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L'aligneur de mot

17 Octobre 2010 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

L’aligneur de mot

 

J’ai fait une pause mais hélas elle s’est éternisée.

 

L’inspiration est créatrice mais aussi capricieuse. J’ai passé du temps à la chercher elle a passé son temps à me fuir.

 

Il faut sortir du réel pour se reconstruire.

Se plaindre ne sert à rien et ne résout rien non plus. Il faut se taire et accepter ses souffrances. Ce n’est pas de la résignation mais du courage face à l’adversité.

 

Je ne suis pas romancier ni écrivain, j’aligne les mots les uns à aux autres, oui voilà ce que je suis un « aligneur de mots » je leur courre après comme un marathonien  mais qui ne gagne rien car ils courent plus vite que moi.

 

Il est plus facile de dire que de faire mais il est autant difficile de faire ce que l’on dit : c’est le courage des opinions

Il est exact que je fuis la réalité comme on fuirait la guerre est ses horreurs ; chacun de nous porte sa croix seulement elle est plus ou moins lourde que d’autres. On pense ce que l’on est on est ce que l’on pense, à nous de penser différemment.

Se laisser aller c’est s’enfermer dans sa vie et là elle devient une prison où on a construit ses propres barreaux.

Envier les autres c’est s’oublier soi même, à trop s’écouter on entend plus les autres. Il y a le »Nous » équilibré quand le «Je » est stable.

Avoir confiance en soi c’est accepter ce que l’on est, vouloir à tout prix ressembler aux autres c’est se perdre au profit d’une image, d’un reflet qui nous ne correspond pas forcément

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Pause

20 Juillet 2010 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

J’ai appuyé sur pause et ma vie s’est arrêtée, je suis resté immobile, je n’ai rien compris.

Ca c’est passé tellement vite.

 

Aujourd’hui au firmament de mon existence je contemple mes erreurs et je plie sous leur poids. Mais les regrets ne servent à rien, on fait ou on ne fait pas. J’ai toujours dis qu’on ne rattrape pas le temps perdu parce que par définition il est perdu, pour éviter les regrets il faut éviter les erreurs.

 

Phrase banale, mots jetés sur le papier, le verbe haut et le front bas ne font pas bon ménage. On ne joue pas avec les mots comme on joue aux dés même si les deux sont des jeux. Jeux de mots et d’esprits roulent dans nos têtes comme les dés roulent sur le tapis, tapis derrières notre conscience ils sont la source de nos maux.

 

Je me suis assis au bord de la route

J’ai fui la ville et ses tourments

Allongé aux pieds des collines le regard en direction des étoiles

La réalité est un rêve déguisé en habit de lumière.

 

 

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Voyage au pays des étoiles

16 Juillet 2010 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

Il y a regarder et voir

Il y a entendre et écouter

 

Depuis que je navigue sur la toile j’ai vu bien des choses. J’ai croisé le virtuel et m’y  suis embourbé.

Je ne regrette rien.

 

J’ai fais des découvertes, j’ai appris des choses, j’ai fais des rencontres heureuses et hasardeuses. J’ai voyagé d’un bout à l’autre de la planète sans bouger de chez moi. Mais rien ne vaut le contact humain, de parler d’échanger, entendre rire et voir sourire.

 

J’ai remonté le temps de la naissance de l’univers jusqu’à aujourd’hui, voyagé à travers les constellations d’Orion et d’Andromède, j’ai suivi un bout de temps notre voie lactée, me suis assis au bord d’un trou noir et médité sur notre sort

 

J’ai chevauché les comètes à la rencontre de notre ami le soleil, j’ai flirté avec la lune, dialoguer avec les étoiles, là j’ai appris à me taire et à écouter, elles m’ont appris à Aimer sans condition, sans préjugés elles me l'ont susuré à l’oreille que dans chaque être humain il y a un cœur qui bat et que c’est lui qu’il faut aimer. Que c’est lui qui changera un jour la face du monde, que lorsque le jour où tout ses cœurs battrons à l’unissons…….

 

Et puis j’ai vu la terre, je suis resté là suspendu dans le vide à la contempler avec une idée en tête comment faire pour la protéger, j’ai cherché et cherché mais en vain……Aucune idée n’a traversé mon esprit ; soudain je me suis souvenu d’une chose et je me suis dis : Et si à tout ses cœurs qui battent à l’unisson je demandais leur aide ?

 

 

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Paix et Lumière (suite et fin)

13 Juillet 2010 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

Je vous l’ai dis…non pas moi, mais le vieil indien lui vous l’avez dit mais vous ne l’avez pas écouté. Vous avez  tord de ne pas prêter l’oreille…Il sera peut être trop tard après.

 

Imaginez vous dans une grande clairière, mi ombre mi lumière, une brise qui agite le feuillages des arbres, une musique qui chante à nos oreilles de profanes et nous met en garde que cette douce musique demain peut se transformer en une cacophonie infernale dont le chef d’orchestre nous sera inconnu et qui sur lequel nous aurions aucun pouvoir… Imaginez seulement cela.

 

Voici l’attendu et l’inespéré, le religieux et le guerrier.

 

Le combat des uns sera la défense des autres, ici la lumière ne s’assombrira pas car le gardien de la flamme y veillera. Eux sont l’avant-garde d’une armée nouvelle nous en serons si nous le voulons l’arrière garde, une troupe malgré tout indisciplinée, inorganisée quelque peu égoïste et surtout égocentrique, n’allez pas lui dire le contraire, il sait lire au fond de chacun d’entre nous.

 

Ils délégueront à chacun selon ses mérites, ses convictions, sa foi en une humanité plus équitable, son courage à faire face à l’adversité.

 

La question nous sera posée une seule fois tout comme le choix de se joindre soit aux aigles majestueux soit aux corbeaux noirs dont le vieil indien en fut le chef de file.

 

Car à l’ombre de la lumière il fera bon rester.

 

Les métaphores ont ceci de magique qu’on peut passer des messages qui seront accessible aux enfants de la lumière qui sauront agir avec force et détermination. En aucun cas la lumière devra faillir ça sera autrement l’anéantissement des consciences éclairées et de la voix posée de la sagesse. Eux sont les protecteurs nous devons nous être les garants de la protection.

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Paix et Lumière

12 Juillet 2010 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

J’ai parcouru le monde et j’ai vu la misère

J’ai vu les hommes se battre, tomber à genoux et pleurer.

Et puis un jour…

 

Il est arrivé un beau matin du moi de Mai sans crier gare, dans l’anonymat. Pourtant sa venue était connue par certains qui l’attendait avec une impatience non dissimulée. Ce qui était ne sera plus. Ce n’est pas moi qui le dit mais eux : Les informés, les éveillés ceux qui scrutent l’avenir

 

Avec sa venue les hommes ont dit : « avec lui on entre de plain pieds dans une nouvelles ère »

Avec lui, certains autres on dit : « on foulera aux pieds les économistes de pacotilles, les marchands de rêves et de sommeille, les rusés de la finance qui ont une bourse bien garnie à la place du cœur »

 

Les humanistes seront légions, eux sauront gérer la nouvelle alliance entre le pouvoir et le peuple. Ils se serviront des outils en place pour créer un nouveau système économico philosophique qui donnera à chacun selon ses besoins sans que jamais il ne manque de rien.

 

 Ce n’est pas un dieu ni un prophète, il n’est rien d’autre qu’un homme de conscience, de courage et de caractère. Il sera à la fois le religieux et le guerrier entre la bible et le glaive la justice il fera régner.

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L'âge d'or

8 Juillet 2010 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

 

C’est dans l’île aux herbes qu’on l’a trouvé, tout replié sur lui-même, son corps était couvert de feuilles et de mucus, un bien minuscule abri contre les intempéries…

Qui l’avait déposé là ?

Depuis combien de temps était il là ?

Personne ne sut le dire exactement !!

 

Petit être de chair et de sang quel mal as-tu commis pour mériter un tel sort?

Tu es le premier de ton espèce, en toi sont les gènes du renouveau, d’autres viendront te rejoindre et vous formerez la nouvelle chaîne de l’esprit renouvelé, l’alliance avec les anciens sera consacrée par le sang versé à votre service. Protecteurs ils le seront !

 

C’est le conte des enfants oubliés

C’est la balade des oies qui porte sur leurs dos l’espoir d’un monde nouveau. Les ailes déployées ils traversent les continents et parsèment le monde d’amour et de justice.

C’est la balade des innocents, des enfants aux cœurs purs qui ne seront plus des martyrs mais le fer de lance d’une humanité en éveil

 

Petit être de chair et de sang tu es le porte flambeau d’une humanité en sursie

Ne baisse pas les bras pour que survive l’espérance

Tel saint Georges terrassant le dragon

Délivre le monde de ses obsessions.

 

Il n’y pas d’ombre mais qu’une lumière cachée, une lueur imperceptible qu’on devine derrière le voile de l’ignorance : prison obscure où la lumière est enfermée.. Rappelez-vous sagesse contre arrogance, le plus fort n’est pas toujours celui qu’on croit

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Sagesse contre arrogance

29 Juin 2010 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

J’ai vu les oiseaux dans le ciel décrire de grands cercles ?

De quelle couleurs étaient-ils demanda le vieil indien !

De toutes les couleurs, pourquoi demanda t-il surpris de cette question qui lui parut saugrenue ?

Chantaient ils, demanda à nouveau le vieil indien ?

Interloqué le jeune garçon répondit simplement oui

Alors le vieux chef parla, il lui conta une histoire qu’il avait entendue dans sa jeunesse. Plumage et ramage ont leurs importances.

 

Ah ! Ça c’est une histoire aussi  vieille que moi, certains diraient que c’est un mythe, d’autres une légende, bref…

Cela c’est passé il y a très très longtemps que j’ai du mal en m’en souvenir. C’était en fin d’après midi, l’heure habituel où je rentre des champs, soudain j’ai ressenti un picotement le long de ma colonne puis la chaire de poule et en enfin une drôle de sensation comme s’il allait arriver un grand malheur. Instinctivement j’ai levé la tête et je les aie vu arriver, on aurait dit un gros nuage chargé de pluie puis au fur et à mesure qu’ils se rapprochaient de moi, je les aie mieux distingué, c’était des oiseaux noirs, des corbeaux de la famille des grands corbeaux avec leur cris hauts perchés. Ils ont survolé la région un bout de temps comme s’ils cherchaient un endroit précis où se poser. Cela à durer des jours et des jours et à chaque passage le ciel s’assombrissait. Un jour, ils ont fini par se poser, d’ailleurs pour notre plus grand malheur…

 

Pourquoi demanda le jeune garçon de plus en plus intrigué et effrayé par l’histoire.

Attend jeune homme pas tout à la fois autrement il n’y aura aucun mystère et sans magie l’histoire sera fade, le temps de reprendre son souffle le jeune garçon s’était endormi.

 

Le vieil indien resta là, à le regarder dormir, sachant pertinemment que son temps était écoulé. Ce que le jeune garçon ignorait c’est que le vieil indien était un descendant de ces corbeaux noirs qui un jour ont pris l’apparence humaine et fit régner le mal sur cette terre. Par contre ce que le vieil indien savait c’est que ce petit garçon là était lui l’aube d’une humanité nouvelle et que la bataille finale était sur le point de commencer.

Il faut un vainqueur et ça sera toi mon garçon marmonna le vieil indien. Il pris son envol et rejoignit ses frères pour leur apprendre la mauvaise nouvelle.

 

Soudain, le jeune garçon sursauta, il ouvrit les yeux et vit qu’il était seul, sur la terre était écrit un message qui lui était destiné : La fin de l’histoire c’est toi qui va l’écrire et par ta foi et ton courage tu vaincras les corbeaux noirs et moi leurs chefs j’ai failli à mon devoir je devais te tuer mais je n’ai fais que t’aimer.

Et là le jeune garçon se transforma en un aigle majestueux qui pris son envol et fut rejoint par ses frères d’armes.

Il faut un vainqueur se dit-il et ça sera moi.

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Anton: Rien ne meurre vraiment

25 Juin 2010 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

Bonjour,

Bonjour, qui est –tu ?

Je suis Anton

Anton, Anton, Ah ! Oui le gamin des rues avec sa petite bande de traîne savates

Mais où suis-je et qui êtes-vous ?

Tu es là où tes rêves t’entraînent et qui je suis n’a pas grande importance pour l’instant du moins.

Je voulais tout d’abord te remercie pour ce que tu as fais.

Mais qu’ai-je donc fais ? Je ne vous connais pas et je ne vous ai d’ailleurs jamais vu

Tu as, sans t’en rendre compte, rendu un homme heureux sur les derniers jours de sa vie et j’ai vu un rêve se réaliser!

Tu ne vois toujours qui je suis ?

On voyait qu’Anton avait toutes les peines du monde à chercher et comprendre ce qu’il avait bien pu faire à cette femme.

 

Alors la femme fit un geste, elle apposa sa main sur la tête d’Anton et là soudain en un éclair le pauvre Anton se retrouva dans ce quartier sombre et délabré de cette ville : Il avait de nouveau quinze avec à ses basques les jumeaux, Jessica et Blanche, en un instant sa vie se déroula devant ses yeux. Il n’en revenait pas, lui qui ne croyait pas à ses fadaises et qui se moquait de Blanche quand elle racontait ce qui était arrivé à sa grand-mère. Là, il était bel et bien obligé d’y croire. Il se revit avec les filles travailler dans l’hôtel et il comprit instantanément qui elle était  

Vous êtes la femme du vieux monsieur celui à qui on racheté l’hôtel, il nous a tellement parler de vous, de ce que vous avez fait pour lui et son hôtel, de la manière dont vous le dirigier qu’à la fin on ne savait plus si c’était de vous qu'il parlait ou de l’hôtel. En tout cas il vous aimait toujours.

Vous le voyez toujours n’est-ce pas ?

Oui dit Anton, il est dans une maison médicalisé et on pourvoit à ses besoins. Il est bien entouré et il ne se passe pas un jour sans que l’un d’entre nous aille le voir. Et vous savez il nous parle toujours de vous, par contre il a du mal à se souvenir de votre visage tout est floue dans a tête, vu son âge et du mal dont il souffre on n’en guérit pas : Le chagrin !!

 

Dite lui que moi aussi je pense toujours à lui et que Ambre l’embrasse très fort et qu’elle l’aime toujours.

Qui est Ambre ?

Peu importe, lui comprendra. Puis plus rien, le vide, plus d’image. La vielle dame avait disparut. Anton essuya son visage baigné de larmes et repris le cours de sa vie. Sa journée finit il passa voir le vieux monsieur pour lui raconter ce qu’il lui était arrivé, le visage du vieux monsieur s’illumina une derrière fois, le sourire au lèvre l’air apaisé il partit la rejoindre.

Anton, Jessica Blanche et les deux jumeaux assistèrent à l’enterrement du vieux monsieur, beaucoup de client de l’hôtel était présent, tout ceux qu’il avait aidé : Un repas par ci, un petit déjeuner par là…ont tenu ce jour là à lui rendre un dernier hommage, ainsi que Ambre, sa chère fille qu'il n'avait plus revu depuis oufffff une éternité

 

Il n’y a pas d’oublie il n''y a que des souvenirs… tout ce qui est demeure à tout jamais dans le cœur et la mémoire.

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L’espoir : Une utopie ?

24 Juin 2010 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

On va attendre que l’heure passe, qu’elle s’écoule soit comme un ru, chétif malingre sans grande importance.

Soit comme un ruisseau, qui grandit qui emporte le passé et le jette dans les rivières et le noie ensuite dans l’océan.

 

Ineptie

Le ridicule ne tue pas, il s’invente une raison d’être et s’insinue dans notre quotidien.

 

L’espoir,

c’est de croire que demain est possible, c’est de lire les lignes qui ne sont pas encore écrites, c’est de les envisager comme étant une réalité.

 

Le futur,

c’est l’ombre du passé qui plane sur le présent, il est en gestation donc informel. A nous de l’éduquer pour le rendre conforme à ce que nous sommes. Et nous, nous sommes les artisans d’un monde qu’on doit rendre accessible à tous.

 

L’histoire,

c’est une hystérie collective mais je suis comme Condorcet je crois à la tendance perfectible de l’être humain, du moins j’ai la naïveté d’y croire.

 

Retenons que le meilleur de l’homme, on connaît déjà le pire. Alors anticipons l’avenir par nos pensées et nos actions car l’homme est ce qu’il pense.

 

Si l’homme fait ce qu’il dit il est ce qu’il pense. Il n’y a pas, du moins pour moi, d’antinomie entre la pensée et l’action l’un doit procéder de l’autre. S’il n’y a pas de corrélation entre les deux, il y a de l’inaction ce qui en soi est improductif et dans le monde macro économique dans lequel nous nous débattons ce qui est improductif ne survit pas. C’est la loi de l’économie de marché.

 

Après des lendemains qui déchantent, préparons nos voix à une nouvelle chorale. Le désordre et la discorde doivent laisser le champ libre aux valeurs morales et chrétiennes. L’éducation et la culture sont les deux piliers sur lesquels doit s’adosser la société pour maintenir un équilibre plus que précaire.

 

Plus que jamais nous devons garder confiance en l’humanité, de croire en son potentiel et sa capacité à redresser la barre qui se tord sous le point des inégalités.

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Anton, Jessica et les autres

23 Juin 2010 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

Il a vécu dans l’oublie et grandi dans l’absence. La mémoire reste vaillante, comme un soldat qui fait le guet pendant que d’autres dorment. Il combat l’arrogance du haut de ses quinze ans. L’adversité ne l’a pas abattu ; il est plein d’espoir et d’amour. Il a cette grâce juvénile, ce culot d’adolescent qui n’a pas froid aux yeux.

 

Il est conscient de ce qu’il est et de ce qu’il sait

 

Ce n’est pas qu’une histoire, c’est un conte ou plutôt un songe, une sorte de rêve éveillé où tout est permis :

 

Le jeune garçon d’ailleurs ne s’en prive pas, il va et vient, il chaparde par ci par là de menus objets faciles à dissimuler et à revendre.

 

Il est le protecteur d’une petite troupe qui traîne avec lui, il est craint de ses camarades et joues de son charme auprès des jeunes filles qui rêveraient de partager son intimité, mais qui, par pudeur ou timidité n’ose le dire. Alors d’œillade en sourire elle tente de lui faire comprendre que comme une corolle elles sont prêtes à s’ouvrir et s’offrir à ce beau papillon qui viendrait butiner son nectar.

 

Mais lui à d’autres idées en tête, se sortir de ce guêpier et mettre sa troupe à l’abri de la puanteur de la rue, le temps fera le reste……..

 

Un rêve finit  toujours par se réaliser se dit-il, il sait que tôt ou tard une opportunité  se présentera et il saura la saisir, d’ailleurs à ce titre, le petit boulot de vendeur de journaux qu’il a trouvé lui permet justement d’espérer à des  jours meilleurs, c’est peu mais pour l’instant il s’en contente.

 

De part son courage les autres garçons n’ont pu faire autrement eux aussi d’aller chercher des petits travaux à effectuer pour quelques sous. Les filles ont réussis à dégoter un travail de chambrière dans un petit hôtel du quartier tout à fait convenable. Le patron un vieux monsieur ne manque pas de les « lorgner » à chaque fois qu’elles passent devant lui et, comme par un accord tacite, il les gratifie d’un billet supplémentaire et elles d’un  ravissant sourire, l’air mutin, le remercie à leur tour.

 

La séduction a toujours été et sera toujours un jeu

 

Cela suffit à son bonheur, de voir la jeunesse aller et venir, d‘entendre leur musique, leur rire. L’espoir tenu de revoir son établissement se remplir comme au bon vieux temps, au temps de sa splendeur quand sa femme de main de maître diriger le tout.

Par une belle matinée d’été en ce mois d’Août 1985 la vie a surgit, pétillante. La ville retrouve son éclat d’antan, le chant des oiseaux sifflant sur les branches  accompagne la musique d’une ville qui s’éveille de la torpeur du passé.

 

Le jeune adolescent a grandi et à l’heure où je vous parle il a gagné son pari, il a misé sur son courage, sa détermination et puis malgré tout il y a toujours une part de chance à laquelle il faut croire. Grâce aux filles il a pu à son tour travailler dans « l’hôtel du vieux monsieur ». Dix ans après à force de travail et d’acharnement il a pu reprendre la gérance de l’hôtel. De la petite troupe du départ il ne reste rien, aujourd’hui Anton, les jumeaux et Jessica et Blanche, sont devenues des adultes responsables.

La conclusion que j’en tire, tout comme eux d’ailleurs, qu’il n’y pas de fatalité et tant qu’un souffle de vie nous animes nous devons nous battre pour rester debout.

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