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Le cirque de Mafate

Publié le par gentle13

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Aujourd'hui je vous amène vers le cirque de Mafate :

Il semblerait que le cirque de Mafate appelé autrefois cirque de la Rivière des Galets, n'ait pris son nom de Mafate qu'à la fin du XIXe siècle.

Il existe plusieurs hypothèses pour l'origine de ce nom[1] :

  • un dérivé du mot Malgache Mafack qui veut dire quelque chose comme « qui pue », en référence à une source aux odeurs de soufre ;
  • un dérivé de l'adjectif malgache Mahafaty, dont la signification serait « qui tue, dangereux », en référence à l'aspect périlleux des déplacements à cet endroit à l'époque ;
  • le cirque devrait son nom à un chef marron Mafate qui s’y était réfugié du temps du « marronnage ».

Cette dernière hypothèse semble étayée par l'ouvrage Histoire de l'esclavage à l'île Bourbon[2] qui évoque que de nombreux esclaves marrons « [...]formèrent des villages défendus [...] sous la conduite de chefs autoritaires. Certains de ces derniers se seraient revêtus du titre de manjakes, synonyme de roi chez les malgaches. Il semble même qu'ils auraient pris des noms de guerre : Mafate (qui cause la mort), Tsilaos (invaincu). »

On retrouve également dans le cirque de nombreux sommets/villages/lieux-dits portant le nom de marrons, tels que le piton Cimendef ou le piton d'Anchaing.

Publié dans anthologie

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Le tout et le rien

Publié le par gentle13

Je n’ai pas vu le danger arrivé, écrivit-il, trop obnubilé par mon ego, mais j’ai vu l’arrivé de la nuée blanche puis grise puis noire et sombre comme les ténèbres du jugement dernier.

Mais je n’ai point encore entendu le bruit des trompettes, les sept shofars  qui viendront ébranler les murs de nos certitudes

Priez et repentez-vous, surtout ne prenez pas ses mots à la légère ils ont plus de force que vous ne croyez !

Quand les dernières lumières s’éteindront, le temps nous sera compté et nos erreurs révélées. Il ne sera plus question d’orgueil ni de vanité.

Pas plus d’argent que de pouvoir rien de tout cela nous servira ce jour-là nous partirons sans bagages vers un ailleurs…

Où dis-tu ?

Vers un ailleurs d’où l’on ne revient pas !

Mais où est-il ? Je suis comme saint Thomas je ne crois que ce que je vois.

C’est bien dommage, il existe de par le monde des choses magnifiques que tu ne verras peut être jamais mais ce n’est pas pour autant qu’elles n’existent pas.

Je sais ce que tu vas me dire : Ce n’est pas comparable ! Je suis d’accord avec toi.

Mais le fait est que tu te trompes : la réalité ne dépend pas de ce que nous voyons mais de ce que nous sommes ici et maintenant.

Je ne comprends rien à ce que tu racontes.

Ce n’est pas bien grave je t’explique :

La réalité est souvent déformée par le prisme de notre conscience et notre raisonnement faussé par le poids de notre héritage culturel.

Quoiqu’il en soit nous sommes des petits riens dans un tout plus vaste, plus organisé et plus complexe que nous l’imaginons…

Publié dans texte perso

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L'ile intense: La reunion

Publié le par gentle13

Aujourd'hui bien plus que des mots des images, des photos d'un endroit où je suis né: Une île entouré d'eau entre Madascagar et l'île Maurice.

L'île de la réunion surnomée l'île intense, pour commencer un petit village niché au creux de salazie et au pieds du piton des neiges.

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La musique c'est le séga et le maloya

e maloya est, avec le sega, l'un des deux genres musicaux majeurs de La Réunion.

Il est l'héritier des chants des esclaves. Si des instruments y sont rajoutés, le roulèr est prépondérant pour le maloya. Des instruments traditionnels comme le kayamb, le pikèr, le sati ou le bobre sont aussi courants et restent la base du maloya traditionnel.

terme « Maloya » a plusieurs significations suivant les dialectes de l'Afrique de l'Est. Au Mozambique, Maloya signifie : incantation, sorcellerie ; au Zimbabwe : Grand sorcier ; en Bambara : honte, et à Madagascar "Maloy Aho" veut dire : Parler, dégoiser, dire ce que l'on a à dire", dans de nombreux dialectes africains il signifierait "peine, douleur, mal être".

Cette musique est en plus des mots malgaches et africains, accompagnée d’onomatopées destinées à appeler les esprits. Musique en hommage aux ancêtres. Cette musique est aussi le moyen de se moquer des maîtres quelques paroles sont en Français. Les colons craignent ces services kabaré jusqu’à les proscrire dans leurs propriétés. Ces chants, danses et complaintes se pratiquent en cachette des maîtres après le labeur, le plus souvent le soir dans les camps ou à l’extérieur des cours d’usine. Ces chants et danses marquent aussi la fin des campagnes sucrières. C’étaient des complaintes chantées par un choriste et repris par un chœur dans lesquelles paraissent des mots de leurs anciens dialectes. Ils chantaient et pleuraient leurs peines et leurs maux, en se languissant ou en accélérant le rythme.

Le Séga de la Réunion

"L’histoire du Séga, à la Réunion, est intimement liée à celle du Maloya. Le Maloya, terme d’introduction récente (apparu vers 1930) était appelé vers 1750, « Tchega », « Tsiega » puis « Séga », mot portugais d’origine swahili désignant l’action de remonter ses habits, caractéristique des danses bantoues. Dès le second empire (1852), d’autres danses font leur apparition: le quadrille d’origine anglaise, le scottish, la polka, la mazurka, auxquelles succèdent des danse de groupe comme « la poule ». La série se termine par des figures libres. Cet espace de liberté a été capital dans la naissance du Séga. Au milieu du XIXe siècle, la prospérité économique de l’île a permis une plus grande diffusion du quadrille et le besoin de musiciens s’accroît. Des musiciens noirs sont alors initiés à ces musiques: ce sont les « jouars ». Du fait de leur appartenance à une autre culture, ils ont volontairement ou involontairement modifié ces airs, surtout au niveau rythmique: ceci marque le début de la créolisation du quadrille. Ayant appris à jouer sur des instruments européens, ils utilisent la dernière partie du quadrille pour jouer leur musique. Passant progressivement du binaire au ternaire, cette danse appelée au début « quadrille créole » va coloniser toutes les figures du quadrille. Le phénomène prend une telle importance que le Séga s’échappe des salons pour être joué et dansé partout: il devient la musique populaire de la Réunion[1].

On appelle ségatier le joueur ou le chanteur de séga.

Publié dans anthologie

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L'argent maitre de la terre ?

Publié le par gentle13

Il était une fois à l’orée d’un bois.

Vivant là depuis l’aube des temps, un immortel que les Dieux d’antan ont tant aimé. Mais il vivait là ses derniers temps. Son époque étant révolue il devait partir.

Il était vieux, il était sage, le visage ridé par les années, fatigué par la besogne incessante, les allées et venues des pèlerins venus le consulter pour toutes sortes de conseils avait eu raison de sa santé.

Son âge ? Difficile à deviner ! Mais c’est sans importance, tout ce qu’il voulait c’était s’assoupir et ne plus se réveiller, un sommeil éternel et sans rêve.

Seulement chaque matin il se réveillait, apparemment on ne voulait pas lui accorder ce repos bien mérité !

La  question est pourquoi ?

Qu’a-t-il fait pour mériter pareil châtiment, les Dieux d’antan ne lui ont rien dit, ils l’ont laissé là abandonné et livré aux hommes pétri de scrupule de méchanceté et d’hypocrisie.

Tel est le monde dans lequel il doit survivre, un monde noir triste et sans espoir c’est du moins comme ça qu’il le voit, avec ses yeux d’un autre temps. Un temps où les hommes était proche de la nature et vivait en bonne harmonie.

 

Aujourd’hui voilà où nous sommes :

 

Un acte gratuit, la volonté d'aider l'autre, de partager leurs semble totalement étranger et même louche, cela cache une volonté de faire de l'argent, c'est forcé il y a un truc. Même les actes les plus anodins sont source de méfiance, aider une personne âgée à porter ses sacs trop lourds (je dois les rassurer, je ne vais pas m'enfuir avec leurs courses), tenir la porte à une personne pour la laisser entrer... Les gens sont sur la défensives, méfiants... les valeurs que j'ai reçu par mon éducation forte classique n'ont plus court ou elles sont perçues comme une duperie (vais-je abuser de la personne âgée sans défense ?, si je tiens la porte c'est que je veux draguer la fille...). J'avais reçu des valeurs qui n'ont plus courts, aider l'autre était la plus belle récompense, où est passé l'esprit chevaleresque, l'honneur, la dignité ?

 

Aujourd’hui, la nature tend à disparaître au profit du béton, l’eau jadis claire est pure, est contaminé par les pesticides en tout genre, l’air et la terre n’en parlons pas c’est pire encore. Quant à l’homme c’est un animal de la pire espèce, le plus grand prédateur que notre Mère la terre ait porté.

Un cri d’alarme, un cri de détresse, la terre saigne se desséché un jour elle nous fera payer chèrement nos outrages et notre arrogance, tôt ou tard l’homme devra courber l’échine devant sa puissance dévastatrice.

Voilà le discours du Viel immortel qui malgré tout se dit : à quoi cela sert-il, l’homme est sourd comme un pot, tout ce qui compte pour lui c’est son enrichissement personnel et pour d’autres peu importe les conséquences.

On pourra m’objecter tout ce qu’on veut, je n’en démordrais pas, peut être que sur le long terme les solutions existe ou existeront si tant est que les hommes prennent d’autres décisions où agissent avec plus de conviction et moralité et de ne  plus considérer l’argent comme étant  la seule valeur de notre société. J’ai fait le tour de la question des quantités fois : le statut social, le paraître voilà les valeurs que certains véhicules et font d’eux même des jouets d’une société qui un jour les rejetteront. Il n’y a rien de matériel qui ne dure « ad vitam aeternam »

Publié dans texte perso

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Pénitence (suite et fin)

Publié le par gentle13

Il est là caché à l’orée de la clairière

Assis à l’entrée de sa cahute il est en prière

 

L’homme est contemplatif

Il songe au passé

Il sait qu’il part sans avoir accompli son devoir

Les regrets sont des larmes amères

 

Mais il ne peut rien y changer

Les remords sont pareils à des lames acérées

Les marques sont profondes et indélébiles

Il sait pertinemment que la mort n’y changera rien

 

Alors, en guise de pardon il se soumet

Au service du temple désormais il sera

Dans le silence il fait acte de contrition

Mais rien n’effacera ce qu’il a fait.

 

La conscience torturée, il vivra avec ce poids, comme une camisole qui l’enserre. Il a préféré la souffrance à la fuite. Le courage ce n’est pas de mourir mais de vivre, soit,  mais quand la souffrance devient intolérable on ne raisonne plus de la même manière et tout ce que l’on désire c’est quelle cesse et peu importe les moyens.

 

La route du pardon est longue seul le méritant arrive au bout…

Publié dans texte perso

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Pénitence

Publié le par gentle13

 

J’ai vu l’horloge du temps tourner, impuissant je regardais les minutes défilées sans que je ne puisse rien faire.

C’est frustrant d’être spectateur d’un film où vous êtes à la fois l’acteur principal car c’est de votre vie qu’il s’agit.

Un cri dans le désert, l’écho de ma voix qui me revient comme un boomerang, je suis seul j’erre, je n’entends rien même plus la tienne m’aurais tu abandonné, livré à la tentation et à la solitude du lieu.

Les aiguilles de l’horloge qui tourne m’effraie, bientôt je n’aurais plus le temps je l’ai gaspillé en futilité, en passant peut être à côté de l’essentiel. Mais à quoi bon maintenant s’en plaindre.

J’ai tracé ma propre trajectoire, ce n’était sans doute pas La bonne voie. Des chemins de traverse trop facilement empruntés m’ont souvent conduit dans des impasses. Le temps passé à faire demi-tour m’a empêché d’avancer dans la bonne direction.

 

La jeunesse n’est pas une excuse !

 

Je n’ai pas eu le discernement ni le recul pour voir plus loin que le bout de mon nez.

 

Pourquoi me dis-tu cela ?

Tu as fait tes propres choix, tu as suivis le chemin de la facilité.

Le temps ne se prend pas à rebours

Tu n’as plus qu’à limité les dégâts autant que faire se peut

L’intelligence prime sur la frivolité

La réflexion amène à la compréhension

 

Donc tu me laisse choir ?

C’est toi qui le dis pas moi !

Alors que fait tu !

Je te laisse face tes responsabilités, mais comme tu ne plus défaire ce que tu as fait…

 

Ah ! Maintenant je comprends ton point de vue

 

Je te l’ai déjà dit toutes nos actions comme nos pensées sont enregistrés dans la trame de l’univers et quoique tu fasses tu ne pourras jamais plus les effacer !

Mais tu ne m’écoute pas

 

Donc je dois vivre avec ça le reste de mon existence ?

C’est bien ça !

Publié dans texte perso

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