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Henri Grouès

Publié le par gentle

En mémoire d'un grand homme, mort il y a peu de temps mais toujours présent dans nos coeurs.  Voilà un saint homme qui a voué sa vie au service des autres, nous ne pourront pas les oublier, lui comme un dénomé coluche, resteront à jamais gravés dans la mémoire collective des français. Pour en savoir plus sur l'abbé Pierre je vous convie à suivre le lien  ci dessous. Voir comment un homme a pu se substituer à l'état en agissant en tant que protecteur des pauvres et des plus démunis.

http://atheisme.free.fr/Religion/Abbe_pierre.htm



Henri Grouès, dit l’Abbé Pierre, né le 5 août 1912 à Lyon, mort le 22 janvier 2007 à Paris, est un prêtre catholique français, résistant puis député, fondateur en 1949 des Compagnons d'Emmaüs, une organisation caritative laïque destinée à aider les pauvres, les exclus et les réfugiés, et de la Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés pour les sans domicile fixe (SDF). Des sondages l'ont désigné dix-sept fois « personnalité préférée des Français » de 1989 à 2003. [1].


L'abbé Pierre

26/01/2007 16:45 Les humbles et les puissants remercient l'abbé Pierre

Cérémonie poignante, vendredi 26 janvier en fin de matinée, à Notre-Dame de Paris, où les plus démunis comme les autorités suprêmes de l’État et de l’Église ont rendu un dernier hommage au fondateur d’Emmaüs

Publié dans anthologie

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Il fallait que je le dise

Publié le par gentle

Encore une découverte que je viens de faire, comme toujours je tiens à vous les faire partager là s'en est une aussi. J’irais pour ma part me le procurer afin d'en savoir un peu plus long et de découvrir qui se cache derrière ce livre. Le titre là encore est pour moi une invitation ce paradoxe entre parler ou se taire me fait supposer que le livre doit être intéressant à lire d'ailleurs une phrase plus bas le dis aussi :
A lire absolument et à méditer
Je n'en dirais pas plus, juste de quoi vous mettre "l'eau à la bouche" et vous donner l'envie de lire encore et toujours, mais comme tous les goûts sont dans la nature, chacun se fera son opinion et mes choix ne sont ou ne seront pas les vôtres. L'essentiel c'est la curiosité de découvrir autre chose qu'on n'a pas forcément l'habitude de lire ou de faire.
Mes amitiés à toutes et vous tous

Armando

Il fallait que je le dise ou le refus du silence

vendredi 30 septembre 2005.
 
Les éditions Chemins de Plume, toujours à l’affût d’une poésie active, profonde, de qualité, nous invite à découvrir, dans sa collection Jet d’Encre, le dernier ouvrage de Maïr Rancher.
Maïr Rancher : Il fallait que je le dise
Maïr Rancher : Il fallait que je le dise
Editions Chemins de Plume, EAN :
La poésie au XXI ème ne peut plus se contenter de descriptions ou de soupirs fades et convenus. Les mots doivent prendre la parole. En aucun cas, ils ne peuvent poursuivre leur petit bonhomme de chemin à l’abri des bouleversements climatiques, financiers et sociaux culturels que nous connaissons aujourd’hui et qui modifient, à la fois nos attitudes et nos existences au quotidien.

Maïr éclate, elle ne peut plus demeurer muette, à contempler sur son grand écran, le film d’une série B qui raconterait les actions folles et souvent suicidaires, ordonnées par des êtres atteints du syndrome inguérissable du pouvoir.

Lorsqu’elle a décidé d’écrire ce livre, Maïr a pris conscience de la marche d’abord lente puis de plus en plus sourde et vive du monde vers l’abîme. Course d’autant plus insensée que les richesses financières amassées, le plus souvent au prix fort du sang, n’aura plus aucune valeur face aux catastrophes engendrées par nos attitudes irresponsables.

En rejoignant les savants qui dénoncent les erreurs et tirent la sonnette d’alarme depuis 1950, le poète reprend le rôle qui est le sien : celui de transmettre mais aussi de dénoncer, de mettre en garde. Maïr est donc dans son rôle primordial d’artiste. Elle a choisi la voie la plus difficile qui existe.

N’est pas pour cela que la plupart de nos poètes contemporains préfèrent nous entretenir de toute autre chose, "oubliant" que nous sommes assis sur le couvercle d’un volcan qui s’éveille ?

L’horreur, sous toutes ses formes, les catastrophes, les attentats, les accidents, ne sont plus que des faits divers banalisés par les grands médias. On déjeune entre une épidémie, une prise d’otages ou un nouvel incendie criminel. Quoi de plus banal ? La mort n’a plus de visage, elle est "statistique" uniquement.

Pour nous ouvrir les yeux du cœur, pour nous faire comprendre ce qui se passe réellement, Maïr a décidé de prendre les mots à bras de corps les métamorphosant ainsi en messagers de la vie.

Face à tant de vérités, tant de dangers véritables, certains prennent le parti de rire, mais le rire dans ce cas précis n’est que le masque de la peur. Courageuse, jusqu’au bout de la plume, l’auteur nous entraîne au bord de ce quotidien qui risque de nous aspirer un jour ou l’autre.

Poésie libre et ardente, passionnée mais lucide, les poèmes, sans concession aucune, nous obligent à regarder puis à réfléchir.

Ces imprécations de Maïr brisent le faux silence derrière lequel se déroule notre existence au jour le jour et nous place devant le miroir d’une vérité que nous n’aimons pas entendre mais qui, si nous n’y prenons pas garde, risque de nous asservir pour peut-être aller encore plus loin.

En achetant ce recueil, vous pénétrez dans votre quotidien par une autre fenêtre, celle qui permet de prendre le recul nécessaire face à une situation préoccupante.

A lire absolument et à méditer.

Maïr Rancher, Il fallait que je le dise, Editions Chemins de Plume - EAN :

Extraits

"Peurs,
Peux-tu vivre
Et croire
Que tous ces cadavres ne parleront plus !
Peux-tu penser
Qu’il n’y aura jamais
Des tombes ouvertes
d’où surgiront
Mille corps décharnés
Aux yeux troués.
Ils n’ont pu supporter
Les fleurs, les couronnes
Ni surtout le silence
Où pieusement tu les contrains !

Cassant leur bière
Ils hanteront tes nuits
Ils cracheront
Leurs vérités
Pour réclamer
Leur survie
Dans tes paroles...
Poète
Ne rêve plus de luth
Mais lutte avec tes mots
Et reconstruis."

Victor Varjac

Publié dans anthologie

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Henri Michaux l'artiste

Publié le par gentle

voilà un homme qui mérite un peu d'attention, un poète dont le talent pour écrire est incontestable et qui le fait d'une merveilleuse façon.  La preuve j'en parle encore au présent alors que l'homme nous a quitté, cela fait 22 ans déjà. Ayant en possession "la vie dans les plis" je peux en parler en connaissance de cause et je ne m'en prive pas pour vous faire découvrir un homme tel que lui. Henri Michaux 1899-1984 écrivain, peintre il manie aussi bien la plume que le pinceau, ce n'est pas d'après ce que j'ai vu ce qu'il a fait de mieux mais l'homme est talentueux. D'ailleurs en suivant les liens ci-dessus vous découvrir l'ensemble de son oeuvre pour vous faire une opinion. Lisez et lisez encore, prenez le temps de vous arrêter, faite une pause afin de vous aéré l'esprit .
Amicalement
Armando

 

/ né en 1972 à boulogne billancourt / études à rueil malmaison puis versailles / il commence à écrire des récits en 1985 / découverte de la poésie au lycée / abandon de la narration jusqu’en 2004 / 1990 : premières parutions en revue / études de lettres à l'université paris X puis paris III / il voyage : villes, regs, toits habitables, ports donnant sur l’atlantique / il se met à peindre à partir de 1994 / doctorat sur henri michaux / étude du fonctionnement des rêves / parallèlement, il enseigne trois ans à l’université paris X / 2002 : blanche par-dessus la mer / 2003 : premiers dons de la pierre / création de ce site / 2004 : onirocosmos (sa thèse) / le 2 août 2005, il visite la grotte chauvet / il s'essaie à la vidéo / 2006 : zones sensibles, un premier roman et sol pour l'enfoncement / il vit en banlieue parisienne / enseigne dans le secondaire /

/ 1979 / 1989 / 1990 / 1992 / 1994 / 2005 / 2006 / 2006 / 2006 / 2006 / 2007 /
 

 

 

 

   



Henri Michaux ou l’intérieur du miroir

dimanche 25 décembre 2005.
 
Comment peut-on concevoir un nouveau livre sur Henri Michaux après la biographie de Jean Pierre Martin ?
Robert Bréchon : Henri Michaux
Robert Bréchon : Henri Michaux
Edition Aden, Collection le cercle des poètes disparus,
Robert Bréchon n’a pas écrit à proprement parler un autre livre, mais il a relevé le défi que lui lança, il y a environ un demi-siècle, Henri Michaux, lui même : montrer son oeuvre sans parler de sa vie ! De toute manière, ’je ne savais rien de lui’... Je devais tout tirer de ses textes... ’, alors, pour réaliser ce véritable exploit, Robert Bréchon ne possédait que trois repères sous la forme de trois dates : 1/ 1945 : la découverte de l’oeuvre. 2/ 1956 : la rencontre de l’artiste. 3/ 1959 : la publication du livre.

L’aventure commença vers la fin de la seconde guerre mondiale avec l’achat de « Panorama de la jeune poésie française » de René Bartelé, publié à Marseille en 1943. Un poème toucha tout particulièrement Robert Bréchon qui avoua, que 60 ans plus tard, ce poème « emportez-moi » le touche toujours autant.

Puis, ce fut la découverte en 1946, dans la collection « Poète d’aujourd’hui » chez Seghers, de Michaux. Il y eut, plus tard, Raymond Bellour qui donna un « Henri Michaux ou une mesure de l’être » paru chez Gallimard, mais aussi, les introductions des oeuvres complètes en trois volumes à la bibliothèque de la pléiade, toujours chez Gallimard.

Tout semblait dit... Il n’y avait plus, peut-être, qu’à souligner ou suivre la route déjà balisée... Mais relever un défi, est avant tout faire acte de création. Pour atteindre son but. Robert Bréchon eut recours à l’écriture. Une écriture qui, ne cherche pas l’effet, une écriture, qui connaît le chemin de l’âme toute simple, toute pure. Avec cet ouvrage, Robert Bréchon réalise une synthèse entre l’homme et son œuvre, tout en respectant l’un et l’autre, ce qui représente un véritable tour de force.

Seul Michaux, artiste peintre, demeure quelques pas en arrière, laissant à l’écrivain le rôle principal, car l’oeuvre picturale connaît une audience universelle encore à venir pour la prose et la poésie.

Michaux est-il un poète à part entière, un poète véritable ? N’est-il pas plutôt un pionnier du monde visible, mais également et surtout du monde invisible ? Mais, me direz-vous, devenir comme dans le Nouveau Monde, l’aventurier des grandes plaines, n’est-ce pas justement incarner « le poète » dans ce qu’il a de plus authentique et de plus sacré ?

Michaux a suivi la piste des hallucinogènes pour atteindre et pénétrer dans des univers fantastiques. De ces expériences mystérieuses, le poète nous a laissé une écriture qui sent la foudre et où les éclairs de la vie claquent à l’intérieur de chaque mot, comme autant de paroles inconnues qui nous traversent, nous bousculent, transfigurant le pas minuscule de notre quotidien. N’est-ce pas ainsi que l’artiste se métamorphose en mythe ?

Hors de tous les courants, de toutes les modes éphémères, Michaux, a refusé tous les honneurs, les décorations, car il considérait que ’l’écriture ne suit pas, elle précède’. Il ne faisait que poursuivre une direction qui depuis sa naissance, ’lui fait choisir sa voie singulière’. Le poète se défiait de tout ce qui pouvait limiter, clore, enfermer, sa marche dans le doux ronron hypnotique de la ’ routine’.

Michaux savait maintenir « cet état d’éveil » qui s’exprimait par une présence active. ’Nous dormons notre vie, nous passons à côté d’elle, nous sommes des somnambules, l’ambition du poète c’est de parvenir à ce niveau supérieur d’éveil qui est à l’éveil ordinaire ce que celui-ci est au sommeil’

’j’écris pour me parcourir...’. L’écriture semble bien à la recherche du poète. De cette chasse naît, derrière chaque mot vaincu, un nouveau personnage ! Aussi le poète incarne-t-il ce ’fameux point d’interrogation en marche’. ’À la mesure, au limité, on aboutit plus, quoi qu’on fasse alors, on est dans les ondes sans fin du démesuré. D’une façon, c’est un peu un retour...’

’L’homme est un enfant qui a mis une vie à se restreindre, à se limiter, à se voir limiter, à s’accepter limité. Adulte, il y est parvenu, presque parvenu. L’infini, à tout homme, quoi qu’il veuille ou fasse, l’Infini ça lui dit quelque chose, quelque chose de fondamental. Ça lui rappelle quelque chose. Il en vient.’, nous confie le poète dans le dernier volume de la saga mescalienne, « les Grandes Epreuves de l’Esprit ».

Robert Bréchon nous montre dans ce livre indispensable à une approche plus profonde peut-être de « cet artiste univers » entre prose et poésie, tout ce qui exclut l’enfermement, cette limitation plus ou moins consciente de soi-même. Michaux n’a cessé, par le biais de ses phrases mouvantes, tendues comme une coulée de lave, d’exprimer les malaises de ce Mystère qui nous entoure.

Cette quête multiple, jamais achevée, prouverait la présence d’un mouvement que l’homme doit saisir pour atteindre le seuil où se tient « le vivant ». Tout est en devenir, tout est donc à découvrir, au-delà de ce temps aussi insaisissable que ce monde à trois dimensions.

Le livre de Robert Bréchon s’achève par « quelques renseignements sur quatre vingt années d’existence, sorte de guide qui permet au lecteur de comprendre le cheminement de « cet artiste cosmique » que nous sommes encore loin de cerner.

Il faudra, sans doute, plusieurs générations, avant que nous appréhendions l’oeuvre dans son ensemble. L’ouvrage de Robert Bréchon ouvre une brèche, admirable et terrible, offrant à notre regard stupéfait l’étendue de notre éternité, non aux confins des galaxies, mais bien à notre porte, dans la fuite innocente du contenu de notre sablier.

"... Il y a une solidarité des créatures
Contre les abus de pouvoir du créateur
Si j’étais Dieu, j’aurais pitié du cœur des hommes,
Et des bêtes"

(mesure de l’homme -Henri Michaux)

"Le problème de la nuit reste entier. Comment la traverser, chaque fois la traverser tout entière ?
Que mes secondes sont lourdes ! Jamais je ne les aurais crues si lourdes. Instants éléphantiasiques.
Loin de tout, rien en vue et pourtant comme des bruits à travers un filtre.
J’entends des paroles ininterrompues, comme si sans cesse, on répétait : Labrador, Labrador, Labrador, Labrador,
Labrador, Labrador. Une poche me brasse. Pas de fond. Pas de porte, et moi comme un long boa égaré... Oh espace, espace abstrait (...) (...)
Fatigué de monter, vais-je descendre ? Mais je ne suis plus fatigué. Je ne sais plus rien de ce qui est de la fatigue. Je ne la connais plus.
Je suis grand. Je suis tout ce qu’il y a de plus grand. Le seul peut être tout à fait grand. Où sont les êtres ?..."

... ...

"Grand, j’aimerais aller vers plus grand encore, vers l’absolument grand. Je m’offre s’il existe. J’offre mon néant suspendu, ma soif jamais encore étanchée, ma soif jamais encore satisfaite. Tout convient : le lieu est vaste. Plus vaste. Plus de fermeture. Pas de témoins. Fais signe si tu existes, viens, me prenant comme insecte dans une couverture. Viens tout de suite. Ceux d’en bas tirent sur moi, cerf-volant dans le vent, cerf-volant qui ne peut résister, qui ne peut couper sa corde..."

Publié dans anthologie

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Eloge à la nuit

Publié le par gentle

Que vais-je faire, je ne sais plus vraiment ! Le temps manque, l'inspiration s'enfuie à tire d'aile. D'ailleurs elle ne me demande pas mon avis, à mon grand désespoir dirais-je ! Qui puis-je,  rien Hélas !  On ne peut lutter contre son destin, c'est lui qui décide de nos existences.

 

 

C'est la nuit, quand tout est calme, quand le monde s'assoupit quand les consciences s'éteignent enfin, alors je suis en paix. Les images vont et viennent, les mots se pressent à la porte de mon imagination.

La nuit, le mouvement se fige, plus rien ne bouge le temps est suspendu au dessus de l’abîme noir. Rien n’est plus pareil, les ombres et les lumières jouent à cache cache sans qu’il n’y ai un véritable gagnant au bout du compte. Mais ce n’est pas vraiment important, l’essentiel c’est d’écrire le roman de toute une vie, c’est finir en apothéose, c’est connaître un moment de gloire même fugace.

La nuit fait place à l’utopie, au rêve, à l’instant magique où je ferme les yeux et laisse faire mon imaginaire. Là tout est possibles, tout est facile les mots se bousculent et s’alignent d’une manière différente sans que j’intervienne d’aucune façon. Qu’importe, j’aime ce moment je me sens libre parce que je suis libre, allégé de la lourdeur de la journée empêtré dans les vicissitudes routinières qui me font penser à autre chose de plus concret, de plus matériel parce qu’il faut vivre chaque jour qui passe.

Voilà pourquoi j’aime ce moment, quand on est seul, quand plus personne vient dicter nos faits et gestes, quand on est débarrassé de l’œil indiscret, inquisitoire de ceux qui nous entourent, qui ne nous laissent guère de répit, qui aurais-je tendance à dire, nous vampirisent parce qu’ils sont incapables de penser et d’agir par eux même. Alors vous subissez ces instants tant bien que mal en languissant que cette fichue journée se termine afin de regagner votre havre de paix.

Là je suis tranquille, quand je rentre chez-moi et que je ferme ma porte en laissant dehors le bruit et les cris. Là devant mon écran, la télé en sourdine qui me tient compagnie, un livre sur le bord du bureau rien ne me manque vraiment, je trouve mon équilibre et sans être tout à fait égoïste je suis bien, je suis en paix. La fatigue me gagne, l’esprit en repos je me couche, mes yeux se ferment, ma conscience sombre dans un sommeil profond où j’oublie ce monde et ces tracas, ces ennuis quotidiens, ces malheurs journaliers. J’ignore où je vais et ce que je fais, j’ignore qui je rencontre et qui je deviens dans ces moments là.

Le matin survient, l’espoir renaît, la vie est là belle, intransigeante, répétitive où le hasard se mélange à la certitude. Car rien n’est définitif, tout peut subvenir à n’importe quel moment, et comme nul ne peut dire de ce que demain sera ne préjugeons de rien, vivons simplement avec ce que la vie nous apporte. Pour conclure je dirais qu’il ne faut jamais désespérer car on ne sait jamais de quoi demain sera fait !

Armando

Publié dans texte perso

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Le temps

Publié le par gentle

Je me consume dans le temps, je me désagrège dans l’espace, solidaire de l’un comme de l’autre, mon esprit plane au-dessus du monde.

 

Je vois à travers le monde les esprits malfaisants, les esprits malicieux, les âmes en peines et les esprits torturés.

 

Je voyage au-delà des mots, sur les ailes des oiseaux migrants, sur les phrases toutes faites qui ne résument rien, qui expliquent tout.

 

Voyageur infatigable je parcours le monde tel un ermite éternel qui, plongeait dans sa solitude contemple les mots dans la splendeur de l’azur.

 

Avant que le soleil s’éteigne, que la lune disparaisse, que le monde s’engloutie dans les ténèbres, je préfère partir en fumée dans l’éclatante blancheur d’une éternité : Car qui n’a point d’espérance n’a point de vie.

 

La vie, la mort, l’amour une seule et même chose quelque soit le côté où l’on se trouve.

Le temps, l’espace porte ouverte sur l’autre coté du miroir, miroir sans tain où rien ne transparaît mais laisse deviné ce qui se cache derrière.

 

Rien !

 

Voilà l’unique Vérité. Rien de plus rien de moins autant vivre avec ça comme absolue certitude que notre monde, notre univers n’est en faite rien d’autre que le fruit d’un hasard compliqué où entre en jeu des forces qui dépassent notre entendement.

 

Rien !

 

Voilà l’unique Vérité, toute « révélation » n’est que pure exagération, car rien n’existe de plus faux qu’une contre vérité sur un Dieu qu’on trahi quand tout ne va pas comme on le voudrait.

Publié dans texte perso

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La Russie faite femme

Publié le par gentle

Voilà une grande dame, le moment est nécessaire de vous la présenter car l’œuvre est immense et vaut bien qu’on s’y arrête, certains d’entre vous la connaisse peut être déjà ou ont déjà lu certains de ses livres, mais pour les autres comme moi d’ailleurs que ne la connaisse pas ou n’ont jamais rien lu d’elle je pensais que l’occasion était propice à cette petite halte du côté de la Russie, j’ai volontairement coupé sa biographie pour une brève présentation mais je mets le lien en ligne afin que vous puissiez suivre sa carrière afin de mieux connaître le personnage exceptionnel qu’elle était, les grands personnages passent sur terre mais leurs souvenirs demeurent à jamais.

http://tsvetaeva.free.fr/biographie.html

1892.

26 septembre : naissance de Marina Ivanova Tsvetaeva à Moscou. Fille de l'historien d'art Ivan Tsvetaev (fondateur du musée des Beaux-Arts, actuellement musée Pouchkine), lequel était veuf, père de deux enfants, et de Maria Mein, pianiste.

1941.

22 juin : les troupes allemandes franchissent la frontière de l'Union soviétique.
21 août : Tsvetaeva et son fils sont évacués à Elabouga, en Tatarie.
31 août : Marina Tsvetaeva se suicide (par pendaison) à l'âge de 49 ans.
4 septembre : Mour part comme volontaire au front ; il sera tué en juillet 1944 en Lettonie.
16 Octobre : Sergueï Efron est exécuté.

Armando

L’offense lyrique, ou une vie au cœur de la tourmente

lundi 4 septembre 2006.
 
En 1924, Marina Tsvétaïeva écrivait à une amie : "on m’aimera (enfin on me lira) dans cent ans !". Heureusement, les Editions Farrago, Editions Léo Scheer n’ont pas attendu un siècle pour faire paraître l’offense lyrique et autres poèmes !
Marina Tsvétaïeva : L’Offense lyrique et autres poèmes
Marina Tsvétaïeva : L’Offense lyrique et autres poèmes
Editions Farrago, Editions Léo Scheer,
Depuis une bonne dizaine d’années, les publications concernant l’œuvre de Marina Tsvétaïéva se sont succédées en Russie et dans le monde. Si dans notre beau pays de France on peut lire de nombreuses pages d’une prose admirable, il n’en est pas de même concernant la publication de l’œuvre poétique, qui malheureusement se réduit, encore aujourd’hui, à une poignée de poèmes. L’offense lyrique vient enfin combler ce manque.

Il faut bien avouer, à la décharge des traducteurs, que l’œuvre poétique de cette artiste ne constitue pas une entreprise aisée. En effet, sa prédilection pour l’ellipse, les enjambements, l’invention lexicale, l’actualisation audacieuse des formes hypothétiques et une idée de lecture idéale ne pouvait que dérouter, voir décourager les plus audacieux ! Au-delà de ces difficultés multiples, on s’aperçoit qu’il n’existe pas une poétesse, mais plusieurs, aussi nous avons la chance de serrer entre nos mains ce recueil qui contient à la fois les poèmes de « l’offense lyrique », mais également tous les poèmes de Marina à Sophia Parnok, compris dans « Sans lui » (Fourbis 1994), ainsi que tous les poèmes de Marina Tsvétaïeva (la main courante 1992).

Dans ce livre, le lecteur découvrira également de nombreux poèmes inédits en français, c’est dire l’importance de cette parution qui constitue pour la première fois dans notre langue, la somme la plus complète de la poésie de cet auteur d’exception.

On ne peut aborder cette œuvre avec détachement ou neutralité."Ecrivez, écrivez davantage ! Fixez chaque instant, chaque geste, chaque soupir !... Il n’y a rien qui ne soit important !", s’écriait Marina. Et durant sa courte et tragique existence, elle n’a cessé d’écrire.

Elle souligne dans la préface d’un volume composé des extraits de ses premiers recueils (L’album du soir et la lanterne magique).... "la force est dans ce qui est révélé. Tout ce qui m’est cher, je le livre en jugement."

Nous voilà prévenus. N’oublions jamais le lyrisme de cette artiste qui exprime des sentiments, des lieux, des instants dans un langage presque toujours inspiré. Ses images possèdent la transparence et la beauté sensible de ce chant inconnu qui monte, authentique vague secrète, du tréfonds de l’âme.

Le poème se métamorphose en outil plastique, véritable passeport de la modernité qui transmet l’obsession amoureuse, parfois érotique, dans le dénuement, la misère et la solitude.

"Mes poèmes sont un journal intime", notait Marina. C’est en 1975 que les archives de littérature et d’art reçurent l’ensemble des archives de la main de sa fille Ariane Tsvétaïeva-Efron. Poèmes, manuscrits, carnets de notes, brouillons divers, correspondance, épreuves de livres. Ce récent dépôt montre que nous ne sommes encore qu’à l’aube de découvertes importantes car, n’oublions jamais, la chemin tragique de cette femme qui eut une vie insouciante, aisée, où l’art guidait chacun de ses pas, puis, à la césure même de son existence (24 ans), la révolution d’Octobre fit voler en éclats ce beau rêve pour tracer un chemin de tourments, de pleurs, de décès et de sang...

Marina Tsvétaïeva mettra fin à ses jours le 31 août 1941 dans une ville de Province : Elabouga. Elle avait 48 ans. Comme pour effacer jusqu’à son ombre sur terre, malgré les recherches, on a perdu toute trace de sa tombe.

"Je n’aime pas la vie en tant que telle. Pour moi, elle commence à " signifier", c’est-à-dire à acquérir un sens et un certain poids seulement une fois qu’elle est transfigurée, autrement dit dans l’art." écrivait Marina à la fin de l’année 1925.

Dans le déroulement de son existence, Marina ne retient que les moments transfigurés par son lyrisme. C’est à partir du Verbe, qui résiste à l’usure de la monotonie, que les gestes et les paroles prennent de la hauteur et par conséquent, atteignent le seuil de l’immortalité. Nous entrons dans le cercle admirable où les silhouettes abandonnent leur cape d’ombre pour revêtir la magie des visages.

Marina, au fil de « l’offense lyrique », nous prouve qu’elle est, et pour toujours, une des plus grandes voix poétiques du XXème siècle, et que sa trajectoire incandescente, n’appartient plus à la souffrance, mais bien à l’ineffable. Son cœur, à jamais invisible, bat dans toutes les poitrines, comme « une offense lyrique » ! Un maître livre !

"Je confie ce livre au vent
Et aux cygnes qui passent.
Pour crier plus fort que la séparation
Il y a peu, j’ai brisé ma voix.

Ce livre, comme une bouteille à la mer,
Je le jette dans le tourbillon des guerres ;
Afin qu’il voyage, simplement, de la main
A la main, comme un cierge dans une fête.

Vent, vent, mon fidèle témoin,
Va dire à ceux que j’aime
Que chaque nuit, dans mes rêves,
Je fais le chemin - du Nord au Sud."

(Moscou, février 1920)

(Poème à son fils)

"Notre conscience - n’est pas votre conscience.
Allez - Allez ! - Oubliez tout, enfants,
Ecrivez vous-mêmes le récit
De vos jours et de vos passions.

Loth, et sa famille de sel -
C’est notre album de famille.
Enfants, réglez vous-mêmes les comptes
Avec la ville qu’on veut faire passer pour -

Sodome. Tu n’as pas frappé ton frère -
C’est clair, pour toi, mon ange !
Votre pays, votre siècle, votre jour, votre heure,
Et notre péché, notre croix, notre dispute, notre

Colère. Serrés dans une pèlerine
D’orphelin dès votre naissance -
Cessez de prendre le deuil
Pour cet Eden que vous n’avez pas

Connu ! Et pour des fruits - que vous n’avez
Jamais vus. Comprenez : il est aveugle -
Celui qui vous emmène à l’office des morts
Pour le peuple, et qui mange du pain,

Et qui vous en donnera - comme
C’est rapide, de Meudon au Kouban...
Notre querelle - n’est pas votre querelle.
Enfants, créez vous-mêmes vos propres
Désaccords."

(Janvier 1932)

"Les yeux sont en pleurs, et
Les larmes de fureur et d’amour
Et les Tchèques en pleurs...
Et l’Espagne dans le sang...

Et cette sombre montagne
Obscurcit - le monde entier.
Il est temps - il est grand temps -
De rendre mon billet au créateur.

Je refuse - d’être.
Je refuse - de vivre
Parmi les loups sur la place
Dans cet asile et ce néant.

Je refuse - de hurler
Avec les requins de la plaine -
Je refuse de glisser
Sur leur dos, au fil de l’eau.

Nul besoin d’une oreille fine,
Nul besoin d’un regard prophétique,
A ton monde insensé
Je n’oppose qu’un refus."

Publié dans anthologie

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Je ne suis pas Hugo

Publié le par gentle

Lire, écrire, penser les trois axes de mon existence. Cela fait longtemps que j'ai succombé à cette passion qu'est la lecture, l'écriture quant à elle est venu bien plus tard dans mon existence. Depuis ma vie tourne autour de cet axe là pour mon plus grand plaisir, je ne puis de toute façon m'en empêcher car les mots ont un pouvoir incommensurable qu'il est difficile de m'en détacher.

Comme la limaille est attiré par l'aimant
Moi je suis attiré par les mots, par le verbe
Par le souffle magique de l'inspiration
Qui guide nos pas vers la lumière.

Lumière mystique qui ne souffre d'aucune explication
Lumière mystique dont la foi est l'implication
Croire en soi, croire en Lui
Comme source originelle d'où la vie émane.

Au début été le verbe
Puis le verbe s'est fait chair
Dieu s'est fait Homme
Pour donner aux hommes son génie

Génie créatif dont le talent est inégalé
Lui créateur et création à la foi
Il nous a donné sa force
Pour que naisse la littérature.

D'en Haut un rayon lumineux
Jette sur les lignes d'un livre un reflet magique
La magie d'un instant où né l'ouvrage d'une vie
Celle pour laquelle on n'est sûr d'être fait

Je suis pas Hugo, je ne suis pas chateaubriand
Je ne suis pas poète, je ne suis pas écrivain
Je joue à cache cache avec les mots
On se tourne autour sans jamais se trouver

Je suis l'ordinaire dans un monde extraordinaire, je suis le commun dans un monde qui n'a plus de commune mesure, il m'est difficile d'écrire il m'est d'autant plus difficile d'y renoncer. Ai-je trouvé là ma voie, est-ce là le signe que j'attendais ? Je ne sais pas et peut être que je ne le saurais jamais mais peu importe l'essentiel c'est le plaisir que je prends à lire et à écrire. J'ai créé ce blog dans le but de vous faire partager ma passion.
Lire et écrire, voler au dessus des nuages, côtoyer les cimes et voyager en compagnie des oiseaux migrants. Voir au delà de l'horizon pour découvrir l'autre côté du miroir, le côté qu'on ignore où qu'on ne veut pas voir parce qu'on n'a peur d'y découvrir des vérités cachées enfouies au plus profond de nous-mêmes.
Ecrire pour se libérer des doutes, d’exorciser les douleurs et d’alléger le poids des ans qui pèsent sur nos épaules. Ecrire pour le plaisir, pour partager ses joies et ses peines afin d’être libre et débarrassé de ses démons intérieurs.
Armando

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le Bonheur

Publié le par gentle

Petit bonheur tranquille

Tu frappes à ma porte au moment où je n’y croyais plus

J’ouvre et je vois un visage d’angePetit bonheur tranquille

 

Pourquoi avoir mis autant de temps

Au crépuscule de ma vie

Tu viens l’éclairais d’un jour nouveau

 Mais le temps m’est compté

 

Petit bonheur tranquille

J’ai passé mon temps à te chercher

A courir après l’éphémère, l’illusion d’un bonheur

Où tu étais le centre

 

Mais je n’ai pas su te garder

Je n’ai su que te perdre

 Petit ange aux cheveux d’or

Le temps nous a séparés

L’âge est un mur infranchissable

Que je n’ai pu franchir

Parce que tu as fermée la porte

De ton univers

 

Petit bonheur tranquille

 J’ai été content de croiser ton chemin

 Malgré la douleur qui a serré mon cœur

J’ai été heureux de voir ce sourire

 
  

Puis d’un coup c’est l’automne

 Le noir de l’hiver

 Le crépuscule s’effondre sur lui-même

Laissant place au néant, au vide

 

Au vide que tu as laissé dans mon cœur

Quand je suis parti

Parce que trop de souffrance


A voir et sentir ce corps dansant sous mes yeux

  

Je ne puis t’oublier

Tu fais partis de ma vie

Tu es gravé dans mon cœur

D’une encre indélébile

 

 

 

Mais la vie réserve souvent des surprises

Au moment où je pensais t'avoir perdu

Tu m'apparais dans l'embrasure de la porte

Toute auréolé de lumière


La vie reprend son cours

Toi et moi comme avant

L'amour toujours présent

Plus qu'un faisons nous !

 

Armando

 

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Lettres aux amoureux

Publié le par gentle

Nous vivons à demi notre vie si nous la vivons seul(e), être deux c'est aussi supporter les complications, les disputes, le mauvais caractère de l'autre. Je me suis rendu compte qu'à force de vouloir à deux une certaine tranquillité d'esprit je me suis enfermé dans une bulle. J'ai fini par lasser l'autre, vouloir que les bons côtés de la vie c'est vivre sa vie à moitié, c'est laisser sa compagne sur le bas côté de son existence. Des fois c'est un mal pour un bien, des fois non !

Entre le cœur et la raison  il y a souvent conflit et on cherche des motifs plus ou moins sensés
Parfois ils sont justifiés pour quitter la personne avec qui on vit, des fois ils ne sont pas très clairement définis et c'est là que cela pose problème car on ne sait pas soi-même les raisons. On créait des situations qu'on sait pertinemment dangereuse et qui vont amener à prendre des décisions regrettables qui par la même va entraîner une rupture qui normalement n’aurait pas du avoir lieu en tant normal. C’est comme si tout était fait exprès. Imaginez alors la réaction de l'autre qui se trouve confronté à ça ? Comment peut-elle réagir sans se sentir non plus responsable, alors qu'elle n'a fait que subir. Comme j’ai dis on n’a chacun son caractère et on doit composer avec l’autre ; c’est ce qu’on appelle la tolérance !
 
Dans un couple les torts sont toujours partagé, c'est la vie commune qui veut ça, qui n'a jamais vécu ce genre de désagrément dans son couple, combien sont ceux qui sont restés pour affronter ces situations de crise en posant sur la table tous les problèmes rencontrés et par le dialogue essayer de les résoudre ?

Dans beaucoup de situation cela n'est pas justifié, c'est simplement un mouvement de retrait face aux problèmes que l'on rencontre dans son couple, alors au lieu de les affronter on préfère baisser les bras et dans ce cas là la seule solution qu'on trouve juste à ses yeux c'est la fuite. L'abandon de l'être qu'on continue à aimer malgré tout. Tous les moyens sont bons. Ensuite on est peut être trop fier pour faire machine arrière, on s'arrête aux qu'en dira t on, aux quolibets des uns et des autres, on n'a pas envie de passer pour un idiot qui ne sait pas ce qu'il veut. Ce ne sont que des motifs stupides alors que la seule raison c’est qu'on ne veut pas faire l'effort de changer et de comprendre l'autre sans forcément vouloir  se mettre à sa place, tout simplement parce qu'on ne le peut pas. 

 

Alors qu’un rien peut embellir notre vie, faite de chaque jour qui passe un jour nouveau, la vie de couple c’est un combat permanent où il ne doit jamais y avoir de perdant. C’est se battre sans cesse pour surprendre l’autre pour éviter de sombrer dans une routine désastreuse, d’éviter de glisser dans le piège infernal de l’habitude, des manies, des reproches etc etc…

 

Comme souvent on réalise bien trop tard qu’on n'a fait le mauvais choix.

 

Mais la vie ce n'est pas ça.

 

Je me permets donc d’écrire cette lettre à tous les amoureux, les mariés de fraîches dates, les vieux couples qu’il existe bel et bien un antidote et c’est le seul qui guéri bien des maux : C’est l’amour, la confiance, le dialogue, le respect, la reconnaissance de l’autre en tant qu’individu à part entière et non plus en tant que chose acquise ou comme un meuble qui est posé là et qu’on a l’habitude voir sans plus y faire attention. Il n’y pas pire danger que celui qui ne veut pas voir et pas entendre.

Armando

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Jules VERNES

Publié le par gentle

Qui n'a jamais lu et entendu parler de Jules VERNES? http://www.imaginaire.ca/JHDJV-Bio.htm en cliquant sur le lien vous accèderez à sa biographie, vous y découvrir toute son oeuvre, il a marqué son époque de manière indélébile.Là aussi un auteur incontournable, un magicien du verbe qui a su réveiller en nous notre nature enfantine avec des films comme ceux cités ci-dessous. Je vous laisse en compagnie du grand homme qui nous a fait voyager tout en restant chez soi bien au chaud calé dans son fauteuil et laissant notre imaginaire faire le reste, car c'est ça quand on lit Jules VERNES, on s'évade, on s'émerveille on quitte notre terre le temps d'un livre.

Armando

L'ÎLE MYSTÉRIEUSE
( 1961 )

LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS
( 1956 )

VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE

Jules Verne, né le 8 février 1828 à Nantes, mort le 24 mars 1905 à Amiens, est un écrivain français, dont une grande partie de l'œuvre est consacrée à des romans d'aventures et de science-fiction (appelés du temps de Jules Verne roman d'anticipation). L'année 2005 a été déclarée « année Jules Verne », à l'occasion du centenaire de la mort de l'auteur

Un classique : Jules Verne (1828-1905)
Juillet-Août 2005

Jules Verne : "Un capitaine de quinze ans" -
Quinze longues années de succès ont passé depuis la publication de cinq semaines en ballon. Notre auteur est désormais un homme célèbre et riche. Le bonheur devrait être complet mais chaque rêve à son revers et tandis que son fils unique – désœuvré et triste – accumule les 'bêtises' et est envoyé en Inde par décision judiciaire, le couple Verne bat de l'aile et le rythme de travail que notre forçat de l'écriture s'impose l'épuise... C'est sous ces auspices que paraît alors en 1878 l'un des textes les plus sombres de Verne : "Un Capitaine de quinze ans".

Un auteur au ton plus pessimiste...

 

"En vérité, la situation était épouvantable."

Tandis que la majorité des romans de Jules Verne mettent l'accent sur la découverte de la nature, les progrès de la science ou cristallisent la personnalité d'un héros Un Capitaine de quinze ans donne l'impression d'être un roman à part où l'on sent que les aléas et les déceptions de la vie ont fortement imprégné notre auteur et où son optimisme légendaire n'est plus vraiment de mise.

Il débute pourtant – fidèle en cela aux romans Verniens – par une date précise, immédiatement suivit par les non moins habituelles descriptions de latitude et de longitude ! : "Le 2 février 1873, le brick-goélette Pilgrim se trouvait par 43'57' de latitude sud, et par 165'19' de longitude ouest du méridien de greenwich."

Mais, très rapidement, diverses remarques de notre – désormais fameux – narrateur omniscient ou plutôt 'omniprésent' permettent au lecteur de comprendre que ce roman sera beaucoup plus noir que ceux qui l'ont précédés.

Ainsi dès la page 9, le narrateur explique que "A cette époque déjà, la pêche devenait difficile. Les cétacés, pourchassés à l'excès, se faisaient rares." thème – on le sait – cher à Verne depuis Vingt Mille lieux sous les mers mais rarement exprimé si tôt dans un de ses romans.

De même, le scientifique de l'histoire n'est plus un 'héros' mais : "un de ces dignes savants à lunettes d'or, être inoffensifs et bons, destinés à rester toute leur vie de grands enfants". Et c'est ce qu'il va être tout au long du roman : un grand enfant décalé sans aucune utilité ...fait suffisamment notable dans une oeuvre de Verne pour le signaler même si on suppose – après lecture du roman – que cela était nécessaire à l'intrigue : quel savant aurait pu être trompé si longtemps sur la nature du continent où les naufragés s'étaient échoués ?

Peu après, le sauvetage en mer de cinq hommes abandonnés sur un navire à la dérive donne à Verne l'occasion d'exprimer sa colère face aux gens qui fuient leurs responsabilités : "Que des cochers (...) laissent à d'autres (...) le soin de réparer le malheur qu'ils ont causé, cela est déjà condamnable. (...) Mais, que d'hommes à hommes on s'abandonne ainsi sur mer, c'est à ne pas croire, c'est une honte !".

Et on remarque alors que le ton, de même que le vocabulaire employé par Verne, est sensiblement plus sombre : les 'dangereux', 'terrifiant' sont légions et culminent dans la disparition tragique et sanglante du capitaine Hull et des cinq matelots : "Il ne restait plus que quelques débris de la baleinière à la surface des eaux rouges de sang."

"Vous m'avez renvoyé à la côte, mais, quand je serais mort, je n'aurai plus de joug, et je reviendrai vous tuer."
Jules Verne
A travers cette tragédie, émerge un nouveau héros Verniens censé cristalliser le drame que vit la famille de Verne au départ de leur fils pour l'Inde. C'est un orphelin de quinze ans à peine qui devient à la suite de la mort de l'équipage : "Capitaine, maître, matelots, on peut dire que tout l'équipage se résumait maintenant en lui." et Dick Sand a beau n'être qu'un adolescent, il est paré de toutes les qualités digne de l'image du 'nouvel homme' cher à Verne. Un homme dont l'intégrité morale n'a d'égal que le courage et l'abnégation : "l'enfant qui comprend, dès le début, que le travail est la loi de la vie, celui qui sait, de bonne heure, que son pain ne se gagnera qu'à la sueur de son front (...), celui-là est probablement prédestiné aux grandes choses, car il aura un jour, avec la volonté, la force de les accomplir."

Mais, un héros – même un héros Vernien – ne peut q'être démuni face à la malignité et à la duperie d'un homme – esclavagiste et meurtrier – tel que Négoro : "Negoro était un de ces misérables auxquels il ne suffit pas de torturer leurs victimes : il faut encore qu'ils jouissent de leurs souffrances.".

L'Afrique : terre de tous les excès

 

"l'Afrique ! l'Afrique équatoriale ! l'Afrique des traitants et des esclaves !"

De fait, des suites d'une supercherie de Négoro, le petit groupe s'échoue sur les côtes de l'Afrique et non sur celles d'Amérique du Sud comme Dick Sand l'espérait mettant ainsi tout le petit groupe en péril et permettant à Verne de revenir vers cette terre de tous les dangers, de tous les excès mais avant tout, de toutes les explorations : "la civilisation pénétrait peu à peu dans ces contrées sauvages à la suite de ces hardis voyageurs dont le nom se lie indissolublement aux découvertes de l'Afrique équatoriale. En tête; David Livingstone, après lui, Grant, Speke, Burton, Cameron, Stanley, ces héros laisseront un renom de bienfaiteurs de l'humanité."

Ce nouveau roman - où les longues digressions géographiques ont laissé la place à l'aventure et aux descriptions sanglantes de rites barbares et autres atrocités – est d'ailleurs ponctué de deux parenthèses d'envergures de dix pages chacune dont l'une est dédié au récit en grandes lignes de la vie de l'explorateur David Livingstone de sa naissance en Angleterre à sa mort en Afrique, notant au passage l'importance que son pays a accordé à cet homme hors du commun : "il était inhumé dans l'abbaye de Westminster, au milieu de ceux de ses grands hommes que l'Angleterre honore à l'égal de ses rois." qui mourut en 1873.

A travers cette digression, on ressent pleinement le profond intérêt de Verne pour le récit des explorations de ce voyageur hors du commun dont les récits publiés en France ont sans nulle doute servi de base à notre auteur pour sa description de l'Afrique équatoriale.

L'Afrique où la nature – sauvage et indomptée – prend parfois des allures de jardins d'Eden : "dans les clairières, dont le tapis verdoyant se mélangeait de quelques brindilles roses, les fleurs variaient leurs couleurs, gingembre jaune ou bleus, lobélies pâles, orchidées rouges, incessamment visitées par les insectes qui les fécondaient."

Mais un jardin d'Eden sanglant... car ne nous y trompons pas, les fauves et les crocodiles ne sont pas loin ... ni les cannibales, véritable 'fléau' et – malheureusement - critère distinctif – selon Verne - des peuples primitifs.

Un constat renforcée par le fait, que l'Angola était encore en grande partie inconnue : "la province d'Angola était à peu près inconnue en cette année 1873, à l'époque où le Pilgrim venait se perdre sur la côte d'Afrique." ce qui permet à Verne de transcrire avec moult détails sanglants les funérailles du Roi qui soutient les esclavagistes faisant – à n'en pas douter – trembler ses lecteurs du XIXème siècle face à la barbarie des peuplades africaines : "La plume se refuserait à peindre de tels tableaux, si le souci de la vérité n'imposait pas le devoir de les décrire dans leur réalité abominable. L'homme en est encore là dans ces tristes pays. Il n'est plus permis de l'ignorer."

Jules Verne et l'esclavage

 

"La Traite ! Personne n'ignore la signification de ce mot, qui n'aurait jamais dû trouver place dans le langage humain."

Voilà le constat sans appel qui ouvre à la fois la deuxième partie du livre et la deuxième 'parenthèse' du roman ; s'ensuit alors, une dizaine de page sur l'horreur et la réalité de l'esclavagisme avec des propos qui sont parfois cinglants : "En plein XIXè siècle, la signature de quelques Etats, qui se disent chrétiens, manque encore à l'acte d'abolition de l'esclavage." et d'autres fois proprement horrifiant : "On n'estime pas à moins de quatre vingt mille le nombre des esclaves qui arrivent au littoral, et ce nombre, parait-il, ne représente que le dixième des indigènes massacrés."

D'aucun diront sans doute que l'esclavagisme dans les colonies françaises avait été aboli en 1848 et que Verne ne prenait donc aucun risque à défendre ainsi l'abolition complète de l'esclavage, il n'en reste pas moins que la grande majorité de la deuxième partie de son roman n'est qu'un immense plaidoyer pour la cause des malheureux esclaves.

Ainsi, le journal que tient Dick Sand sur les semaines qu'il passe à traverser le pays avec les esclaves - n'ayant échappé aux fers que parce qu'il était de race blanche – est émaillé de remarques terrifiantes : "Depuis hier, une mère porte dans ses bras son petit enfant mort de faim !... elle ne veut pas s'en séparer !..."

Plus loin, c'est encore pire : "Nous venons de passer près d'un arbre...A cet arbre, des esclaves étaient attachés par le cou. On les y avait laissé mourir de faim."

Point culminant de cette marche de la honte et de l'horreur, l'un des personnage du roman - la vieille nourrice noire - succombe sous les coups de hache des gardiens d'esclave sur le chemin qui les mène au 'village-marché' car elle est trop faible et trop vieille pour continuer à marcher : "Aujourd'hui, vingt captifs qui ne pouvaient plus se traîner ont été massacrés à coup de hache par les havildars ! (...) La pauvre vieille nan est tombée sous le couteau dans cette horrible boucherie...Je heurte son cadavre en passant !" ...on est très loin des voyages extraordinaires, de la beauté des fonds sous-marins ou de l'entraide des 'nouveaux hommes' de l'Ile mystérieuse...

Comble de l'horreur, Verne met l'accent sur le fait que ce sont majoritairement des noirs qui asservissent d'autres noirs avant de les revendre sur les marchés, ainsi le 'traitant' Alvez est lui-même un indigène ce qui ne l'empêche pas de faire montre de la plus grande cruauté envers les esclaves.

Dick Sand - jeune garçon volontaire au sang-froid sans faille et à la modestie légendaire - triomphe néanmoins de tous les dangers qui pleuvent littéralement sur lui et ses protégés, et le roman s'achève sur une remarque qui creuse un profond fossé entre la triste réalité du fils de J.Verne et l'archétype d'un fils idéal : "Voilà où en était arrivé par sa conduite, par son travail, le petit orphelin recueilli (...) Il était, malgré sa jeunesse, entouré de l'estime, on pourrait dire du respect de tous ; mais la simplicité et la modestie lui étaient si naturelles, qu'il ne s'en doutait guère."

Publié dans anthologie

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