Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Aliénor d'Aquitaine

Publié le par gentle13

Aliénor d'Aquitaine

La chronique scandaleuse s'est emparée très tôt du personnage d'Aliénor d'Aquitaine. Les Français lui auraient-ils gardé rancune d'avoir abandonné la couronne de France pour celle d'Angleterre. Cette réputation fâcheuse masque pourtant une personnalité hors pair. Admirablement attentive à son temps, toujours prête à faire face aux situations de crise, elle se montra capable d'organiser la défense d'une forteresse, d'administrer non seulement son duché, mais tout un royaume, et de prévoir l'importance qu'allait prendre, au xiiie siècle, la bourgeoisie des villes.

Aliénor d’Aquitaine, dite également Éléonore d'Aquitaine ou de Guyenne, née vers 1122 ou 11241,2 et morte le 31 mars ou le 1er avril 12043, à Poitiers4 et non à l'abbaye de Fontevraud5,6, a été tour à tour reine des Francs, puis d’Angleterre.

Duchesse d’Aquitaine, elle occupe une place centrale dans les relations au XIIe siècle entre les royaumes de France et d’Angleterre : elle épouse successivement le roi de France Louis VII, à qui elle donne deux filles, puis Henri Plantagenêt, le futur roi d’Angleterre Henri II, renversant ainsi le rapport des forces en apportant ses terres à l’un puis à l’autre des deux souverains. À la cour fastueuse qu'elle tient en Aquitaine, elle favorise l'expression poétique des troubadours en langue d'oc. À compter de son premier mariage pendant lequel elle a participé à la deuxième croisade, elle joue un rôle politique important dans l’Occident médiéval.

Aliénor d'Aquitaine est la fille aînée de Guillaume X, duc d’Aquitaine, lui-même fils de Guillaume IX le Troubadour, et d’Aénor de Châtellerault, fille d'Aymeric Ier de Châtellerault, un des seigneurs vassaux de Guillaume X.
Aliénor, « l'autre Aénor » en langue d'oc, est ainsi nommée en référence à sa mère Aénor. Le prénom devient Éléanor ou Élléonore en langue d'oïl, Eleanor ou Ellinor en anglais7.

Elle reçoit l'éducation soignée d'une femme noble de son époque à la cour d’Aquitaine, l’une des plus raffinées du XIIe siècle, celle qui voit naître l’amour courtois (le fin amor), entre les différentes résidences des ducs d’Aquitaine : Poitiers, Bordeaux, le château de Belin où elle serait née, soit encore dans un monastère féminin8. Elle apprend le latin, la musique et la littérature, mais aussi l'équitation et la chasse.

Elle devient l’héritière du duché d'Aquitaine à la mort de son frère Guillaume Aigret, en 11309. Lors de son quatorzième anniversaire (1136), les seigneurs d’Aquitaine lui jurent fidélité. Son père meurt à trente-huit ans (1137), le Vendredi saint au cours d’un pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle épouse alors l’héritier du roi de France Louis VI le Gros, le futur Louis VII. Deux versions sur la conclusion de ces noces sont possibles : soit, craignant que sa fille soit enlevée (et épousée) par un de ses vassaux ou de ses voisins, le duc Guillaume avait proposé à son suzerain le roi de France, avant de mourir, d’unir leurs héritiers, soit le roi fait jouer la tutelle féodale que le suzerain détient sur l'orpheline héritière d'un de ses vassaux, et la marie à son fils10 (situation qui rappelle le « mariage oblique » décrit par les ethnologues)11. Le domaine royal s'accroît de ces terres entre Loire et Pyrénées ; mais le duché d’Aquitaine n’est pas rattaché à la Couronne de France, Aliénor en reste la duchesse. L'éventuel fils aîné du couple sera titré roi de France et duc d’Aquitaine, la fusion entre les deux domaines ne devant intervenir qu’une génération plus tard.

Les noces entre Aliénor et le futur Louis VII, roi de France ont lieu le 25 juillet 1137 dans la cathédrale Saint-André de Bordeaux. Comme de coutume, les festivités de mariage durent plusieurs jours, au Palais de l'Ombrière à Bordeaux, et se répètent tout au long du voyage vers Paris. La nuit de noces a lieu au château de Taillebourg. Les époux sont couronnés ducs d’Aquitaine à la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers (aujourd’hui remplacée par une cathédrale gothique) le 8 août12. Ils apprennent la mort du roi Louis VI quelques jours plus tard, pendant leur voyage.

Partager cet article

Repost 0

Adélaïde de Savoie

Publié le par gentle13

Elle donne naissance à travers son fils Louis VII à deux grands roi dont les descendants ont fait la grandeur de la France, mais nous verrons ça plus tard.

Adélaïde de Savoie, Alix ou Adélaïde de Maurienne1 (vers 1100 - † 18 novembre 1154, à Montmartre), reine des Francs, est la fille du comte Humbert II de Savoie et de Gisèle de Bourgogne, cette dernière étant la fille du comte Guillaume Ier de Bourgogne et la sœur du pape Calixte II.

Entre le 25 et le 30 mars 1115 (sûrement le 28 qui est un dimanche), selon le médiéviste, Andrew W. Lewis2, elle épouse, à Paris, en premières noces, le roi Louis VI le Gros, au passé mouvementé, mais qui à l'âge de 35 ans aspire à une vie calme.

Avec Adélaïde de Savoie, une branche des Bosonides3 se fonde dans les Capétiens, c'est une femme réputée laide4 mais attentive et pieuse. Elle eut sept fils et deux filles :

  1. Philippe (1116-1131), à ne pas confondre avec son frère du même nom, mort des suites d'une chute de cheval.
  2. Louis VII le Jeune (1120-1180), roi de France.
  3. Henri (1121/1123-1175), sans alliance ni postérité, évêque de Beauvais (1149-1161) puis archevêque-duc de Reims (1162-1175)
  4. Hugues (v. 1122, mort jeune)
  5. Robert Ier de Dreux (v. 1124/1126-1188), dit Robert le Grand, comte de Dreux (1137-1184), comte du Perche
  6. Pierre Ier de Courtenay (v. 1126- v. 1182), marié vers 1150 avec Élisabeth de Courtenay (v. 1135-1205), dame de Courtenay.
  7. Constance de France (v. 1128-1177), épouse (1) en 1140 Eustache IV (1127-1153), dit Eustache de Blois, comte de Boulogne - sans postérité connue - épouse (2) en 1154 Raymond V (1134-1194), comte de Toulouse
  8. Philippe (v. 1132/1133-1161)5, à ne pas confondre avec son frère aîné du même nom - sans alliance ni postérité. Nommé évêque de Paris, il refusa le poste et resta archidiacre.
  9. une fille morte jeune, inhumée à Saint-Victor de Paris.

Robert Ier de Dreux et Pierre Ier de Courtenay, sont les souches de deux importantes lignées.

Après la mort du roi en 1137, d'un excès de bonne chère, elle fait un second mariage avec le connétable Mathieu Ier de Montmorency, dont elle eut une fille.

En 1153, elle obtient de son mari, de se retirer à l'abbaye de Montmartre qu'elle avait fondée avec son fils le roi Louis VII, et y meurt le 18 novembre 1154. Son tombeau est en l'église Saint-Pierre-de-Montmartre.

Partager cet article

Repost 0

Anne de Kiev

Publié le par gentle13

Anne de Kiev

Histoire des Reines de France Dans l'histoire de la France, les femmes, et avant tout les reines, ont souvent régné sur le coeur et l'esprit de leur peuple, bien qu'elles n'aient pas toujours exercé le pouvoir. Pendant quinze siècles, certaines ont joué un rôle prépondérant en se montrant plus lucides, plus préoccupées du bonheur de leurs sujets, sinon plus attentives au rayonnement de la monarchie. Si les rois ont fait la France, on peut dire que les reines l'ont sans doute aimée davantage. Anne de Kiev La reine de France Anne de Kiev est une ombre de l'Histoire sur laquelle il est bien difficile de jeter quelque lumière ! Mariée en 1051 à Henri Ier, petit-fils de Hugues Capet, elle n'a laissé aucune trace dans les chroniques slaves et n'apparaît qu'en filigrane dans les archives françaises. Elle est pourtant l'ancêtre de presque tous les princes d'Europe et de nombre de célébrités, de Bernadette Chirac à Céline Dion ! C'est grâce à elle que Philippe est devenu un prénom royal, porté aujourd'hui par les souverains belge et espagnol comme par le mari d'Elisabeth II d'Angleterre. A une époque où l'Ukraine, confrontée au grand voisin russe, s'interroge sur son identité, la personnalité de la reine Anne acquiert un relief nouveau. Philippe Delorme s'emploie à le révéler, dans un récit qui, pour être rigoureusement historique, n'en prend pas moins les allures d'une épopée.

Anne de Kiev1 (également appelée Agnès), en ukrainien : Анна Ярославна (Anna Iaroslavna), est la fille de Iaroslav le Sage, grand-prince de Kiev et de sa seconde épouse, Ingigerd de Suède. Elle serait née à Kiev, selon certaines sources vers 1024, 1032 ou en 1036. Épouse de Henri Ier de France, elle fut reine des Francs de 1051 à 1060 et mère de Philippe Ier de France . Les manuels d'histoire l'ont longtemps appelée Anne de Ruthénie2, mais on trouve également Anne de Russie, Anne d'Ukraine ou Anne d'Esclavénie3.

Une ambassade de grande importance fut envoyée à Kiev pour y obtenir la main de la fille de Georges, prince de Kiev. Cette ambassade était conduite par Roger II de Châlons5 évêque de Châlons . Anne avait reçu une éducation soignée et connaissait le grec et le latin . Le consentement des parents obtenu, elle voyage par Cracovie, Prague et Ratisbonne. Appartenant, par sa confession, à l'Église des sept conciles, elle épouse à Reims en premières noces, le 19 mai 10516, le roi Henri Ier de France qui relève, quant à lui, de l'Église catholique romaine. Ces deux églises forment encore l'Église indivise, puisque cet événement a lieu avant le schisme de 1054. Ce mariage à Reims est l'occasion de grande festivités.

Ils ont ensemble quatre enfants :

Partager cet article

Repost 0

Constance d'Arles

Publié le par gentle13

Constance d’Arles, dite aussi parfois Constance de Provence (née vers 986 à Arles - morte au château de Melun le 22 ou 25 juillet 1032), fille de Guillaume Ier (c.950-†993) comte d’Arles, et Adélaïde d'Anjou (†1026), est reine de France par son mariage avec Robert II.

Le mariage eut lieu vers 1003 avec Robert II Le Pieux1. Après que ce dernier fut contraint de se séparer de Berthe de Bourgogne. En effet, le roi de France vivait en concubinage avec Berthe de Bourgogne depuis qu'il avait répudié en 991 sa première épouse Rozala d'Italie. Le pape avait déclaré cette union illégale, et avait excommunié les deux amants. De plus, comme Berthe de Bourgogne ne peut lui donner d'enfant, Robert épouse Constance d'Arles.

Cependant, Constance est une étrangère chez les Capétiens et ses manières, son entourage et sa conduite en irritent beaucoup2. Elle est peu aimée à la cour à cause de ses intrigues et de sa cruauté — elle aurait aveuglé elle-même son confesseur accusé d'hérésie —, et Robert tente à plusieurs reprises de la répudier pour reprendre Berthe de Bourgogne comme épouse — n'ayant jamais cessé de l'aimer ni de la voir. En 1008, Robert II et Berthe se rendent à Rome et tentent vainement de faire annuler par le pape le mariage avec Constance, celle-ci étant soupçonnée d'avoir fait assassiner un favori du roi3. De ce fait, la cour se divise bientôt en deux camps : d'un côté pour Constance, de l'autre pour Berthe.

Constance donne néanmoins des enfants au roi, dont le futur Henri Ier, et Robert. Elle préfère Robert et veut qu'il règne, mais son époux choisit Henri pour lui succéder. À la mort du roi, elle va jusqu'à tenter de tuer Henri, mais la tentative échoue et il monte sur le trône. Robert devient quant à lui duc de Bourgogne.

D'après les écrits de ses ennemis tels Raoul Glaber ou Helgaud de Fleury, la troisième épouse de Robert II est décrite comme cupide, cruelle et ambitieuse. Un de leur témoignages raconte que Constance rejoint un maigre cortège des femmes à poigne de l'an mille et en rend son époux transparent. Selon Glaber, en effet, la reine "avait la main haute sur son mari". Fleury lui dépeint les accès de colères de Constance où il joue sur son nom "Constante et forte, Constance qui ne plaisante pas". Même son mari Robert qui n'aime pas son comportement met en garde un de ses amis en lui disant : "Ami Ogier, va-t'en d'ici, pour que Constance l'inconstante, mon épouse, ne te dévore pas."

Partager cet article

Repost 0

Adélaïde d'Aquitaine

Publié le par gentle13

c'est avec elle et son époux le sieur Hugues Capet que débute notre histoire de France

Adélaïde d'Aquitaine ou Adèle (ou Adélaïde de Poitiers) (vers 945 - 1004), reine des Francs, est la fille du comte de Poitiers et duc d'Aquitaine, Guillaume III dit Tête d'Étoupe et d'Adèle de Normandie, fille de Rollon.

Lors d'une trêve, elle sert de gage entre son père et le duc des Francs, Hugues Capet, qu'elle épouse vers 968.

En juin 987, après la mort de Louis V le Fainéant, dernier roi carolingien, l'assemblée des grands du royaume réunie à Senlis, élit Hugues Capet, roi de France, et Adélaïde monte sur le trône en tant que reine de France. Le dimanche 3 juillet suivant, à Noyon, elle est à côté de son époux quand celui-ci est sacré par Adalbéron l'archevêque de Reims. De leur union, naissent :

Animée par une grande piété, elle fit bâtir la chapelle du monastère de Saint-Frambault de Senlis. Le chroniqueur Helgaud de Fleury parle de sa solitude sur l'éducation de son fils à cause d'une maladie qui a failli l'emporter à l'âge de onze ans. Sauvé, elle confia l'éducation de son fils à Gerbert d'Aurillac, futur pape Sylvestre II1. Quand son mari meurt en 996, son fils Robert monte sur le trône à l'âge de 24 ans. Elle assistera aux démêlés matrimoniaux de son fils,qui épousera sa maîtresse Berthe de Bourgogne. Elle meurt en 1004.C'était une femme intelligente et pieuse.

Partager cet article

Repost 0

Emma de France

Publié le par gentle13

Emma (894-934), princesse franque, fut successivement duchesse de Bourgogne (921-923), et reine des Francs (923-934).Emma est la fille de Robert Ier, roi des Francs, et de sa deuxième épouse, Béatrice de Vermandois.En 921, elle épousa Raoul, duc de Bourgogne, sacré roi des Francs le 13 juillet 9231 à l’abbaye Saint-Médard de Soissons. Leur seul enfant, Louis, né en 934, mourut la même année.

Ce qui intéressant avec Emma c'est qu'elle est la sœur de Hugues le grand qui fut lui le père de Hugues Capet, le premier de la longue lignée des capétiens à venir et qui ont fait de la France ce qu'elle est.

Les Capétiens sont une dynastie princière d’origine franque qui commence avec Hugues Capet, roi des Francs, et qui règne, notamment sur la France avec sa branche directe, de 987 à 1328. La dynastie se poursuit avec les branches collatérales des Valois, jusqu’en 1589, puis avec les Bourbons à partir de Henri IV jusqu'en 1848, avec une interruption pendant la Révolution française jusqu'en 1814. Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe Ier (maison d’Orléans) sont les derniers représentants de la dynastie capétienne.

Les Capétiens forment la troisième dynastie des rois de France (également appelée « troisième race »), après les Mérovingiens et les Carolingiens. Ils ont aussi régné sur d’autres états d’Europe (comme le Portugal, la Bourgogne, Naples, l’Espagne, la Hongrie, la Pologne, le Luxembourg…) et du monde (comme les Courtenay qui étaient empereurs de Constantinople, le Brésil). De plus, avec un seul degré de descendance féminine, presque toutes les dynasties princières européennes sont capétiennes (comme les Plantagenêt).

Partager cet article

Repost 0

Adélaïde de Frioul

Publié le par gentle13

Adélaïde de Frioul

Aujourd'hui Adélaïde de Frioul

Adélaïde de Paris (ou Aélis), désignée aussi sous les noms d'Adélaïde de France, d'Adélaïde d'Adalard, est née entre 855 et 8601. Fille du comte palatin Adalhard de Paris, elle est la seconde épouse du roi Louis II Le Bègue, et la mère de Charles III le Simple.

Elle est l'arrière-petite-fille du comte Bégon de Paris et d'Alpaïs, fille du roi Louis le Pieux. Selon certaines sources beaucoup plus sûres et réalistes, Alpaïs ne serait pas la fille de Louis le Pieux, mais serait une fille illégitime de Charlemagne et de l'une de ses nombreuses concubines. Si Alpaïs n'est ainsi pas la fille de Louis le Pieux, Adélaïde est donc nièce de Charles le Chauve et cousine de son fils, Louis II le Bègue. Si Alpaïs est une fille illégitime de Charlemagne, Adélaïde est une demi-sœur de Charles le Chauve et tante de Louis le Bègue.

Charles II le Chauve la choisit comme épouse pour son fils, Louis II Le Bègue, alors que celui-ci a déjà été marié secrètement avec Ansgarde de Bourgogne depuis 862, et a déjà cinq enfants dont deux fils Louis et Carloman. Le roi Charles le Chauve parvient à faire répudier Ansgarde par son fils qui peut se marier avec Adélaïde en 875. Ce second mariage de Louis le Bègue était ce qu’il y avait de mieux en matière de consanguinité et c’est à cause de cela que le pape refusa2 de couronner Adélaïde lors du concile de Troyes le 7 septembre 878.

En 879, Louis le Bègue meurt à Compiègne, alors qu'il préparait une expédition punitive contre les comtes de Poitiers et du Mans, mais Adélaïde est enceinte, et donne la vie à un enfant mâle remettant en cause l'héritage des fils d'Ansgarde.

Le mariage d'Adélaïde est attaqué par Ansgarde de Bourgogne et ses deux fils, qui n'hésitent pas à l'accuser d'adultère. Au terme d'un long et difficile procès, Adélaïde finit par l'emporter et son fils Charles le Simple, né en 879, est reconnu comme enfant légitime et seul héritier de la couronne de Francie, d'autant plus que Louis III (882) et Carloman II (884) meurent tous deux sans postérité. Charles le Simple étant trop jeune pour régner, le royaume est alors confié à l'empereur Charles III le Gros, puis au comte Eudes Ier de Paris.

En 898, Adélaïde assiste à l'avénement de son fils Charles III le Simple et meurt à Laon un 18 novembre d'une année autour de 901.

Partager cet article

Repost 0

Béatrice de Vermandois

Publié le par gentle13

Béatrice de Vermandois, née vers 880, morte après 931, était fille d'Herbert Ier, comte de Vermandois, arrière-petite-fille de Bernard roi d'Italie, lui-même petit-fils de Charlemagne.

Elle épousa en 895 Robert († 923), marquis de Neustrie, qui devint roi de France en 922. Ils eurent :

  • Emma, mariée vers 918 avec Raoul, duc de Bourgogne, puis roi de France.
  • Hugues le Grand, duc des Francs, qui fut le père d'Hugues Capet. C'est le début du règne des Capétiens, qui débute avec Hugues Capet et qui finit avec Charles IV le Bel, les deux derniers capétiens qu'on nomma les rois maudits parce qu'ils n'eurent aucune descendance.

Partager cet article

Repost 0

Ermentrude d'Orléans

Publié le par gentle13

Ermentrude d'Orléans1 (27 septembre 830-† 6 octobre 869)2 est une reine franque de la dynastie carolingienne.

Fille du comte Eudes d'Orléans et d'Engeltrude de Fézensac, fille du comte Leuthard Ier de Paris, elle épouse Charles II le Chauve le 14 décembre 8423 à Quierzy-sur-Oise et fut couronnée le 25 août 8664 à l’Abbaye Saint-Médard de Soissons.

Il semblerait que son mari ait eu de son vivant pour concubine Richilde d'Ardennes, sœur de Boson V de Provence, roi de Bourgogne Cisjurane et de Provence, dont il fit sa seconde épouse par la suite.

Ermentrude se sépare de Charles en 867, mais non répudiée, se retire à l'abbaye de Hasnon où elle meurt le 6 octobre 8695.
Peu après sa mort, le roi Charles le Chauve épouse (sa concubine ?) Richilde d'Ardennes, le 12 octobre 869 mariage confirmé à Aix-la-Chapelle le 22 janvier 870 .

Des quatre fils d'Ermentrude, seul l'aîné, Louis II le Bègue, accéda au trône en 877. Charles, roi d'Aquitaine, mourut le 29 septembre 866, Lothaire le Boiteux, abbé de plusieurs abbayes, mourut à la fin de l'année 865, et Carloman, mourut en 876 de ses blessures, après avoir eu les yeux crevés sur ordre de son père pour s'être révolté.

On lui connait également cinq filles, Judith (reine de Wessex puis comtesse de Flandres), Rotrude (Rotrudi), Hildegarde (Hildegardim), Ermentrude (Hirmintrudis) et Gisèle (Gislam).

Ermentrude d'Orléans
 ép. Charles II dit le Chauve (cf. Généalogie des Carolingiens)
 │
 ├─Judith (v. 844-ap. 870) (cf. Généalogie des Carolingiens)
 ├─Louis II dit le Bègue (1er novembre 846 - † 10 avril 879), roi de France. (cf. Généalogie des Carolingiens)
 ├─Charles dit l'Enfant (v. 847-† 29 septembre 866  (cf. Généalogie des Carolingiens)
 ├─Carloman (?-† 876). (cf. Généalogie des Carolingiens)
 ├─Ermentrude (?-?). (cf. Généalogie des Carolingiens)
 ├─Hildegarde (?-?). (cf. Généalogie des Carolingiens)
 ├─Rotrude (?-?). (cf. Généalogie des Carolingiens)
 └─Lothaire le Boiteux (?-† 14 décembre 865), abbé de Saint-Germain d'Auxerre. (cf. Généalogie des Carolingiens)

Partager cet article

Repost 0

Clovis 1er

Publié le par gentle13

Clovis 1er

Tout récemment je vous parlez de Basine de Thuringe mariée à Childéric 1er roi des Francs Saliens, ils ont plusieurs enfants dont un que l'histoire a particulièrement retenue sous le nom de Clovis1er, je fais une parenthèse, parce que cela me parait important de souligner certains faits et événements liés à cette époque.

Clovis Ier, en francique Chlodowig4,Note 1(prononcé probablement [xlod(o)wɪk] ou [xlod(o)wɪç]), en latin Chlodovechus, né vers 466 et mort à Paris le 27 novembre 5111, est roi des Francs saliens, puis roi de tous les Francs de 481 à 511.

Le règne de Clovis

La conquête du royaume de Syagrius

A 15 ans, Clovis est encore un jeune garçon imberbe lorsqu'il est hissé sur le pavois (bouclier) pour être proclamé roi des Francs à Tournai en 481. Le royaume est maigre et d'autres saliens contrôlent les régions voisines mais Clovis bénéficie de l'œuvre de son père Childéric. Très vite le jeune roi veut s'affirmer et refuse de partager son pouvoir comme son père l'avait fait. Il réunit les petites tribus avoisinantes et s'allie avec deux autres rois saliens (Ragnacaire et Chararic) afin de s'emparer du royaume de Syagrius ainsi que sa ville : Soissons. La guerre déclarée en 486, Clovis et ses troupes triomphent sur les Romains aux portes de Soissons. Syagrius vient alors se réfugier chez le chef des Wisigoths : Alaric, mais par peur de représailles, Alaric livre le chef romain à Clovis qui l'égorgea. Grâce aux rançons obtenues pour la libération de riches notables et au butin amassé lors de la conquête, il put former une armée permanente. Poursuivant sa marche victorieuse, il étendit le royaume des Francs jusqu'à la Bretagne et la Loire.

A ce sujet je vous conseille le livre de Laurent Theis

Le vase de Soissons, la pieuse Clotilde, la victoire de Tolbiac, le «courbe-toi fier Sicambre» et la colombe de Reims... Au fondement de la mémoire nationale, ces images ont installé Clovis comme premier roi très chrétien et père de la France. L'information que nous livre, presque seul, l'évêque Grégoire de Tours sur Clovis est pourtant bien incertaine. La date même de son baptême n'est pas assurée. C'est pourquoi, après s'être attaché à reconstituer ce qui, dans le parcours même du roi, est le plus vraisemblable, il fallait montrer comment s'est construite et a été utilisée cette figure de légende. Laurent Theis suit ainsi l'évolution d'un mythe qui s'enrichit au fil des lieux et des âges, et qui a fait de Clovis l'un des «lieux de mémoire» les plus populaires de France.

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 > >>