Le « je » méprisable

Publié le par gentle13

J’ai rêvé de justice  je n’ai rencontré qu’injustice

J’ai rêvé de vérité je n’ai rencontré que mensonge. La vie n’est en fait qu’une vaste fumisterie où la violence à force de loi.

Je suis venu chercher la paix et l’oubli, je n’ai rencontré que la guerre. La guerre dans les actes et dans les mots, le verbe acerbe a remplacé le fusil et le canon, l’un déchiquète les corps l’autre  les âmes.

Je suis venu chercher la lumière mais je n’ai trouvé que l’obscurité, les ténèbres la noirceur de l’âme humaine couplé à la méchanceté et à l’orgueil.  Et comme je l’ai souvent dit et répété l’orgueil, c’est l’habit des sots, des imbu, des prétentieux qui ne se regarde dans le miroir déformé de leur psychisme.

 

Un roman sombre à l’esprit un peu délétère mais jugé recevable par ses pairs. Les oubliés et les sans lendemain, les laissés pour compte par les vaniteux obsédés par leur personne, leur petit « je » méprisable. Ce petit « je » ne pourra jamais s’intégrer dans le « nous » collectif et universel, tout simplement parce qu’il est impersonnel et donc égoïste. 

IL y a, est ce n’est pas de moi, j’avoue humblement, le « je » étouffé et le « je » contrefait, c’est étonnant n’est-ce pas…

Le jeu étouffé : Le moi étouffé, le plus courant, est le refuge de ceux qui craignent les conflits et fuient l’agressivité. Pour Jane Turner, cette peur nous renvoie à notre besoin fondamental de sécurité : « Lorsqu’au fond de nous une petite voix crie son désaccord, nous la faisons taire de peur de nous mettre en danger. Dans notre mémoire ancestrale, nous avons conservé l’idée que s’opposer menace notre survie. » Si nous émettons des réserves, notre patron va nous virer, la contractuelle nous mettre un PV et le commerçant nous ridiculiser. Faire profil bas permet de s’en sortir sans trop de casse… au risque de rompre avec ses désirs profonds, ses aspirations, ses rêves. Reste donc à découvrir, d’abord sur des petits agacements quotidiens, puis dans des occasions plus importantes, que le meilleur moyen de se faire entendre est de parler et que l’on ne meurt pas d’une rebuffade

 

Le « je » contrefait : Le moi contrefait fonctionne par identification. N’étant pas digne en tant que tel, il ne peut exister que par le regard d’un autre qui l’emprisonne. Il aimerait d’ailleurs tellement être cet autre auquel il prête le plaisir, le bonheur de vivre et d’être heureux ! Lorsque les contradictions sont trop manifestes, les bouffées d’angoisse, crises de colère, maladies sont autant de clignotants signalant qu’à force de composer avec son vrai moi, on l’a perdu en route.

 

Il n’y a aucun jugement de ma part, quoique un peu quand, même, mais la réalité est là sous nos yeux, il suffit de bien les ouvrir et de voir le monde tel qu’il est. Tout le monde n’est beau, tout le monde n’est pas gentil…

La  partie en italique n'est pas de moi, par souci de transparence, je vous dois la vérité. Autrement plus de crédibilité sans vérité

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