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"Ritournelle de la faim"

Publié le par gentle13

j.m.g le clezio un grand écrivain qui a mérité d'obtenir ce prix, c'est avec d'ormesson l'un de mes auteurs préférés.

"Ritournelle de la faim" : un enchantement

- "Ritournelle de la faim" J.M.G. Le Clézio (Gallimard, collection blanche) -


"Ritournelle de la faim" : un enchantement - "Ritournelle de la faim" J.M.G. Le Clézio (Gallimard, collection blanche) - "Ritournelle de la faim" J.M.G. Le Clézio (Gallimard, collection blanche) © France 2 Une petite merveille que le dernier Le Clézio paru début octobre, "Ritournelle de la faim" L'auteur y dessine un portrait attachant de sa mère, inspiratrice de l'héroïne du livre : Ethel, adolescente dans les années 30, toute jeune fille lorsqu'éclate la guerre. La famille d'Ethel est dominée par la figure du père, Alexandre, venu de l'île Maurice à Paris dilapider sa fortune, celle de sa femme, puis celle de sa fille. JMG Le Clézio. Photo J. Sassier - GallimardLe salon familial bruisse souvent de monde, des relations hétéroclites, de plus en plus marquées à droite à l'approche de la seconde guerre mondiale. La jeune Ethel y entendra des conversations antisémites, échos à la lecture de "Gringoire", qui lui font horreur. Son adolescence est marquée par l'amitié avec Xenia, Russe blanche ruinée par la révolution, qui décide très jeune de rattraper par un beau mariage ses revers de fortune. Belle et moqueuse, Xenia glisse peu à peu vers un cynisme qui va la séparer d'Ethel. Il y a aussi la figure du grand-oncle, M.Soliman, vieil homme bizarre qui achète le pavillon indien de l'Exposition coloniale (en 1931). Ethel rêvera longtemps de reconstruire la Maison mauve qui l'avait tant éblouie à cette Exposition, à partir des pièces démontées entassées dans le jardin du grand-oncle, derrière la gare Montparnasse. Comment expliquer le charme indicible qui se dégage de ce livre de deux cents pages ? La magie tient pour une part à une évocation de Paris quasi-modianesque : de Montparnasse à l'ancien Vel d'Hiv, Le Clézio ressuscite des quatorzième et quinzième arrondissements délaissés des touristes, mais où l'histoire a laissé des traces parfois tragiques. Et puis, il y a la figure d'Ethel, rendue dans une langue légère, en petites touches sans pathos, pudique, horrifiée par la montée des fascismes, passionnée en amitié, fière et digne jusque dans la misère -une misère à connaître la faim, à se souvenir toute sa vie du goût du pain blanc, sur lequel le romancier ouvre son récit. Sur le choix de ce magnifique portrait de femme, l'auteur s'explique ainsi, en extrême conclusion : "J'ai écrit cette histoire en mémoire d'une jeune fille qui fut malgré elle une héroïne à vingt ans". -> "Ritournelle de la faim" J.M.G. Le Clézio, Gallimard, 18 euros.

Publié dans anthologie

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POUR ELLE et AGATE CLERY

Publié le par gentle13

Aujourd'hui dans la rubrique cinéma (Allo ciné) je vous propose deux excellents films, à mon sens, à voir. Le premier "Pour elle" un film dur et émouvant où l'on voit un citoyen lamda devenir par amour un criminel prêt à tout pour celle qui l'aime.

Lisa et Julien sont mariés et mènent une vie heureuse et sans histoire avec leur fils Oscar. Mais leur vie bascule, quand un matin la police vient arrêter Lisa pour meurtre.
Elle est condamnée à 20 ans de prison.
Persuadé de l'innocence de sa femme, Julien décide de la faire évader.
Jusqu'où sera-t-il prêt à aller "pour elle" ?

Pour elle - Bande-annonce 1 (Français)Pour elle - Bande-annonce 1 (Français)
Pour elle - Bande-annonce 1 (Français)
Vue : 72 119 fois
2 VOITVOI

Date de sortie : 03 Décembre 2008   Les films sortis à cette date...

Réalisé par Fred Cavayé

Film français. 

Genre : Thriller

Durée : 1h 36min. 

Année de production : 2008

Distribué par Mars Distribution

Et le deuxième film une comédie

Date de sortie : 03 Décembre 2008   Les films sortis à cette date...

Réalisé par Etienne Chatiliez

Film français. 

Genre : Comédie

Durée : 1h 53min. 

Année de production : 2007

Publié dans cinéma

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Pierre GARNIER

Publié le par gentle13

Toujours trouver sur "encres vagabondes" un site qui recèle des poètes et écrivains dont je ne me lasse pas et je que consulte souvent pour nourrir mon blog et ma soif de littérature et de poètes. Je vous laisse découvrir ce nouveau livre espérant que aimerez mes choix. Je vous avez déjà présenter cet auteur et j'y reviens avec un nouveau livre : Messages du soleil
Gentle13


Trois longs poèmes composent ce recueil : Ce pays de petites collines ; Messages du Soleil et Le ruisseau. À la lecture, on retrouve le village de Saisseval où Pierre Garnier habite, le quartier Saint-Roch où il vécut son enfance, des souvenirs, des dires de sa grand-mère, de son oncle, de son père… et, surtout, l’univers que le poète perçoit lors de ses promenades dans le village, dans la campagne. C’est dans cette perception des événements de vie de la nature que l’on pénètre la symbolique des images de sa poésie spatiale. Il y a un réel rapport entre les deux formes de poésie que pratique Pierre Garnier. Dans ces trois poèmes on peut lire des clés pour mieux aborder la poésie spatiale. Des images perçues dans la poésie spatiale viennent résonner dans la poésie de ce recueil :


ce sont messages du soleil
les trois coups de théâtre
les cinq coups du destin
le rideau s’ouvre se ferme

nous sommes habitués à cette tragédie

ce sont lumière de la lumière
du soleil ou de dieu
qui sont la même chose
le soleil me dit que le poème est apparu
avant le monde
– cette coupe qui recueille et enferme

la fermière me dit : « bonjour ! »
ce mot fait lumière et coupe –

lui aussi contient le monde


Ce recueil est un retour sur l’enfant qu’il fut, revisité au travers des saisons, de l’école, de la vie du village ou du quartier, de la vie des paysans, de parallèle fait entre histoire du monde et histoire locale, des visions de l’enfant qui sait entrevoir le monde dans de petits évènements, le grand dans le petit, l’universel dans le local. Ainsi, par exemple, cet extrait explicite :

il regarde le pommier
il suffit pour qu’il y ait un cirque
dans le jardin
avec Polichinelle, Arlequin, Colombine


et plus loin,

les pommes avec lesquelles le pommier joue son théâtre :
on les voit aller et venir
partir au-delà du fond, rentrer en scène,
vouloir prouver que le présent est éternel


On pourrait, comme cela, prendre bien d’autres extraits. C’est beau, c’est « féerique », dans le sens que la magie opère en chaque chose, c’est cosmique car les astres et les étoiles se retrouvent en des évènements terrestres : comme dans les figures fractales, l’infiniment grand existe dans l’infiniment petit. Merci à Pierre Garnier d’avoir su réveiller en moi des souvenirs de l’enfant que je fus et qui s’incarne dans sa poésie, alors que l’époque n’est pas la même, que l’histoire est différente. Pourtant, mes souvenirs arrivent à se retrouver dans les souvenirs présentés. Allez-y ! Dans la lecture de cette poésie, notre imaginaire rejoint celui du poète, on s’y sent bien, on y vit de merveilleux spectacles, où même la mort prend un visage attendrissant.

Gibert Desmée 
(27/10/08)    


Publié dans anthologie

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amour et raison (2)

Publié le par gentle13

Anna l'a fait
Ce n'était certes point facile.
Elle a quitté la terre de douleur, traverser les mers et rejoint la rive de l'espérance là où l'ombre se dissipe et où la lumière se pare d'un éclat différend.

Anna à finit de pleurer, elle le sait, elle le sent ses sens sont en éveil, sa conscience en alerte elle vibre d'une intensité qu'elle n'a jamais connue. D'ailleurs elle-même ne comprend pas ce qui lui arrive ; Mais peu importe se dit-elle ça ne peut pas être pire que ce qu'elle à déjà quitté.

Le côté obscure de l'asservissement des émotions ne peut plus l'atteindre, elle est maintenant hors de porté... Loin et libre elle quitte les flots tumultueux du désespoir. Le soleil brille à nouveau sur sa vie et le souffle de l'amour réchauffe son âme, elle sent la caresse légère d'une main qui l'effleure et tout son corps est parcouru d'un frémissement...qu'on devine sans qu'on le dise, sa tête tourne son coeur s'emballe, un bien être l'envahit d'un coup sans qu'elle puisse le définir.

Anna le sait, rien ne sera plus pareil, est-elle toujours la même...

Qui y a -t-il au delà ?
Qui peut le dire !!!

La réalité est un mythe qu'on déguise avec le voile du rêve.

Gentle13

Publié dans texte perso

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Amour et raison

Publié le par gentle13

Elle est là debout au bord de l’eau

Elle est là les pieds dans le sable, perdue dans sa contemplation le regard lointain au delà de l’horizon visible par les yeux

Qu’a-t-elle vu qui accapare à ce point son attention ?

Sur le rivage c’est la solitude, la sienne, qu’elle aperçoit qui arrive à grande enjambée  le souffle court le visage rougi par le vent qui fouette et qui pique ses yeux.

Elle se penche et ramasse un caillou, il lourd remarque -t-elle, comme le poids du temps qui pèse sur mes épaules se dit-elle en aparté, comme si elle ne voulait pas qu’on l’entende alors qu’il n’y a que le vent comme seul présence.

Elle le jette au loin un, deux, trois ricochets et le caillou coule à pique sans émotion sans regret. Puis, soudain, une idée émerge dans sa conscience, un simple caillou lui donne la direction à suivre, jeter sa solitude au loin, traverser la mer et retrouver celui qu’elle à toujours aimé

Quitter la terre de souffrance, terre de l’oublie où les promesses meurent avant d’être faites, terre insalubre où l’amour fuie les hommes.

Traverser l’océan et rejoindre la terre de l’espérance, Anna le sait, c’est la seule option qui lui reste fuir la désolation, la tristesse et l’aridité des sentiments.

Anna le sait, elle le fera, l’ultime sursaut avant de sombrer. La vie l’attend là bas et de toutes ses forces elle obligera sa conscience à tenir bon, debout sur le pont comme un soldat qui veille et monte la garde.

Elle est là debout au bord de l’eau, elle a franchit le Rubicon… « Alea jacta est » se dit-elle après réflexion….

Gentle13

Publié dans texte perso

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Philippe LEKEUCHE

Publié le par gentle13

Me voici de retour avec le feu caché trouvé sur encres vagabondes, j'ai lu avec attention et j'ai apprécié la prose, d'ailleurs à ce propos lisez ce qu'en dit Gilbert Desmée et vous serez convaincu tout comme moi, que l'écrivain a du talent.
Gentle13



Philippe LEKEUCHE

Le feu caché


C’est avec grand plaisir que je retrouve l’écriture de Philippe Lekeuche en ce recueil Le feu caché. L’ensemble est composé de quatre parties : Élancements et dague ; Le fils ; Dérisoire éternité ; Miracle à l’envers. Dans une écriture subtile, c’est un voyage dans le temps d’un homme poète en ses heurs et malheurs, ses désirs, ses failles et ses errements. Nulle réponse offerte mais un accompagnement aux questions que nous nous posons.





Oh, quel sarcasme, ici l’Éternel féminin
Priant que l’ange enfin le turluture
Mais non, faudra labourer le viril
Mensonge – et sans faillir !

Ou encore :



L’homme pleut
– pas la pluie –
partout
en lui-même
pleut l’homme
ce plusieurs…


J’ai lu et relu ce recueil pour goûter pleinement les questions abordées, sans arriver à m’en détacher, tant l’écriture m’accaparait. Et comme le dit si bien Philippe Lekeuche : Seule la poésie rend figure. Dans ses soubresauts du terrible, la vie, rien que la vie, toute la vie de plain-pied en cette poésie. Cela nous rend fébrile, l’esprit vagabond, interrogateur et heureux de ce voyage en poésie.

Gilbert Desmée 
(12/03/08)

Publié dans anthologie

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exaltation où le frémissement de l'être

Publié le par gentle13

Le temps passe mais rien ne change il s’altère comme du vulgaire métal.

Un coucher de soleil qui éclaire notre destinée, les traces de nos pas s’estompent, se perdent dans le sentier ombragé qu’est notre existence.

Silence et parole s’entrelacent tels des amants pris dans le filet du désir. Un parfum subtil….où se dégage les fragrances boisées de la passion.

Un sein entraperçu éveille les sens, les contours à peine voilés d’une femme sublime l’instant d’une rencontre, d’un premier rendez-vous où les mots se suggèrent plus qu’ils ne se disent

Deux êtres se cherchent, se devinent s’éloignent et se rapprochent, c’est l’art subtil, l’apprentissage de l’amour par le jeu de la séduction.

Les corps se frôlent, les mots se susurrent, les doigts s’entrelacent à leur tour. Les yeux qui pétillent, un sourire qui nait, la tête qui tourne et soudain on perd pieds pris par le vertige de l’amour.

Exaltation, moment d’abandon où les corps parlent un autre langage où les gestes remplacent les mots mais où la compréhension en est d’autant plus aisé.

Publié dans texte perso

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