Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Les portes de la vie

Publié le par gentle13

La porte s’ouvre et tu apparais

Légère et insouciante

Belle comme l’astre du jour

Tu réchauffe ma vie

 

Ton souvenir est vivace

Ma mémoire ne peut l’effacer

Gravé à jamais dans mon cœur

Là où tu vivra éternellement

 

Le temps passe

Les jours se suivent et se ressemblent

Mon chagrin est immense

Aussi profond que l’océan

 

Océan où je me noyais

Quand dans tes yeux bleus je me plongeais

J’étais prisonnier de ta beauté

Mais les barreaux de ma cage

 

N’étaient rien d’autres que tes bras

 

Ô Jeune fille où es-tu ?

Que fais-tu ?

Je suis à la peine loin de toi !

Comme un forçat enchaîné privé de sa liberté.

 

J’espère qu’un jour je te reverrais, l’espoir secret tapi au fond de mon cœur de pouvoir te serrer à nouveau dans mes bras, de sentir ton parfum qui faisait chavirer mon âme. Ô petit ange blond tu as fait de moi ton esclave, entre raison et sentiment, entre rage et désespoir mon cœur navigue, ballotté comme une esquisse fragile qui risque à chaque instant d’échouer sur les écueils d’un amour incompris.

 

Mais l’âge nous a séparés

Le temps nous a désuni

Tu es à l’aube de ta vie

Je suis à l’hivers de la mienne

 

Mais….

 

L’ombre de ma vie s’efface, la lumière d’un nouvel espoir naît en mon cœur et ravive les couleurs de l’amour. C’est à toi que je le dois car ton absence à guéri cette blessure qui longtemps m’a condamné qu’à ton seul souvenir. Aujourd’hui enfin libre je revis débarrassé des mes fantômes et mes remords, fini les regrets. Qu’il est doux d’être….

 

Armando

Publié dans texte perso

Partager cet article

Repost 0

Marina Tsvétaïéva

Publié le par gentle13

Je vous ai déjà parlé d'elle car je trouve que cette femme là à un talent extraordinaire, mais j'espère ne pas vous avoir déjà parlé de ce livre ci. Je laisse le soin à Victor varjac de vous parler d'elle car il le fera bien mieux que je puisse le faire. Pour ma part je suis sous le charme de son écriture et de ses poèmes. La Russie est un viviers où les poètes et écrivains nagent à la surface des eaux de la poésie en jouant de manière admirable avec les mots, laissez vous guider par ce génie créatif, laissez vous emporter au delà des rivages du quotidien, d'être transporté par delà les monts et les mers, de faire un bond à travers le temps et l'espace et rejoindre les esprits purs débarrassés du superflue pour aller surfer sur les vagues de la littérature. 

ö prose quand tu nous tient qu'il est doux d'être enserré dans tes bras, cage sans barreaux, prisonnier nous sommes enchaînés à toi par des liens invisibles telle une araignée tissant sa toile prête à dévorer l'imprudent qui c'est laissé prendre au piège.
ö poésie, enivrante et intemporelle tu es une douce musique où les mots sont tranformés en notes tu nous chament et nous enchantent, tu assimile les genres tu conjuges les temps passés et présents et tu fais de l'avenir un monde exalté par ta douce musique
Gentle13

 

Souvenirs ou les voyages au pays de la mémoire

lundi 2 avril 2007.
 

Les Editions du Rocher nous proposent aujourd’hui Souvenirs de Marina Tsvétaïéva. Dans cet ouvrage la poétesse nous livre un carnet de croquis où les mots se métamorphosent en visages et en scènes inédites.
Marina Tsvétaïéva : Souvenirs - Anatolia
Marina Tsvétaïéva : Souvenirs - Anatolia
Editions du Rocher
Presque toute l’oeuvre de cette artiste, à part sa correspondance et ses cahiers, est poétique. Dans ce recueil, il s’agit de toute autre chose. Nous sommes en présence de textes en prose écrits au moment de l’émigration, qui nous parlent d’écrivains, d’artistes que Marina connaît ou a bien connus et qui sont demeurés en Russie.

 

Notre poétesse tente de retrouver ses racines amicales et artistiques par la magie du souvenir et le sang de l’écriture. Car l’exil ressemble à un coup de sabre qui tranche et rompt les amarres de ce quotidien, qui donnait de l’assise à la vie.

Dans la fuite, il y a aussi le spectre de la solitude, vent qui glace le silence et durcit l’isolement. C’est sans doute les raisons pour lesquelles Marina Tsvétaïéva comprit que cette séparation avec « sa Russie », mais également avec tous ses amis, était définitive et sans appel. Alors une sorte de panique l’envahit et pour conjurer le sort mais aussi pour ne pas sombrer dans la mélancolie, notre poétesse s’accroche au passé où sa jeunesse demeure intacte. Là, elle retrouve les lieux, les dates et même les voix, de toutes celles et de tous ceux qu’elle a dû quitter. Elle remonte le temps, sans doute, pour simplement tenter de survivre au naufrage de l’exil.

Sa plume devient le « Sésame » qui ouvre toutes les portes. Même loin de sa patrie, elle défend ses amis. Elle a toujours eu ce réflexe généreux et sans calcul. Les souvenirs sont toujours des moments revisités, c’est-à-dire idéalisés par la mémoire et immortalisés par la magie du verbe.

Mais comment éviter, avec l’espace-temps de cette passion toujours prête à jaillir du volcan du coeur, oui, comment éviter cette réécriture du passé : "la subjectivité est un péché qui donne du charme à ses écrits et les transforme en poésie" disait Vladislav Khodassevitch. Mais au fond, qu’importe la soi-disant « vérité ». N’existe-t-il pas autant de « vérités », c’est-à-dire d’interprétations que de témoins ? Laissons l’artiste s’exprimer comme elle l’entend, car elle n’a jamais eu le prétention de faire oeuvre de mémorialiste et il s’agit bien ici de ses souvenirs, donc d’un passé que le présent met en lumière et que l’artiste grave dans le marbre des jours.

Marina est et demeure Marina avec tout ce que cela comporte d’excès, mais aussi de réserves. Laissons nous prendre par la main, laissons-nous entraîner par cette prose alerte, émouvante et drôle. C’est à un face-à-face avec la vie, celle dont elle a rêvée, que nous convie Marina Tsvétaïéva. Ouvrons nos bras sans aucune arrière-pensée, acceptons de rencontrer Mandelstam, Vélochine, Brioussov, Balmont et tant d’autres.

Cet ouvrage nous permet d’entrer de plain-pied dans le jardin secret d’une des plus grandes poétesses du XXe siècle. Je ne peux, par conséquent, que recommander cette promenade au pays de la mémoire car elle ouvre une fenêtre qui donne directement sur le coeur vif et brûlant de Marina Tsvétaïéva ! Il s’agit bien, mes amis, d’un livre rare et c’est pourquoi, je vous invite chaleureusement à l’acquérir... Ce maître livre sera l’un des fleurons de votre bibliothèque et le fidèle compagnon de vos heures de lecture.

"Des nuages très bas, très bas, un soleil pâle ;
Potagers, cimetière - caché par un mur blanc ;
Tombés de leurs potences, des mannequins de paille
Sont allongées dessous, sur le sable, en rang.
Alexandrov, le 3 juin 1916 : "ma mère mourut à l’âge que j’ai actuellement. Sauf ce qui concerne les désirs des autres, je la reconnais en moi en toute chose dans les mouvements de l’âme et des mains. Moi aussi je veux que ma fille soit poète et non artiste (ma mère voulait que je sois musicienne et non poète), moi aussi j’exige tout des miens et rien des autres, moi aussi... Si j’étais un livre, toutes les lignes coïncideraient. Je ne peux pas ne pas conclure par le dernier poème (tragique !) de mon cahier d’enfant. Un dessin : moi à mon bureau. Visage : une lune, main à la plume (d’oie) : plume, non, aile tout entière ! Menton atteignant tout juste le bord du bureau d’où dépassent, par contre, des jambes de cigogne prolongées par des chaussures à languettes, en chevreau (soyons réalistes !)".

 

Sous le dessin, la légende : Marina Tsvétaïéva compose.

"C’est la fin de mes chers poèmes
Je ne les recommencerai plus
Ne me les rappellerai plus
je les aime »

 

"Les Allemands ont le mot « scheu », souvent accompagné de l’épithète « heilige » (quelque chose comme la crainte révérencielle), cette intraduisible. Eh bien, cette « scheu » sacrée, je l’éprouve jusqu’à ce jour devant la page blanche. Malgré les dizaines de kilos de papiers noircis ? Oui. À chaque nouveau cahier, ça recommence. Qu’un cahier soit là, les vers suivront. Chaque cahier vierge est un reproche vivant, bien plus : une injonction. (« Moi, « j’existe », et toi ? »). Vous voulez de grandes œuvres ? Donnez de grands cahiers.

-  Ce n’est pas possible, personne n’a jamais eu la curiosité de savoir quelle était la forme de votre tête ? La tête, chez un poète, c’est le principal ! Et maintenant, parlons.

Et nous parlons - ce que j’écris, comment j’écris, ce que j’aime, comment j’aime - abandon complet à l’autre, examen, exploration, je ne quitte pas des yeux le visage et l’âme de l’autre - et quels yeux : blancs à force d’être pâles, aigus à faire mal (c’est ainsi que les larmes vous viennent quand vous regardez une lumière intense, mais ici, c’est la lumière qui vous regarde), ce ne sont pas des yeux mais des vrilles, des yeux réellement clairvoyants. Parce qu’ils ne sont pas grands, ils sont davantage « voyants » - et vus. Extérieurement : deux gouttes d’eau de mer ; dedans, deux brûlures : les pupilles ; derrière, du feu - non, pas du feu, des éclaboussures comme celles qui restent sur les mains quand, dans le jardin de Volochine, la nuit, on court en criant : « Venez vite ! Venez vite ! La mer brille ! » Ce ne sont pas deux gouttes d’eau de mer, mais deux étincelles de vivant phosphore marin, deux gouttes d’eau vivante.

Surveillée par ces yeux-là, la sauvageonne que je suis alors s’ensauvage encore plus : je ne me tais pas, je ne tais rien : - je dis le plus intime, j’en dis trop : je parle de Napoléon que j’aime depuis l’enfance, du Napoléon II (l’Aiglon de Rostand), de Sarah Bernhardt pour qui je me suis enfuie à Paris l’an dernier, que je n’y ai pas trouvée, et pourtant, là-bas, je n’ai vu qu’elle : de ce Paris-là - avec des N majuscule partout - des N sur les frontons des bâtiments -« son » Paris, « mon » Paris. Lèvres souriantes mais regard perçant, il écoute ; de loin en loin, lorsque je reprends mon souffle, il glisse un mot : Et Baudelaire, vous ne l’avez jamais aimé ? et Arthur Rimbaud, vous connaissez ?

je connais, je n’ai pas aimé, je n’aimerai jamais, je n’aime que Rostand et Napoléon Ier et Napoléon II - quel malheur que je ne sois pas un homme et que je n’aie pas vécu à la bonne époque pour aller à Sainte-Hélène avec le premier et à Schönbrunn avec le Deux !"

Vous n’avez jamais fait de mauvais vers ?
Si, bien sûr, mais tous mes mauvais vers datent d’avant
que j’aille à l’école.
Les mauvais vers, c’est comme la rougeole. Il vaut mieux _ s’en débarrasser dès l’enfance.
Cahiers vierges ! Une ode au cahier vierge ! Feuille
blanche, sans rien encore, avec - déjà - tout !

"

Et je vois par-dessus les pieux de la barrière
Des soldats débraillés, des arbres, des chemins.
Saupoudrant de gros sel son pain noir, une vieille
Sur le pas de sa porte mâche et mâche sans fin.

Pourquoi te déchaîner sur ces pauvres chaumières,
Seigneur ! Et transpercer toutes ces poitrines, pourquoi ?
Sifflet de train, cris de soldats, flots de poussière,
Poussière sur la voie qui recule, s’en va...

Etre mort ! Mieux, n’être pas né, ne pas entendre
Ces braiments de bagnards, ses goualantes, ces pleurs
Sur leurs belles amies - noirs sourcils, yeux si tendres...
Ces soldats, comme ils chantent ! Ô mon Dieu, ô Seigneur !

"

Publié dans anthologie

Partager cet article

Repost 0

Espérance

Publié le par gentle13

Vivre pour toi

Vivre avec toi

Mourir pour toi

Mourir sans toi

 

La vie ne vaut d’être vécue

Si l’amour n’est pas au rendez-vous !

L’amour c’est une clef qui ouvre la porte du bonheur.

Mais trop souvent fausse est la clef !

 

Viendra un jour

Où le bonheur sera au rendez-vous

En espérant qu’il ne soit pas trop tard

Pour aimer avec passion

 

Le temps est un facteur déterminant avec lequel il faut compter, l’espace importe peu on peut aimer sous toutes les latitudes. L’amour se conjugue à toutes les langues il n’y a de barrières que celle que l’on s’imposent. Amour rime avec espoir :

L’espoir d’un jour nouveau, d’un matin radieux éclairé par un sourire, égayé par un regard tendre, par une caresse, par un souffle chaud qui t’emporte vers des rivages où l’amour fait un pieds de nez à la mort. Espoir rime avec envie, avec désir :

L’envie et le désir de vivre de goûter aux plaisirs de l’existence, d’oublier regrets et remords et avancer encore et toujours car au bout du chemin elle sera là. D’ailleurs n’est elle pas déjà là….!

 

Entre rage et désespoir

Notre cœur souvent s’égare

Qui garde sa raison ne peut aimer

Quand l’amour frappe à sa porte

 

L’amour rend aveugle et sourd, c’est un puissant allié comme un redoutable ennemi. Homme sans âge toi qui as aimé plus que de raison, il ne te reste plus que le souvenir comme un fardeau à porter le temps qui t’es impartis ; car c’est plus le sentiment d’exister qui est important que de vivre sans sentiment. Car celui qui n’aime pas ou plus que lui reste-t-il dans la vie ?

 

Vie insipide, tristesse et  mélancolie, la saveur de l’existence se trouve justement dans ce besoin d’aimer et d’être aimé. C’est ça qui nous donne la force de vivre chaque matin, de regagner son foyer le cœur joyeux pour y retrouver l’être qu’on aime

Publié dans texte perso

Partager cet article

Repost 0

L’amour est un passage vers l’éternité.

Publié le par gentle13

 

Vivre pour elle

C’est la vie qui s’offre à moi

Vivre sans elle, à quoi bon !

Son souvenir me tient éveillé

 

L’amour Ô ! Sublime sentiment

Tes pensées ardentes nous brûlent

Et nous consument sur l’autel de la vie

Cette vie qui nous est chère

 

La nuit je m’endors dans le calme, quand le monde s’éteint, quand le monde des rêves surgit dans nos têtes, nous partons Dieu sait où ! Le monde est alors bien meilleur, la beauté nous apparaît dans son éclatante vérité, débarrassé du poids des images trompeuses, nous la contemplons dans son ensemble.

 

La nuit je vais et je viens, quand je ne dors pas j’écris ou je lis.

 

La nuit, quand le sommeille me gagne mon esprit s’égare, s’évade des images apparaissent et disparaissent, instantané fugace ou une brève vision surgie du fond de la nuit : Elle. Chevelure blonde comme un champ de blé, soyeux comme un tissu de satin. Je pense à elle. Jeune femme de mes rêves, sensuelle beauté qui vient hanté mes nuits. Sa voix est cristalline pareille à une douce musique qui vient bercer mes nuits. Pourquoi n’existe tu qu’en rêve, pourquoi me torturer de la sorte, que t’ai-je fais, que t’ai-je dis ?

 

Qui est-elle ? Je ne sais !

D’où vient-elle ? Mystère là encore ! Est-elle réelle ou le fruit de mon imagination ! Comment répondre à ces questions. Mon esprit en fusion, mon âme torturée par cette image, suis-je à la recherche d’un rêve, d’une idée, d’un sentiment qui n’existe pas ? Peut être bien ! Utopiste invétéré  je poursuis une illusion. Une sensation étrange me dit que je finirais par la rencontrer, un picotement qui me donne la chair de poule. Dans la vie ou dans la mort, ici ou ailleurs peu importe, seule compte cette rencontre, cet ultime rendez-vous avec l’amour, avec la beauté, avec la sensualité qui me fait tourner la tête à l’envers. Cette sorte de beauté que nous idéalisons tous. Mais ce n’est qu’une allégorie !

 

La nuit souffle magique, vision féerique.

 

Mon âme souffre en silence, mes cris de douleurs sont muets.

Pourtant tu les entends, je le sais mon âme en est convaincue

Tu passes, tes mains effleurent mon visage, tes yeux rencontrent les miens et le temps s’arrête ! Plus rien n’existe alors.

 

Le temps a passé, maintenant je suis vieux et mes rêves datent d’une autre époque. La vie me quitte sensiblement, le souvenir s’estompe, la mémoire faiblit tout s’écroule autour de moi comme un château de carte balayait par un souffle. Une seule chose pourtant perdure dans le fatras de mes pensées, une image se fraie un passage et tente d’arriver jusqu’à mon esprit. Et, dans un effort ultime, un dernier sursaut avant le grand saut dans le noir, une vision colorée se dessine, un contour merveilleux, un sourire d’ange, un regard bienfaisant : ton visage éblouissant vient donner un dernier réconfort à une âme qui se meure.

 

La paix règne alors, le silence se fait, plus rien n’existe que cet amour que j’apporte avec moi.

Gentle 13

Publié dans texte perso

Partager cet article

Repost 0

Solitude

Publié le par gentle13

Il est des jours il est de nuits où je navigue sur les flots de l’incertitude

Le doute m’envahit ai-je agit comme il se doit ?

Non ! Me semble t-il ne pas avoir eu la bonne attitude

Il est des nuits où le sommeil me fuie

 

Je me réveille en sursaut je te cherche, où es tu ?

Et là seul dans ce grand lit vide et froid

Je m’aperçois que ma solitude est bien plus grande encore

Tu n’es plus là pour te blottir dans mes bras et apaisé mes craintes

 

Ö ! Tristesse, Ö ! Amertume qu’il est douloureux ce vide.

Cette absence qui me lie chaque jour qui passe à ton souvenir

Je paie cher cette liberté tant convoité

Mais la fierté d’un retour est plus insupportable que cette absence qui m’étreint

 

Ce ne sont plus tes bras qui m’enserrent

Ce ne sont plus tes yeux qui me regardent

Ce ne sont plus tes lèvres qui m’embrassent

C’est la solitude qui me tient compagnie

 

Ö ! Bêtise Ö ! Ignorance qu’ai-je fait de t’avoir écouté

J’ai été trahi par la voie de la non raison

Que n’ai-je plutôt écouté mon cœur

Ce doux battement qui ne cesse de me parler de toi

 

Où que je sois, quoi je fasse

Un souvenir, un lieu, un sourire

C’est ton visage qui émerge

De ce brouillard que devient ma vie

 

A quoi bon maintenant s’en plaindre, le mal est fait et ce n’est certes pas les regrets et les remords qui viendront compenser ton absence, quand le vin est tiré dit on qu’il faut le boire et là je le bois jusqu’à la lie comme le philosophe qui s’empoisonne en buvant la ciguë, je m’en empoisonne avec le chagrin. Mais dans la vie rien n’est jamais ni acquis ni vraiment perdu il y a toujours un chemin, une traverse qui nous ramène au port, suivre le fil d’Ariane qui nous guide à travers le dédale de nos erreurs et nos atermoiements. La vie est un fil si ténue qu’un rien peu le brisé. A tous les amoureux du monde gardez vous d’être fier si vous aimez vraiment crier le haut et fort que l’être aimé(e) vous entende qu’il sache qu’il est le centre de votre univers amoureux

Gentle13

Publié dans texte perso

Partager cet article

Repost 0

Eve et la tentation

Publié le par gentle13

A l’automne de ma vie tu surgis enfin

Pourquoi avoir mis tant de temps ?

J’ai attendu en vain

Le retour du printemps !

 

 

M’importe peu le temps passé

C’est la vie qui est essentielle

Celle que je vivrais près de toi

Jusqu’au jour où…

 

 

Là bas caché derrière le voile du silence, je me réfugierais à l’ombre de ton corps pour vivre en paix et savourer ces derniers instant de bonheur tranquille avant que surgisse le crépuscule d’une vie bien remplie.

 

 

Remplie d’amour de rire et de joie

Où s’efface les regrets et les remords

Où s’efface le cortège des pleurs et des craintes

Où s’effacera l’ombre de la mort

 

 

Là bas caché derrière le reflet d’un visage d’ange je contemple avec délice ce jardin d’éden ou tu m’apparaît en Eve, la conscience en éveille prêt à toutes les tentations le temps d’un instant.

Instant propice, aux premières lueurs de l’aube printanière, jeunesse insouciante où l’âge n’est plus un fardeau mais une eau de jouvence pour rafraîchir mes vieux os.

Publié dans texte perso

Partager cet article

Repost 0

Le chat beauté de Colette MUYARD

Publié le par gentle13

Après sourires de brume ou les chants du silence, je ne peux résister à la tentation de vous présenter un autre livre de Colette MUYARD un vrai poète qui manie les mots avec une maestria sans égale. Je vous convie à vous les procurer pour ma part je vais dès aujourd'hui me rendre à la fnac et trouver ces livres et savourer un pur moment de bonheur et de délectation. Victor VARJAC est un magicien quant à lui il sait dénicher le talent, le mettre en valeur et nous le présenter de manière tout à fait sublime, il en est pas à son premier coup d'essai et jusqu'à présent j'ai toujours trouvé de quoi alimenter anthologie pour, je pense, notre plus grand plaisir à tous. A vous mes fidèles lectrices et lecteurs je dédie ce blog pour rendre hommage à votre fidélité à mon égard et aux auteurs que je vous présente. Je tiens à vous remercier de votre présence.
Amicalement
Gentle13


Colette MUYARD : "Le Chat Beauté" - Editions Chemins de Plumes,
Le chat beauté
Ou "l'âme de compagnie"

Les chats furent, depuis la nuit des temps, les compagnons des gens de plume, presse papier attentifs et silencieux. Veilleurs de mots dans le silence de la rime, ils dansent sur l'éclair de la pensée.

Colette Muyard entre chat et loup nous invite dans son univers intérieur à la découverte de ses aventures félines. Elle nous présente ses 'âmes de compagnies' fragiles et caressantes, enroulées à ses pas, comme l'ombre au soleil. Ces petites peluches, soyeuses et chaudes, sont aussi coquines que roublardes mais comment ne pas tomber sous le bleu d'un regard ou fondre simplement lorsqu'elles s'abandonnent sur le fouillis du bureau.

D'une plume de velours, Colette Muyard joue au poète de gouttières. Sur le fil d'une poésie souple et coquine, tendre ou mélancolique, elle nous raconte ses aventures et ses rencontres avec les chats, avec ses chats !

L'écriture s'emballe. A chaque découverte, Colette joue avec les images, comme un chat avec une pelote de laine. Une poésie, limpide et souvent rieuse, dessine à petits traits ce quotidien qui ouvre les mains de l'espace en lui offrant de magnifiques tableaux vivants.

Un recueil à lire, à vivre comme un rendez-vous d'amour avec 'le chat beauté'.

 

"Entre les parenthèses des moustaches
leur sourire se cache.
Ils marchent silencieux dans la maison
à points de suspension...
Pris dans les guillemets du mot folie
ils jouent flèches et toupies.
Puis s'endorment en un cercle idéal,
un joli point final."

Publié dans anthologie

Partager cet article

Repost 0

sourires et brumes

Publié le par gentle13

Anthologie vous présente un petit recueil de texte qui vaut que je m'y arrête et que je vous le présente. Je l'ai trouvé pour ma part excellent mais j'attendais la permissions de l'auteur pour le mettre en ligne n'ayant pas de réponse de sa part je le publie aujourd'hui en espèrant qu'elle ne m'en voudra pas de l'avoir fait
Gentle13


Photo : Colette Muyard

Sourires et brume ou les chants du silence

dimanche 3 juin 2007.
 
Sourires de brume édité aux Editions Chemins de Plume, est un véritable petit bijou de mots surgis de la chair du cœur et c’est avec plaisir que j’aborde ce nouveau rivage de Colette Muyard.
Colette Muyard : Sourires de brume
Colette Muyard : Sourires de brume
Editions Chemins de plume
Sourires et brume, brume et sourires, deux mots « métamorphoses » qui touchent les extrêmes du rêve... Deux papillons qui butinent les pétales du silence et le suc du regard. Deux éternités surprises entre les doigts du temps !

C’est à partir de ces deux mots que la poétesse nous propose un embarquement immédiat pour une destination inconnue.

Sans aucune retenue, j’ai soulevé mes paupières et le poème aussitôt m’a tendu les bras. Colette Muyard possède une écriture enchanteresse... Elle sait donner un sens particulier à chacun de ses vers. La poésie aux cheveux de mirages semble obéir aveuglément à cette artiste toujours en quête de beauté...

Respirons les parfums, goûtons la joie qui danse sous les tonnelles, chaque saison donne à la terre un visage nouveau. Oublions nos pas, car le recueil nous propose plusieurs étapes.

Commençons, voulez-vous, par ces sourires qui invitent le lecteur à se mouvoir au sein même de son Etre. Ce voyage immobile, par la fraîcheur de son audace, nous livre aux caresses des images qui font « un chant » de fleurs au milieu de chaque page ! La nature « en plumes blanches » suspendue au bras du vent, porte la courbure de la terre et son esprit toujours mutin, entre par effraction dans le désordre de nos paroles.

Déjà les brumes franchissent le seuil de cette seconde étape et nous pénétrons dans le silence où le murmure se cristallise... L’attente suspend la marche et l’impatience aiguise le tranchant des rasoirs... La route ne retient plus la silhouette aimée...

Les souvenirs tâtonnent, s’essoufflent, s’ébrèchent avant de se fendre sur l’écueil gercé de nos renoncements... Secouons le souffle pâle de nos déceptions, car maintenant nous touchons le seuil de la troisième étape, celle qui a donné son titre au recueil : « Sourires de brume ». Cette fois, Colette nous propose de partager sa passion pour la Bretagne, terre de légendes et de mystères, où le vent pousse les vagues à l’assaut du granit. Sous l’écharpe grise où se prélassent les brumes, le sourire se cache, comme le soleil qui retient ses rayons dans le secret d’une promesse.

La houle et la lumière, nues comme l’enfance, bercent le chagrin à l’ombre de l’hiver. La nostalgie se perd où le temps se retourne, déposant sur nos lèvres, cette fleur de sel qui ne se fane jamais... Nous quittons à présent la Bretagne « Brume de sourires » pour surprendre une forêt d’ »Haïk arbres », formes brèves, à peine esquissée où le trait toujours juste, dépose dans l’œil du lecteur le visage de l’arbre, à jamais imprimé. Rien n’est plus difficile que ces « aquarelles de mots » et Colette Muyard achève cette promenade parmi les arbres avec cette maîtrise qui force l’admiration.

Ce nouveau recueil est une réussite et je ne peux, lecteur, que t’inviter à cette fête du Verbe où l’image toujours audacieuse et surprenante, aidera le quotidien à défroisser nos habits ordinaires.

Silences (recto)

"Il est de clairs silences
aux ailes de voyage
où des anges sereins
passent en plumes blanches.

Les silences d’amour
où seuls les corps se disent,
où les mains chantent fort
leurs cantiques muets.

Les silences tremblés
quand un enfant infime
donne en source infinie
son rire nouveau-né.

Les silences offerts
par les livres d’opale
qui tendent à nos cœurs
leurs paroles solaires.

Il est de mystérieux
silences d’océan
quand les mots se retirent
au plus loin du jusant.

Les silences de neige
où le printemps repousse,
ceux du jasmin têtu
où tout l’été se tait.

Les silences des arbres
qui nous content pourtant
l’étoile et les orages,
le ciel et les nuages.

Il est de clairs voyages
aux ailes de silence
où des anges sereins
passent en plumes blanches."

Publié dans anthologie

Partager cet article

Repost 0

L'intérieur du miroir

Publié le par gentle13

Henri Michaux un grand poète et un grand écrivain, je vous ai déjà parlé de lui. J'ai lu "la vie dans les plis"un recueil de textes qui se laisse lire avec délectation et croyez moi j'ai savouré chaque mot, chaque ligne, chaque page que j'ai lu. Je conseil à tout un chacun de lire Henri Michaux c'est un pur moment de bonheur, le temps s'arrête, l'espace se dilue et vous êtes là seul ou plutôt en sa compagnie vous en oubliez le monde qui court et s'agite autour de vous. Bonne lecture
Gentle13


La vie dans les plis

La guerre venait de finir et je cessais de me remparer, quand la peur qui n’attend qu’un soulagement pour paraître, la peur entra en moi en tempête et dès lors ma guerre commença. (La Vie dans les plis)

Voici un sommet de l’œuvre : La Vie dans les plis. Ce livre recueille la majeure partie des textes parus depuis 1945. Tous les registres précédents, déjà familiers au lecteur de Michaux, y figurent dans leur diversité. Mais c’est avec un degré d’intensité qui peut-être n’a jamais été atteint jusque-là.

L’humour noir - momentanément exclus par les écrits de la guerre -, réapparaît en force dans Liberté d’action. Ce petit livre, publié séparément en 1945, marque en quelque sorte la fin de «la vie entre l’écorce et l’arbre», le retour au principe de jubilation. On y renoue avec l’esprit d’enfance, avec sa puissance transgressive et son «habitude libératrice». On y fourbit les armes d’une «vie plastique» : mitrailleuse à gifles, fronde à hommes, broche, faux à foule, plâtre, homme bombe. Liberté d’action ? Oui, celle, retrouvée, d’un Michaux plus que jamais réfractaire à l’entourage, déployant à nouveau, contre les larves et les monstres de la mélancolie, les forces vives, cathartiques, du rire et de l’enfance insoumise.

Dès le premier texte, «La Séance de sac», l’écriture passe à l’offensive, reprenant à son point de départ la fable personnelle : «Cela commença quand j’étais enfant. Il y avait un grand adulte encombrant / Comment me venger de lui ? Je le mis dans un sac. Là je pouvais le battre à mon aise.» Nouveau commencement, en effet, que cette intervention, cet acte poétique où un «je», confronté aux «empêcheurs de vivre», invente des mécanismes imaginaires d’élimination afin de se rétablir dans son domaine et dans ses prérogatives. Il y a aussi «La Cave aux saucissons» : «J’adore malaxer. / Je t’empoigne un maréchal et te le triture si bien qu’il y perd la moitié de ses sens...» Tout le monde comprend, en 1945, ce que représente ce «maréchal».

La guerre se confond maintenant avec l’un des multiples épisodes de l’épopée du sujet. L’horizon de l’Histoire semble s’être éloigné. Mais que cette guerre nouvelle soit en relation étroite avec la précédente, il ne faut pas en douter. La guerre, c’est désormais le saucissonneur, ou «l’homme- bombe» ou encore le philosophe par le meurtre, qui en prend l’initiative. Son champ de bataille d’élection est tout proche : c’est la vie de famille, ou bien la vie des villes.

C’est aussi le corps et ses ravages intérieurs. À peine le poète a-t-il commencé à s’écarter des «sources glauques», que l’«usine» des supplices corporels réenclenche ses engrenages infernaux, ses disques à labourer le crâne et ses meules de chair, ses jeux cruels du «Je-tu», du «Tu-moi» et du «Je-moi». Une autre section de La Vie dans les plis, «Apparitions», nous raconte ces malheurs nouveaux, nouveaux prétextes à exorcisme, annoncés au début de chaque texte : «En ce temps-là, la peur que je ne connaissais plus depuis dix ans, la peur à nouveau me commanda. / Là, je subis l’assaut du sabre ondulant. / Il y a des époques où je ne peux me mettre au lit sans être opéré. / J’ai été transporté sans transition à l’atelier de démolition. / J’étais dans les soubresauts d’une résistance profonde. / Je fus mis à convoyer une troupe considérable. / En cette année malheureuse, je perdis mes mains.» C’est un «trépané» dont La Vie dans les plis nous brosse le portrait, un rescapé à qui la guerre a fait subir un «dérèglement définitif».

Dans «Portrait des Meidosems» (accompagnant primitivement douze lithographies de l’auteur), on retrouve, intensifié, épuré par l’abstraction, le mouvement qui cherchait à faire correspondre un innommable de l’imaginaire tératologique à une forme textuelle inédite. Tout y est comme stylisé : Plume, la barbarie contemporaine, l’étrangeté maximale, la colonne absente.

Dans «Vieillesse de Pollagoras», enfin, se lit en filigrane une catastrophe personnelle, l’événement d’une souffrance datée : «Le démantèlement commença avec la mort de quelqu’un avec qui je vivais.»

 

Poésie

Henri Michaux ou l’intérieur du miroir

dimanche 25 décembre 2005.
 
Comment peut-on concevoir un nouveau livre sur Henri Michaux après la biographie de Jean Pierre Martin ?
Robert Bréchon : Henri Michaux
Robert Bréchon : Henri Michaux
Edition Aden, Collection le cercle des poètes disparus,
Robert Bréchon n’a pas écrit à proprement parler un autre livre, mais il a relevé le défi que lui lança, il y a environ un demi-siècle, Henri Michaux, lui même : montrer son oeuvre sans parler de sa vie ! De toute manière, ’je ne savais rien de lui’... Je devais tout tirer de ses textes... ’, alors, pour réaliser ce véritable exploit, Robert Bréchon ne possédait que trois repères sous la forme de trois dates : 1/ 1945 : la découverte de l’oeuvre. 2/ 1956 : la rencontre de l’artiste. 3/ 1959 : la publication du livre.

 

L’aventure commença vers la fin de la seconde guerre mondiale avec l’achat de « Panorama de la jeune poésie française » de René Bartelé, publié à Marseille en 1943. Un poème toucha tout particulièrement Robert Bréchon qui avoua, que 60 ans plus tard, ce poème « emportez-moi » le touche toujours autant.

Puis, ce fut la découverte en 1946, dans la collection « Poète d’aujourd’hui » chez Seghers, de Michaux. Il y eut, plus tard, Raymond Bellour qui donna un « Henri Michaux ou une mesure de l’être » paru chez Gallimard, mais aussi, les introductions des oeuvres complètes en trois volumes à la bibliothèque de la pléiade, toujours chez Gallimard.

Tout semblait dit... Il n’y avait plus, peut-être, qu’à souligner ou suivre la route déjà balisée... Mais relever un défi, est avant tout faire acte de création. Pour atteindre son but. Robert Bréchon eut recours à l’écriture. Une écriture qui, ne cherche pas l’effet, une écriture, qui connaît le chemin de l’âme toute simple, toute pure. Avec cet ouvrage, Robert Bréchon réalise une synthèse entre l’homme et son œuvre, tout en respectant l’un et l’autre, ce qui représente un véritable tour de force.

Seul Michaux, artiste peintre, demeure quelques pas en arrière, laissant à l’écrivain le rôle principal, car l’oeuvre picturale connaît une audience universelle encore à venir pour la prose et la poésie.

Michaux est-il un poète à part entière, un poète véritable ? N’est-il pas plutôt un pionnier du monde visible, mais également et surtout du monde invisible ? Mais, me direz-vous, devenir comme dans le Nouveau Monde, l’aventurier des grandes plaines, n’est-ce pas justement incarner « le poète » dans ce qu’il a de plus authentique et de plus sacré ?

Michaux a suivi la piste des hallucinogènes pour atteindre et pénétrer dans des univers fantastiques. De ces expériences mystérieuses, le poète nous a laissé une écriture qui sent la foudre et où les éclairs de la vie claquent à l’intérieur de chaque mot, comme autant de paroles inconnues qui nous traversent, nous bousculent, transfigurant le pas minuscule de notre quotidien. N’est-ce pas ainsi que l’artiste se métamorphose en mythe ?

Hors de tous les courants, de toutes les modes éphémères, Michaux, a refusé tous les honneurs, les décorations, car il considérait que ’l’écriture ne suit pas, elle précède’. Il ne faisait que poursuivre une direction qui depuis sa naissance, ’lui fait choisir sa voie singulière’. Le poète se défiait de tout ce qui pouvait limiter, clore, enfermer, sa marche dans le doux ronron hypnotique de la ’ routine’.

Michaux savait maintenir « cet état d’éveil » qui s’exprimait par une présence active. ’Nous dormons notre vie, nous passons à côté d’elle, nous sommes des somnambules, l’ambition du poète c’est de parvenir à ce niveau supérieur d’éveil qui est à l’éveil ordinaire ce que celui-ci est au sommeil’

’j’écris pour me parcourir...’. L’écriture semble bien à la recherche du poète. De cette chasse naît, derrière chaque mot vaincu, un nouveau personnage ! Aussi le poète incarne-t-il ce ’fameux point d’interrogation en marche’. ’À la mesure, au limité, on aboutit plus, quoi qu’on fasse alors, on est dans les ondes sans fin du démesuré. D’une façon, c’est un peu un retour...’

’L’homme est un enfant qui a mis une vie à se restreindre, à se limiter, à se voir limiter, à s’accepter limité. Adulte, il y est parvenu, presque parvenu. L’infini, à tout homme, quoi qu’il veuille ou fasse, l’Infini ça lui dit quelque chose, quelque chose de fondamental. Ça lui rappelle quelque chose. Il en vient.’, nous confie le poète dans le dernier volume de la saga mescalienne, « les Grandes Epreuves de l’Esprit ».

Robert Bréchon nous montre dans ce livre indispensable à une approche plus profonde peut-être de « cet artiste univers » entre prose et poésie, tout ce qui exclut l’enfermement, cette limitation plus ou moins consciente de soi-même. Michaux n’a cessé, par le biais de ses phrases mouvantes, tendues comme une coulée de lave, d’exprimer les malaises de ce Mystère qui nous entoure.

Cette quête multiple, jamais achevée, prouverait la présence d’un mouvement que l’homme doit saisir pour atteindre le seuil où se tient « le vivant ». Tout est en devenir, tout est donc à découvrir, au-delà de ce temps aussi insaisissable que ce monde à trois dimensions.

Le livre de Robert Bréchon s’achève par « quelques renseignements sur quatre vingt années d’existence, sorte de guide qui permet au lecteur de comprendre le cheminement de « cet artiste cosmique » que nous sommes encore loin de cerner.

Il faudra, sans doute, plusieurs générations, avant que nous appréhendions l’oeuvre dans son ensemble. L’ouvrage de Robert Bréchon ouvre une brèche, admirable et terrible, offrant à notre regard stupéfait l’étendue de notre éternité, non aux confins des galaxies, mais bien à notre porte, dans la fuite innocente du contenu de notre sablier.

"... Il y a une solidarité des créatures
Contre les abus de pouvoir du créateur
Si j’étais Dieu, j’aurais pitié du cœur des hommes,
Et des bêtes"

(mesure de l’homme -Henri Michaux)

 

"Le problème de la nuit reste entier. Comment la traverser, chaque fois la traverser tout entière ?
Que mes secondes sont lourdes ! Jamais je ne les aurais crues si lourdes. Instants éléphantiasiques.
Loin de tout, rien en vue et pourtant comme des bruits à travers un filtre.
J’entends des paroles ininterrompues, comme si sans cesse, on répétait : Labrador, Labrador, Labrador, Labrador,
Labrador, Labrador. Une poche me brasse. Pas de fond. Pas de porte, et moi comme un long boa égaré... Oh espace, espace abstrait (...) (...)
Fatigué de monter, vais-je descendre ? Mais je ne suis plus fatigué. Je ne sais plus rien de ce qui est de la fatigue. Je ne la connais plus.
Je suis grand. Je suis tout ce qu’il y a de plus grand. Le seul peut être tout à fait grand. Où sont les êtres ?..."

... ...

"Grand, j’aimerais aller vers plus grand encore, vers l’absolument grand. Je m’offre s’il existe. J’offre mon néant suspendu, ma soif jamais encore étanchée, ma soif jamais encore satisfaite. Tout convient : le lieu est vaste. Plus vaste. Plus de fermeture. Pas de témoins. Fais signe si tu existes, viens, me prenant comme insecte dans une couverture. Viens tout de suite. Ceux d’en bas tirent sur moi, cerf-volant dans le vent, cerf-volant qui ne peut résister, qui ne peut couper sa corde..."

Publié dans anthologie

Partager cet article

Repost 0

le petit garçon

Publié le par gentle13

Voila une histoire bouleversante que j'ai lu sur un space msn je la retransmet ici pour que vous aussi à votre tour vous puissiez retransmettre ce message pour que plus jamais des drames pareils puissent arriver. Un petit garçon de 5 ans privé de sa maman et de sa soeur, voilà un départ dans la vie qui n'est guère réjouissant, ils nous incombent à nous adultes et parent d'agir en être responsables et digne de ce nom et de condamner par tous les moyens possibles ce genre de comportement, on doit traiter les alcooliques aux volants comme de véritables meurtriers sans aucune indulgences, ils ne tuent certes pas avec une arme quelle qu'elles soit mais le résultat au final est le même assurance où pas, une meurtre est un meurtre. Je vous prie d'excuser cet accès de de colère
Gentle13

Petit garçon

Dans un magasin je me suis retrouvée dans l'allée des jouets. Du coin de l'oeil, j'ai remarqué un petit bonhomme d'environ 5 ans, qui tenait une jolie petite poupée
 contre lui...

Il n'arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui. Je me demandais à qui était destinée la poupée. Puis, le petit garçon se retourna vers la dame près de lui: " Ma tante, es-tu certaine que je n'ai pas assez de sous?"
La dame lui répondit avec un peu d'impatience:
"tu sais que tu n'as pas assez de sous pour l'acheter " .


Puis sa tante lui demanda de rester là, et de l'attendre quelques minutes.
Puis elle partit rapidement.


Le petit garçon tenait toujours la poupée
dans ses mains. Finalement, je me suis dirigée vers lui, et lui ai demandé
à qui il voulait donner la poupée.
" C'est la poupée que ma petite soeur désirait plus que tout pour Noël
Elle était sûre que le Père Noël la lui apporterait
"Je lui dis alors qu'il allait peut-être lui apporter."
Il me répondit tristement: " Non, le Père Noël ne peut pas aller là où ma petite soeur se trouve
maintenant... "


"Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle la lui apporte"
Il avait les yeux tellement tristes en disant cela.
"Elle est partie rejoindre Jésus. Papa dit que maman va aller retrouver Jésus bientôt elle aussi, alors j'ai pensé qu'elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite soeur "
Mon coeur s'est presque arrêté de battre.


Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit: " J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin "
Puis il m'a montré une photo de lui prise dans le magasin, sur laquelle il tenait la poupée en me disant: "Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça,elle ne m'oubliera pas. J'aime ma maman et j'aimerai qu'elle ne me quitte pas, mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite soeur"
Puis il baissa la tête et resta silencieux. Je fouilla dans mon sac à mains, et j'en sorti une liasse de billets et je demanda au petit garçon: "Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûrs? "
"OK", dit-il, "Il faut que j'en ai assez" .


Je glissai mon argent avec le sien et nous avons commencé à compter.
Il y en avait amplement pour la poupée et même plus. Doucement, le petit garçon murmura: "Merci Jésus pour m'avoir donné assez de sous".
Puis il me regarda et dit: "J'avais demandé à Jésus de
s'arranger pour que j'ai assez de sous pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l'apporter à ma soeur. Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman, mais je n'osais pas lui demander. Mais il m'a donné assez de sous pour acheter la poupée et la rose blanche. Vous savez, ma maman aime tellement les roses blanches..."


Quelques minutes plus tard, sa tante revint, et je m'éloignai en poussant mon panier. Je terminai mon magasinage dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé.


Je n'arrivais pas à oublier le petit garçon. Puis, je me suis rappelée un article paru dans le journal quelques jours auparavant, qui parlait d'un conducteur en état d'ivresse qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille.
La petite fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée.
La famille devait décider s'ils allaient la faire débrancher du respirateur.
Est-ce que c'était la famille de ce petit garçon? Deux jours plus tard, je lu dans le journal que la jeune femme était morte. Je ne pu m'empêcher d'aller acheter un bouquet de roses blanches et me rendre au salon mortuaire où était exposée la jeune dame.


Elle était là,
tenant une jolie rose blanche dans sa main, avec la poupée et la photo du petit garçon dans le magasin. J'ai quitté le salon en pleurant sentant que ma vie changerait pour toujours. L'amour que ce petit garçon éprouvait pour sa maman et sa soeur était tellement grand, tellement incroyable. Et en une fraction de seconde, un conducteur ivre lui a tout enlevé...


Maintenant, tu as deux choix :
1) mettre cet article dans ton blog
2) faire comme si tu l'avais pas lu et qu'il ne t'avait pas touché

Si tu le mets dans ton blog peut-être que tu empêcheras quelqu'un de conduire après avoir consommé.

Publié dans texte perso

Partager cet article

Repost 0

1 2 > >>