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Isabelle la Catholique

5 Août 2015 , Rédigé par gentle13

http://pluzz.francetv.fr/videos/secrets_d_histoire_,126012873.html

Isabelle Ire de Castille, dite Isabelle la Catholique, née le 22 avril 1451 à Madrigal de las Altas Torres et morte le 26 novembre 1504 à Medina del Campo, est, de son propre chef, reine de Castille et León de 1474 à 1504, reine consort d'Aragon, de Majorque, de Valence, de Sardaigne, de Sicile (1479-1504) et de Naples (1503-1504).

Isabelle naît le 22 avril 1451 à Madrigal de las Altas Torres dans le palais de son père, Jean II de Castille. Fille aînée de la seconde épouse du roi de Castille, Isabelle de Portugal, Isabelle n'est pas promise au trône après la mort de son père. Celui-ci est destiné à son demi-frère Henri IV de Castille, qui en hérite en 1455 alors qu'Isabelle n'a que 3 ans.

Isabelle vivra ses premières années à Madrigal, avec sa mère démente et son petit frère Alphonse, avant de se retirer à Arévalo. Tous les trois vivent dans un palais délabré et où les conditions sont difficiles et avec le manque de besoins que leur envoie Henri IV de Castille. Sa mère était une femme perturbée, démente, qui devait s'occuper de la maison et de ses enfants. Durant son enfance, Isabelle était une petite fille triste, sérieuse, calme et qui allait dans la tour du château, regarder par la fenêtre la rivière Adeja, courir tout en chantant des vieilles ballades, avec une belle voix, de Pâques aux Rameaux, danser avec perfection. À onze ans, elle et son frère sont séparés de leur mère pour être amenés dans la cour de Henri IV de Castille. Elle sera sous la garde de Jeanne, l'épouse de son demi frère. Elle ne reçoit pas une éducation digne de son rang mais a une formation surtout religieuse. Elle a appris par elle-même la chasse, à monter à cheval, la langue castillane. Elle a étudié la rhétorique, la poésie, la peinture, l'histoire et appris à broder. Avec l'aide de tuteurs lettrés, elle a appris la philosophie d'Aristote et de Saint Thomas d'Aquin. Elle a hérité de ses parents le goût pour les ballades populaires qui parlaient souvent de ses ancêtres. Elle aimait les livres de chevalerie.

Née en 1451, Isabelle la Catholique accède au trône de Castille après une longue guerre civile avec son demi-frère Henri IV. Alors qu'elle ne connaît rien du pouvoir, elle va l'exercer avec une autorité et une compétence reconnues par tous. Aidée par son mari, Ferdinand d'Aragon – l'histoire les appellera les Rois Catholiques –, elle bataillera pour que l'Espagne ne fasse plus qu'une seule nation, sous l'égide de la Castille et de l'Aragon, tout en respectant de nombreux particularismes locaux. Dans le domaine religieux, elle unifie sans états d'âme la Castille en expulsant les juifs et en exigeant la conversion des Maures de Grenade au christianisme après la conquête de cet ultime bastion de l'islam en 1492. Elle mène à bien la réforme administrative du pays grâce à une refonte des institutions dans un sens plus centralisateur, crée l'Inquisition, qui échappera au contrôle du pape et fera de l'Espagne le chef de la catholicité. La reine apporte enfin un soutien sans failles à Christophe Colomb et contribue à l'ouverture économique du pays. A sa mort en 1504, une nouvelle Espagne est née, moins repliée sur elle-même, plus moderne et dominatrice. Charles Quint, son successeur, s'emparera de ce legs pour en faire une des premières puissances européennes des xvie et xviie siècles, à laquelle la France se heurtera si souvent.

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Mahaut d'Artois

5 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Mahaut d'Artois

Mahaut D'Artois, était une femme de pouvoir, petite nièce de Louis IX "dit Saint Louis". Blanche de Castille dont j'ai déjà cité, épouse le roi Louis VIII de France, à qui elle donne douze enfants. Ici seulement un m'intéresse c'est Robert 1er d'Artois, il épouse Mathilde de Brabant avec qui il a deux enfants: Blanche et Robert II d'Artois qui en 1262 épouse Amicie de Courtenay (1250-1275) qui lui donne à sont tour deux enfants dont Mahaut d'Artois (1268-1329). Le 9 Juin 1291 elle sa marie avec Othon IV de Bourgogne avec qui elle aura deux filles et garçon Robert mort à l'âge de 15 ans. Les deux fille prénommèrent Jeanne II et Blanche de Bourgogne. Jeanne II épousa en 1307 à 16 ans le futur roi Philippe V de France" dit le long" tandis que blanche, elle, épousa à l'âge de 12 ans le futur roi Charles IV de France, tous deux 2e et 3e fils de Philippe IV le bel.

En 1309 son neveu Robert III d'Artois lui fait un premier procès, qu'il perd, devant la cour des pairs du roi de France pour essayer de récupérer son héritage du comté d'Artois.

En 1314, Blanche de Bourgogne est condamnée pour adultère avec Gauthier d'Aunay sans avoir donné d'héritier mâle à Charles IV de France.

Le fils aîné de Mahaut, Robert de Bourgogne, meurt à l'âge de 15 ans en 1315, et sa fille Jeanne II de Bourgogne hérite du comté de Bourgogne.

En 1316, Robert III d'Artois organise une insurrection du comté d'Artois contre Mahaut, qui fait face.

Robert III d'Artois fait un second procès à Mahaut en 1318 devant la cour des pairs du roi de France pour récupérer le comté d'Artois, son héritage légal. Il est débouté. Lors d'un nouveau procès intenté dix ans plus tard, la mise en évidence du faux fourni par Jeanne de Divion fait perdre à Robert son procès. Jeanne de Divion est condamnée au bûcher, et Robert dépossédé de tous ses biens et banni en 1332.

Philippe V de France meurt de dysenterie et de fièvre le 3 janvier 1322 à Longchamp, près de Paris, sans héritier mâle. Son frère Charles IV de France lui succède et est sacré roi de France à Reims le 21 février. Blanche de Bourgogne devient reine de France tout en étant en prison pour adultère, et son mariage est annulé le 19 mai par le pape Jean XXII. Elle finit sa vie dans l'abbaye de Maubuisson près de Pontoise, où elle meurt en avril 1326.

Le 1er février 1328, Charles IV de France, dernier des trois fils de Philippe IV de France, meurt sans héritier mâle à Vincennes, ce qui marque la fin de la dynastie des Capétiens directs et pose un problème de succession au royaume de France, résolu par l'assemblée des barons qui désignent Philippe VI de France (neveu de Philippe IV le Bel) comme successeur de Charles IV. D'où les rois maudits

Le roi Édouard III d'Angleterre, fils d'Édouard II d'Angleterre et d'Isabelle de France (la dernière fille vivante de Philippe IV le Bel), encouragé par Robert III d'Artois et appuyé par les ducs de Bourgogne, revendique le trône de France, ce qui déclenche la guerre de Cent Ans entre la France et l'Angleterre.

Je vous recommande vivement ce livre passionnant que vient de finir de lire.

Le destin de Mahaut, comtesse d'Artois et de Bourgogne, immortalisé par les écrits de Maurice Druon et par deux fois porté à l'écran, est remarquable. Petite-nièce de Saint Louis, cousine, marraine et belle-mère de roi, Mahaut d'Artois est en effet l'un des plus puissants personnages du royaume de France dans la première partie du XIV e siècle. Éduquée à la cour, elle accède en 1302 à la tête du comté d'Artois, un apanage sur lequel elle impose son autorité à l'aide d'un entourage fidèle et compétent. Elle doit cependant faire face à plusieurs contestations et, surtout, aux ambitions de son neveu Robert d'Artois qui menacent sa légitimité. Le scandale de la tour de Nesle, la révolte nobiliaire, l'accusation d'empoisonnement dont elle fait l'objet, la mort de son fils, héritier du comté, sont autant d'épreuves qu'elle surmonte pour conserver sa place sur l'échiquier politique. L'ampleur de son mécénat et de ses œuvres de piété contribue également à faire de Mahaut d'Artois, contemporaine des " rois maudits ", une personnalité d'exception. Christelle Balouzat-Loubet lui rend ici toute sa lumière, délaissant le fantasme pour nous donner à comprendre la réalité d'une femme de pouvoir au Moyen Âge.

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Marie de Brabant

4 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Mariage de Marie de Brabant et du roi Philippe III de France . Manuscrit des Chroniques de France
Mariage de Marie de Brabant et du roi Philippe III de France . Manuscrit des Chroniques de France

Marie de Brabant1, née le 23 mai 1254 à Louvain et morte aux Mureaux2 tout près de Meulan, le 12 janvier 13223, reine de France4 , fille du duc de Brabant Henri III le Débonnaire et d'Adélaïde de Bourgogne. À 20 ans, elle devint, le 21 août 1274, la deuxième épouse du roi Philippe III le Hardi. Elle fut couronnée le 24 juin 1275 à la Sainte-Chapelle.

Philippe III lui constitua un douaire avec Anet, Bréval, Nogent-le-Roi, Montchauvet et Mantes, une des plus anciennes possessions du royaume de France. Ce douaire devait revenir à la couronne à son décès, mais Louis d’Évreux conserva Mantes à la demande de Louis X de France, contre une dette de 1700 livres qu'il avait sur le trésor royal, et le domaine d'Anet, Bréval, Nogent-le-Roi et Montchauvet échut à Louis d'Evreux puis à Philippe III d’Évreux et enfin à Charles II de Navarre qui le rétrocéda à la couronne en 1404 en échange du duché de Nemours.

Le prince Louis, héritier de la Couronne, décède brutalement en 1276. Marie de Brabant soupçonnée d'avoir voulu favoriser l'élèvation de son propre fils au trône, accusa le conseiller du roi de France Pierre de La Brosse qui lui retourna l'accusation pour se défendre car elle avait l'appui de la cour. Le roi de France, Philippe III, accusa Pierre de La Brosse d'avoir des accointances à la cour de Castille et, à la demande de Marie de Brabant, il le fit condamner sans preuves et sans aveu de culpabilité par les seigneurs d'Artois et le duc de Bourgogne. Le peuple fut surpris de cette exécution sommaire car Pierre de La Brosse ne fut pas jugé par le Parlement.

De son mariage, elle a donné naissance à :

Marie de Brabant a engagé son mari à soutenir son oncle Charles Ier d'Anjou, chassé de Sicile par les Vêpres siciliennes en 1282. C'est ainsi que Philippe le Hardi prend la tête de la croisade d'Aragon.

Après la mort du roi, le 5 octobre 1285, Marie se retira dans son douaire aux Mureaux près de Meulan, où elle mourut trente-six ans plus tard, en 1321, alors qu'elle avait soixante-sept ans. Elle fut inhumée au couvent des Cordeliers de Paris.

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Isabelle d'Aragon

4 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Isabelle d'Aragon

Isabelle d'Aragon, née en 1247 décédée accidentellement le 28 janvier 1271 à Cosenza (Sicile), infante d'Aragon, est, par mariage, reine de France (1270-1271). Elle est notamment la mère de Philippe IV le Bel et de Charles de Valois.

Elle est la fille de Jacques Ier « le Conquérant » (v. 1207-1276), roi d'Aragon, de Valence et de Majorque, et de sa deuxième femme Yolande de Hongrie (v. 1215-1251), dite Yolande Árpád.

Jacques Ier d'Aragon et Louis IX de France conclurent un traité selon lequel l'infante Isabelle épouserait le prince héritier de la couronne de France. Suite au décès de Louis de France, elle est destinée au futur Philippe III. Isabelle a 17 ans, Philippe en a 191.

Le 28 mai 1262 à Clairmont, actuellement Clermont-Ferrand, elle épouse donc le futur Philippe III (1245-1285), fils puîné devenu aîné du roi de France Louis IX dit saint Louis (1214-1270) et de Marguerite de Provence (1221-1295).

De cette union naissent quatre fils :

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Marguerite de Provence

1 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Le mariage de Louis et Marguerite (gauche). Le roi et la reine pratiquant l'abstinence (droite). Guillaume de Saint-Pathus, Vie et miracles de saint Louis, 1330-1340.
Le mariage de Louis et Marguerite (gauche). Le roi et la reine pratiquant l'abstinence (droite). Guillaume de Saint-Pathus, Vie et miracles de saint Louis, 1330-1340.

Marguerite de Provence, née en 1221 à Forcalquier et morte le 20 décembre 1295 à Paris, est une reine de France, épouse de Louis IX qui lui donne 11 enfants dont Robert de Clermont qui créa la troisième maison de Bourbon et fut l'ancêtre de Henri IV " dit le vert galant"

Elle est la fille de Raymond-Bérenger IV, comte de Provence, et de Béatrice de Savoie.

Fille de Raymond-Bérenger IV, comte de Provence, et de Béatrice de Savoie, Marguerite de Provence née en 1221 (peut-être dans le château familial paternel) dans une riche cour qui a connu beaucoup d’évènements historiques. Nous ne savons pas grand-chose d’elle excepté qu'elle était cultivée, spirituelle, vive et enjouée.

Raymond-Bérenger IV, son père, était quelqu'un d'intelligent, brave et intrigant, qui dut se battre pour défendre sa place dans le comté. Il était animé par l’idée de réunifier tout le comté de Provence. L'enfance de Marguerite se déroule donc au rythme des nombreux déplacements organisés par son père et les autres membres de sa famille à la découverte du comté de Provence,, cette Provence qu'elle aimait beaucoup et qu'elle finira par très bien connaître.

Béatrice de Savoie, sa mère, était quant à elle une femme réputée pour son intelligence et sa beauté. Chantée par les troubadours, elle fit de la cour de Provence, une cour brillante. Avec ses autres sœurs, Éléonore, Sancie et Béatrice, elle reçoit une éducation digne de son rang.

Guillaume de Nangis fait du mariage la conséquence d'un désir de Saint Louis mais, selon Jacques Le Goff, le jeune roi n'a fait que se conformer à l'usage et à l'avis de sa mère et des conseillers1.

Marguerite est à peine nubile : elle n'a que treize ans. En 1233, le roi Louis IX ordonne au chevalier Gilles de Flagy, en mission à Toulouse, de passer par la cour comtale de Provence, probablement afin, selon Gérard Sivéry, de se renseigner sur la jeune princesse dont les rumeurs louent la perfection2. Marguerite et Louis sont de lointains parents, mais, le 2 janvier 1234, le pape Grégoire IX les relève de l'empêchement de mariage pour consanguinité3,N 1.

Le 30 avril 1234, à Sisteron, le comte et la comtesse de Provence reconnaissent devoir une dot de 8 000 marcs d'argent, à payer avant le 1er novembre 1239, et donnent en gages le château de Tarascon et ses revenus au roi de France. La réponse se fait peu attendre ; Jean de Nesle et Gauthier Cornut, chargés d'aller chercher la fiancée en Provence et de l'accompagner jusqu'au lieu du mariage, font rédiger par écrit la promesse de mariage du roi qui s'engage à épouser Marguerite avant l'Ascension, qui a lieu cette année le 1er juin3. Le 17 mai 1234, Raimond Bérenger complète la dot de 2 000 marcs supplémentaires en désignant Raimond Audibert, archevêque d'Aix, garant envers son futur gendre ; le comte cède alors les revenus du château d'Aix ainsi que la baillie d'Aix que détenait Guillaume de Cotignac. Mais la somme considérable de 10 000 marcs d'argent dépasse les capacités financières du comte qui n'en paiera en fait que le cinquième2.

Le 27 mai 1234, le mariage est célébré dans la cathédrale de Sens par Gauthier le Cornu. Les personnages importants du royaume sont présents avec la mère de Louis, ses frères Robert et Alphonse, son cousin Alphonse de Portugal, de nombreux nobles dont le fidèle Barthélemy de Roye et plusieurs dames qui assurent la suite de Marguerite4. La cérémonie se déroule en deux temps. La première phase, une cérémonie extérieure devant l'église, commence par la jonction des mains des fiancés par Guillaume de Savoie, évêque de Valence et oncle de Marguerite, symbolisant leur consentement. Puis les anneaux sont échangés et, ensuite, ont lieu la bénédiction et l'encensement des époux5. La seconde phase est une messe dans la cathédrale, au cours de laquelle sont lus et chantés plusieurs textes6. Au moment de l'invocation, le roi reçoit de l'archevêque un baiser qu'il va porter à sa jeune épouse, lui promettant ainsi amour et protection. Enfin, vient la bénédiction de la chambre nuptiale, rite soulignant le devoir de procréer7. Le lendemain du mariage, le 28 mai 1234, la jeune Marguerite est couronnée reine8.

Selon Guillaume de Saint-Pathus, confesseur et confident de la reine, Louis ne la touche pas pendant la nuit de noces ; il passe ses trois premières nuits de jeune marié à prier, respectant ainsi les trois « nuits de Tobie » recommandées par l'Église7.

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Blanche de Castille

1 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Couronnement de Louis VIII le Lion Grandes Chroniques de France, enluminées par Jean Fouquet

Couronnement de Louis VIII le Lion Grandes Chroniques de France, enluminées par Jean Fouquet

Naissance de saint Louis, Grandes Chroniques de France de Charles V.
Naissance de saint Louis, Grandes Chroniques de France de Charles V.

Blanche de Castille1, née le 4 mars 1188 à Palencia, en Castille, et morte le 27 novembre 1252 à Melun, reine de France, est la fille d'Alphonse VIII de Castille et d'Aliénor d'Angleterre, elle-même fille d'Aliénor d'Aquitaine et d'Henri II Plantagenêt : elle est donc nièce du roi Jean sans Terre.

Fille de Alphonse VIII de Castille et de Aliénor d'Angleterre, petite-fille de la fameuse Aliénor d'Aquitaine, Blanche de Castille est née le 4 mars 1188 à Palencia dans une famille nombreuse qui connaîtra la perte de certains enfants. Elle naît dans une famille heureuse et grandit au sein d'une cour joyeuse et animée, la plus cultivée d'Europe. Sa mère dit-on, était pieuse, généreuse, droite, belle, prudente et cultivée. Son père était un guerrier courageux et fin politique. Dès son enfance, on lui fait découvrir les arts et la poésie. On lui a sûrement appris le latin, son métier de reine et la littérature[réf. nécessaire].

Selon la volonté de sa grand-mère Aliénor d'Aquitaine, et pour sceller la paix entre la France et l'Angleterre, l'une de ses petites-filles devait épouser le prince Louis, fils et héritier du roi Philippe Auguste. Durant l'hiver de 1199-1200, Aliénor, quoique octogénaire, se rend donc à la cour de Castille, où elle choisit Blanche plutôt que sa sœur Urraca. En avril 1200, Blanche et sa grand-mère arrivent à Bordeaux, escortées d'une nombreuse députation espagnole.

Elles se rendent ensuite en Normandie auprès de leur fils et oncle Jean sans Terre, et de Philippe Auguste, puis au château de Boutavent, résidence de Jean sans terre. Par le traité du Goulet, Jean sans terre cède le Vexin, le comté d’Évreux jusqu'au Neubourg et Danville. Le mariage ne peut avoir lieu sur le domaine du roi de France car, à la suite des démêlés matrimoniaux de Philippe Auguste, le pape Innocent III a frappé d'interdit le royaume de France. Le mariage est donc célébré le 23 mai 1200 en Normandie, alors sous domination anglaise, en l'église de Port-Mort2. En l'absence des deux rois, la cérémonie est présidée par l'archevêque de Bordeaux. Blanche a douze ans et Louis treize ans.

Elle donne au roi douze enfants dont des jumeaux . Elle donne naissance à de nombreux fils, parmi lesquels le futur saint Louis, ce qui efface les attentes d'héritier mâle lors des règnes précédents de Louis VII et Philippe Auguste3. Cette nombreuse descendance, couplée avec son esprit et sa grande piété, font d'elle une reine très appréciée. Cinq de ses enfants seulement atteignent l'âge adulte, quatre meurent durant l'adolescence et les autres en bas âge.

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Isabelle de Hainaut

1 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Isabelle de Hainaut

Isabelle de Hainaut1, née le 23 avril 1170, morte le 15 mars 1190 à Paris, fille du comte Baudouin V de Hainaut (vers 1150-1195) et de Marguerite Ire de Flandre (1145-1194), dite Marguerite d'Alsace, comtesse de Flandre. Elle est, par son mariage avec le roi Philippe II de France, reine des Francs de 1180 à 1190.

À la fin du règne de Louis VII, le comte Philippe de Flandre avait proposé au vieux roi sa nièce Ide, fille de son frère Mathieu, comte de Boulogne. Pour renforcer son influence, il négocie au début de 1180 le mariage de sa nièce Isabelle, fille de sa sœur Marguerite et de Baudouin, comte de Hainaut. Le parti flamand, rival du parti champenois, espérait ainsi disposer d'un membre influent à la cour, tout comme l'avait fait le parti champenois, son rival, avec Adèle de Champagne dans les dernières années du règne de Louis VII2.

Le 28 avril 1180, son mariage religieux avec le roi Philippe II de France, dit Philippe Auguste, est célébré par les évêques Henri de Senlis et Roger de Laon3 en l'église de l'abbaye Saint-Nicolas d'Arrouaise, dédiée à la Sainte-Trinité4. Les cérémonies sont célébrées au château de Bapaume5 à proximité du territoire flamand.

Mère de Louis VIII (1187-1226), Isabelle meurt en donnant le jour à des garçons jumeaux qui ne vécurent pas10.

Elle est inhumée à Notre-Dame de Paris où les funérailles sont célébrées par l'évêque Maurice de Sully.

Malgré la perte d'Isabelle de Hainaut, Philippe II Auguste quitte le royaume pour la Croisade en 1190, en compagnie du comte de Flandre.

Comme toutes les épouses des rois capétiens, à l'exception d'Anne de Kiev, Isabelle de Hainaut descendait de Charlemagne11,12. Cependant, par rapport à ces dernières, elle en descendait par le compétiteur malheureux d'Hugues Capet, le duc Charles de Basse-Lotharingie, fils du roi Louis IV d'Outremer et frère du roi Lothaire. Elle était d'ailleurs issue de ce prince par ses deux parents13. Ce double rattachement au dernier prétendant carolingien permit à certains auteurs comme Gilles de Paris14 de mettre en avant le thème du retour de la royauté à la dynastie carolingienne avec son fils Louis VIII de FranceNote 1. André de Marchiennes, clerc du monastère de MarchiennesNote 2, écrivit une histoire des rois français et de leur succession dans laquelle il retrace l'ascendance carolingienne et de Louis et affirme que les Carolingiens sont revenus sur le trône en la personne de Louis VIII15. Cette doctrine du reditus regni ad stirpem Karoli Magni, liée à la prophétie de saint Valery, a été étudiée par Karl Ferdinand Werner16.

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Adèle de Champagne

1 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Adèle de Champagne

Une reine importante qui en se mariant avec Louis VII de France donne naissant à un roi d'une grande importance pour la lignée capétienne : Philippe II de France "dit Philippe Auguste".

Adèle ou Alix ou Alice de Champagne, née vers 1140 et morte le 4 juin 1206 à Paris, est reine des Francs par son mariage avec Louis VII de France. Elle est fille du comte de Champagne et de Blois Thibaut IV et de Mathilde de Carinthie.

Elle est donc la sœur du comte de Champagne Henri Ier le Libéral, du comte de Blois Thibaut V, de Guillaume aux Blanches Mains, archevêque de Reims, et d'Étienne, comte de Sancerre.

Adèle de Champagne devient la troisième épouse de Louis VII le 13 novembre 1160 et est sacrée le jour-même. Ce dernier n'a pas eu de fils de ses deux premiers mariages, le premier avec Aliénor d'Aquitaine qu'il avait fait annuler en 1152 et le second avec Constance de Castille, morte en 1160.

Elle donne au roi deux enfants :

Sa position de mère de l'héritier tant attendu lui donne une influence importante sur son mari et lui permet de favoriser sa famille. Ses frères Henri Ier de Champagne et Thibaut V de Blois deviennent en 1164 les gendres du roi en épousant respectivement Marie et Alix de France, filles de Louis VII et d'Aliénor d'Aquitaine, et son troisième frère Guillaume aux Blanches Mains est pourvu du diocèse de Chartres en 1164.

Avec la maladie du roi, son fils Philippe est sacré roi le 1er novembre 1179 et associé au trône. Une lutte de pouvoir éclate entre la reine et son fils et Philippe négocie son mariage avec Isabelle de Hainaut pour se ménager des alliés au sein des comtes de Flandre et de Hainaut et contrebalancer l'influence du clan de Blois-Champagne. Louis VII meurt le 18 septembre 1180 et Philippe lui succède. Il se réconcilie avec sa mère, qui tente de rompre le mariage avec Isabelle, mais la naissance d'un héritier fait échouer ses manœuvres.

Lors de son absence en croisades, Philippe Auguste lui confie la régence du royaume. Au retour du roi, en 1192, la reine Adèle s'efface et participe à la fondation d'abbayes, telle l'abbaye du Jard. Elle meurt en juin 1206 et est inhumée dans l'église de l'abbaye de Pontigny, près d'Auxerre.

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Aliénor d'Aquitaine

31 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Aliénor d'Aquitaine

La chronique scandaleuse s'est emparée très tôt du personnage d'Aliénor d'Aquitaine. Les Français lui auraient-ils gardé rancune d'avoir abandonné la couronne de France pour celle d'Angleterre. Cette réputation fâcheuse masque pourtant une personnalité hors pair. Admirablement attentive à son temps, toujours prête à faire face aux situations de crise, elle se montra capable d'organiser la défense d'une forteresse, d'administrer non seulement son duché, mais tout un royaume, et de prévoir l'importance qu'allait prendre, au xiiie siècle, la bourgeoisie des villes.

Aliénor d’Aquitaine, dite également Éléonore d'Aquitaine ou de Guyenne, née vers 1122 ou 11241,2 et morte le 31 mars ou le 1er avril 12043, à Poitiers4 et non à l'abbaye de Fontevraud5,6, a été tour à tour reine des Francs, puis d’Angleterre.

Duchesse d’Aquitaine, elle occupe une place centrale dans les relations au XIIe siècle entre les royaumes de France et d’Angleterre : elle épouse successivement le roi de France Louis VII, à qui elle donne deux filles, puis Henri Plantagenêt, le futur roi d’Angleterre Henri II, renversant ainsi le rapport des forces en apportant ses terres à l’un puis à l’autre des deux souverains. À la cour fastueuse qu'elle tient en Aquitaine, elle favorise l'expression poétique des troubadours en langue d'oc. À compter de son premier mariage pendant lequel elle a participé à la deuxième croisade, elle joue un rôle politique important dans l’Occident médiéval.

Aliénor d'Aquitaine est la fille aînée de Guillaume X, duc d’Aquitaine, lui-même fils de Guillaume IX le Troubadour, et d’Aénor de Châtellerault, fille d'Aymeric Ier de Châtellerault, un des seigneurs vassaux de Guillaume X.
Aliénor, « l'autre Aénor » en langue d'oc, est ainsi nommée en référence à sa mère Aénor. Le prénom devient Éléanor ou Élléonore en langue d'oïl, Eleanor ou Ellinor en anglais7.

Elle reçoit l'éducation soignée d'une femme noble de son époque à la cour d’Aquitaine, l’une des plus raffinées du XIIe siècle, celle qui voit naître l’amour courtois (le fin amor), entre les différentes résidences des ducs d’Aquitaine : Poitiers, Bordeaux, le château de Belin où elle serait née, soit encore dans un monastère féminin8. Elle apprend le latin, la musique et la littérature, mais aussi l'équitation et la chasse.

Elle devient l’héritière du duché d'Aquitaine à la mort de son frère Guillaume Aigret, en 11309. Lors de son quatorzième anniversaire (1136), les seigneurs d’Aquitaine lui jurent fidélité. Son père meurt à trente-huit ans (1137), le Vendredi saint au cours d’un pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle épouse alors l’héritier du roi de France Louis VI le Gros, le futur Louis VII. Deux versions sur la conclusion de ces noces sont possibles : soit, craignant que sa fille soit enlevée (et épousée) par un de ses vassaux ou de ses voisins, le duc Guillaume avait proposé à son suzerain le roi de France, avant de mourir, d’unir leurs héritiers, soit le roi fait jouer la tutelle féodale que le suzerain détient sur l'orpheline héritière d'un de ses vassaux, et la marie à son fils10 (situation qui rappelle le « mariage oblique » décrit par les ethnologues)11. Le domaine royal s'accroît de ces terres entre Loire et Pyrénées ; mais le duché d’Aquitaine n’est pas rattaché à la Couronne de France, Aliénor en reste la duchesse. L'éventuel fils aîné du couple sera titré roi de France et duc d’Aquitaine, la fusion entre les deux domaines ne devant intervenir qu’une génération plus tard.

Les noces entre Aliénor et le futur Louis VII, roi de France ont lieu le 25 juillet 1137 dans la cathédrale Saint-André de Bordeaux. Comme de coutume, les festivités de mariage durent plusieurs jours, au Palais de l'Ombrière à Bordeaux, et se répètent tout au long du voyage vers Paris. La nuit de noces a lieu au château de Taillebourg. Les époux sont couronnés ducs d’Aquitaine à la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers (aujourd’hui remplacée par une cathédrale gothique) le 8 août12. Ils apprennent la mort du roi Louis VI quelques jours plus tard, pendant leur voyage.

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Adélaïde de Savoie

30 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Elle donne naissance à travers son fils Louis VII à deux grands roi dont les descendants ont fait la grandeur de la France, mais nous verrons ça plus tard.

Adélaïde de Savoie, Alix ou Adélaïde de Maurienne1 (vers 1100 - † 18 novembre 1154, à Montmartre), reine des Francs, est la fille du comte Humbert II de Savoie et de Gisèle de Bourgogne, cette dernière étant la fille du comte Guillaume Ier de Bourgogne et la sœur du pape Calixte II.

Entre le 25 et le 30 mars 1115 (sûrement le 28 qui est un dimanche), selon le médiéviste, Andrew W. Lewis2, elle épouse, à Paris, en premières noces, le roi Louis VI le Gros, au passé mouvementé, mais qui à l'âge de 35 ans aspire à une vie calme.

Avec Adélaïde de Savoie, une branche des Bosonides3 se fonde dans les Capétiens, c'est une femme réputée laide4 mais attentive et pieuse. Elle eut sept fils et deux filles :

  1. Philippe (1116-1131), à ne pas confondre avec son frère du même nom, mort des suites d'une chute de cheval.
  2. Louis VII le Jeune (1120-1180), roi de France.
  3. Henri (1121/1123-1175), sans alliance ni postérité, évêque de Beauvais (1149-1161) puis archevêque-duc de Reims (1162-1175)
  4. Hugues (v. 1122, mort jeune)
  5. Robert Ier de Dreux (v. 1124/1126-1188), dit Robert le Grand, comte de Dreux (1137-1184), comte du Perche
  6. Pierre Ier de Courtenay (v. 1126- v. 1182), marié vers 1150 avec Élisabeth de Courtenay (v. 1135-1205), dame de Courtenay.
  7. Constance de France (v. 1128-1177), épouse (1) en 1140 Eustache IV (1127-1153), dit Eustache de Blois, comte de Boulogne - sans postérité connue - épouse (2) en 1154 Raymond V (1134-1194), comte de Toulouse
  8. Philippe (v. 1132/1133-1161)5, à ne pas confondre avec son frère aîné du même nom - sans alliance ni postérité. Nommé évêque de Paris, il refusa le poste et resta archidiacre.
  9. une fille morte jeune, inhumée à Saint-Victor de Paris.

Robert Ier de Dreux et Pierre Ier de Courtenay, sont les souches de deux importantes lignées.

Après la mort du roi en 1137, d'un excès de bonne chère, elle fait un second mariage avec le connétable Mathieu Ier de Montmorency, dont elle eut une fille.

En 1153, elle obtient de son mari, de se retirer à l'abbaye de Montmartre qu'elle avait fondée avec son fils le roi Louis VII, et y meurt le 18 novembre 1154. Son tombeau est en l'église Saint-Pierre-de-Montmartre.

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