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L’égaré

Publié le par gentle13

 

Je me suis perdu au fils des mots, je croyais avoir trouvé une certaine liberté en écrivant mais bien au contraire je me suis emprisonné, je me suis ficelé. Aujourd’hui encore les barreaux de l’écriture sont là invisibles mais présent, ils pèsent sur ma vie comme un étau qui m’enserre. Je ne puis m’y résoudre et je ne voudrais m’en défaire, comme une obsession qui envahit ma tête et s’insère dans mon corps, d’où peut être l’expression "avoir un beau corps d’écriture" mais que dis-je ! Je m’égare dans le couloir de l’absurde, dans le labyrinthe du ridicule mais peu m’importe je fais ce que je peu, je fais avec ce que la nature m’a donné, les mots vont et viennent, se heurtent et s’entrechoquent, de temps en temps  ils s’alignent les uns aux autres et de temps en temps se repoussent parce qu’incompatibles entre eux. Je n’ai pas les moyens je n’en ai que l’envie, le désir de faire et de parfaire ce qui dort sur un support et qui ne verra sûrement jamais le jour.

Lire et écrire, cela me poursuit depuis maintenant un sacré bout de temps. Je passe du temps à griffonner des histoires que j’efface aussitôt parce qu’elles me semblent totalement loufoques

Lire et écrire j’en ai besoin pour vivre, les mots les phrases sont un espace nourricier auquel je m’abreuve pour nourrir mon intellect comme un feu qui couve qui faut alimenter pour pas qu’il s’éteigne.

C’est l’histoire qui se répète

C’est l’histoire d’un homme qui se cherche à travers l’écriture

C’est l’histoire d’un homme qui souffre et qui s’essouffle qui voit demain comme un défi, un combat à livrer pour ne pas sombrer dans les affres, dans le gouffre noir : cet abîme insondable de sa conscience au repos.

Cet homme fut un temps était prolixe, sa plume courrait sur le papier et rien se semblait l’arrêter, une écriture quasi automatique qui le dominait sans qu’il ne puisse l’empêcher. Mais il sait qu’il peut il sait qu’il est capable d’aller jusqu’au bout de son rêve lui manque simplement le courage de s’y mettre de s’imbriquer et de faire qu’un avec les mots, de faire qu’un avec les pleins et les déliés, les accents, les points virgules tout ce cortège qui font le charme d’un bon livre.

 

Je me consume dans le temps, je me désagrège dans l’espace, solidaire de l’un comme de l’autre, mon esprit plane au-dessus du monde.

 

Je vois à travers le monde les esprits malfaisants, les esprits malicieux, les âmes en peines et les esprits torturés.

 

Je voyage au-delà des mots, sur les ailes des oiseaux migrants, sur les phrases toutes faites qui ne résument rien, qui expliquent tout.

 

Voyageur infatigable je parcours le monde tel un ermite éternel qui plongeait dans sa solitude contemple les mots dans la splendeur de l’azur.

 

Avant que le soleil s’éteigne, que la lune disparaisse, que le monde s’engloutit dans les ténèbres, je préfère partir en fumée dans l’éclatante blancheur d’une éternité : Car qui n’a point d’espérance n’a point de vie.

 

La vie, la mort, l’amour une seule et même chose quelque soit le côté où l’on se trouve.

Le temps, l’espace porte ouverte sur l’autre coté du miroir, miroir sans tain où rien ne transparaît mais laisse deviné ce qui se cache derrière.

 

Rien !

 

Voilà l’unique Vérité. Rien de plus rien de moins autant vivre avec ça comme absolue certitude que notre monde, notre univers n’est en faite rien d’autre que le fruit d’un hasard compliqué où entre en jeu des forces qui dépassent notre entendement.

 

Rien !

 

Voilà l’unique Vérité, toute « révélation » n’est que pure exagération, car rien n’existe de plus faux qu’une contre vérité sur un Dieu qu’on trahi quand tout ne va pas comme on le voudrait.

 

Voilà quand le temps s’y prête, l’homme écrit l’homme pense, il vogue sur la vague de l’inspiration. Quand le sommeil le fuie quand l’ennuie le taraude il s’attable se cale dans son fauteuil prend sa plume et laisse son imagination vagabonder. Fixé sur son objectif il en oublie les heures plus rien ne compte plus rien n’a d’importance. Idée fixe, lubie, fuite ses mots tournent en boucle dans sa tête, au point qu’il n’en comprend pas la signification mais il sait que cela à un sens ne serait-ce qu’inconsciemment. Il vouera sa vie à sa quête, à son saint graal à lui. Le temps n’a pas d’importance seul compte la vie et rien d’autre il ne mourra que lorsque il aura achevé l’œuvre de sa vie quand il aura atteint le but ultime savoir réellement qui il est.

Un sacré travail qui l’attend, la connaissance de soi pour atteindre la conscience des autres, un travail de longue haleine qui mérite qu’on lui sacrifie une vie entière : Sa vie.

Publié dans texte perso

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L'histoire d'un soir suite et fin

Publié le par gentle13

Est si vous et moi ce soir nous reprenions le fil de "l'histoire d'un soir", avez vous compris qui le denier maillon d'une longue chaîne, savez vous qui est ce dernier personnage par qui la malédiction va s'achevée ? Rappelez-vous qui a jeté le sort et sur qui il a été jeté, rappelez-vous aussi qui a été souillée ce soir là ! C'est là que vous comprendrez la fin de l'histoire.
Gentle13


L'histoire d'un soir ou le paradoxe du temps

Le temps passe et tout s’arrête, le temps semble figé dans une sorte d’éternité, comme une statue qu’on immortalise pour en garder le souvenir.

Voilà le moment propice pour dire la vérité lui dit-il ! Quelle vérité demanda t-elle ! Que dois-je savoir que je ne sais déjà ?

Que je ne suis pas celui que tu crois, je suis celui qui vient hanter tes nuits, je suis dans tes rêves, je parcours tes souvenirs à la recherche de ton passé.

Mes rêves m’appartiennent s’indigna t-elle ! Je ne me souviens d’aucun d'eux et d’ailleurs tu n’apparais dans aucun d'eux.

C’est normal lui répondit-il dans un calme olympien, je suis toi. Je suis ton double car chacun de nous possède un double, le reflet de ton miroir n’est pas forcément l’image que tu crois être.

Mais de quoi parles-tu à la fin cria t elle.! La colère montait en elle, son visage s’empourpra, les veines de son front grossirent. Elle détourna une fraction de seconde son visage, il avait disparut, comme s’il n’avait jamais existé, elle se retrouva seule au milieu de nulle part. Un rire sardonique jaillit …Je te l’ai dis, je suis toi, tes rêves m’appartiennent, même tes souvenirs sont miens. Dorénavant c’est le reflet de mon visage qui apparaîtra dans ton miroir, tu auras disparu, tu n’existeras plus, ni morte ni vivante, tu erreras dans un espace confiné avec pour seule compagne la folie, ta folie, celle qui te guette depuis ta naissance et que tu te refuses à voir. Physiquement présente, c’est moi qui serai toi, ton âme et ton esprit seront fusionnés avec ce que je suis, tu seras devenue une présence désincarnée sans réalité propre, tu ne seras plus qu’une errance, plus qu’un souvenir. Même ta conscience ne sera plus. Et tu sauras alors qui je suis exactement !

Soudain un cri, un cri rauque qui surgit du fond de sa gorge, elle se lève trempée de sueur, la peur se lit sur son visage déformé par un rictus. Elle se réveille en sursaut, ouf ! Se dit-elle c’est juste un cauchemar. Elle se dirige dans la cuisine, elle sent que quelque chose a changé, elle ne saurait dire ce que c’est. Elle se verse un verre d’eau fraîche qu’elle boit d’une traite, chose qu’elle n’a jamais fait, elle sent ses attitudes changées, son comportement n’est plus le même, elle ne se reconnaît plus dans ses faits et gestes. Et là…Horreur absolue, c’est comme si la terre s’arrêtait de tourner, son monde basculait tout à coup, il y avait quelqu’un d’autre qui la regardait mais ce n’était pas elle. A qui alors appartenait le visage qu’elle voyait dans la glace, imaginez la surprise, la peur que cela peut engendrer. Le reflet qu’elle apercevait n’avait plus rien à voir avec le sien. Qui était cette personne qui était en face d’elle ? Ce n’était plus un cauchemar, c’était pire que ça c’était une malédiction qui prenait forme sous ses yeux incrédules, qu’avait-elle fait ? Qui était responsable de ça, elle, où fallait-il remonter plus en arrière dans le temps et jusqu’où ? Patricia sentait au fond d’elle-même un irrésistible changement mais pas seulement sur le visage non, c’était plus profond que ça, c’était son comportement entier qui se transformait, son apparence restait femme, son corps se modifiait, ses formes changeaient, elle qui était filiforme sans atout particulier, elle devenait quelque chose qu’elle ne reconnaissait pas du moins……

Vivait-elle un cauchemar dans son cauchemar, allait-elle se réveiller et reprendre le cours normal de sa vie. Dans sa tête tout s’embrouillait, puis tout lui devenait insensiblement étranger, son corps, cette salle de bain, cette maison, elle ne reconnaissait plus rien. Patricia s’approchât d’un cadre sur la bibliothèque du salon, elle représentait une photo de femme avec un enfant, à coté un autre contenant la photo d’un homme là encore mystère.

Dans ce passé très lointain en 1470 vivait un couple harmonieux, sans histoire, un couple comme tant d’autre, la femme à la maison le mari au travaille, c’était comme ça une institution qu’on ne pouvait pas changer qui remontait à la nuit des temps. Par une journée d’orage, sous une pluie battante, l’homme s’en alla travailler comme chaque jour. Ce jour là, il changea son trajet sans vraiment savoir pourquoi, il fit un détour par cette route dite « maudite » par les anciens du village qui pensaient qu’une malédiction fut jetée par une troupe de saltimbanque sur le maire du village pour avoir sali l’honneur d’une de leur fille et l’avoir ensuite lâchement abandonnée, avec pour cadeau un bébé. La malédiction remonte à cette époque, la mère de la fille, sorcière et guérisseuse, ne voulut rien entendre malgré les supplications du mari et de la famille, car le village employait certains saltimbanques pour des travaux pénibles. Peu payé, il pouvait gratuitement occuper le terrain vague de la commune le temps de leur passage. La mère du se résigner, mais au fond de son cœur et dans le plus grand silence elle ruminait sa vengeance, le prix de la trahison serait élevé, personne n’avait jamais agi comme ça envers elle ou sa fille, aucun homme ne se saurait avisé sachant qui elle était. La sorcière allait jeter un sort sur lui et sa famille jusqu’à la cinquième génération. Aucune des femmes à venir ne pourra enfanter, aucun homme qui naîtra ne pourra procréer. Mais le pire était qu’à un certain âge chez la femme s’opérera une transformation qui mènera irrémédiablement vers une mort dans d’atroce souffrance. Là seulement l’âme de la guérisseuse ainsi que celle de sa fille sera soulagée. Libérées du poids de sa vengeance la mère et la fille pourront enfin être libre dans cet ailleurs où la mort les aura conduites.

Voilà ce qui était entrain de se passer chez Patricia, la quatrième génération payer le prix. Mais elle l’ignorait, elle ne pouvait pas savoir ce qui s’était passé il y a fort longtemps dans un passé reculé, empreint de magie et de légende.. Patricia voyait s’opérer la transformation dans cette glace, elle voyait une chose qui la regardait, une chose qui n’avait plus rien à voir avec ce qu’elle était, elle devenait une sorte de monstre aux traits hideux déformés par un rictus qui lui barrait le visage d’un bout à l’autre, sa gorge enflait, son ventre brûlait, elle se tordait dans tous les sens tellement la souffrance amplifiait, elle n’était plus que douleur et laideur. Elle perdait la raison, sa conscience commençait à basculer dans la folie. L’énergie du désespoir étant aussi une force puissante elle eu un dernier sursaut, elle devait en finir, elle devait mourir. Seulement la chose qui était devenue elle, allait l’en empêcher, ce n’était pas le moment, cette chose devait retrouver les derniersmembres vivant de cette famille et les tuer à son tour après elle pouvait mourir, elle avait acquis cette conscience là durant cette transformation. Elle se devait donc d’agir la nuit à visage caché derrière un masque enveloppée dans un grand manteau qui la recouvrait entièrement, elle partit à la recherche de ces personnes, la conscience de la chose lui indiquerait le chemin. Après la malédiction sera levée, toute la famille sera morte.

En mars 2003 la police retrouva dans un terrain vague prés d’Aubigné- les- bois, le cadavre d’un homme dont l’identification fut difficile vu la dégradation du corps. Dans le même terrain vague où avait vécu une famille de saltimbanque 500 ans plus tôt.

Qui est cet homme là, quel rapport avec le destin de ces femmes ? Difficile à dire même pour moi. Partons donc à la recherche de l’identité de cet homme et de trouver le point commun qui pourrait le relier ne serait-ce déjà qu’à Patricia la dernière des femmes à avoir subie le terrible châtiment. Ce que je ne révèle pas dans cette histoire c’est ce que deviennent ces femmes avant de mourir, rappelez-vous ce que vous avez lu et vous comprendrez là où je veux en venir…Mais je vous réserve une suite à cette sombre histoire, une suite qui mettra votre imagination à l’épreuve, une suite où vous ne regarderez plus vos proches et vos voisins avec le même regard, une suite…..La malédiction est elle enfin levée, est-ce que la mort des dernières génération(mais les quelles de génération) a-t-elle apaisée la souffrance de la bohémienne dont l’honneur de sa fille fut souillée par le maire du village, comment savoir si une âme torturée par la vengeance trouve t elle enfin la paix… Qui peut se targuer de connaître tout à fait bien la personne avec laquelle il ou elle vit ? On croit souvent connaître mais que devient la certitude quand le doute s’installe ? Ne s’effrite il pas !!!

Sait on réellement ce qu’est devenue Patricia le soir où elle a vu son visage et son corps se transformer, quand elle s’est aperçue que son comportement changeait et qu’elle ne reconnaissait plus ni sa maison ni les gens sur les photos, ce qu’elle était disparaissait s’évanouissait comme si elle n’était plus elle ou mieux encore comme si elle n’avait jamais existé. A t elle eu la force de mettre fin à ses atroces souffrances en se tuant ? Non c’eut été trop facile de mourir comme ça. La chose qu’elle devenait s’emparât aussi de son mental elle fusionnait au fur et à mesure jusqu’à s’éteindre et disparaître dans les limbes à la frontière de la folie et de la réalité. Elle dansait au bord d’un abîme où elle allait tomber irrémédiablement...La chose l’empêcherait de mourir avant d’avoir accomplie l’ultime chose, le final, l’apothéose après cela elle pourrait se dissoudre dans l’éternité et retrouver son aspect originel. En finir totalement et détruire ce qui subsisté encore !

On sait seulement qu’elle disparut sans jamais laisser de trace, on supposât bien des choses, des théories aussi folles les unes que les autres car nul ne la vit sortir de chez elle, hormis un voisin qui crût voir une forme enveloppé dans un grand manteau et le visage recouvert d’un foulard qu’on sût après enquête qu’il appartenait à Patricia. Le pauvre fut au mauvais moment et au mauvais endroit il fut happé par la chose à son tour.

Elle savait où chercher, elle savait comme se diriger sans l’aide du regard, sa conscience englobait l’environnement où elle se trouvait, comme si elle scannait les lieux et les gens qu’elle rencontrait sur son passage : elle savait d’instinct. Le maire et ses descendants furent maudits et moururent tous d’étranges maux dont à l’époque on ne sut identifier car on avait jamais vu pareille horreur. Les autorités préfèrent classés cette affaire et même la rayée de tout procès verbal de sorte qu’on pût retrouver aucune trace des ces événements ni même les noms dans les registres d’état civil. Quoiqu’il en soit il en restait des vivants et la chose/Patricia le savait, il fallait les trouver. Qui sont ils ces survivants d’un monde qui n’existe plus, qui n’a même jamais existé, si les femmes ne peuvent enfanter et les hommes procréer ? Qui sont les parents de Patricia, qui sont les parents de cet inconnu trouvé mort sur le terrain vague ? Enfin de compte il en restait une de génération qu’il fallait absorber, dissoudre, volatiliser ce sera alors le dernier acte, la scène final avant de trouver le repos éternel

…/…

Les mois ont passés, un calme s’installe et qui ne laisse présager rien de bon, chacun vague à ses occupations l’esprit libre, tranquille mais ils ignorent la menace qui pèsent sur eux, comment d’ailleurs peuvent- ils bien s’en douter, qui peut imaginer ce qui va se produire à l’instant présent où je vous parle. Avril, Mai toujours rien de tangible juste un pressentiment, une odeur de moisissure se répand aux alentours sans que cela n’inquiète vraiment ; mais quand même…Un matin du mois de Mai alors que la ville se lève tout doucement et que le jour tarde un ombre se profile laissant cette odeur persistante traîner derrière elle, cette chose semble flotter, plus que marcher, au dessus du sol, encapuchonner, portant un grand manteau qui ne laisse rien voir de ses formes, erre dans les rues de la ville à la recherche de quelque chose qui nourrirait sa soif de vengeance : Les derniers descendants d’une famille, qui fort loin dans le temps ontété déshonoré par un membre honorable du village où les bohémiens avait élus domicile. Cette chose n’a pas complètement absorbé Patricia de sorte qu’une partie infime d’elle subsiste afin de retrouver trace de ses parents encore vivant, Patricia le sait car elle est en contact avec ses cousines qu’elle a rencontré par hasard en farfouillant dans ses papiers elle a retrouvé des photos, des dates de naissances, des noms qui lui sont familiers ainsi que des lieux, comme des flash qui lui reviennent en mémoire le temps d’un instant et de fil en aiguille a remonté à la source. Sans le savoir vraiment car la chose le lui en empêche, elle va permettre à la bête monstrueuse de retrouver les traces des derniers survivants. Le bal est ouvert et c’est elle qui mènera la danse finale. L’homme retrouver mort, le père des cousines, a subi le même sort : Mort horrible, visage tuméfié, traits déformés par l’incorporation de la chose en lui, la fusion d’un corps étranger brouille le système génétique qui s’affole et se détruit lui-même, une lente décomposition s’ensuit qui empêche souvent toute identification véritable. Là en l’occurrence on sut grâce au papier retrouvé sur lui son identité et par recoupement savoir qui était Patricia, fallait aller plus loin et plus vite car le temps n’était pas l’allié de la chose. Un soir du 4 juin 2003 à l’heure où les boutiques ferment et que la nuit s’installe petit à petit au détour d’une ruelle sortant d’un magasin de fringue la chose/Patricia tomba sur l’aînée des cousines et au remue ménage dans la conscience de Patricia la chose sut qu’elle avait enfin trouvé ce qu’elle était venue chercher du fond de l’enfer, des abîmes terrifiants où elle entraînerait de manière irrémédiable toutes les générations et ce jusqu’à la dernière. Dans son empressement à accomplir sa terrible vengeance savait elle réellement ce qu’elle faisait, n’était pas aveuglé au point de tuer sans vraiment savoir qui elle tuait
Dans son aveuglement, dans son désir d'assouvir cette vengeance afin de libéré son âme de ce poids, de ce fardeau qui pésait sur ces épaules depuis trop longtemps elle ne s'aperçut pas que par la même occasion elle mettrait fin à sa propre existence. Patricia dans un sursaut de consience que la chose lui laissa sut à ce moment précis que son tourment ainsi que celui de la chose allait bientôt se terminer, pour quelle raison me diriez-vous ? Pour la seule et simple raison que Patricia, les deux cousines et l'homme retrouvé dans le terrrain vague sont issus de l'enfant de la fille de la bohémienne, car dans dans sa fureur elle jeta un sort sur le maire et ses descendants mais pas sur sa propre fille. Ce qui fait que par la mort de ces dernières l'histoire même de cette famille de bohémien n'a jamais existé, puisque tous les descendants du maire fut tuaient, l'enfant de la fille de la bohémienne étant l'enfant du maire. Alors pourquoi ! Parce que on ne peut pas tuer ce qui n'a pas existé puisque la malédiction s'étendait à tous les descandants du maire y compris donc à l'enfant.

Le paradoxe du temps
Voila l'histoire se termine là j'espère que la fin ne vous paraîtra pas trop farfelue et que qu'elle restera compréhensible. Merci à vous toutes et tous de l'avoir suivie et commentez.
Amicalement

Publié dans texte perso

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L'Ecosse à l'honneur

Publié le par gentle13

A mon sens un petit chef d'oeuvre à lire et à avoir sous le coude, je pense que lorsqu' on a ouvert un livre pareil il doit être difficile de s'en défaire sans être pris dans les mailles du filet de l'auteur, un livre palpitant qui nous transporte en Ecosse : le pays des landes et des druides.
Mais je vous laisse découvrir par vous même ce court extrait qui vous donnera du moins je l'espère l'envi de vous le procurer. Peu importe l'endroit où l'on vit la littérature se vit, se lit sous toutes les latitudes, la poésie est un passe partout qui ouvre les portes du coeur de chacun d'entre nous. On a tous une sensibilité particulière mais chez certains elle est plus importante que chez d'autres.
Amicalement et comme toujours bonne lecture
http://www.encres-vagabondes.com


 
 

Desmond EGAN, Music et autres poèmes


 

À une quarantaine de minutes de Dublin, les arbres de Monasteverin qui se découpent contre le ciel abolissent le passage du temps. Est-ce un hasard si les choucas, ces oiseaux qui vivent si vieux, en ont fait leur domicile ?

paysage de visages tragiques
où le temps se fond en éternité
ce vaste mouvement gris
qui nous recouvre tous.

Desmond Egan parle ici de l'ouest de l'Irlande, mais Monasteverin est peut-être la première étape de ce voyage vers l'ultime péninsule de l'île. C'est ici que nous avons rencontré le poète, là où, depuis bientôt vingt ans, il est aussi le directeur artistique du Festival Gerard Manley Hopkins. Il en a fait un lieu vibrant où chercheurs et poètes du monde entier se retrouvent année après année dans une célébration de l'œuvre du grand poète victorien et de la poésie contemporaine. Pendant une semaine, c'est aussi l'occasion d'approcher la personnalité riche et exigeante de Desmond Egan et de mieux connaître l'œuvre de ce grand poète d'aujourd'hui. Né en 1936 à Athlone, en plein cœur de l'Irlande, il est l'auteur de plus d'une quinzaine de recueils, traduits en plusieurs langues et couronnés par de nombreux prix.

« Music et autres poèmes » est son dernier recueil paru en français. On y retrouve la multiplicité des tonalités d'un poète qui lit le monde dans un paysage. L'ultime péninsule de l'île dessine la limite entre l'homme et une béance qui est le domaine de flots secoués jusque dans leurs abîmes par une tempête incessante. Son regard est une leçon d'humilité en même temps que la possibilité d'un apaisement :

le genre de crique dont vous
pourriez vous souvenir à l'instant de la mort
ainsi que des haies pourpres
drapées de fuchsias plus haut sur la route
des montbretias orange incandescent
et vous partiriez consolé

Le monde que regarde Desmond Egan est l'espace d'une méditation où passé et présent se rejoignent. Penseur, le poète lit dans sa trame profonde le passage de l'homme, en remonte les sinuosités pour toucher enfin à ce qui fait son devenir :

les voix des collines
sont celles de nos parents
et de leurs pères
et de leurs pères encore

Desmond Egan déchiffre au front de l'horizon ce qui dépasse le temps, l'abolit dans ce qui est présence. Voyant, le poète est traversé par le passé qui n'a jamais cessé de loger dans ce paysage. Il entend un cri qui remonte les siècles, voit à l'infini les corps martyrisés d'un peuple irlandais dont la souffrance passée continue d'habiter ses enfants. Chaque pas posé en terre irlandaise fait jaillir le choc de la mémoire. Il n'est pas de fossé qui n'éveille au promeneur le souvenir de la grande famine. Desmond Egan écrit un monde dans un prisme où se croisent l'histoire et l'essentiel, ce qui en fait la mesure, en cerne l'irréductible. Il trace les frontières de granit que bat en vain l'océan et inscrit cette mémoire ineffaçable qui est le legs tragique de l'histoire. Il n'est pas de passé dans le présent car l'un et l'autre continuent d'être, à jamais entremêlés.

ne vieillissant pas quand nous vieillissons
nos grandes collines sont métaphore
mémoire de terre
silencieux memento

Desmond Egan pense le monde et l'éprouve en ce qu'il a de plus intime. Sa poésie revêt aussi le visage de tous les jours lorsqu'elle célèbre la mémoire de la petite Emear, sa robe à fleurs, ses poupées et son vélo. Le monde habite la falaise mais est contenu tout entier dans les pétales des coquelicots.

il semblerait petite fille
qu'eux
(les coquelicots) et toi soyez la beauté cachée du monde
ton être tendu tout entier vers ce flamboiement où tu joues
le temps de quelques
années humaines

Dans la simplicité apparente des mots du poète résonne aussi bien l'ampleur de la symphonie que la voix de l'instrument qui joue en solo un lamento discret et poignant.

« Music et autres poèmes » vient d'obtenir le Prix du Livre insulaire 2005 au salon international de l'Ile d'Ouessant.

Cécile Oumhani 

   






Desmond Egan
Music et autres poèmes







 

Publié dans anthologie

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Histoire d'un soir

Publié le par gentle13

Je reviens vers vous avec cette terrible "histoire d'un soir" que vous avez tous appréciés. J'avais déjà dans l'idée de la continuer mais je n'avais pas trouver l'inspiration pour la finir totalement et là subitement comme une météorite qui traverse le ciel d'été l'idée à surgit dans ma tête je me suis donc installé devant mon écran et laissé mon imagination et mes doigts faire le reste. J'espère que cela vous plaira autant que le début, je remets la fin du premier texte pour vous remettre en mémoire l'histoire pour situer le contexte.
Amicalement
Gentle13




En mars 2003 la police retrouva dans un terrain vague prés d’Aubigné-les-bois, le cadavre d’un homme dont l’identification fut difficile vu la dégradation du corps. Dans le même terrain vague où avait vécu une famille de saltimbanque 500 ans plus tôt.

 Histoire d'un soir

Qui est cet homme là, quel rapport avec le destin de ces femmes ? Difficile à dire même pour moi. Partons donc à la recherche de l’identité de cet homme et de trouver le point commun qui pourrait le relier ne serait-ce déjà qu’à Patricia la dernière des femmes à avoir subie le terrible châtiment. Ce que je ne révèle pas dans cette histoire c’est ce que deviennent ces femmes avant de mourir, rappelez-vous ce que vous avez lu et vous comprendrez là où je veux en venir…Mais je vous réserve une suite à cette sombre histoire, une suite qui mettra votre imagination à l’épreuve, une suite où vous ne regarderez plus vos proches et vos voisins avec le même regard, une suite…..La malédiction est elle enfin levée, est-ce que la mort des dernières génération(mais les quelles de génération) a-t-elle apaisée la souffrance de la bohémienne dont l’honneur de sa fille fut souillée par le maire du village, comment savoir si une âme torturée par la vengeance trouve t elle enfin la paix… Qui peut se targuer de connaître tout à fait bien la personne avec laquelle il ou elle vit ? On croit souvent connaître mais que devient la certitude quand le doute s’installe ? Ne s’effrite il pas !!!

Sait on réellement ce qu’est devenue Patricia le soir où elle a vu son visage et son corps se transformer, quand elle s’est aperçue que son comportement changeait et qu’elle ne reconnaissait plus ni sa maison ni les gens sur les photos, ce qu’elle était disparaissait s’évanouissait comme si elle n’était plus elle ou mieux encore comme si elle n’avait jamais existé. A t elle eu la force de mettre fin à ses atroces souffrances en se tuant ? Non c’eut été trop facile de mourir comme ça. La chose qu’elle devenait s’emparât aussi de son mental elle fusionnait au fur et à mesure jusqu’à s’éteindre et disparaître dans les limbes à la frontière de la folie et de la réalité. Elle dansait au bord d’un abîme où elle allait tomber irrémédiablement...La chose l’empêcherait de mourir avant d’avoir accomplie l’ultime chose, le final, l’apothéose après cela elle pourrait se dissoudre dans l’éternité et retrouver son aspect originel. En finir totalement et détruire ce qui subsisté encore !

On sait seulement qu’elle disparut sans jamais laisser de trace, on supposât bien des choses, des théories aussi folles les unes que les autres car nul ne la vit sortir de chez elle, hormis un voisin qui crût voir une forme enveloppé dans un grand manteau et le visage recouvert d’un foulard qu’on sût après enquête qu’il appartenait à Patricia. Le pauvre fut au mauvais moment et au mauvais endroit il fut happé par la chose à son tour.

Elle savait où chercher, elle savait comme se diriger sans l’aide du regard, sa conscience englobait l’environnement où elle se trouvait, comme si elle scannait les lieux et les gens qu’elle rencontrait sur son passage : elle savait d’instinct. Le maire et ses descendants furent maudits et moururent tous d’étranges maux dont à l’époque on ne sut identifier car on avait jamais vu pareille horreur. Les autorités préfèrent classé cette  affaire et même la rayée de tout procès verbal de sorte qu’on pût retrouver aucune trace des ces événements ni même les noms dans les registres d’état civil. Quoiqu’il en soit il en restait des vivants et la chose/Patricia le savait, il fallait les trouver. Qui sont ils ces survivants d’un monde qui n’existe plus, qui n’a même jamais existé, si les femmes ne peuvent enfanter et les hommes procréer ? Qui sont les parents de Patricia, qui sont les parents de cet inconnu trouvé mort sur le terrain vague ? Enfin de compte il en restait une de génération qu’il fallait absorber, dissoudre, volatiliser ce sera alors le dernier acte, la scène finale avant de trouver le repos éternel

 La malédiction sera t elle enfin levée

Les mois ont passés, un calme s’installe et qui ne laisse présager rien de bon, chacun vague à ses occupations l’esprit libre, tranquille mais ils ignorent la menace qui pèsent sur eux, comment d’ailleurs peuvent- ils bien s’en douter, qui peut imaginer ce qui va se produire à l’instant présent où je vous parle. Avril, Mai toujours rien de tangible juste un pressentiment, une odeur de moisissure se répand aux alentours sans que cela n’inquiète vraiment ;  mais quand même…Un matin du mois de Mai alors que la ville se lève tout doucement et que le jour tarde un ombre se profile laissant cette odeur persistante traîner derrière elle, cette chose semble flotter, plus que marcher, au dessus du sol,encapuchonner portant un grand manteau qui ne laisse rien voir de ses formes, erre dans les rues de la ville à la recherche de quelque chose qui nourrirait sa soif de vengeance : Les derniers descendants d’une famille, qui fort loin dans le temps à été  déshonoré par un membre honorable du village où les bohémiens avait élus domicile. Cette chose n’a pas complètement absorbé Patricia de sorte qu’une partie infime d’elle subsiste afin de retrouver trace de ses parents encore vivant, Patricia le sait car elle est en contact avec ses cousines qu’elle a rencontré par hasard en farfouillant dans ses papiers elle a retrouvé des photos, des dates de naissances, des noms qui lui sont familiers ainsi que des lieux, comme des flash qui lui reviennent en mémoire le temps d’un instant et de fil en aiguille a remonté à la source. Sans le savoir vraiment car la chose le lui en empêche, elle va permettre à la bête monstrueuse de retrouver les traces des derniers  survivants. Le bal est ouvert et c’est elle qui mènera la danse finale. L’homme retrouver mort, le père des cousines, a subi le même sort : Mort horrible, visage tuméfié, traits déformés par l’incorporation de la chose en lui, la fusion d’un corps étranger brouille le système génétique qui s’affole et se détruit lui-même, une lente décomposition s’ensuit qui empêche souvent toute identification véritable. Là en l’occurrence on sut grâce au papier retrouvé sur lui son identité et par recoupement savoir qui était Patricia, fallait aller plus loin et plus vite car le temps n’était pas l’allié de la chose. Un soir du 4 juin 2003 à l’heure où les boutiques ferment et que la nuit s’installe petit à petit au détour d’une ruelle sortant d’un magasin de fringue la chose/Patricia tomba sur l’aînée des cousines et au remue ménage fait dans la conscience de Patricia la chose sut qu’elle avait enfin trouvé ce qu’elle était venue chercher du fond de l’enfer, des abîmes terrifiants où elle entraînerait de manière irrémédiable toutes les générations et ce jusqu’à la dernière. Dans son empressement à accomplir sa terrible vengeance savait elle réellement ce qu’elle faisait, n’était pas aveuglé au point de tuer sans vraiment savoir qui elle tuait

…/…

 

Patiente, patiente, le temps n'a pas d'importance seule la vie compte. Le dénouement de cette sombre affaire arrivera à son terme, elle a en son temps fait couler beaucoup d'encre et suscité trop de question qui de toute façon sont restées sans réponses car ils n'avaient aucun moyen suffisamment élaborés pour résoudre cette affaire et comprendre de quoi les gens étaient morts. Morts dis-je ! Pas tous non, reste une souillure qu’il fallait laver mais je n’en dirais pas plus pour ménager un peu le suspense

Publié dans texte perso

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