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Châteaux et cathédrales

26 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Symbole d'un âge d'or, panthéon des illustres. Wawel, c'est aussi l'histoire d'une femme qui changea le pays et d'un projet architectural grandiose.

Le château royal de Wawel symbolise l'âge d'or de la Pologne ou plutôt du royaume polono-lituanien - alors l'un des plus étendu d'Europe. La cathédrale de Wawel contient dans son mausolée parmi les plus illustres : Des rois et des reines, des généraux, des artistes et même un président de la République qui n'a rien à y faire (le malheureux Kaczynski). Le chateau accueille un musée sur l'histoire du chateau.

Wawel se trouve sur une colline de 228 mètres d'altitude surplombant le fleuve Wisla. Au sud de la Vieille ville.

La légende du dragon de Cracovie a lieu aux pieds du chateau côté fleuve. Une croyance hindouiste veut que l'un des 7 chakras du monde se trouve dans une crypte sous le chateau.

Wawel au Moyen Age

Avant l'an 1000, les Vislanes - une tribu paienne - occupe la colline. Vaincu par le christianisé Mieszko Ier, la colline de Wawel accueillira d'abord des édifices religieux.

En 1038, Le roi Casimir fait de Wawel sa résidence royale, elle restera le siège de la monarchie polonaise jusqu'au déplacement de la capitale à Varsovie sous l'impulsion des rois polonais de la dynastie suédoise des Vasas.

En 1142, la cathédrale est consacrée. Elle brulera au court du moyen âge et sera reconstruite. Pendant la période gothique, de nombreux bâtiments sont construit pour accueillir artisans, religieux et soldats. Des tours de défenses sont construites.

Renaissance et la reine Bona

La période Renaissance voit l'arrivée et le mariage de Sigismond I à Bona Sforza, héritière de la puissante famille milanaise en 1518. L'influence de Bona va transformer la cour, le château et au de là, Cracovie et la Pologne toute entière.

Bonne gestionnaire, elle multiplie les sources de revenus pour la couronne et s'investit, comme jamais auparavant une femme ne le fit, dans la vie politique du royaume. Des ponts, des routes, des moulins, des tours sont construits à travers la Pologne.

Amoureuse des arts et mécène, elle transforme les moeurs de la cour. Les idées, techniques et tendance voyagent jusqu'en Pologne. Les artistes toscans suivent. Nous leur devons une belle partie de Cracovie, à travers Wawel et la halle aux draps des Sukiennice. La naissance de la littérature polonaise intervient à cette période (Rej et Kochanowski).

Bona a aussi eu une influence exceptionnelle sur la cuisine polonaise. C'est elle qui introduit les pâtes, les tomates, herbes aromatiques, chou fleur, carotte, salade, haricot, brocoli... Elle remplaça progressivement sur les tables de la cour l'alcool de miel par le vin.

Pendant cet âge d'or, Wawel voit sa cour intérieure cour entourée d'arcanes. Un mausolée est crée, des sarcophages sont sculptées dans le marbre par des génie de l'époque.

Declin et retour en grâce au 19e siècle

La splendeur et l'importance politique de Wawel déclina par la suite. Un terrible incendie en 1595, le déplacement de la capitale à Varsovie en 1609, les sièges suédois (1655-1657) puis l'occupation du château par l'armée prussienne (1794).

Lors de la dernière partition de la Pologne, Cracovie intègre l'Autriche Hongrie des Hasbourg. La caractère défensif de Wawel est renforcé. Une garnison occupe le château. Un hôpital militaire est construit.

Début 1900, la construction de nombreuses fortifications et fortins autour de la ville rendent obsolètes la présence de garnison sur le château.

L'archiduc Franz Josef I lance un programme de rénovation de Wawel. Des peintures de Wlodzimierz Tetmajer et des nouveaux vitraux de Jozef Mehoffer viendront décorer les chapelles de la cathédrale.

Le projet grandiose d'Akropolis

En 1900, la Pologne n'existe toujours. L'Autriche Hongrie, en comparaison de la Prusse ou de la Russie Tsariste, offre aux artistes polonais plus de liberté et plus d'espoir en la futur indépendance.

Alors que certain, comme Matejko, illustre les grandes étapes de l'histoire du royaume. D'autres se tournent vers l'avenir et imaginent la future colline du Wawel en Acropole : Centre politique, religieux et culturel de la Pologne.

Stanislaw Wyspianski et l'architecte Wladyslaw Ekielski ont produit nombre de dessins et de plans pour intégrer sur la colline du Wawel :

  • Le parlement et le sénat,
  • Le musée national, un théâtre grecque, une académie, un stade,
  • La palais des évèques et le siège de l'épiscopat.

Le style est un ménage d'architecture néogothique et classique. La présence d'une coupole rappelle l'actuel château de Budapest.

Le projet n'a jamais vu le jour. L'indépendance entre les deux guerres fût trop courte. Le pouvoir communiste a cherché à nuire à la Cracovie conservatrice et intellectuelle autant que possible. Et quand bien même la volonté politique eut été acquise, le budget de l'état aurait-il permis pareille ambition ?

La maquette d'Akropolis est visible dans le musée Wyspianski à Cracovie. Plus de photos et de dessin d'Akropolis.

Musée de Wawel

Le musée de Wawel n'est à la hauteur du lieu. Le parcours guidée parmi les appartements royaux est d'un faible intérêt.

Les collections sont assez pauvres, mis à part quelques toiles et des tapisseries d'Arras.

Il n'est pas permis de prendre des photos.

Vous pouvez visiter le chateau, ses cours et remparts, sans payer de billets pour visiter les musées.

Photos de Wawel


Panorama du chateau de Wawel à Cracovie


"Prières adressées" au chakra du chateau de Wawel à Cracovie

Intérieur du chateau de Wawel à Cracovie - Photo d'Alex Monin

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Sommes nous prêt ?

26 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Et les heures qui défilent, ces longues et interminables heures comme une journée sans fin, qui ressemble à s’y méprendre à l’éternité tellement le temps semble se figer.
Et alors ?
Alors rien !
Pourquoi le dire ?
Et pourquoi ne le dirais-je pas, vit-on sa vie où l’apparence de sa vie, sommes-nous des moutons de panurge EN SUIVANT le berger sans mot dire, sommes-nous des loups affamés en suivant la meute sans se soucier de savoir où elle va, sous prétexte que nous ne sommes pas capables de vivre notre vie seuls que nous ayons toujours besoin des autres pour exister ?
Comment le saurais-je ?
En cherchant justement à comprendre le pourquoi du comment de toutes choses.
Toi qui parle ainsi, le fais tu ?
J’essaie, y parvenais-je, ça c’est une autre histoire. Toute tentative n’est elle pas une semi victoire sur soi, n’est-ce pas le premier pas qui importe et n’est-ce pas lui qui entraîne le prochain et le suivant…
Et où veux-tu en venir avec ce discours ?
A te faire réfléchir sur les autres options qui s’offrent à chacun de nous, si toutefois la réflexion n’est pas seulement QUE le reflet de ton visage que renvoie ton miroir.
Me prends-tu pour un imbécile ?
Non ! Pas le moins du monde, c’est toi qui le dis PAS MOI. Mais si tu le penses peut être l’es-tu.
Et maintenant, que faisons-nous de ce constat ?
Tu en fais ce que bon te sembles, ce n’est pas à moi à te dire ce que tu dois ou ne dois pas faire, à moins que tu sollicites l’aide de ceux qui savent !
Es-tu prêt à emprunter le chemin et suivre la voie ? Car le temps du futile est révolu et il est grand temps d’inverser la tendance car nous avons encore un peu de temps devant nous employons le aux choses essentielles.
L’Amour et l’Espoir sont là comme des guides lumineux qui éclairent notre route. Il suffit d’y penser, il suffit d’y croire car rien n’est irrémédiable quand on est de bonne volonté, c’est dans l’affirmation de soi que l’être se réalise.
Alors mon frère est-tu prêt

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Naissance

26 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Sur le bord de la route je me suis assis

J’ai regardé au loin le soleil se coucher

Je suis resté là, longtemps, le cœur au bord des larmes

J’avais perdu espoir

Puis lentement le jour a décliné

Laissant place à la lune avec ce soir une étrange pâleur

Ou dirais-je plutôt un éclat différend

Non ! Me dis-je tout bas c’est mon imagination qui me joue des tours

Et pourtant ce n’était pas le cas

L’éclat s’intensifia

La forme se modifia, je ne rêvais pas, j’avais les yeux bien ouvert

Éberlue par ce que je voyais.

J’ai vu la vie se créer sous mes yeux

Un être de chair et de sang s’assoir à mes côtés

Me prenant la main et là toute peur et désespoir me quittèrent

Je compris enfin le sens de l’existence

D’une banalité déconcertante, certes, mais d’une vérité étonnante !

Faire l’expérience d’apprendre ce que l’on est quand la fin du voyage approche

Stimule et vivifie notre esprit et modifie notre ego

Car celui qui me l’enseigne n’est autre que le petit être de chair et sang assit près de moi.

J’écoute et je me tais

La puissance de la voix et du regard me cloue au sol

J’ai l’impression de peser une tonne

Qu’est-ce que la révélation si ce n’est la Vérité Révélé

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Histoire de France

25 Août 2015 , Rédigé par gentle13

c'est l'histoire de France, notre histoire que certains et certaines voudraient tout simplement supprimer, parce que cela ne cadre pas avec leur conception et leur vision du monde. On ne peux pas supprimer 1500 ans de monarchie d'un simple coups de crayon. Nos cathédrales sont le symbole d'une royauté consacrée. De Clovis 1er à Charlemagne, de Philippe Auguste à Saint Louis et leurs épouses dont certaines comme Clotilde ou encore Aliénor d'aquitaine et Marie de Médicis et sans oublier Blanche de Castille, ont contribué à faire la grandeur de la France.

Merci à vous toutes et tous de m'avoir accompagné tout au long de ce voyage

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Eugénie de Montijo

25 Août 2015 , Rédigé par gentle13

María Eugenia de Palafox-Portocarrero de Guzmán y Kirkpatrick, marquise d’Ardales, marquise de Moya, comtesse de Teba, comtesse de Montijo — dite Eugénie de Montijo —, née le 5 mai 1826 à Grenade et décédée le 11 juillet 1920 au palais de Liria à Madrid, est une personnalité politique française d’origine espagnole.

Épouse de Napoléon III, empereur des Français, et donc impératrice du 29 janvier 1853 au 4 septembre 1870, elle était considérée comme une des plus belles femmes de son époque.

rencontre celui qui n'est alors que "le Prince-Président" est séduit. Le siège qu'il entreprend auprès d'Eugénie dure deux ans, sa cour assidue lors de séjours au château de Compiègne étant à l'origine de l'épisode du « trèfle de Compiègne »5. Les familiers de l'empereur sont au début assez partagés envers la comtesse espagnole, certains souhaitant que l'Empereur se lie avec une famille régnante, comme autrefois Napoléon avec Marie-Louise.

Cependant, les souverains européens, même ceux apparentés au nouvel empereur, sont fort peu enclins à donner une de leurs filles en mariage à un empereur au trône mal assuré et qu'ils regardent comme un parvenu voire un aventurier.

Le 12 janvier 1853, un incident lors d'un bal aux Tuileries, où la jeune Espagnole se fait traiter d'aventurière par Madame Hippolyte Fortoul, épouse du ministre de l’éducation, précipite la décision de Napoléon III de demander Eugénie en mariage alors qu'il vient de mettre un terme à sa relation avec Miss Howard6.

Aux Tuileries, dans sa communication7 du 22 janvier 1853 devant le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d'État, l'empereur déclare :

« Celle qui est devenue l'objet de ma préférence est d'une naissance élevée. Française par le cœur, par l'éducation, par le souvenir du sang que versa son père pour la cause de l'Empire, elle a, comme Espagnole, l'avantage de ne pas avoir en France de famille à laquelle il faille donner honneurs et dignités. Douée de toutes les qualités de l'âme, elle sera l'ornement du trône, comme, au jour du danger, elle deviendrait un de ses courageux appuis. Catholique et pieuse, elle adressera au ciel les mêmes prières que moi pour le bonheur de la France ; gracieuse et bonne, elle fera revivre dans la même position, j'en ai le ferme espoir, les vertus de l'Impératrice Joséphine. (...) Je viens donc, Messieurs, dire à la France : J'ai préféré une femme que j'aime et que je respecte, à une femme inconnue dont l'alliance eût eu des avantages mêlés de sacrifices. Sans témoigner de dédain pour personne, je cède à mon penchant, mais après avoir consulté ma raison et mes convictions. »

L'acte du mariage civil est enregistré au palais des Tuileries dans la Salle des Maréchaux, le 29 janvier 1853 à 20 heures. Le mariage religieux suivra à Notre-Dame de Paris le 30 janvier 1853. Pour cette occasion, l'empereur signe 3 000 ordres de grâce et fait savoir que toutes les dépenses du mariage seraient imputées sur le budget de sa liste civile alors qu'Eugénie refuse une parure de diamants offerte par la ville de Paris et demande que la somme correspondante soit consacrée à la construction d'un orphelinat8, qui sera édifié sur l'emplacement de l’ancien marché à fourrages du Faubourg Saint-Antoine, dans le 12e arrondissement de Paris.

C'est l’architecte Jacques Hittorff qui sera chargé de sa conception, il donnera aux bâtiments la forme d’un collier; l'école inaugurée le 28 décembre 1856, prendra le nom de Maison Eugène-Napoléon en l’honneur du jeune Louis-Napoléon Bonaparte (1856-1879), né en 1856.

Eugénie et son fils unique, prince impérial, en 1862

La lune de miel a lieu au parc de Villeneuve-l'Étang, à Marnes-la-Coquette, au cœur du Domaine National de Saint-Cloud, domaine acquis par le futur empereur; quelques semaines plus tard, l'impératrice est enceinte, mais perd l'enfant après une chute de cheval.

Une nouvelle grossesse n'intervient que deux ans plus tard, au début de l'été 1855. Louis Napoléon, fils unique de Napoléon III et d’Eugénie, naît le 16 mars 18569. L’événement est encore l’occasion pour Napoléon III d’annoncer une nouvelle amnistie pour les proscrits du 2 décembre, alors que 600 000 habitants de Paris (un Parisien sur deux) se cotisent pour offrir un cadeau à l’impératrice10. Le 17 au matin, une salve de cent un coups de canon annonce ce grand événement au pays. L'empereur a décidé qu'il serait parrain et l'impératrice marraine de tous les enfants légitimes nés en France en cette journée du 16 mars, qui au nombre de 3000, furent pensionnés…

« L'impératrice venait de remplir sa principale mission. Elle avait donné à son époux un fils, et à l'Empire un héritier. L'enfant était né un jour de triomphe, le jour des Rameaux... Ce qui charmait surtout l'heureuse mère, c'est que cet enfant si désiré était non seulement un fils de France, mais un fils de l'église et que, filleul du Pape, la bénédiction du Saint-Père planait sur son berceau11. »

Le 17 juillet suivant, l'empereur rédige à Plombières-les-Bains les dispositions concernant la régence12, qu'il confie à l'impératrice.

« (article 2)- Si l'Empereur mineur monte sur le Trône sans que l'Empereur son père ait disposé, par acte rendu public avant son décès, de la Régence de l'Empire, l'Impératrice Mère est Régente et a la garde de son fils mineur. »

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Marie-Amélie de Bourbon-Siciles

25 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Marie Amélie Thérèse de Bourbon, princesse de Naples et de Sicile est une princesse napolitaine et sicilienne née à Caserte (Naples) le 26 avril 1782 et morte à Claremont (Royaume-Uni) le 24 mars 1866.

Issue de la branche des Bourbons de Sicile, la princesse Marie-Amélie est membre de la branche aînée des Bourbon. Elle devient, en se mariant en 1809, au premier prince du sang Louis-Philippe II d’Orléans, un membre de la branche cadette. D'abord duchesse d'Orléans, elle devient la seconde reine des Français quand son époux accède au trône des Français en 1830 sous le nom de Louis-Philippe Ier.

Marie-Amélie de Bourbon-Siciles est la sixième fille du roi Ferdinand Ier des Deux-Siciles (1751-1825) et de la reine Marie-Caroline (1752-1814), elle-même sœur ainée de la reine de France Marie-Antoinette.

Marie-Amélie est donc la nièce par alliance de Louis XVI, la cousine de ses enfants Louis XVII et Madame Royale, mais aussi la tante de l'impératrice des Français Marie-Louise ainsi que de la duchesse de Berry.

Le 25 novembre 1809, à Palerme, elle épouse Louis Philippe d'Orléans (1773-1850), ci-devant duc de Chartres, fils aîné du défunt Philippe Égalité et de Marie-Adélaïde de Bourbon (fille du Duc de Penthièvre, ce dernier fils du Comte de Toulouse, bâtard du roi Louis XIV de France et de sa maîtresse Françoise Athénaïs de Rochechouart).

Ils auront dix enfants :

  1. Ferdinand-Philippe (1810-1842 accident de voiture), prince du sang, duc de Chartres, deviendra prince royal et duc d'Orléans épouse en 1837 Hélène de Mecklembourg-Schwerin ;
  2. Louise-Marie (1812-1850), princesse du sang, deviendra princesse Louise d'Orléans, épouse en 1832 Léopold Ier, roi des Belges (1790-1865) ;
  3. Marie (1813-1839), princesse du sang, deviendra princesse Marie d'Orléans épouse en 1837 le duc Alexandre de Wurtemberg (1804-1881);
  4. Louis (1814-1896), prince du sang, duc de Nemours ; épouse en 1840 Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary (1822-1857)
  5. Françoise (1816-1818), princesse du sang ;
  6. Clémentine (1817-1907), princesse du sang, deviendra princesse Clémentine d'Orléans ; épouse en 1843 Auguste de Saxe-Cobourg-Kohary, prince de Saxe Cobourg Gotha et duc en Saxe ;
  7. François (1818-1900), prince du sang, prince de Joinville ; épouse en 1843 Maria Francisca de Bragança, princesse du Brésil, fille de l´empereur Pedro I (plus tard roi D. Pedro IV du Portugal) et de sa première épouse, l´archiduchesse Léopoldine de Habsbourg.
  8. Charles (1820-1828), prince du sang, duc de Penthièvre ;
  9. Henri (1822-1897), prince du sang, duc d'Aumale ; épouse en 1844 Marie-Caroline de Bourbon-Siciles
  10. Antoine (1824-1890), prince du sang, duc de Montpensier, deviendra infant d'Espagne, épouse en 1846 Marie-Ferdinande d'Espagne, sœur de la reine Isabelle II.

En 1814, Louis Philippe d'Orléans reçoit le titre de duc d'Orléans, puis en 1830 devient roi des Français sous le nom de Louis-Philippe Ier, jusqu'en 1848. À l'annonce de cet avènement, la duchesse Marie-Amélie, membre de la branche aînée des Bourbon et profondément légitimiste, aurait dit en larmes, : « Quelle catastrophe ! ».

Toute sa vie, elle fut un exemple de dignité et de loyauté, d'amour pour son époux et ses enfants, tout en restant à l'écart des affaires politiques.

En 1840, Marie-Amélie donne son nom à la ville des Bains d'Arles, renommée Amélie-les-Bains, dans les Pyrénées-Orientales. La Reine Amélie découvre plus tard les Bains d'Arles en 1848, sans doute grâce à l'invitation du général de Castellane, gouverneur militaire du Roussillon à l'époque. Elle en devient alors une propagandiste enthousiaste

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Marie-Thérèse de France

25 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Marie-Thérèse Charlotte de France1, surnommée « Madame Royale », née le 19 décembre 1778 à Versailles et morte le 19 octobre 1851 à Frohsdorf en Autriche, est le premier enfant de Louis XVI et Marie-Antoinette. Après une enfance passée à la Cour, elle est la seule des enfants royaux à survivre à la Révolution française. Condamnée par les insurgés puis réduite à l’exil, Marie-Thérèse Charlotte, devenue Dauphine de France en 1824, puis une éphémère reine de France lors des journées de 1830, reste attachée à la monarchie jusqu’à la fin de sa vie2. C'est en exil sous le titre de courtoisie de « comtesse de Marnes3 » qu'elle décède le 19 octobre 1851 à Frohsdorf en Autriche.

Scrutée une bonne partie de sa vie aussi bien par ses admirateurs que par ses détracteurs, rendant compte de ses faits et gestes quotidiens pour mieux la réinventer, Madame Royale devient bien malgré elle l’héroïne de chansons, de poèmes, de récits au goût du jour voire d'insultes4. C'est ainsi qu'on la lia pendant longtemps à l'énigme de la Comtesse des Ténèbres5. Aujourd'hui, les analyses ADN ont démontré qu'il ne pouvait cependant y avoir identité de personnes entre la Comtesse des Ténèbres et la duchesse d'Angoulême6.

Ayant profondément marqué les esprits de son époque, Chateaubriand a écrit de Madame Royale : « Ses souffrances sont montées si haut qu’elles sont devenues une des gloires de la France »6. De même, la duchesse de Dino, non sans lucidité affirmait : « Jamais une femme dans l’histoire ne fut plus poursuivie par le malheur »

Naissance et baptême à Versailles : « Mousseline la sérieuse »

« Mousseline la sérieuse », 4 ans par Alexandre Kucharski, 1782.

Marie Thérèse Charlotte de France est appelée « Madame » ou « Madame Royale », sa mère l’appelant toutefois par le surnom de « Mousseline la Sérieuse »9. Elle est le premier enfant de Louis XVI et de Marie-Antoinette, né après plus de huit ans de mariage.

Sa naissance est attendue et saluée par le peuple français, et l'on entonne des Te Deum dans toutes les églises du royaume pour la célébrer10. Sa naissance paraît cependant suspecte, le couple royal n'arrivant pas à procréer depuis plusieurs années, ce qui fait naître la rumeur de bâtardise de l'enfant, la paternité de la princesse étant attribuée au comte d’Artois ou au duc de Coigny11.

Marie-Thérèse est baptisée le 19 décembre 1778, jour de sa naissance, dans la chapelle du château de Versailles par le cardinal-évêque de Strasbourg Louis de Rohan, grand aumônier de France, en présence d’Honoré Nicolas Brocquevielle, curé de l’église Notre-Dame de Versailles : son parrain est un cousin de son père, le roi Charles III d’Espagne, représenté par Louis Stanislas Xavier de France, comte de Provence, et premier dans l'ordre de succession. Sa marraine est sa grand-mère maternelle, l’impératrice-douairière Marie-Thérèse, représentée par la comtesse de Provence12.

La princesse royale Marie-Thérèse-Charlotte, couramment appelée par son troisième prénom, connut une enfance de fille de France dans une cour de Versailles unique en son genre. De nombreux écrits, notamment les mémoires de la baronne d’Oberkirch, témoignent du caractère orgueilleux de la jeune princesse, que Marie-Antoinette se souciait beaucoup de corriger.

  • 1778 à Versailles, naissance de la petite Marie-Thérèse Charlotte de France (Esquisse vers 1778)

  • 1784, Madame Royale, 6 ans (Adolf Ulrik Wertmüller)

  • « Madame Royale », et son frère le Dauphin Louis Joseph Xavier François (Élisabeth Vigée-Le Brun)

  • Madame Royale, ses frères et sa mère, Marie-Antoinette en 1787 (Élisabeth Vigée-Le Brun)

  • Les Cent-Jours : « le seul homme de la famille des Bourbons »

    Marie Thérèse et son frère Louis Charles, au Temple de l'Amour vers 1789 (Ludwig Guttenbrunn)

    « L'Héroïne de Bordeaux » immortalisée par Antoine-Jean Gros, 1819, Musée des Beaux-arts de Bordeaux.

    Les Cent-Jours marquent à la fois l’apogée de l’image de la duchesse d’Angoulême et l’échec définitif du projet de Louis XVIII qui voulait rassembler les Français autour de sa nièce.

    L’annonce du retour de Napoléon surprend Madame et son mari à Bordeaux, où ils célébraient l’anniversaire du passage de la ville aux Bourbons. Tandis que le roi s’est réfugié en terre étrangère, à Gand et que le duc d’Angoulême doit partir pour Toulouse, Madame Royale est chargée par le roi de défendre Bordeaux, ville qui lui est tout acquise, à l’exception notable de la garnison. À l’approche du général Clauzel, aux ordres de l’Empereur, et malgré le courage de la princesse qui vient haranguer seule les soldats, ces derniers trahissent la cause des Bourbons et passent à l’ennemi. La duchesse d’Angoulême est alors obligée de partir pour l’Angleterre où elle négocie l’achat d’armes pour la Vendée et s’efforce d’organiser les royalistes de l’ouest de la France, sollicitant jusqu'à l'Espagne à venir les soutenir.

    Napoléon, admiratif, dit d’elle qu’elle était « le seul homme de la famille des Bourbons »13.

    Cette action lui vaut un redoublement d’adoration de la part des royalistes : elle devient « l’Héroïne de Bordeaux », qui rallie les royalistes fidèles autour de son « panache » en fière héritière de Henri IV. Seule de sa famille à avoir résisté à « l’usurpateur », elle en est le joyau et le personnage le plus important, en particulier aux dépens du roi. Son héroïsme est relaté dans des chansons ou des sortes de poèmes épiques qui font d’elle une déesse sage et guerrière qui a sauvé la France.

    Mais, de manière parallèle, ce regain de popularité chez les royalistes entraîne une grande animosité chez les bonapartistes et les libéraux. Elle est traitée en furie, rendue responsable de tous les excès de la Restauration. Sa dévotion est particulièrement brocardée et transformée en fanatisme. Mais ce qu’on lui reproche avant tout, c’est son rôle contre nature de chef de guerre : ce n’est pas la place d’une femme.

    À l’issue des Cent-Jours, l’image de la duchesse d’Angoulême change peu à peu. Les calomnies et les caricatures ont fait leur effet et restent gravées dans les mémoires. Par ailleurs, l’image de « l’Héroïne de Bordeaux » pose problème : cette héroïne est une héroïne de guerre civile, qui ne peut donc plus prôner la réconciliation, et son courage s’oppose par trop à la lâcheté du roi qui s’est enfui de Paris. Ce n’est donc pas le pouvoir royal qui s’empare de cette image, mais l’ultraroyalisme, qui fait à présent de Madame son étendard.

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Marie-Louise d'Autriche

24 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Marie-Louise d'Autriche (Maria Ludovica Leopoldina Francisca Theresa Josepha Lucia de Habsbourg-Lorraine), archiduchesse d'Autriche, princesse de Hongrie et de Bohême, née le 12 décembre 1791 à Vienne (Autriche) et morte le 17 décembre 1847 à Parme (Parme), est impératrice des Français de 1810 à 1814, puis duchesse de Parme et de Plaisance jusqu'en 1847.

Fille aînée de l'empereur François Ier d'Autriche, elle est donnée en mariage en 1810 à l'empereur des Français et roi d'Italie Napoléon Ier pour sceller le traité de Schönbrunn entre la France et l'Autriche, après la défaite de celle-ci lors de la bataille de Wagram en 1809.

Rejoignant à contrecœur la cour impériale des Tuileries, Marie-Louise commence rapidement à apprécier sa nouvelle position bien que les Français ne l'aiment pas et qu'elle ne se sente pas chez elle dans ce pays qui, vingt ans auparavant, a décapité une autre archiduchesse autrichienne, sa grand-tante Marie-Antoinette.

Quand Napoléon est vaincu par la Sixième Coalition, Marie-Louise décide de ne pas le suivre dans son exil à l'île d'Elbe, mais rentre avec son fils à la cour de Vienne. À l'issue des Cent-Jours et de la défaite décisive de Napoléon à Waterloo, l'impératrice, pour mieux défendre les intérêts de son fils, décide de rester fidèle à sa famille d’origine, les Habsbourg-Lorraine. Le congrès de Vienne lui accorde, en 1815, les Duchés de Parme, Plaisance et Guastalla. Elle n'a alors que 24 ans.

Durement critiquée par les Français pour avoir abandonné Napoléon au moment de la débâcle, Marie-Louise, qui gouverne pendant une période troublée, réussit en revanche, par une politique éclairée et sociale étroitement surveillée par l'Autriche, à être très aimée des Parmesans qui l'appellent « la bonne duchesse ».

Marie-Louise naît au palais impérial viennois de la Hofburg, peu avant minuit, le 12 décembre 1791. Elle est la fille aînée de l'archiduc François et de sa seconde épouse Marie-Thérèse de Bourbon-Naples. Elle est donc la petite-fille de Marie-Caroline d'Autriche, reine consort de Naples et de Sicile, et la petite-nièce de la reine Marie-Antoinette de France[1], qui est guillotinée par les révolutionnaires français le 16 octobre 1793, Marie-Louise étant alors âgée de 22 mois. Ces deux souveraines sont elles-mêmes les sœurs de son grand-père paternel, l'empereur Léopold II du Saint-Empire.

Suivant la tradition, l'enfant reçoit à son baptême les prénoms de sa grand-mère paternelle, l'impératrice née Marie-Louise d'Espagne, mais, dans l'intimité, elle est appelée par un diminutif : Luisl (en français : Louisette ou Louison)[2].

Elle a à peine plus de deux mois lorsque son grand-père, l'empereur Léopold II, meurt et que son père monte sur le trône sous le nom de François II. La guerre contre la France révolutionnaire est déclarée le 20 avril suivant et dure plus de 20 ans.

Bien que délaissée par sa mère l'impératrice Marie-Thérèse, femme froide qui ne prodigue ni affection ni soutien à ses enfants[Note 1], la jeune archiduchesse vit une enfance insouciante entre le palais viennois de la Hofburg et les palais d'été de Schönbrunn et de Laxenburg.

Marie-Louise est proche de son père, l'empereur du Saint-Empire romain germanique François II, dont elle est la fille préférée. Parmi ses onze frères et sœurs, les autres préférences de l’empereur vont à Marie-Léopoldine, future impératrice du Brésil, et François-Charles, père du futur empereur François-Joseph. En outre, Marie-Louise noue une relation affective avec sa gouvernante, la comtesse Victoria Colloredo, née Foliot de Grenneville, et la fille de cette dernière, Victoire[3].

La jeune archiduchesse est éduquée de manière plutôt simple, elle se promène dans les rues de Vienne avec son père, et joue avec les enfants des domestiques, elle suit les préceptes de la religion catholique et l'éducation classique des princesses de son temps qui doit l'inciter à devenir une femme de devoir, éduquée, capable de paraître en public mais docile[4].

Elle étudie les langues, en particulier le français, langue internationale de l’époque, et l’italien, autre langue maternelle de ses parents (l'empereur, son père, est né à Florence et l'impératrice sa mère à Naples) alors que son allemand reste plutôt médiocre[5]. Le reste de sa formation prévoit des notions générales mais peu approfondies de littérature (expurgée), de calcul, de géographie et d’histoire de la maison d’Autriche et des principales dynasties d’Europe. La famille impériale, depuis la période de Marie-Thérèse, mène une vie privée « bourgeoise ». Elle apprécie que les archiduchesses se consacrent à des activités féminines. Marie-Louise aime le jardinage, la cuisine, la broderie et la musique (son instrument préféré est le piano)[5] qu’elle étudie avec Ferdinando Paër.

Les relations entre la France et l’Autriche[modifier | modifier le code]

Bien que tenue éloignée de la guerre et de la politique, dès son enfance Marie-Louise ressent les conséquences des batailles menées par l'Autriche contre la France de Napoléon : le traité de Campoformio consacrant les premières défaites de l'Autriche est signé en 1796 alors qu'elle n'a que quatre ans. Il lui est également inculqué une haine profonde pour le commandant français qui, à ses yeux, est le diable : parmi ses jouets, Marie-Louise a un soldat de bois nommé « Bonaparte » qu’elle aime maltraiter[6].

Lorsque arrive à Vienne, en 1804, la nouvelle de l’enlèvement et de l'exécution du duc d’Enghien par Napoléon, les Habsbourg-Lorraine se remémorent le sort de Marie-Antoinette et commencent à craindre la chute d'autres têtes couronnées. Aux yeux de Marie-Louise, alors âgée de 12 ans, Bonaparte est l’incarnation de la Révolution, l'Antéchrist qui veut détruire l’Église et les monarchies de l'Europe, tandis que son père bien-aimé est le défenseur de l'ordre et de la justice[7]. Entre-temps, dans la crainte que Napoléon fasse disparaître le Saint-Empire romain, François II élève l’archiduché d'Autriche au rang d’Empire et se proclame empereur d'Autriche sous le titre de François Ier[8],[9].

En 1805, lors de la guerre de la troisième coalition, Napoléon inflige une sévère défaite à l'armée autrichienne lors de la bataille d'Ulm (20 octobre). Un mois plus tard, l'empereur des Français entre dans Vienne et s'installe à Schönbrunn. Marie-Louise, 13 ans, et ses frères et sœurs sont envoyés en Hongrie. De la ville d'Ofen, l’archiduchesse espère que le sort de la guerre favorise les alliés et écrit à sa mère : « Le destin penchera du côté de père, et arrivera enfin le moment où cet usurpateur sera humilié. Peut-être que Dieu le laissera atteindre ce niveau pour le priver, après avoir tant osé, de toute issue. »[10].

Mais, contrairement à ses attentes, Napoléon gagne la décisive bataille d'Austerlitz (2 décembre 1805). La défaite est suivie de la paix de Presbourg assez défavorable à l'Autriche qui est privée de nombreux territoires (principalement la Vénétie, la Dalmatie, le Tyrol et le Voralberg) et peu après, en août 1806, le Saint-Empire romain cesse d'exister. l'Autriche défaite est isolée[11].

Le 13 avril 1807, l’impératrice Marie-Thérèse meurt à 35 ans après avoir donné naissance à son douzième enfant, une fille mort-née. L'empereur François qui, à 39 ans, est veuf pour la seconde fois, cherche une nouvelle épouse. En janvier 1808, il épouse sa cousine Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine-Este dite Maria-Ludovica, 19 ans, fille du défunt archiduc Ferdinand et de Marie-Béatrice de Modène, chassés de leur duché de Modène par les troupes françaises et vivant en exil à Vienne[12].

Marie-Louise, qui n'a que quatre ans de moins que sa belle-mère, devient son amie et leurs relations s'intensifient. L'impératrice Maria-Ludovica, qui, à cause d'une santé fragile et délicate, ne peut avoir d'enfants, considère ceux de son mari comme les siens. De Marie-Louise, elle dit : « Je ne pense pas que j’aurais pu l'aimer plus que si je ne l’avais porté dans mon ventre, d’ailleurs elle le mérite, parce que son caractère est fondamentalement bon »[13].

En 1809, la guerre entre les deux empires reprend, l'Autriche voulant effacer le traité de paix de Presbourg. Cette fois encore, malgré les exploits de l'archiduc Charles, Napoléon se montre le stratège le plus habile et la guerre tourne à son avantage. Le 4 mai, la famille impériale fuit de nouveau Vienne qui est une seconde fois occupée par les Français le 12 mai. D'Ofen, Marie-Louise, 17 ans, écrit à son père : « nous vivons constamment dans la peur sans savoir si chaque nouvelle journée nous apporte de la joie ou du chagrin. »[14].

Les armées napoléoniennes approchant, les archiducs autrichiens doivent quitter la ville et se réfugier plus à l'est, à Eger, où l'impératrice se charge de l’éducation de ses beaux-enfants qu’elle incite à la haine contre Napoléon. L'impératrice Marie-Louise lit ainsi des questions auxquelles sa belle-fille doit répondre à haute voix : « Qui est l'ennemi de notre félicité ? L'empereur des Français. Et c'est ? Un méchant. Combien de natures a-t-il ? Deux : une nature humaine et une nature diabolique. De qui dérive Napoléon ? Du péché »[15],[16]. Le 6 juillet 1809, Napoléon gagne la bataille de Wagram et l'Autriche se rend ; la défaite est suivie du traité de Schönbrunn qui se révèle humiliant pour l'Autriche[17].

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Joséphine de Beauharnais

22 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Marie Josèphe Rose Tascher de La Pagerie, dite Joséphine de Beauharnais, née le 23 juin 1763 aux Trois-Îlets en Martinique et morte le 29 mai 1814 au château de Malmaison à Rueil-Malmaison, est la première épouse de l’empereur Napoléon Ier de 1796 à 1809. À ce titre, elle est impératrice des Français de 1804 à 1809 et reine d'Italie de 1805 à 1809.

L'appellation « Joséphine de Beauharnais » est incorrecte. En effet, elle n'a jamais été appelée ainsi de son vivant : du temps de son mariage avec Alexandre de Beauharnais, elle se prénomme Marie Josèphe Rose. C'est Napoléon qui lui donnera le nom de Joséphine et les feuilles ultraroyalistes qui annonceront la mort de « madame veuve de Beauharnais ». On doit donc parler de « Joséphine Bonaparte », « Rose de Tascher », « Rose Tascher de La Pagerie » ou « Rose de Beauharnais »1.

Surnommée « la belle Créole », Joséphine est née dans une grande propriété de la Martinique. Elle arrive en métropole grâce à son mariage avec Alexandre de Beauharnais qui devient une figure de la Révolution française. Il est exécuté sous la Terreur et Joséphine est elle-même emprisonnée plusieurs mois. Fréquentant les salons parisiens, elle rencontre le général Bonaparte avec qui elle se remarie. Ce second mariage lui permet de devenir impératrice mais elle se heurte à l'hostilité de sa belle famille et à son incapacité à donner un héritier. Napoléon divorce d'elle et elle se retire dans son domaine de Malmaison. Malgré son mariage stérile avec Napoléon, Joséphine a une importante postérité grâce aux enfants qu'elle a eu de son premier époux. Elle est aussi restée dans l'histoire pour son intérêt pour la mode et la botanique.

Au cours de l'année 1777, François de Beauharnais, qui vit avec Marie Euphémie Désirée7, la sœur de Joseph-Gaspard Tascher de La Pagerie, propose à ce dernier d'unir son fils cadet, le vicomte Alexandre de Beauharnais avec sa fille Catherine-Désirée Tascher de La Pagerie. Malheureusement, lorsque cette demande parvient aux La Pagerie, la jeune fille souhaitée vient de mourir, emportée par la tuberculose. Alexandre accepte alors la main de l'aînée Rose qui quitte son île natale pour l'épouser le 13 décembre 1779 à Noisy-le-Grand8.

Le mariage de Rose et d'Alexandre ne sera pas heureux, Alexandre multiplie les liaisons et dilapide sa fortune (trois grandes habitations à Saint-Domingue employant des centaines d'esclaves). Le couple se sépara dans des conditions difficiles en décembre 1785. Rose ira alors trouver refuge à l'abbaye de Penthemont où elle va parfaire son éducation au contact des nombreuses jeunes femmes de haute noblesse (Louise d'Esparbès, Bathilde d'Orléans, Louise de Condé, etc.) que leur famille ont placées ici. Quand elle en sortira, elle ira s'installer chez son beau-père, le marquis de La Ferté-Beauharnais, à Fontainebleau où l'on prétend qu'elle suivra les chasses du roi Louis XVI et les beaux cavaliers qui y participent : le comte de Crenay, le duc de Lorge ou le chevalier de Coigny. En 1788, elle retournera à la Martinique voir si elle peut améliorer sa situation qui reste très préoccupante9. Barras, exilé à Bruxelles par Napoléon en 1801, écrira perfidement dans ses Mémoires que pendant ce séjour, la jeune femme libre « aurait eu des rapports avec des nègres » et aurait donné naissance à une fille naturelle, ces rumeurs servant par la suite à Alexandre de Beauharnais de motif à sa rupture avec Joséphine10. La Révolution qui éclate en 1789 et qui touche l'île à partir de 1790, l'incite à regagner la France fin 1790 et Paris où son mari occupe maintenant la situation très en vue mais dangereuse de président de l'Assemblée constituante.

Cependant, le couple donna naissance à deux enfants :

Épouse du Premier Consul puis impératrice

Le Sacre de Napoléon de Jacques-Louis David. Musée du Louvre

C'est dans la maison de Joséphine, rue Chantereine, qu'après la campagne d'Égypte, se prépare le coup d'État du 18 brumaire qui mène au Consulat. Joséphine y prend une part prépondérante, au même titre que Lucien Bonaparte et Joachim Murat. Napoléon est nommé Premier Consul en décembre 1799, Cambacérès est le second (chargé du juridique) et Lebrun le troisième (les finances). Mais c'est à la Malmaison, domaine qu'elle a acheté pendant la campagne d'Égypte que Bonaparte va rapidement remettre la France dans le « droit chemin » : créant la Banque de France, rétablissant l'esclavage dans les colonies (en 1802), instaurant l'ordre de la Légion d'honneur, avant d'être nommé consul à vie.

L'Empire s'annonce et, dès lors, Joséphine, qui ne peut plus avoir d'enfant, va tenter de régler le problème dynastique qui va se poser en mariant sa fille Hortense à son beau-frère Louis Bonaparte. Effectivement, en 1802, Hortense a un premier fils, mais Louis refuse avec obstination que son frère aîné l'adopte, conduisant ainsi à la répudiation de sa belle-mère quelques années plus tard. En tant qu'épouse du Premier Consul puis impératrice, elle assume ses fonctions de « première dame » avec une aisance qui charme ses invités, appréciant peu le titre de « consulesse »22. Aimant les beaux atours, elle fait partie des quelques femmes qui déterminent les tendances de la mode (robes de mousseline ou de linon, châles en cachemires, robe-chemise), les créateurs de mode n'ayant pas encore cette influence à cette époque23.

Le 18 mai 1804, le Sénat vote à l’unanimité l’instauration du gouvernement impérial, proclamant Napoléon empereur héréditaire des Français. Royaliste dans l'âme, Joséphine supplie Napoléon de renoncer au trône (« Je t'en prie, Napoléon, ne te fais pas roi ! »), paroles peut-être aussi motivées par sa stérilité supposée. Après avoir épousé religieusement et discrètement (mariage validé à minuit par le cardinal Fesch) Joséphine le 30 octobre dans la chapelle du palais des Tuileries (Joséphine a habilement profité de la présence du pape Pie VII pour glisser qu'ils ne sont pas mariés religieusement), celui qui va s’appeler désormais Napoléon Ier est - le 2 décembre 1804 - sacré empereur en présence du pape Pie VII à Notre-Dame de Paris. C’est lui-même qui se couronne et pose la couronne impériale sur la tête de son épouse Joséphine, la proclamant impératrice tandis que Pie VII se contente de bénir la couronne24. Aucune des trois sœurs de Napoléon ne voulant porter la traîne de l'impératrice, l'Empereur a dû se fâcher pour les y contraindre mais elles s'amusent à tirer dessus pour que Joséphine trébuche25.

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Marie-Antoinette d'Autriche

21 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Marie-Antoinette Josèphe Jeanne de Habsbourg-Lorraine (en allemand, Maria Antonia Josepha Johanna von Habsburg-Lothringen), archiduchesse d’Autriche, princesse impériale, princesse royale de Hongrie et de Bohême, (née le 2 novembre 1755 à Vienne – morte le 16 octobre 1793 à Paris), fut la dernière reine de France et de Navarre (1774–1792), épouse de Louis XVI, roi de France et de Navarre.

Fille de l'empereur François II du Saint-Empire, et de Marie-Thérèse d'Autriche, reine de Hongrie et de Bohême, était par son père, arrière-petite-fille de Philippe, duc d’Orléans, frère de Louis XIV, donc une descendante directe des rois de France Henri IV et Louis XIII. Par les Lorraine, les Bourbons et les Orléans, elle avait, paradoxalement, davantage d'ascendances françaises que son époux le roi Louis XVI, ce qui n'empêcha pas de la traiter d'« Autrichienne ».

Portrait par Martin van Meytens, vers 1767.

La famille impériale (Martin van Meytens, 1754).

Marie-Antoinette est la quinzième et avant-dernière enfant de l’empereur François III de Lorraine et de l’archiduchesse d’Autriche, reine de Hongrie et de Bohême Marie-Thérèse dite « la Grande », au milieu de leurs cinq fils (Joseph l’héritier du trône, Léopold, Charles, Ferdinand et Maximilien) et de leurs huit filles (Marie-Anne, Marie-Christine, Marie-Élisabeth, Marie-Amélie, Marie-Jeanne, Jeanne-Gabrielle, Marie-Josèphe, Marie-Caroline)1.

Elle naît le 2 novembre 1755, au palais de la Hofburg, à Viennea 1. Ses parrain et marraine sont le roi Joseph Ier de Portugal et son épouse la reine Marie Anne Victoire d'Espagnea 2. On apprend quelques jours plus tard qu'un tremblement de terre a ravagé Lisbonne la veille de la naissance de l'archiduchesse, jour de la Toussainta 2. D'aucuns y verront — surtout après coup — un mauvais présage.

L'archiduchesse est baptisée sous les prénoms de Maria Antonia Josepha Joannaa 2. Elle est aussitôt confiée aux « ayas », les gouvernantes de la famille royale comme Mme de Brandeisb 1 et partage son enfance entre le palais de la Hofburg à Vienne et le château de Schönbrunna 3. Son enfance est ponctuée de belles rencontres, comme celle avec le tout jeune enfant prodige Mozart dans le Salon des Glaces du palais de Schönbrunn le 13 octobre 17622, ce dernier l’ayant ingénument demandée en mariage à cette occasiona 4,b 2,3.

Marie-Antoinette reçoit une éducation où le maintien, la danse, la musique et le paraître occupent l’essentiel de son temps et ne bénéficie d’aucune instruction politique. Cependant, à l'âge de dix ans, elle a encore du mal à lire ainsi qu’à écrire en allemand, parle peu et difficilement le français, et très peu l’italien – trois langues qui étaient alors parlées couramment dans la famille impériale, sans compter son apprentissage des rudiments de latina 5. Mme de Brandeis, rendue responsable par l'impératrice du retard de la jeune princesse, est congédiée et est remplacée par Mme de Lerchenfelda 6, plus sévère. Maria Antonia est à cette époque une enfant débordante de vie, espiègle, étourdie, volontiers moqueuse4

À cette époque, la cour d’Autriche possède une étiquette beaucoup moins stricte que celle de Versailles : les danses y sont moins complexes, le luxe y est moindre et la foule moins nombreuse. La jeune Maria Antonia Josepha est très proche de sa plus jeune sœur aînée, Marie-Caroline, qui deviendra reine de Naples en épousant Ferdinand Ier des Deux-Sicilesb 3.

Huit ans et demi après son mariage, Marie-Antoinette accouche de son premier enfant, le seul qui parviendra à l'âge adulte. Trois autres suivront.

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