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Marie Leszczynska

19 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Marie Leszczynska ou Marie Leczinska1 (prononcé [lɛɡzɛ̃ska]), en polonais Maria Leszczyńska ([lɛʃ't͡ʃɨɲska]), née le 23 juin 1703 à Trzebnica et morte le 24 juin 1768 à Versailles, est une aristocrate2 polonaise, fille du roi de Pologne (1704-1709) Stanislas Leszczynski, reine de France par son mariage avec Louis XV en 1725.

Elle est la dernière reine de France à mourir avec sa couronne et la dernière à être pleurée par les Français qui l'avaient surnommée « notre bonne Reine ».

La reine Marie avait commencé à s'aliéner son époux dès le début de son mariage en se mêlant de politique, malgré les mises en garde de son père. N'étant pas née à la cour, ne connaissant pas encore tout à fait les usages ni l'étiquette de Versailles, elle « convoque » le roi dans ses appartements pour lui demander de conserver le ministère à son bienfaiteur, l'impopulaire duc de Bourbon qui risquait alors la disgrâce. Dès cet instant, elle perdra toute influence politique sur son mari (1726).

En 1733, elle soutient les efforts de son père qui tente de remonter sur le trône de Pologne (guerre de Succession de Pologne).

Lettre de Fleury à la reine et réponse de celle-ci sur la partie gauche de la feuille, 30 avril 1736 (Archives nationales).

Petit à petit, Louis XV délaisse complètement cette épouse effacée qui entre dans la vieillesse, notamment à partir du moment où elle lui refuse l'entrée de sa chambre, par crainte d'une onzième grossesse qui, selon les médecins, lui aurait été fatale ; ce qu'elle n'ose révéler à son mari (1738). Malgré une réconciliation maladroite après la maladie du roi à Metz en 1744, ce délaissement sera définitif.

Marie Leszczyńska passe les vingt dernières années de sa vie à Versailles. Comme elle n'a aucune influence, les ambitieux ne la recherchent pas. Elle vit entourée d'un cercle restreint de courtisans fidèles : « La maison de la reine était formée de gens d'esprit, de conditions sociales diverses, sur le modèle des fameux salons parisiens si caractéristiques de l'époque ».

Marie demeurera pourtant très attachée à son époux5 et réussit à s'adapter à la vie de Versailles : elle se fait instruire sur les questions de cérémonial et d'étiquette et assume ses devoirs de représentation lors des fréquentes absences du roi, à la chasse ou ailleurs.

Grande amatrice de musique et de peinture (elle peint elle-même des aquarelles), elle est la véritable mécène de la culture à la cour. Elle contribue, avec sa bru Marie-Josèphe de Saxe, à faire venir à Versailles des artistes de renom, comme le castrat Farinelli en 1737, qui lui donne des cours de chant, ou le jeune prodige Wolfgang Amadeus Mozart en 1764 avec qui, au grand étonnement de la cour, elle s'entretient en allemand, car elle est polyglotte.

Confrontée à l'adultère du roi, elle garde discrétion et dignité, entretenant même pendant vingt ans des relations cordiales avec la plus célèbre des maîtresses de son royal époux, la Marquise de Pompadour. Talleyrand note, cependant, que « ses vertus [ont] quelque chose de triste qui ne port[e] à aucun entraînement vers elle ». Après la désaffection de Louis XV, elle se réfugie dans l'affection pour ses enfants qui tentaient maladroitement de prendre son parti et pour son père, qui venait la visiter souvent et lui conseillait la patience et la soumission – tout en confiant à son entourage que sa femme et sa fille étaient « les princesses les plus ennuyeuses du monde ».

Elle obtiendra de Louis XV, le roi cherchant peut-être à se faire pardonner, un grand appartement privé6, où elle pourra mener une vie plus calme et moins tournée vers l'apparat. Un groupe d'amis se forme autour d'elle, dont le couple de Luynes. Elle dispose alors d'une cassette de 96 000 livres, somme assez médiocre pour une Reine, à affecter à son divertissement, à ses aumônes et à son jeu. Cette passion pour le jeu (surtout pour le cavagnole) lui vaudront d'ailleurs quelques dettes, qui seront épongées par le roi, ou par son père Stanislas.

Elle s'éteint le 24 juin 1768, à Versailles. Son corps est inhumé à la Basilique Saint-Denis, tandis que son cœur repose auprès de ses parents, en l'église Notre-Dame-de-Bonsecours de Nancy7.

Descendance

Maria Leszczyńska avec le Dauphin (vers 1730).

Marie Leszczyńska eut de Louis XV de France dix enfants8 :

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Anne d'Autriche

19 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Anne d'Autriche (en espagnol Ana María Mauricia de Austria y Austria)12, infante d’Espagne, infante de Portugal, archiduchesse d’Autriche, princesse de Bourgogne et princesse des Pays-Bas, née le 22 septembre 1601 à Valladolid en Espagne et morte le 20 janvier 1666 à Paris d’un cancer du sein, est reine de France et de Navarre de 1615 à 1643 en tant qu’épouse de Louis XIII, puis régente de ces deux royaumes pendant la minorité de son fils (de 1643 à 1651).

Elle est la fille du roi Philippe III (1578-1621), roi d’Espagne (1598-1621) et de l’archiduchesse Marguerite d'Autriche-Styrie (1584-1611). Elle est la mère de Louis XIV, le « roi Soleil », et de Philippe, duc d’Orléans.

Un mariage politique

L'échange des princesses à la frontière pyrénéenne, Anne d'Autriche (à droite) part épouser le roi de France, tandis que Élisabeth de France (à gauche) part épouser le roi d'Espagne, par Pierre Paul Rubens, en 1622, musée du Louvre

C'est la Cour espagnole qui prend l'initiative de proposer le double mariage franco-espagnol5. Henri IV qui considère les Habsbourg comme ennemi héréditaire, tergiverse et songe plutôt à marier son héritier à Nicole de Lorraine, héritière des Duchés de Lorraine et de Bar, ce qui donnerait naturellement pour frontières à la France le massif vosgien (sans parler de la riche production de sel). Mais à sa mort, sa veuve, Marie de Médicis, soutenue par le parti dévot, assume un retournement de politique, faisant de l'alliance espagnole un gage de paix entre les deux grandes puissances catholiques. De son côté Philippe III espère que la présence de sa fille à la Cour de France sera un atout pour soutenir les intérêts de l'Espagne et donne à sa fille des instructions secrètes6.

Fiancée à l'âge de dix ans, Anne épouse par procuration du duc de Lerme, le 18 octobre 1615 à Burgos, Louis XIII, fils de Henri IV, roi de France et roi de Navarre, et de Marie de Médicis. Le même jour, à Bordeaux, Élisabeth, sœur de Louis XIII, épouse par procuration du duc de Guise l'infant Philippe, frère d'Anne, futur Philippe IV d'Espagne. Les princesses ont ensuite été "échangées" sur l'île des Faisans, située sur la Bidassoa, près d'Hendaye. Le véritable mariage en France d'Anne d'Autriche et Louis XIII est célébré à Bordeaux le 21 novembre suivant.

Bien que les jeunes mariés n'aient que quatorze ans, Marie de Médicis, alors régente, ne veut pas qu'on puisse remettre en question cette union et s'ingénie à ce que ce mariage soit immédiatement consommé, ceci, pour des raisons politiques. Cependant, du fait de l'inexpérience des mariés, la nuit de noces semble s'être assez mal passée7.

Le jeune roi l'a vécue comme une véritable humiliation. Il en gardera longtemps rancune contre sa mère, mais surtout, il ne s'approchera plus de son épouse pendant les quatre années suivantes8.

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Marie de Médicis

18 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Marie de Médicis et Louis XIII
Marie de Médicis et Louis XIII

Marie de Médicis (en italien Maria de' Medici), née le 26 avril 1575 à Florence2 et morte le 3 juillet 1642 à Cologne, est une reine de France et de Navarre de 1600 à 1610 par son mariage avec Henri IV. Veuve en 1610, elle assure la Régence au nom de son fils, Louis XIII, jusqu'en 1614. Elle devient alors chef du Conseil du Roi à la suite du lit de justice du 2 octobre 1614, et ce jusqu'en 1617, date de la prise de pouvoir de son fils.

Marie est le sixième enfant de François Ier de Médicis (15411587), grand-duc de Toscane, et de Jeanne d'Autriche (15481578), archiduchesse d'Autriche, fille de Ferdinand Ier du Saint-Empire et d’Anne Jagellon.

Elle passe une enfance triste et solitaire, au palais Pitti car elle est orpheline de mère à 5 ans et de père à 12 ans. Son oncle Ferdinand Ier de Médicis monte sur le trône de Toscane et épouse Christine de Lorraine, petite-fille de la reine de France Catherine de Médicis. Nonobstant son désir de donner un héritier à sa dynastie, il fait donner à ses neveux et nièces orphelins une bonne éducation. Marie apprécie particulièrement les disciplines scientifiques et notamment les sciences naturelles, et se passionnera pour les bijoux, les pierres précieuses.

Proche des artistes de sa Florence natale, elle est formée au dessin par Jacopo Ligozzi, où elle se montre très douée ; elle joue aussi de la musique (chant et pratique de la guitare et du luth), apprécie le théâtre et la danse.

Physiquement, elle devient une femme de belle prestance, grande, grasse. Elle a le teint blanc, de petits yeux et des cheveux châtains.

Très dévote, elle est réputée avoir peu de jugement et de largeur d'esprit et, intellectuellement, dépendre terriblement de son entourage. Indolente et nonchalante, elle a pour seuls compagnons ses deux sœurs, Anne et Éléonore, et un frère. Son frère et sa sœur Anne mourront tous deux très jeunes, il ne lui restera que sa sœur aînée Éléonore qui, quelques années plus tard, sera mariée au duc de Mantoue. Après le mariage de sa sœur, il ne lui restera pour seul compagnon de jeux que son cousin germain Virginio Orsini sur qui elle reporte toute son affection.

La richesse des Médicis attire vers Marie de nombreux prétendants, notamment le comte de Vaudémont, frère cadet de Christine de Lorraine, grande-duchesse de Toscane, mais surtout tante et tutrice de Marie.

Mais un parti plus prestigieux se présente, le roi de France Henri IV.

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Margueritte de France

17 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Margueritte de France

Je vous présente maintenant une princesse de la branche Valois-Angoulême en la présence de Marguerite de France que beaucoup connaissance sous le nom de reine Margot

Marguerite de France ou Marguerite de Valois, dite la reine Margot, est une princesse de la branche dite de Valois-Angoulême de la dynastie capétienne, née le 14 mai 1553 et morte le 27 mars 1615.

Par son mariage avec Henri de Navarre (futur roi de France Henri IV), elle devint reine de France et de Navarre lors de l'accession au trône de son mari dont elle fut démariée en 1599. Elle était la fille du roi Henri II et la sœur des rois François II, Charles IX et Henri III.

Son mariage qui devait célébrer la réconciliation des catholiques et des protestants fut terni par le massacre de la Saint-Barthélemy et la reprise des troubles religieux qui s'ensuivirent.

Dans le conflit qui opposa le roi Henri III aux Malcontents, elle prit parti pour François d'Alençon son frère cadet. Sa participation aux complots de la cour lui valut l'aversion profonde du roi qui l'assigna longtemps à résidence à la cour.

En tant qu'épouse du roi de Navarre, elle joua également un rôle pacificateur dans les relations orageuses entre son mari et la monarchie. Ballotée entre les deux cours, elle s'efforça de mener une vie conjugale heureuse mais la stérilité de son couple et les tensions politiques propres aux guerres de religion eurent raison de son mariage. Malmenée par un frère ombrageux, rejetée par un mari léger et opportuniste, elle choisit en 1585 la voie de l'opposition. Elle prit le parti de la Ligue et fut contrainte de vivre en Auvergne dans un exil qui dura vingt ans.

Femme de lettres reconnue, esprit éclairé, mécène extrêmement généreuse, elle joua un rôle considérable dans la vie culturelle de la cour, en particulier après son retour d'exil en 1605. Elle fut un vecteur de la pensée néoplatonicienne qui prône notamment la suprématie de l'amour platonique sur l'amour physique.

Au XIXe siècle, sa vie a donné naissance au mythe de la Reine Margot, d'après le surnom popularisé par Alexandre Dumas dans son roman éponyme.

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Claude de France

17 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Portrait de Claude de France réalisé trente ans après sa mort dans le Livre d'heures de Catherine de Médicis1.
Portrait de Claude de France réalisé trente ans après sa mort dans le Livre d'heures de Catherine de Médicis1.

Aujourd'hui Claude de France ( Romorantin, 13 octobre 1499 - Blois, 20 juillet 1524) fille de Louis XII et de Anne de Bretagne devient reine de France en épousant François 1er le 18 Mai 1514(qui était son cousin) avec qui elle a 7 enfants

À propos de la reine Claude de France, Brantôme a écrit :

« Il faut parler de madame Claude de France, qui fust très bonne et très charitable, et fort douce à tout le monde, et ne fist jamais desplaisir ny mal à aucun de sa court ny de son royaume. Elle fust aussy fort aymée du roy Louys, et de la royne Anne, ses pere & mere, et estoit leur bonne fille et la bien-aymée, comme ilz luy monstrarent bien; car amprès que le roy fust paisible duc de Milan, ilz la firent déclarer et proclamer en sa court de parlement de Paris, à huys ouverts, duchesse des deux plus belles duchez de la chrestienté, qui estoient Milan et Bretaigne, l’une venant du pere et l’autre de la mere. Quelle heritiere! s’il vous plaist. Ces deux duchez joinctes ensemble eussent bien faict un beau royaume11 »

On a suggéré qu'elle était peut-être représentée sur la fameuse tapisserie de La Dame à la licorne14. La variété de prunes appelée Reine-Claude lui doit son nom.

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Anne de Bretagne

15 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Anne de Bretagne, née le 25 janvier 1477 à Nantes et morte le 9 janvier 1514 (à 36 ans) à Blois, est duchesse de Bretagne et comtesse de Montfort (1488-1514) et d'Étampes (1512-1514) et, par ses mariages, archiduchesse d'Autriche, reine consort de Germanie (1490-1491), puis de France (1491-1498), puis de nouveau reine de France (1499-1514) et de Naples (1501-1503) et duchesse consort de Milan (1499-1500) et (1500-1512).

Elle était la fille de François II (1435-1488), duc de Bretagne, et de sa seconde épouse Marguerite de Foix (v. 1449-1486), princesse de Navarre.

Elle est un enjeu central dans les luttes d’influence qui aboutiront après sa mort à l’union de la Bretagne à la France. Elle a également été élevée dans la mémoire bretonne en un personnage soucieux de défendre le duché face à l'appétit de ses voisins.

Dès la mort de Charles VIII, héritière des droits des rois de France sur la Bretagne, elle reprend la tête de l'administration du duché de Bretagne. Elle restaure notamment la chancellerie de Bretagne au profit du fidèle Philippe de Montauban, nomme lieutenant général de Bretagne son héritier Jean de Chalon, convoque les États de Bretagne, émet un monnayage à son nom (une monnaie d'or à son effigieNote 9)17. Elle nomme aussi responsable du château de Brest son écuyer Gilles de Texue.

Parmi ses poètes de cour, il faut rappeler l'humaniste Fauste Andrelin de Forlì, le chroniqueur Jean Lemaire de Belges et le rhétoriqueur français Jean Marot18. Elle y prend également à son service les musiciens les plus célèbres de son temps, Johannes Ockeghem, Antoine de Févin, Loyset Compère, Jean Mouton19. Anne de Bretagne est sans aucun doute la première reine de France à apparaître comme une mécène recherchée par les artistes et auteurs de son époque20.

Médaille d'Anne de Bretagne réalisée pour son passage à Lyon en 1499

Trois jours après la mort de son époux, le principe du mariage avec Louis XII est acquis21, à la condition que Louis obtienne l'annulation de son mariage avant un an. Elle retourne pour la première fois en Bretagne en octobre 1498, après avoir échangé une promesse de mariage avec Louis XII à Étampes le 19 août, quelques jours après le début du procès en annulation de l’union entre Louis XII et Jeanne de France22.

Le contrat de son troisième mariage, en 1499 est conclu dans des conditions radicalement différentes du second. À l'enfant vaincue a succédé une jeune reine douairière et duchesse souveraine désormais incontestée, en face de qui l'époux est un ancien allié, ami et prétendant. Contrairement aux dispositions du contrat de mariage avec Charles VIII, le nouveau lui reconnaît l'intégralité des droits sur la Bretagne comme seule héritière du duché et le titre de duchesse de Bretagne. Le contrat affirme aussi clairement que le duché de Bretagne reviendra au deuxième enfant, mâle ou femelle « et s'il avenoit que d'eux deux en ledit mariage n'issist ou vinst qu'un seul enfant masle, que cy-après issent ou vinssent deux ou plusieurs enfans masles ou filles, audit cas, ils succéderont pareillement audit duché, comme dit est »23,24. Une clause qui ne sera pas respectée par la suite. Renée sera déshéritée au profit de son ainée, Claude de France, et surtout de son mari : François Ier. Pour le moment, le pouvoir régalien en Bretagne est exercé par Louis XII, qui prend alors le titre de duc consort, quoique les décisions soient prises au nom de la duchesse. Anne vit à Blois où la présence de la duchesse de Bretagne est partout signée. Elle fait édifier le tombeau de ses parents en la cathédrale de Nantes (où son cœur reviendra également selon ses dernières volontés) avec les symboles des 4 vertus : prudence, force, tempérance, justice, qu'elle aura toujours essayé de porter. Tous les arts italiens seront appréciés par cette reine de plus en plus cultivée. Durant la maladie de Louis XII elle fait un tour de la Bretagne (mais pas le Tro Breizh, contrairement à ce qui est souvent raconté1) et les Bretons peuvent lui savoir gré d'avoir aussi longtemps que possible, maintenu les impôts seulement sur les états, les octrois sur les pays et les jugements également sur les pays.

Leur fille Claude de France, héritière du duché, est fiancée à Charles de Luxembourg en 1501, pour faciliter la conduite de la 3e guerre d’Italie en renforçant ainsi l’alliance espagnole, et pour convenir au dessein d'Anne de lui faire épouser le petit-fils de son premier mari Maximilien d'Autriche. Ce contrat de mariage est signé le 10 août 1501 à Lyon par François de Busleyden, archevêque de Besançon, Guillaume de Croÿ, Nicolas de Rutter et Pierre Lesseman, les ambassadeurs du roi Philippe Ier de Castille le Beau, père de Charles de Luxembourg. Les fiançailles sont annulées quand le risque d'encerclement plus complet du royaume peut être évité par l’absence d’un dauphin, à qui le contrat de mariage de Louis et Anne aurait interdit d'hériter de la Bretagne. C’est désormais au futur François Ier que sa fille est fiancée. Anne refusera jusqu'au bout ce mariage, qui aura lieu quatre mois après sa mort, et tentera de revenir à l'alliance matrimoniale avec le futur Charles Quint. C'est à ce moment qu'elle commence son « tour de Bretagne », visitant bien des lieux qu’elle n’avait jamais pu fréquenter enfant. Officiellement il s'agit d'un pèlerinage aux sanctuaires bretons mais en réalité il correspond à un voyage politique et un acte d'indépendance qui vise à affirmer sa souveraineté sur ce duché. De juin à septembre 1505, ses vassaux la reçoivent fastueusement. Elle en profite pour s'assurer de la bonne collecte des impôts et se faire connaître du peuple à l'occasion de festivités, de pèlerinages et d'entrées triomphales dans les villes du duché25.

De son mariage avec Charles VIII elle eut de nombreuses fausses couches et six enfants, tous morts en bas âge:

  • Charles-Orland de France (1492 - 1495), mort de la rougeole à 3 ans.
  • François (Courcelles, août 1493 - idem), né à deux mois de son terme, inhumé en l'église Notre-Dame de Cléry
  • N, fille mort-née (printemps 1495)
  • Charles de France (1496)
  • François de France (1497 - 1498)
  • Anne (20 mars 1498)

Des quatre enfants issus de son mariage avec Louis XII, seules survécurent :

Par Claude de France, dont la fille aînée Marguerite a épousé le duc de Savoie, Anne de Bretagne est l'ancêtre de Victor-Emmanuel de Savoie, actuel prétendant au trône d'Italie. Par son petit-fils Henri II de France, Anne est aussi l'ancêtre de Charles de Habsbourg-Lorraine, actuel prétendant au trône d'Autriche-Hongrie.

Par Anne d'Este, fille aînée de Renée de France, Anne de Bretagne eut également descendance, notamment dans la Maison de Guise et celle de Savoie-Nemours.

Anne de Bretagne
Anne de Bretagne
Anne de Bretagne
Anne de Bretagne
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Catherine de Médicis

12 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Catherine de Médicis

Catherine de Médicis est née le 13 avril 1519 à Florence (Florence) sous le nom de Caterina Maria Romola di Lorenzo de' Medici et morte le 5 janvier 1589 à Blois (France).

Fille de Laurent II de Médicis (1492-1519), duc d'Urbino, et de Madeleine de la Tour d'Auvergne (1495-1519), elle grandit en Italie d'où elle est originaire par son père. À la mort de ses parents, elle hérite du titre de duchesse d'Urbino, puis de celui de comtesse d'Auvergne à la mort de sa tante Anne d'Auvergne en 1524.

Par son mariage avec le futur Henri II, elle devient Dauphine et duchesse consort de Bretagne de 1536 à 1547, puis reine de France de 1547 à 1559. Mère des rois François II, Charles IX, Henri III, des reines Élisabeth (reine consort d'Espagne) et Marguerite (dite « la reine Margot »), elle gouverne la France en tant que reine-mère et régente de 1560 à 1563.

Catherine de Médicis est une figure emblématique du XVIe siècle. Son nom est irrémédiablement attaché aux guerres de Religion opposant catholiques et protestants. Partisane d'une politique de conciliation, elle est l'instauratrice en France de la liberté de conscience pour les protestants, et a de nombreuses fois tenté de faire accepter le concept de tolérance civile.

Une légende noire persistante la dépeint comme une personne acariâtre, jalouse du pouvoir, ne reculant devant aucun crime pour conserver son influence. Aujourd'hui, la tendance historiographique la réhabilite, et reconnaît en elle une des plus grandes reines de France. Néanmoins, son rôle dans le massacre de la Saint-Barthélemy contribue à en faire une figure controversée.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_de_M%C3%A9dicis

Dans notre mémoire collective, Catherine de Médicis a très mauvaise réputation. La ruse et le machiavélisme auraient inspiré sa politique. Le poison et l'assassinat auraient été ses moyens de gouvernement. Femme et étrangère, elle était toute désignée à la vindicte. La veuve vêtue de noir, dominant et manipulant ses fils, responsable de la Saint-Barthélemy, aurait été la plus maléfique des reines de France. Le livre de Jean-François Solnon balaie la légende et brosse le portrait d'une femme courageuse. Sa grande passion fut le pouvoir : elle l'exerça trente années durant, au milieu des guerres civiles, toujours soucieuse de préserver l'unité du royaume et de rétablir l'harmonie entre les Français malgré les rivalités religieuses. " Le seul homme de la famille ", a-t-on dit d'elle. On ajoutera : " Une femme qui fut un roi. "

Dans notre mémoire collective, Catherine de Médicis a très mauvaise réputation. La ruse et le machiavélisme auraient inspiré sa politique. Le poison et l'assassinat auraient été ses moyens de gouvernement. Femme et étrangère, elle était toute désignée à la vindicte. La veuve vêtue de noir, dominant et manipulant ses fils, responsable de la Saint-Barthélemy, aurait été la plus maléfique des reines de France. Le livre de Jean-François Solnon balaie la légende et brosse le portrait d'une femme courageuse. Sa grande passion fut le pouvoir : elle l'exerça trente années durant, au milieu des guerres civiles, toujours soucieuse de préserver l'unité du royaume et de rétablir l'harmonie entre les Français malgré les rivalités religieuses. " Le seul homme de la famille ", a-t-on dit d'elle. On ajoutera : " Une femme qui fut un roi. "

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Charlotte de Savoie

12 Août 2015 , Rédigé par gentle13

Revenons à nos moutons, continuons notre voyage à travers le moyen âge, toutes ces reines, du moins certaines ont contribué par leur présences et leur intelligences à faire de notre pays ce qu'il est devenu.

Charlotte de Savoie (11 novembre 1441 - 1er décembre 14831,2), princesse de la maison de Savoie, fille de Louis Ier, duc de Savoie, devenue dauphine (1451), puis reine de France (1461) par son mariage avec le futur Louis XI.

La date de naissance de Charlotte de Savoie paraît mal établie. Le Dictionnaire de Biographie française se contente d'une approximation – « vers 1442 » – mais Pierre de Vaissière3 va jusqu'à faire naître la reine en 1445. Mère d'un premier enfant en 1458, Charlotte n'aurait pu avoir moins de 16 ou 17 ans, et ne peut donc être née en 1445. En outre, Samuel Guichenon4 prouve que Charlotte fut d’abord fiancée au duc de Saxe Frédéric, fils aîné de Frédéric II de Saxe, par contrat signé à Lausanne le 11 mars 1443 dans lequel Charlotte est dite « secundogenita illustris principis ... Ludovici Dei gratia Ducis Sabaudiae » : elle était donc déjà née, seconde fille du duc Louis Ier de Savoie. Le fiancé était Frédéric de Saxe (1439-1451), fils de Frédéric II le “doux” (1412-1464), prince-électeur de Saxe ; or l’âge de la consommation du mariage est fixé pour Frédéric à 15 ans (ce qui nous mène en 1454) et celui de Charlotte, à 12 ans : Charlotte serait donc née en 1442 (ou fin 1441). Refiancée à Louis dauphin, futur Louis XI, le contrat fut signé le 28 janvier 14515 ; elle n’a alors pas encore les 12 ans requis.

Elle donne naissance à huit enfants dont seulement trois ont atteint l'âge adulte : Anne de France (future Anne de Beaujeu et régente du royaume), Sainte Jeanne de France, future épouse de Louis XII et le futur Charles VIII. Louis XI veillera à l'éducation de son fils Charles, et Charlotte à l'éducation de ses filles.

Enfants :

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Saint Louis

12 Août 2015 , Rédigé par gentle13 Publié dans #mes lectures

Saint Louis
Le 25 août 1270, Louis IX meurt devant Carthage. Le lent et solennel convoi funèbre qui ramène jusqu'à Saint-Denis les ossements du saint Roi semble présager, avec ses étapes tragiques, l'assombrissement qui va suivre. Et curieusement le déclin des mentalités précède les grandes catastrophes dont sera victime, au cours du XIVe siècle, le royaume de France. S'il est un temps en effet pour lequel on peut employer sans crainte d'exagération les termes trop souvent galvaudés de mutation, d'évolution, de tournant de l'Histoire, c'est bien celui qui suit immédiatement le règne de Saint Louis. À une époque lumineuse, celle que peuvent symboliser pour nous les vitraux de la Sainte-Chapelle, succède un long et angoissant crépuscule.
Ce déclin touche le régime même de la féodalité et les usages régissant alors les relations des hommes entre eux et avec la terre qui les fait vivre; il frappe aussi les fondements de la pensée ou de l'expression artistique. Des changements profonds s'amorcent qui transformeront le visage de l'Occident.

Peut-être un sommet avait-il été atteint, après lequel le déclin était inévitable ? C'est en tout cas l'occasion de constater à quel point sont impliqués et indissolublement liés dans l'Histoire l'homme et l'événement.

Peut-on parvenir au saint Louis vraisemblable ? Telle est la question que se pose Le Goff. Dans cette optique, les témoignages, ceux de Joinville entre autres, font l'objet d'une étude attentive. On découvre alors non un saint roi au destin tout tracé mais un homme en proie à des incertitudes et à des contradictions. La très grande familiarité - l'intimité pourrait-on dire - de l'auteur avec son objet d'étude, lui donnent épaisseur et vie. Le Goff pourtant nous dit être parti d'un problème plus que d'un homme : pourquoi et comment écrire une biographie historique ? De nombreuses réflexions sur le travail de l'historien, sur l'intérêt de la biographie traversent ainsi l'oeuvre.

Tout en redonnant ses lettres de noblesse à ce genre historique, Le Goff réussit à dépasser l'image, forgée par la tradition, d'un roi figé dans sa sainteté. --Gaëtane Guillo

Qui fut Saint Louis ? Peut-on le connaître et, Joinville aidant, entrer dans son intimité ? Peut-on le saisir à travers toutes les couches et les formations de mémoires attachées à construire sa statue et son modèle ? Problème d’autant plus difficile que, la légende rejoignant pour une fois la réalité, l’enfant roi de douze ans semble avoir été dès le départ programmé, si l’on ose dire, pour être ce roi idéal et unique que l’histoire en a fait.

Cette étude approfondie ne se veut – c’est ce qui fait sa puissante originalité – ni la France de Saint Louis ni Saint Louis dans son temps, mais bien la recherche, modeste et ambitieuse, tenace et constamment recommencée, de l’homme, de l’individu, de son moi, dans son mystère et sa complexité. Ce faisant, c’est le pari de fondre dans la même unité savante et passionnée le récit de la vie du roi et l’interrogation qui, pour l’historien, le double, l’habite et l’autorise : comment raconter cette vie, comment parler de Saint Louis, à ce point absorbé par son image qu’affleure la question provocatrice Saint Louis a-t-il existé ?.

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La Vie de Saint Louis

11 Août 2015 , Rédigé par gentle13 Publié dans #mers lectures

La Vie de Saint Louis

Le livre de Joinville est l'un des textes historiques les plus intéressants et les plus attachants que nous ait laissés le Moyen Age. L'auteur raconte ce qu'il a personnellement connu du règne de saint Louis (1226-1270), essentiellement la croisade en Egypte et le séjour en Terre sainte ; il se fait l'écho des propos édifiants du roi, qu'il vit souvent depuis leur retour en France, et de quelques-unes de ses décisions les plus remarquables. Mais Joinville parle presque autant de lui-même que du roi, le sujet de son livre. À côté de la haute figure de saint Louis se dessine celle, bien vivante, du chroniqueur. Nous avons ainsi, sur les façons de sentir et de penser d'un homme du XIIIe siècle, un éclairage incomparable.

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