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Soyons à l'écoute

Publié le par gentle

Au delà du rivage, la barque s'éloigne, l'homme est là seul debout il contemple le monde s'effondrer sur lui même. Il quitte la vie sans regret il va chercher dans la solitude un sens à sa vie, comme si le fait de fuir allait changer quoique se soit.

Bien au contraire on fait que déplacer le problème on le règle pas pour autant.

Mais pour lui c'est autre chose il ne fuis rien, non ! Il cherche ce qu'il a perdu il y a fort longtemps

Amour perdu, je t'aime
Je n’avais pour toi qu'un tendre sentiment
Tu m'aimais plus que je méritais
Que t'ai-je offert en retour ?

Tu étais à mon écoute
Tout sens en éveil
J'étais sourd à ton amour
Pleurs et souffrance fut ton lot quotidien

Ma solitude me pèse
Tel est mon châtiment
Mais à quoi sert le regret
Tu es partis sous d'autres cieux

D'autres bras t'accueillent
D'autres mains te caressent
D'autres oreilles t'écoutent
Mais la faute m'incombe

 

 

L’homme sage sait qu’il ne peut pas vivre seul, il sait le mal qu’on peut faire à l’autre. Il n’y a plus d’homme il n’y a plus de femme il y a plus que des être humains qui cherchent l’amour ce rivage où il fait bon accoster, s’allonger et dormir d’un sommeil paisible

 

 

Soudain elle surgit sans crier gare

Elle est là,

Son cœur bondit dans sa poitrine

Comme un collégien à son premier rendez-vous

 

 

Il connaît la douleur infligé

Sans promettre l’effort il fera

Demain sa femme il l’aimera

Il n’y n’a pas d’autre vérité

 

 

Qui connaît l’avenir que demain on aura ?

 

 

Gentle13

Publié dans texte perso

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Homme, femme aimez-vous

Publié le par gentle

La lune se lève sur le destin de la femme
Mêlant ses amours à ses caprices
Gouvernant sa vie au gré de ses passages
La femme est fille de la lune

La femme est un caprice que l'homme ne mérite pas
L'homme est infidèle de naissance
La femme le devient par vengeance
La femme est un idéal

L'homme un idéaliste qui voyage sur les ailes de la facilité, capable du meilleur comme du pire. Ange protecteur ou tyran insoupçonné, il est tiraillé entre la raison et le plaisir.

 

Plaisir d’être

Le regard perdu sur l’horizon féminin

Il erre entre plaisir et désir

Insatisfait de nature il combat sa nature en s’y adonnant

 

L’homme aime la femme pour son plaisir

La femme aime le plaisir qu’elle donne

L’homme et la femme sont intrinsèquement liés ?

On se demande bien pourquoi !

 

Il y a une telle différence entre les deux !

 

Là bas caché, au pays des songes, l’homme s’endort dans les bras d’un amour invisible heureux et apaiser d’avoir goûté à la sérénité : Parfum exquis, saveur inoubliable, fragrance boisé que dégage la femme, compagnons inséparables que nous sommes, gageons que la route que nous suivons soit pavé d’honorables sentiments.

 

Comme Condorcet je crois à la tendance perfectible de l’être humain, l’homme est fort et bon ne l’oublions jamais c’est le socle où s’édifie une vie de couple dans le respect de la femme avec laquelle il vit.

Gentle13

Publié dans texte perso

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femme je vous aime

Publié le par gentle

Qui sommes-nous, d'où venons-nous et où allons-nous ? Voilà la grande et éternelle question ! Ombre et lumière
Sagesse et folie
Bien et mal
Que sommes-nous venus faire sur cette terre ? Quelle en est la raison, qu'est-ce qui justifie notre présence ici bas ?
Naître, grandir, mourir quelle aventure incroyable à laquelle nous participons tous sans vraiment savoir pourquoi.
Nous mettons au monde des enfants et c'est la chose la plus intelligente que nous puissions faire, un cadeau inestimable : La vie
 
Vivre pour celle(celui) qu'on aime
Aimer l'autre pour ce qu'il est
Le poète à toujours raison
La femme est l'avenir de l'homme
La femme, une alchimie mystérieuse un être qu'on a du mal à comprendre non pas qu'il est complexe ou compliqué non loin de moi cette pensée absurde, cette idée saugrenue.
La femme est un tout auquel nous sommes soumis quoique nous en disons : C'est une vérité absolue.

Mi ange mi démon
Anima animus- La femme à un côté masculin l'homme un côté féminin, l'homme à trop souvent tendance à ignorer cet aspect là de sa personnalité on se demande bien pourquoi ?
Se sent il dévalorisé au point de l'occulter ? Pourtant ne sommes-nous pas  complémentaire, je ne parle pas d'égalité car le mot même est une insulte pour la femme, dans bien de domaine et dans certains elles excellent là où on échouent lamentablement.
Différence ne veut pas dire infériorité, la femme est notre alter ego c'est la partie sensible, intelligente de notre être sans ça on serait comme amputé ou privé de quelque chose d'indispensable comme l'air qu'on respire.

C'est un mets délicat qu'on ne mange pas mais qu'on déguste, qu'on savoure jusqu'au bout pour en apprécier  l'exquise saveur, ce parfum délicat qu'on subodore.

La femme pense nous agissons, elle est l'essence du moteur que nous sommes.

Sachons lire entre les lignes messieurs, ne soyons pas obtus. Sommes nous capable de comprendre ce qu'elle est, sommes-nous capable de savoir ce qu'elle pense vraiment au moment où elle pense, d'abord est-ce que cela nous intéresse ou le voulons-nous réellement ?

Sur l'échiquier de la vie elle tient une place prépondérante si ce n'est importante, elle agit souvent dans l'ombre pour ne pas faire juste d'ombre à celui qui se tient à côté d'elle : Homme politique, roi ou prince ou homme tout simplement, faut être juste et équitable et toujours remettre les choses dans son contexte je n'ai rien gagné en parlant comme ça, je suis comme un horloger qui remet les pendules à l'heure quand elle se dérèglent un peu trop.

La justice c'est la porte ouverte vers leur coeur, c'est le sauve conduit d'une vie harmonieuse où elle donne plus qu'elle ne reçoivent.
L'injustice c'est l'esprit étroit qui nous caractérise, hé oui....

Messieurs votre point de vue m’intéresse, n'hésitez pas à vous manifester si vous n'êtes pas d'accord, un blog est un lieu d'échange par excellence. Ce n'est pas une arène politique ni sportive ici c'est un espace de détente et de courtoisie. L'opinion de chacune et de chacun est important voir essentiel.

Publié dans texte perso

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Le plus grand poète

Publié le par gentle

En fouillant sur le net, toujours curieux de nouvelle découverte, je suis tombé sur cet article consacré au plus grand poète encore vivant de notre monde poétique.Je  vous  laisse en compagnie d'Armando Uribe Arce qui en parle beaucoup mieux que moi. Anthologie  vous souhaite à toutes et à tous une excellente journée en sa compagnie et vous remercie de votre fidélité

Pour que vive poète et poésie : Au delà des mots et des images, ici  comme ailleurs, par delà les frontières la poésie est un langage universel qui traverse le temps et l'espace pour parvenir jusqu'à nous  dans son éclatante beauté, limpide, cristalline  comme une eau pure qui désaltère nos âmes fatiguées par la routine quotidienne qui nous enchaîne dans un monde materiel où on finit par oublier les vraies valeurs, chacun les siennes bien entendu. On ne peut servir qu'un Maître à la fois; Quel est le vôtre  ?

Gentle13


«Le poète vivant le plus important et le plus profond de toute la langue espagnole est
David Rosenmann-Taub.»

Il ne s’agit pas d’une vantardise à la chilienne: l’apport de notre pays dans le domaine poétique au XXe siècle est considérable. Mais ceci n’est en aucune manière supérieur à la poésie issue d’autres pays hispanisants ou à celle produite dans d’autres langues. Il n’y a pas de championnats dans la poésie, la culture ou l’esthétique. Pourtant on peut dire que la poésie de David Rosenmann-Taub, en raison de la qualité de son goût et du savoir dont elle fait preuve, est, en toute justice, sans égale; elle nous offre une beauté à la fois mesurée et impétueuse. Cette poésie est la manifestation d’une vie contemporaine tourmentée et émane d’un auteur majeur. Nous avons la chance qu’un tel poète soit parmi nous aujourd’hui.

Son œuvre est vaste, ne serait-ce qu’en nombre de volumes déjà publiés. Ses livres sont connus du public depuis cinquante ans; lui-même vient d’avoir soixante et onze ans. Connu du public? En fait, il est virtuellement inconnu. On l’ignore au Chili. Pourquoi ? Ça ne peut pas être retenu contre lui, mais ça en dit long sur l’incapacité du jugement chilien. Comment peut-on penser qu’il n’existe pas et que –pour les quelques personnes qui ont entendu parler de lui– il se réduise à une espèce d’invention littéraire ?

Qu’il soit d’un abord difficile n’explique pas cette navrante ignorance envers le plus accompli des poètes chiliens encore vivants. Où est-il ? Eh bien, dans ses œuvres et, physiquement, en Amérique du Nord sur la côte pacifique, où il continue à écrire en solitaire.

Gabriela Mistral a rencontré de l’antipathie au Chili : c’est pourquoi elle en est partie; elle n’a revu sa terre natale que très peu de fois et elle est morte à l’étranger. Cependant elle a obtenu, malgré des réticences, une certaine reconnaissance dans son pays de son vivant. David Rosenmann-Taub, aucune encore.

Il a vu le jour dans la rue Echaurren à Santiago du Chili, misérable capitale disloquée et incohérente, et c’est comme s’il n’était jamais né, malgré le fait que son premier livre, l’ineffable Cortejo y Epinicio (Cortège et Épinicie), ait été acclamé par un certain nombre de grandes voix chiliennes, telles que celles de Hernán Diaz Arrieta, Roque Esteban Scarpa, Hernán del Solar

Après la publication – par les remarquables frères Soria, de la maison Cruz del Sur- de ses deux ouvrages suivants, au début des années cinquante, personne n’a rien dit à leur propos. Cependant ses poèmes ont continué d’apparaître, inédits ou pas, soit dans des anthologies, soit dans une édition avec des gravures imprimées à la main par Taller 99. Dans les années soixante-dix, cinq livres phénoménaux ont paru aux éditions Esteoeste à Buenos Aires. L’un deux a été l’objet d’un article de Hernán del Solar, mais il est néanmoins passé inaperçu. Ce fut le seul écho que ces livres éveillèrent.

Qu’en est-il du Chili ? Dans quel pays sommes-nous pour qu’un poète dont la place est unique dans les lettres et dans l’esprit de ceux qui parlent, pensent et sentent en espagnol, soit laissé de côté, négligé, abandonné ? Pouvons-nous donc nous passer de lui, comme si nous étions riches en génie ?

Tout et le pire, se produit au Chili. Alors le Chili passera, dans la souffrance et sans gloire. Mais le vrai poète et sa poésie demeurent. Nous pourrions dire qu’ils sont impérissables, si nous ne savions qu’à la fin tout sera anéanti dans ce monde.

On entend la voix de David Rosenmann-Taub, écrasée par la douleur et l’amour, dans ses poèmes datant de plus de quarante ans. Lisez, si vous le trouvez, le dernier livre publié que nous connaissons de lui, El Cielo en la Fuente (Le Ciel dans la Fontaine), qui consiste en un seul divin poème métaphysique débordant d’un vin fatal déversé en de multiples stances.

Dans un autre livre, Los Surcos Inundados (Les Sillons Inondés) le poète parle d’un enfant, “dandún”, qui est en train de mourir.

« L’ombre de la mort au seuil s’arrête.
Oh dandún, oh dandún, ne regarde pas son visage.
(...)
L’ombre de la mort depuis le seuil s’avance.
Oh dandún, oh dandún, couvre-toi avec les draps.

Dans ses mains le noyau du burburbur : fenêtre
grande ouverte, amande qui crépite, pigeon sauvage,
briques, pas, roues (...)

L’ombre de la mort est tout près de ton lit.
Sois gentil, mon dandún, regarde plutôt l’aube.

(...)
Depuis le seuil le soleil, allongé comme un chien,
regarde le tranquille couvre-lit, descend jusqu’à ta poitrine
tranquille, avance vers ton visage pâlement tranquille
et dans tes yeux fermés met un reflet aveugle,
dans tes yeux fermés, terriblement ouverts. »

 Quand l’enfant est mort, un requiem est dit pour lui dans le poème suivant (p.80)

Il n’y a pas de poèmes plus violents que ceux-ci dans la poésie chilienne. Ni Gabriela Mistral, ni personne d’autre n’atteint ce degré d’abomination dans la douleur pathétique auquel arrive si pleinement David Rosenmann-Taub avec «griffe, désespoir» (les deux derniers mots du Requiem). Un autre poème dédié à un « enfant pourri » enveloppé «de langes de mousse» se trouve dans une berceuse de Cortejo y Epinicio.

Et pourquoi ne connaît-on pas David Rosenmann-Taub, n’entend-t-on pas parler de lui, ne le voit-on pas ? A cause de notre pêché spirituel à nous, chiliens, qui sommes habitués à mal vivre. Et par stupidité.

Si quelques personnes lucides lui survivent, elles se repentiront quand le poète ne sera plus là et quand personne ne sera plus capable de chanter “dandún”. Il se peut que dire ces choses avant qu’il ne soit trop tard ait quelque utilité.

Il se taira un jour celui qui parle maintenant et le rôle de cet article s’achèvera. Le silence demeurera. Perpétuel... Ah, non! Je veux croire que quelqu’un émergera d’un ventre des femmes de ce pays: celui-là saura.

David Rosenmann-Taub est le plus grand poète vivant de toute la langue espagnole. Il est la source des eaux vives dont parlait Yehuda Halevi il y a presque mille ans.

Ce n’est pas un poète pour enfants, ni pour enfantillages. On peut dire qu’il est plus profondément sérieux dans sa poésie, et peut-être dans sa vie mystérieuse, que Neruda, Mistral ou certainement Huidobro. Inutile de mentionner Parra ou même d’autres noms.
David Rosenman-Taub a la discrétion fière, et pourtant dépourvue de vanité, d’un grand poète qui compose, accumule ses écrits, et parfois publie, si l’occasion se présente: il faut le placer à part dans nos traditions bouleversées. Il ne se préoccupe pas de savoir si on pense à lui, ni de ce que l’on pense de lui. Parmi nous, aucun autre écrivain ne lui ressemble et, en même temps, il montre les caractéristiques primordiales qui ont fait de la poésie chilienne de ce siècle, une poésie véritable.

Il est, en définitive, à la fois ancré dans ce monde, et il vient de très, très loin. Et même, si j’ose dire, de l’au-delà.

Publié dans anthologie

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Mémoire défaillante

Publié le par gentle

La poésie aiguise les sens de l’homme

Le poète s’enivrera de vers car un jour viendra où la poésie…

La poésie s’effilochera

Sous la voute céleste les rimes s’élèveront et résonneront comme un écho,

Comme le son porté par l’air se répand de vallée en vallée,

ils se disloqueront comme fracassées par une main invisible.

Et puis un jour,

Eveillé par les bruits lointains de la guerre

Une guerre différente où les mots sont pires que les armes

Où les mots causent plus de souffrances que les armes

Enveloppés de rimes malsaines et malfaisantes

Jetés au gré des chemins ils pourrissent comme la poésie

Abandonnée par des poètes sans vergognes qui confondent

Les vers avec un libertinage de mot mielleux

Que reste-t-il de nos trouvère et troubadours d’antan qui allaient

Au hasard des chemins parfumant la campagne de strophes, parfait élixir d’amour

Qui troublé les demoiselles en quête de prince charmant

Qui emplissez d’émoi les dames d’expériences où les corps se tendaient vers l’inexorable amour de leurs vies

Que reste-t-il de cet amour courtois où la langue était légère où les mots s’envolaient gracieux comme des colombes

Le baiser ardent de l’amour était entretenu par la magie du verbe empreint d’une indicible volupté à conquérir les cœurs

Mais le charme s’évanouit à chaque siècle qui passe

 

L’homme s’affaire à de juteuse besogne

Brisant le cercle de la culture, se noyant dans le vice

Mer immonde où on oublie ses racines

Océan d’ineptie où l’intelligence se brise au creux d’une vague

Conscience sans âme pour (ceaux) et ceux qui vivent dans le mépris des règles et des lois

Siècles sombre où la lumière s’éteint peu à peu

Siècle de ténèbres où la guerre envahit le monde

Où la peur se lit sur les visages, où les vagues déferlantes de la mort se ruent à l’assaut des villes et des villages

Enfants sans âges pardonnent à tes ainés

Enfances brisés n’oublie jamais

L’homme est un animal féroce qui tue par plaisir

Que tout cela enfants de demain aiguisent ta réflexion, affinent tes jugements

Afin que l’irréparable ne soit plus jamais commis

Le passé a laissé des traces que ta mémoire ne les effacent pas

Contemple-le à travers une vitre aux verres armés

Afin qu’il ne ressurgisse et ne vienne hanter tes rêves futurs

Regard vide où l’amour s’est noyé dans les larmes amères

Petits cœur endurcis à force de souffrance et privations

Tu as été conçu dans l’amour

Tu es né dans l’horreur

Edifiant paradoxe, futile vanité

L’homme engendre la vie pour mieux la détruire

Publié dans texte perso

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De l’aube au crépuscule

Publié le par gentle

Ah l'amour n'est-ce pas la plus belle des choses, n'est-il pas  le moteur de la vie ? Bien évidemment me répondriez vous et vous auriez raison sans nul doute. Il est difficile de vivre sans et quand on l'a on fait tout son possible pour le détruire, par bêtise, par méchanceté. Quand la routine s'installe on ne voit plus l'autre on sait simplement qu'il est là, on n'a tellement l'habitude de le voir tout comme un meuble qui est posé là qu'on n'y fait même plus attention.
Ce n'est pas ça l'amour
L'amour c'est aimé l'autre pour ce qu'il est
C'est regarder dans la même direction
L'amour c'est le besoin de l'autre chaque jours qui passent.
L'amour est une belle chose très fragile qui peut se rompre à tout instant, pour un mot pour un geste.
Alors ne reste plus que les regrets et les remords une fois que l'amour s'est émoussé comme une fleur qui se fane par manque d'eau.
Ne reste plus alors que la tristesse et les larmes.
Mais ce n'est pas ça l'amour...
Gentle13
Nouveauté sur anthologie, à lire et relire, à consommer sans modération ni risque d'indigestion.


De l’aube au crépuscule de l’amour ou la métamorphose de la lumière

lundi 26 septembre 2005.
 
Les éditions Editinter viennent de faire paraître une œuvre d’une rare intensité où les sentiments sont mis à nus, telle une feuille embrasée de soleil.
Brigitte Egger-Béarn : De l’aube au crépuscule de l’amour
Brigitte Egger-Béarn : De l’aube au crépuscule de l’amour
Editinter, EAN
L’amour et l’urgence liés par la valse des jours dessine un étrange ballet sous nos yeux saisis par l’étonnement.

Il existe bien peu d’êtres capables de hisser aussi haut la bannière du cœur. Brigitte Egger-Béarn s’est mise tout entière dans cette poésie comme la perle dans la chair de l’huitre.

L’union de deux êtres exceptionnels donne peu à peu naissance à une pierre aussi rare que précieuse née d’une étincelle ou d’un grain de poussière. L’amour avec un A majuscule est avant tout alchimie.

Lorsque Pierre Béarn, chantre des hommes et sans aucun doute, le plus grand fabuliste du XX ème siècle, rencontra Brigitte, peut-être ignorait-il qu’il entrait dans la cathédrale de l’amour.

Brigitte nous convie à partager son histoire de femme passionnée, amoureuse d’un être exceptionnel. Sensible et généreuse, elle donnera tout, sans réserve aucune et sans fausse pudeur à l’homme, au poète, à l’artiste qui incarne son idéal. La vérité dans l’amour est le gage immortel de l’authenticité. Ce recueil ressemble à la fois à une confidence et une épopée.

Ces deux aspects ne sont ici pas incompatibles, mais complices.

Un vers souple, libre et musical traduit avec une sensibilité presque transparente, l’émotion qui vibre encore dans les veines de son auteur.

Le visage de cette intimité possède mille et une facettes. Sur le clavier des jours, quatre mains nous interprètent la vie dans ce qu’elle possède de plus précieux, de plus admirable. La magie de ces instants est d’autant plus extraordinaire que la mort rôde... comme une sauvageonne qui cherche à mordre, à chaque instant, ce bonheur si rare, forgé sur l’enclume même de la vie.

Tour à tour, découverte, hymne à la chair, cri d’angoisse, fusion du geste et de la parole, danse de l’âme au bord de la chute, ce recueil de Brigitte Egger-Béarn se métamorphose en un symbole, celui de la ténèbre où s’épuise la mort.

Un livre de chevet indispensable en ces temps où les sentiments ont disparu, chassés par la meute redoutable de la haute finance et de la rentabilité !

"Quelle hantise de la mort
impose à la fleur de jouir,
d’épanouir son bouton d’or
en défi à l’infamie
qui nous condamne à périr ?

A quel paradis prétendre
hors les bras de mon amant ?
Nos exploits se divinisent
en astres incandescents

Quels délires pourraient ravir
mes plus infimes secrets
que les nôtres ici-bas ?
Ma méduse est médusée
par nos chevauchées intimes,
nos galaxies en folie

Au ciel d’éternels regrets
quelles autres étoiles filantes
pourraient satisfaire mon attente
de promesses nébuleuses,
alors que ton corps me hante
de folles visions savoureuses
car lui SEUL peut me sauver ?

Ta chair est ma religion
ton goupillon est son centre,
et sa galaxie mon ventre
où tu oses mille choses
sacrées par leur déraison
en affamé de mon fruit

Et toujours je voudrais boire
à la source de ton puits
pour que nos souffles mêlés
puissent un jour triompher
de l’instant où la nature
subit le viol de rupture
tel un arbre qu’on abat"

Publié dans texte perso

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Utopia ou le roman de l’absurde

Publié le par gentle

Il est des jours, il est des nuits où je suis agacé par le manque d’inspiration, je voudrais tellement écrire quelque chose que les mots me manquent, ils sont bloqués quelque part hors de porter, insaisissable, à l’extérieur de ma conscience que je peine à les trouver pour les coucher sur le papiers et en faire le livre de toute une vie.

Comme un être privé d’un membre qui se refuse à l’avoir perdu et qui en fait n’existe plus que dans son souvenir, dans son imaginaire. Le réflexe pavlovien de tendre le bras pour saisir une chose est toujours là, mais la réalité est tout autre..

Oh ! Je n’en suis certes pas là, bien évidement et aucune comparaison n’est à faire mais malgré tout je souffre de ce manque, de ce souffle d’air vivifiant auquel je me raccroche désespérément pour ne pas sombrer dans les abîmes noirs et lugubres, d’être né sans talent particulier alors que je désire qu’une chose, je n’aspire qu’à ça, ça en devient presque une obsession, écrire le livre de toute une vie.

Comme je l’ai toujours dis et écris je ne suis pas écrivain, je ne suis pas poète, quand je parcours les sites littéraires et poétiques, je m’aperçois que je n’y connais pas grand-chose mais c’est comme un feu qui me dévore de l’intérieur je me refuse à admettre que je n’en serais pas capable alors je m’acharne, je m’escrime je griffonne par ci par là, de ci de là des mots, des bribes de phrase. En fait et c’est dérisoire parce que cela en devient une lubie, voire une utopie mais qui malgré tout exerce sur moi une attraction tellement forte qui m’empêche de raisonner honnêtement. Mais voilà je ne puis résister à l’envie, celle-ci me taraude, me vrille, m’empoissonne, m’emprisonne toute à la fois j’ai du mal à expliquer, à vous faire comprendre ce que je ressens, je vous présente en quelque ligne Utopia ou le roman de l’absurde

Voilà l’histoire un peu compliqué d’un homme qui voulait devenir écrivain, est-ce moi ? Non ! Quoique cela y ressemble fort mais bon, essayez de suivre

 

Le roman d’un pseudo écrivain.

 

Le pauvre Antoine coincé dans un monde qui n’est pas le sien, il erre à travers la vie, sa vie, perdu dans une époque qu’il ne connaît pas. A force de jouer aux apprentis sorciers et d’invoquer des forces qu’il ne maîtrisait pas, il finit par en payer le prix… Je vous laisse lire la suite de cette histoire un peu absurde, oui je trouve ! D’ailleurs les propos qu’il tient tendent à le prouver : Soliloque d’Antoine.

Je m’évade, je m’enfuie ailleurs, loin aussi loin que je peux de ce monde là. Mais hélas ! Je suis toujours rattrapé, alors au lieu de capituler, je redresse les épaules, je relève la tête et en guise de défi j’avance droit comme un « i », raide comme la justice, affronter la vie et ses conséquences.

Je ne suis rien qu’un simple rêveur, un utopiste qui crois aux princesses et au conte de fée. Je suis naïf dites-vous ? Je le reconnais volontiers mais cette naïveté me tient à l’abri. Je ne suis pas poète, je ne suis pas écrivain, je ne suis que l’ordinaire dans un monde extraordinaire qui a perdu toute commune mesure.

Je ne suis pas de ce temps, mon corps peut être mon esprit non ! Je suis d’un temps ou le verbe était courtois où la prose était galante. Je suis d’un temps où la pensée était noble, les aspirations souveraines, les désirs voilés d’une candeur puéril, presque enfantine où une promesse, un baiser volé tenait lieu de gage d’amour et de fidélité.

J’essai chaque jour qui passe de me résonner et de me dire qu’il faudrait qu’enfin je vive avec mon temps, que ces idées sont révolues, obsolètes, d’une époque qui n’existe plus et qui n’existera plus jamais. Mais rien n’y fait chaque matin je me lève et c’est comme si je revivais chaque matin le même jour sans que rien ne change. Le temps s’était arrêter le temps d’un instant, une fraction de seconde où il s’est retrouvé bloquait entre deux époques, le corps et l’esprit partagé, tiraillé qu’il en finissait par perdre la tête.

Tentative de poésie par Antoine…Je ne garantis pas le résultat mais voyons avant de juger. Déjà rien que le titre…Chute ai-je dit pas de critique !

Cauchemar

 

Alors je lis, alors j’écris

Mais pourquoi et pour qui ?

Ecris sur qui et sur quoi ?

Peu importe, je laisse mon imagination guider mes doigts sur le clavier.

 

Au première lueur de l’aube

Quand la nuit cesse, quand le rêve s’estompe

Laissant la place à la triste réalité

Je m’enferme alors !

 

Ma tour d’ivoire se ferme

La porte de mes pensées est close

Réfractaire au monde ambiant

Je me réfugie dans, où, je ne sais pas…Je  ne sais plus

 

Pas là où je dois mais là où je peux !

Le monde est une arène mais je ne suis pas gladiateur

Je ne suis qu’un enfant fragile

Qui ne comprend plus ce monde là

 

Vivre oui, mais en paix

Parler oui mais sans crainte

Ecrire oui mais sans peur au ventre

Car le monde est impitoyable à celui qui ose !

 

Liberté, liberté !!

Qu’est tu devenue ? Tu es toi aussi prisonnière

des hommes qui t’enchaînent au nom de valeur

qui ne sont pas les tiennes

 

Tel est le monde dans lequel nous vivons

Tels sont les hommes qui ont fait un tel monde !

Ne pleurez pas maintenant d’en payer le prix !

Est coupable celui qui commet comme celui qui laisse faire.

 

 

Gentle 13

Publié dans texte perso

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Dernier hommage

Publié le par gentle

Un dernière fois pensons à lui et ne l'oublions pas, il est peut être mort physiquement mais il est toujours autant présent dans nos cœurs, nous n'oublierons pas sa petite silhouette de ces derniers temps, son cri d’espoir de cet hiver 1954 ou cet homme se dressait pour dire non à la pauvreté et aux manques de logements alors que beaucoup d’homme bien pensant et bien au chaud dormaient dans des drap de satin alors que d’autres dormaient dans la rue protéger par des cartons pour éviter d’avoir trop froid. Une série de livre pour le graver à tout jamais dans nos coeurs, car l'homme oublie vite aussi

Une dernière prière et une minute de silence pour cet homme de Dieu.

Armando



Hommage à l’Abbé Pierre : Théodore Monod & l’Abbé Pierre...

jeudi 1er février 2007.
 
En route vers l’absolu, où les réflexions de deux humanistes en quête de paix.
Entretiens avec Michel Bony : Théodore Monod & L’Abbé Pierre
Entretiens avec Michel Bony : Théodore Monod & L’Abbé Pierre
Editions Flammarion,
L’un est catholique, Abbé et défenseur de la cause des plus pauvres, l’autre est protestant, pacifiste convaincu, végétarien et

Théodore Monod et l’Abbé Pierre, un duo exceptionnel pour un livre d’exception dans lequel le plus aimé des religieux et le plus pacifiste des naturalistes-explorateurs échangent leur point de vue sur l’évolution de l’être humain au tournant du XXIème siècle.

C’est Michel Bony - homme de Lettres et comédien tout autant que photographe - qui eu l’idée en 1999 de réunir ces deux grandes figures du XXème siècle.

Entretiens avec Michel Bony, Théodore Monod & L’Abbé Pierre, Editions Flammarion - Code EAN : 9782082019675, Prix : 16,30 €

Béa (
email)


Hommage à l’Abbé Pierre

Hommage à l’Abbé Pierre : Mon Dieu...pourquoi ?

jeudi 1er février 2007.
 
Petites méditations sur la foi chrétienne et le sens de la vie.


Il n’y avait que lui pour oser...lui le fervent témoin de l’amour du Christ sur Terre, moine puis Abbé, était le seul qui aurait pu se permettre de questionner sa foi tout en demeurant un catholique fervent et respecté par l’Eglise.

Revenir sur ce texte, c’est retrouver toute la détermination, l’érudition et la profonde humanité d’un homme qui ne renia jamais sa part d’ombre mais su, au contraire - la regarder en face et la transcender.


Abbé Pierre avec Frédéric Lenoir : Mon Dieu...pourquoi ?
Abbé Pierre avec Frédéric Lenoir : Mon Dieu...pourquoi ?
Editions Plon,

 

 

 

 

 

L’Abbé Pierre ou le poème de l’âme

jeudi 1er février 2007.
 
Je ne connais rien de plus fort, de plus glorieux, de plus admirable que l’être qui tutoie la chute à chaque instant, les bras tendus vers la lumière. Ce miraculeux équilibre, sans cesse menacé, ne peut-il pas servir de symbole à l’existence de cet homme à la silhouette si menue et qui, durant plus de trois quart de siècle, a mené « l’insurrection de la bonté » en donnant à l’amour l’enfance de l’incarnation ?
l’Abbé Pierre
l’Abbé Pierre
Numéro hors série du "Pélerin" (Janvier 2007) - G.Bassignac/Gamma
L’Abbé Pierre ressemble à cette voix vive du ciel qui traverse la chair pour mieux atteindre le cœur, mais cette voix engendra les actes, car nous vivons dans un monde matériel où la souffrance, l’exclusion, les tortures, l’injustice, la cruauté, le racisme, les guerres, engendrent la disparition d’hommes et d’enfants par milliers. Fleuve terrible, grand fleuve sale et nauséabond qui prend sa source dans l’égout de notre égoïsme. Face à ce contact qui pourrait décourager les plus forts, l’Abbé Pierre nous confie cette pensée merveilleuse : « la vie, c’est apprendre à aimer ». Et la nuit, peu à peu, soulève ses paupières en laissant filtrer ici et là les premières ailes d’une aube encore à venir.

Le corps de cet homme libre, inclassable, fut souvent soumis à l’épreuve de la maladie. Il passera, de 1955 à 1958, vingt deux mois à l’hôpital et subira pas moins de six opérations chirurgicales. Cette existence marquée par des retraits nécessaires pour reprendre ensuite le chemin de la parole, de la rencontre, du combat comme pour retrouver son souffle avant de poursuivre la lutte, véritable corps à corps, avec ce diable qui se cache dans les replis de nos gestes... Il y a tant d’hommes à sauver, tant de mains tendues vers le désespoir, tant de cris de douleurs, tant d’agonies... que l’urgence hurla la vie de toutes ses forces, hurla l’amour pour que ces horreurs s’enfuient à jamais de la terre.

Avec cette lucidité incroyable, le 1er février 2004, face à 6000 personnes rassemblées sur le parvis du Trocadéro, il déclara : « C’est quand chacun d’entre nous attend que l’autre commence, qu’il ne se passe rien... Faire de petites choses n’est jamais ridicule, n’est jamais inutile. Mieux vaut notre petit geste, notre petite action, qu’un grand et beau rêve qui ne se réalise jamais, c’est en agissant que nous changerons le cours des choses... Ce n’est pas à nos gouvernants de nous dire comment être solidaires. C’est à nous de leur montrer la société que nous voulons. Ils comprendront.

Entre ceux qui ont perdu leur raison de vivre, parce qu’ils n’ont pas assez, et ceux qui ne trouvent plus leur raison de vivre parce qu’ils pensent avoir tout, il faut s’aider... Tout simplement pour que les humbles ne soient plus des humiliés. C’est cette action qui donnera sens à notre vie et rayonnement à notre nation ! »

Avec cet abbé qui opposa au permis de construire « le permis de vivre », qui sauva des milliers d’êtres à la dérive, à la lisière du désastre, l’homme du XXème a peu à peu pris conscience de la courbe de sa solitude tournée vers l’obscur et de cette bonté qui ne demandait qu’à éclore. Tout commença avec Georges, premier compagnon, qui tenta de se suicider : « Tu es horriblement malheureux, dit l’Abbé Pierre à cet ancien bagnard, et moi je ne peux rien te donner. Alors, est-ce que toi, tu ne voudrais pas me donner ton aide, pour aider les autres ? » Emmaüs est né de cette raison de vivre surgie au milieu du désespoir. Ne s’agit-il pas de cette résurrection qui métamorphose les ténèbres en lumière et le crime en pardon ?

L’Abbé Pierre n’a cessé de nous montrer le chemin qui permet à l’homme de se délivrer de lui-même en allant vers les autres. Sachons nous montrer digne de ce message, laissé par cet Etre d’exception en l’appliquant au quotidien, et nous retrouverons ainsi la seule voix capable de conduire les siècles à venir au pays de la fraternité dans la paix et l’amour retrouvés.

Mais écoutons l’Abbé Pierre : « Aimer, c’est, quand tu souffres, toi, l’autre, qui que tu sois, me dire que j’ai mal, et pas pour larmoyer, mais pour que tout ce que j’ai de force, se lève pour lutter avec toi, pour nous guérir ensemble de ce mal devenu le mien, parce qu’aimer c’est ma joie dans ta joie, ta joie dans ma joie et nous ensemble au service de la joie de tous, en commençant par les plus petits ». Ainsi cet homme de prière vit à jamais dans nos cœurs.

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Publié dans anthologie

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