plénitude

Publié le par gentle13

Je suis allé ce matin au bord du lac, seul dans ma petite barque je savoure le calme, cette plénitude qu’on ne trouve pas dans le brouhaha des villes, les klaxons incessants des voitures, les sirènes des pompiers et de la police, les embouteillages parce que chacun veut passer même s’il n’a pas la place. Que d’incivilité, d’égoïsme, d’arrogance et de bêtise du moins là où je vis il en est ainsi. Ailleurs je ne sais pas ce qu’il en est !

 

Alors je me réfugie là où nul bruit ne peut m’atteindre et où aucun mal ne me sera fait, je me fond dans le paysage, je fais corps avec la nature, elle, fidèle ne me trahiras pas ; enlacé dans ses bras je me laisse aller à la rêverie, bercé par ce doux soleil qui caresse tendrement ma peau. Ici je suis en paix, un livre pour compagnon de route, Vivaldi et ses quatre saisons suffissent à mon bonheur, je ne perçois aucun bruit, seul le chant des oiseaux fait échos aux violons et trompette qui emplissent ma tête de son harmonieux.

 

Je ne vois pas le temps passer, il est l’heure, mais demain sera un jour nouveau, je retourne affronter la réalité, la grisaille de la vie quotidienne même si par moment elle a ses bons côtés. Je sais qu’un jour je resterais dans cette barque, seul au milieu du lac, je me laisserais emporter par le courant je suivrais le vol des oiseaux migratoires pour voir si l’herbe est plus verte ailleurs.

 

Dans la jungle urbaine, on est pressés, entassés, des fois enlacés des fois délaissés, ce n’est plus le même concert, les sons sont disharmonieux, bruyants. Il y a des accords mais trop souvent des désaccords, des je t’aime jetés au gré du temps, des mots trop vite dit, des pensées scabreuses, des rivalités de pouvoir, des envieux, des jalousies, mais il y a aussi de l’Amour, de la Tendresse, de la Solidarité.Un coin de ciel bleu dans un monde précaire où œuvre une poignée d’homme et de femme pour que d’autres retrouvent une dignité que certains ont jeté sans aucun scrupule à la rue pour quelques sous qui n'emplissent plus leurs bourses

Publié dans texte perso

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juliette 12/12/2009 16:13


Je la fuis cette "jungle urbaine", ce déferlement de visages indifférents et inconnus, et je préfère mon jardin, même s'il est un peu triste pour l'instant
Bises


gentle13 08/12/2009 21:43


Bonsoir Michèle oui tu as en partie raison il y a du vécu même s'il y a aussi de l'imaginaire, j'ai bien aimé ton dernier texte. Bisous  bonne soirée
Paul


Mirélie 08/12/2009 20:08


Bobnsoir Paul, je reviens doucement, doucement. On sent beaucoup de vécu, de sentiment personnel dans ce texte. Est ce que je me trompe ?
Tu as tout à fait raison quant au calme et à la plénitude rencontrés dans la nature
Bisous et à bientôt