits, par exemple :

  • dans la Grand-Salle du Palais de la Cité bâtie à la fin du règne de Philippe IV le Bel, tous les rois des Francs puis de France étaient représentés sous forme de statues, le premier roi représenté étant Faramond7 ;
  • en août 1789, Charles-François Bouche, avocat au Parlement, data un projet de déclaration "de l'an 1789 après J.-C., 1371 ans après Pharamond premier roi de France"8 ;
  • peu avant la Révolution, on donnait Louis XVI soixante-sixième roi de France en commençant par Faramond9.

Le roi Louis XV, inquiet du passé agité de sa nouvelle favorite, Madame du Barry, aurait demandé un jour au duc d'Ayen : Est-ce que je ne succède pas à Sainte-Foix ? Le duc lui aurait répondu : Oui Sire, comme votre Majesté succède à Pharamond10.

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