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Le secret du temps

Publié le par gentle13

Là, au pied de l’arbre mort assis le vieil homme médite, son temps  est passé et sa vie s’est écoulé comme la fuite d’un robinet, lentement sans qu’il s’en aperçoit.

Il a voyagé à travers le monde sans entrave ni par la langue ni par la culture. C’est un mythe, un ermite un voyageur infatigable qui est passé d’une époque à une autre depuis des temps immémoriaux.

Alors un beau jour il décide d’écrire ce qu’il a vu et vécu tout au long de sa vie. Il va coucher sur le papier sa mémoire ancestrale, originelle. Mais la particularité c’est qu’il va l’écrire dans une langue particulière, voire codée afin que cela ne tombe pas entre les mains de n’importe qui : Le secret du temps est à ce prix, il connait les mystères qui tracassent les hommes.

Le vieil homme médite, assis là la plume à la main penché sur son écritoire, il ferme les yeux son front se plisse il va chercher dans sa mémoire les événements importants qui ont marqués, influencés devrais-je dire, chaque époque qu’il a traversé.

Il a le temps, il fouille avec minutie, comme un chercheur d’or chaque parcelle de sa mémoire, il sait que cela est important car il a vu et entendu tellement de choses extraordinaires. Mais c’est avec le temps qu’il a compris leurs significations, son codex aura une valeur inestimable et une implication qu’il est loin de soupçonné.

C’est un voyage dans le temps son codex, plus que des souvenirs, c’est le passé qu’il étale aux yeux des profanes, des incrédules et des septiques, ceux qui croient tout savoir, avoir tout fait et tout vu ne sont pas au bout de leurs surprises. L’arrogance ne sera plus de mise

Là on ne joue plus, plus d’hypothèses ni fausses certitudes, ni  vanité, on frôle la vérité car à travers ses mémoires c’est la porte de l’éternité qu’il ouvre et par laquelle on peut voyager dans tous les sens à la fois et où on perdra forcément ses repères parce que notre esprit n’est pas prêt à un tel voyage, une telle révélation,  toutes les hypothèses ne seront plus elles seront « enfin » avérées.

 Le secret du temps, les mystères…

Car il sait ce qui a été ce qui est et ce qui sera, c’est le porteur d’espérance. Il a un temps d’avance, il a une expérience unique et originelle.  À l’abri des gens malintentionnés qui ne chercheront qu’à tiré profit de son codex. Il se cache et écrit en silence. A l’ombre de la médisance, il défait et refait l’histoire à sa juste valeur, il remet les pendules à l’heure. Il attirera la jalousie et la convoitise il le sait pertinemment c’est tout de même la somme de toutes les connaissances depuis que le monde est monde qu’il s’apprête à livrer et ce à une époque qui n’a peut être pas toute la sagesse requise pour faire bonne usage.  Il sait qu’il doit faire extrêmement attention, il va bouleversés l’ordre des choses, il en est conscient mais il ne peut plus remettre son temps est impartit il va enfin quitter ce monde et reposer en paix.

Et c’est la fin d’un mythe, d’un ermite, d’un voyageur infatigable.

Gentle13

Publié dans texte perso

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La vie est un songe

Publié le par gentle13

Toujours sur encres vagabondes un autre excellent livre  que je vous conseille. Pierre Garnier le picard
Pierre GARNIER

La vie est un songe


Pierre Garnier est une voix importante de la poésie contemporaine, que ce soit pour sa poésie spatialiste ou pour sa poésie linéaire. Dans ce recueil, nous pouvons mieux comprendre combien il y a de rapport presque charnel entre les deux formes de poésie. Bien sûr, elles ont été créées par le même poète, avec son regard très particulier qui regarde ce qui l’entoure avec toute l’émotion qui lui convient. Comprenez :

le village est alors léger
les paysans ne voyagent pas
ils vont avec les arbres
leurs maisons naviguent dans l’air penché

Ou encore :

il n’y a pas de différence entre la barque, le
ruisseau et la truite, tous les trois naviguent
c’est de l’eau qui coule

On pourrait croire à une poésie au regard d’enfant, mais résolument non, c’est une poésie qui dit ce qu’est réellement le monde qui l’entoure, le monde auquel il participe. Le poète regarde le monde non pas comme un objet, mais bien comme sujet de la poésie. C’est ainsi que Pierre Garnier écrit :

les yeux se sont habitués à percer l’invisible
– on y voit des cathédrales, des oiseaux,
des eaux immobiles –

Pierre Garnier nous invite à mieux regarder autour de soi, à mieux comprendre ce monde que nous voyons sans regarder, pour y déceler l’étonnante symbiose qui existe entre le ciel et la terre ; entre ce qui flotte et ce qui nage ; entre l’acte de puiser de l’eau et ce que devient l’eau ; etc. La nature reprend sa place dans l’esprit de l’homme debout qui se sent pleinement présent à ce qu’il regarde. C’est ainsi que dans le texte Les jardins de l’Enfance, Pierre Garnier écrit : nous revenons vers la naissance, nuages, pensées légères, lyrisme bref qu’il faut développer, en attendant – la nuit dans la lumière, la lumière dans la nuit…

Je vous invite à vous plonger sans a priori dans ce remarquable recueil qui nous entraîne au pays de nous-mêmes.

Gilbert Desmée 
(27/05/08)    





Publié dans anthologie

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Partir ailleurs

Publié le par gentle13

Il est temps de partir voir ailleurs, voir où la route me conduit, voir le bleu du ciel, la transparence de la mer, voir les ocres de la terre colorés le sol de mille couleurs.

Il est temps de partir et ne plus penser.

Je ne sais quoi dire ni quoi faire, prisonniers de mes peurs et de mes doutes je reste coincé dans ce temps oubliant mes rêves et mes passions.

Il est temps de partir voir ailleurs ce que la vie peut être.

Rester ou partir l’éternel conflit, le sourd dilemme qui me taraude, mais ce n’est qu’une histoire à venir, je cherche mes mots dans la solitude du moment dans l’ombre des poètes qui égrènent les vers comme les grains d’un chapelet d’un moine bouddhiste.

Il est temps de partir et de voir ailleurs, de rompre avec la monotonie de l’instant présent, de s’échapper du souffle pesant de la routine qui donne à la vie un arrière goût, un sentiment de n’avoir rien fait de son existence coincé dans un carcan où l’on s’enferme pour éviter l’échec.

Mais je le répète ce n’est qu’une histoire, une simple fiction. Donc je pars, je m’envol, je fuie plus loin voir si l’herbe est plus verte, l’imagination me soutien et me nourris, alors je lis j’écris et je cris dans le silence, comme une prière muette, les mains tendues vers…..Je ne sais vers qui à vrai dire !

Mais qu’importe un jour mes mains se joindront à quelqu’un et nous partiront voir ailleurs où la route nous conduira.

Gentle13

Publié dans anthologie

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Claudine BOHI

Publié le par gentle13


Toujours sur encres vagabondes pour pouvoir, je pense, satisfaire vos envie de lire.
Amicalement et joyeux Noël à toutes et à tous
Gentle13


Voiture cinq

quai vingt et un



Un très beau petit livre de poésie, format à l'italienne, avec une peinture de Hughes de La Taille qui, dès le départ, dit l'errance et le voyage. Et c'est bien un voyage dans lequel l'auteur nous embarque.

« Les gares sont des chambres avec leurs yeux magiques où la nuit avec le jour s'échange »

« Elle est debout sous la pendule
le train au loin roule vers son départ à elle
il vient c'est maintenant
le cœur éponge tout chagrin d'un coup 
»

« C'est la vitre qui roule c'est le départ qui bouge et c'est le train vers lui. »

« C'est la voix de sa mère et ici elle l'entend comme si elle lui parlait
comme si elle était là encore pas du tout morte
c'était gare Saint-Lazare un nom à croire à l'impossible
c'était il y a longtemps aujourd'hui elle est grande
et tous les trains d'un coup lui roulent sur le cœur. 
»

« Avec tout son passé roulé en boule au fond de ses poches
et dans le ventre tout ce passé comme une lumière 
»

« Perdu dans le wagon quelque chose de lui respire attire efface (...)
voilà les balles du grand désir lancées jetées au ciel au bleu là-haut
qui met d'un coup ses bras sur toutes les épaules
avec des mots dedans qui éclatent qui rebondissent
ils disent que l'amour dure ils ne le savaient pas. 
»

On se laisse prendre par le bout du cœur, bercer par cette musique sans ponctuation, comme, la nuit, dans sa couchette avec une fois les paroles éteintes le seul bruit du train qui file sur les rails.
On est dans l'intime, la vie qui court, l'amour, et ça fait du bien.
Claudine Bohi nous parle à l'oreille, en toute complicité, et sa voix résonne en nous.
Juste soixante-deux petites pages volées au temps, à déguster, pour le plaisir simple des mots, des images, pour l'émotion. Superbe.

Dominique Baillon-Lalande 
(12/07/08)    

Publié dans anthologie

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Anna et la lumière

Publié le par gentle13

Et pour finir l’histoire

Après un long parcours initiatique Anna a vaincue les ombres maléfiques de ses démons intérieurs. Dieu et le diable coexistent en nous et selon le poids de nos mauvaises pensées et actions cela forme au dessus de nos  têtes une couche opaque, dense et noire comme une gangue qui emprisonne quelque chose de rare et de précieux.

C’est ce qu’Anna à réussi à faire dans son combat : De percer cette couche afin que la lumière se fraie un passage et se réfléchisse sur le miroir cosmique. Mais Anna ne peux rien faire toute seule elle a posé certes la première première de l’édifice et nous devons nous joindre a elle pour qu’ensemble nous perçons cette couche opaque dense et noirâtre de nos mauvaises pensées et actions  conscientes ou inconscientes.

Ainsi la lumière brisera définitivement cette gangue et scellera la boîte de pandore.

Ainsi la lumière se réfléchira sur l’être humain et lui apportera la conscience éclairait.

Aussi loin qu’Anna se souvienne elle n’a jamais ressentie un tel état d’apaisement, aurait elle reçu, elle la naïve, un message voire une révélation qui lui aurait fait prendre conscience que nous sommes à nous seul un microcosme où la cohabitation entre le cœur et la raison n’est pas souvent en harmonie ce qui crée souvent des troubles et génères des conflits qui n’auraient pas lieux d’être si nous étions en paix avec nous-mêmes…

Anna maintenant le sait elle a parcourue le long corridor étroit et sombre qui va de l’ignorance à la connaissance de soi.

Ceci vous l’aurait compris est une allégorie, comme celle de Platon : L’allégorie de la caverne dont voici l’extrait que j’ai trouvé sur le net  (Wikipédia) et résumera la fin de mon histoire.

L'allégorie de la caverne est une fable très célèbre exposée par Platon dans le Livre VII de La République. Elle met en scène des hommes enchaînés et immobilisés dans une demeure souterraine qui tournent le dos à l'entrée et ne voient que leurs ombres et celles projetées d'objets au loin derrière eux. Elle expose en termes imagés la pénible accession des hommes à la connaissance de la réalité, ainsi que la non moins difficile transmission de cette connaissance.

Je veux rendre hommage ici à Aubélia liliflore terpsy et tous les autres pour leurs soutiens.  Je vous souhaite à toute et à tous un joyeux noël.

Publié dans texte perso

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Anna la victorieuse ?

Publié le par gentle13

Anna, Anna ! Répéta la voix tu n’a nul endroit où te cacher

« L’heure est venue pour toi  d’honorer ta dette »

Je sais dit Anna, en cherchant d’où provenait la voix, mais je ne peux m’y résoudre je n’ai rien à offrir autre que mon âme.

« C’est justement de cela qu’il est question c’est le pacte de sang que tu as signé avec moi. Sais-tu qui je suis ? »

Non ! dit Anna.

Je suis Samaël !!

 Et alors répondit elle sur un ton péremptoire, peu importe,  qui que tu sois tu n’aura rien de moi !

Tu es bien téméraire ou bien trop naïve, répondit il d’un ton qui ne laisse entrevoir aucune ambigüité ni  rien présager de bon. « Je peux t’obliger, je peux te mener au seuil de la folie »

Fais ce que bon te semble, je n’ai aucune crainte car je ne suis plus la même, la petite Anna naïve tremblante de peur est morte et ça je te le dois, tu n’es en fait que la partie négative de mon être. « C’est que tu crois répondit la voix ! »

C’est ce qui est rétorqua Anna du tac au tac comme si toute peur l’avait instantanément quittée et de continuer de plus belle, tu ne pas tuer ce qui est déjà mort.

Alors, à cet instant un rire sardonique plein de haine et de mépris retentit et la voix dit à nouveau : Tu as  gagnée une bataille pas la guerre, j’ai l’éternité devant moi !

C’est que tu crois répondit Anna !

C’est ce qui est rétorqua la voix !

Et, soudain, plus rien hormis le silence. Elle triomphait de ses démons,  et avec humilité elle ploya une seconde fois le genou à terre…

Qui sait ce que demain réserve

Publié dans texte perso

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Laissons braire les ânes

Publié le par gentle13

Il y a nous et les autres

Il y a moi et vous

Qui sommes- nous ?

Quant à moi je suis un anonyme parmi tant d’autres

Je m’évade, je m’enfuie ailleurs, loin aussi loin que je peux de ce monde là. Mais hélas ! Je suis toujours rattrapé, alors au lieu de capituler, je redresse les épaules, je relève la tête et en guise de défi j’avance droit comme un « i », raide comme la justice, affronter la vie et ses conséquences.

Je ne suis rien qu’un simple rêveur, un utopiste qui crois aux princesses et au conte de fée. Je suis naïf dites-vous ? Je le reconnais volontiers mais cette naïveté me tient à l’abri. Je ne suis pas poète, je ne suis pas écrivain, je ne suis que l’ordinaire dans un monde extraordinaire qui a perdu toute commune mesure.

Je ne suis pas de ce temps, mon corps peut être mon esprit non ! Je suis d’un temps ou le verbe était courtois où la prose était galante. Je suis d’un temps où la pensée était noble, les aspirations souveraines, les désirs voilés d’une candeur puéril, presque enfantine où une promesse, un baiser volé tenait lieu de gage d’amour et de fidélité.

J’essai chaque jour qui passe de me résonner et de me dire qu’il faudrait qu’enfin je vive avec mon temps, que ces idées sont révolues, obsolètes, d’une époque qui n’existe plus et qui n’existera plus jamais. Mais rien n’y fait chaque matin je me lève et c’est comme si je revivais chaque matin le même jour sans que rien ne change.

Mais le monde a bien changé, cela je le sais bien je le vois bien je l’entend bien !!!

Que croyez-vous que je fasse sinon être ce que j’ai toujours été, je laisse braire les ânes entre eux et je suis ma route avec ceux qui m’apprécient.

Publié dans texte perso

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Colère

Publié le par gentle13

Bonsoir je voudrais adresser un message à Clare Q et Humpret H, j'ai toujours précisé que je n'étais ni poéte ni écrivain, bien au contraire je l'ai toujours crié haut et fort. Ce que je trouve déplorable c'est que vous vous cachez derrière l'anonymat du net pour critiquer ce que les autres font. Je tiens à préciser que tout ce que j'écris est noté "textes perso" quant à "encres vagabondes" j'ai l'accord de l'auteur du moment que je précise mes sources. Moi au moins j'ai le courage de mettre en ligne mes goûts et ma passion, celle de lire et d'écrire même si je ne suis ni poète ni écrivain. J'ai du mal à saisir cette manière sournoise dont certains font preuve

Publié dans texte perso

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Poésie en voyage

Publié le par gentle13

Un petit détour par "encres vagabondes" où je laisse le soin au chroniquer de vous parler de ce livre que j'ai trouvé pour ma part très bien, il n'y qu'à lire pour s'en rendre compte, ensuite j'irais voir du côté du panorama du livre voir ce qui s'y passe et je reviendrais vers vous vous conter la fin de mon histoire, qui j'espère vous plait.
Gentle13

Jardin alpin


Dans ce petit opuscule, recueil qu’édite la revue Poésie en voyage, dans une collection appelée : La Porte ; nous nous retrouvons dans un voyage en territoire alpin. Ce Jardin alpin n’est pas décrit. Geneviève Roch n’a pas cherché à nous décrire l’espace, mais plutôt à nous donner à voir, à entendre et à sentir comme à ressentir l’esprit du lieu. Elle nous donne à lire des sensations, des impressions, des évènements sonores ou visuels. En cela, elle nous offre plus que le paysage. Elle offre un vécu du lieu.

l’instant se propage
où la douceur de l’air
s’accorde à la lumière
au son multiple et continu
pressant
de ces petites voix aériennes

Geneviève Roch nous entraîne à découvrir le paysage derrière le paysage, l’univers caché à celui qui ne sait pas regarder, écouter, sentir, en un mot s’arrêter pour s’imprégner et découvrir ce qu’est vraiment le lieu lorsque que nous acceptons d’être partie du lieu et non plus voyeur du lieu.
Alors viennent s’exprimer des évènements qui nous font nous demander :

qui appelle qui se cache là ?
si invisible et si présent

Et si nous persévérons, acceptons de rester ouvert :

une clarté subite
inonde les cavités
la pierre s’éclaire

Alors le monde devient un interlocuteur, sujet de la conversation que nous avons avec lui et :

le monde à l’entour s’excède
en instance de chuchotement

Puis vient cette poussière de sens qui favorise quelques balbutiements à fleur d’aube. Un dire vient précédant toute pensée.

En fait, Geneviève Roch nous parle de ce Jardin alpin, comme un poète parle de sa rencontre avec une œuvre d’art. La démarche qu’il suit pour arriver à dire la phrase silencieuse qui est en face de lui. L’œuvre est sujet pour que la conversation ait lieu. Merci à Geneviève Roch pour ce très beau texte.

Gilbert Desmée 
(22/08/08)    



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Anna la repentie

Publié le par gentle13

Qu’a fait Anna pour qu’un pareil revirement se passe dans sa vie ? Et puis qui est ce Lui avec cette imposante majuscule qui lui conférerait presque une stature peu naturelle…

 

Qui est ce Lui à qui Anna doit quelque chose, est-ce une sorte de pari qu’elle aurait contractée, comme une sorte de maladie dont on a du mal à ce défaire, ça y est le mot est dit, il est lâché comme une bête féroce dans l’arène du temps de la Rome l’antique.

 

Anna le sait, il est l’heure de rembourser sa dette, le temps presse et frappe à sa porte, on ne joue pas impunément avec Lui sans risquer de perdre quelque chose de précieux et que sans cela Anna ne serait plus qu’une coquille vide à la solde de ses spadassins.

 

J’ai exaucé ton vœu dit la voix, je t’aie sortie de là comme tu me l’a demandé, ne m’oblige pas maintenant à t’y contraindre !

Anna sait qu’il en a les moyens mais elle se refuse à le faire, l’enjeu est trop important, en fait elle a trop à perdre.

 

Alors elle va faire quelque chose d’incroyable, quelque chose d’impensable mais a-t-elle vraiment le choix ! Anna la rebelle, Anna la guerrière va devoir plier et mettre un genou à terre et implorer celui qui n’a pas de nom, celui qu’elle a rejeté il y a fort longtemps et à qui elle imputât tous les problèmes quelle a eut dans sa vie.

 

Au fond de sa conscience elle sait pertinemment que le combat qu’elle doit mener c’est contre elle-même qu’elle doit le livrer, lutter son contre ses propres démons : Orgueil, fierté, intransigeance. Avant qu’une scission s’opère en elle et que sa dualité prenne des proportions exagérées et la conduise au bord de la folie.

 

Alors elle plie le genou, s’allonge et face contre terre elle implore Dieu de la délivrer de Lui et d’effacer sa dette.

 

Ainsi Dieu dans sa bonté infinie livrât bataille à sa place.

Gentle13

 

Publié dans texte perso

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